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Tzvetan Todorov (Éditeur scientifique)
EAN : 9782221101933
1152 pages
Éditeur : Robert Laffont (23/03/2006)
4.43/5   14 notes
Résumé :

L'écrivain israélien Aharon Appelfeld dit que les romanciers russes, Tolstoï, Dostoïevski, Tchekov, Tourgueniev, savaient aimer " leur peuple, leurs douleurs et leurs blessures ". Vassili Grossman, romancier russe né en 1905 dans l'une des capitales juives de l'Ukraine et mort à Moscou en 1964, aimait son peuple et sa mère. Son œuvre rend compte du chant secret de ceux qui, dans la Russie stalinienne, croyaient encore que la liberté, la tendresse, la bon... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
JacquesBonhomme
  05 août 2017
La préface de Tzvetan Todorov est précieuse. le texte est à priori bien établi par rapport à des éditions plus anciennes (pour Vie et destin au moins). Le choix éditorial a été de ne retenir que les textes postérieurs à la prise de conscience antistalinienne de Grossman. C'est un parti-pris éditorial qui se justifie pleinement par un souci de cohérence. La lecture des derniers textes fait particulièrement sens après celles des romans. Mais on pourra aussi consulter avec profit ailleurs les textes absents de ce volume, dont les Carnets de guerre.
Quitte à se lancer dans Vie et destin (qui prend la moitié de la place au moins), autant se procurer ce beau et utile volume.
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laurent35
  06 décembre 2018
vraisemblablement un livre important qui mérite d'être lu c'est évident
on y trouve la guerre bien sur avec différentes visions selon le statut et la place des individus
on y découvre également le talent d'écriture de Vassili grossmann et le sens de son oeuvre MERCI
c'est la première fois que je lis un livre de plus de 1000 pages et je ne ma suis pas ennuyés une seconde au contraire
un livre à découvrir bonne lecture
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Citations et extraits (33) Voir plus Ajouter une citation
UnvolaUnvola   27 novembre 2020
Quand je pense maintenant à la dékoulakisation, je vois tout d'une autre façon, je ne suis plus envoûtée et puis j'ai vu les hommes à l'oeuvre...
Comment ai-je pu avoir ce coeur de pierre ? Comme ils ont souffert ces gens, comme on les a traités ! Mais moi, je disais : Ce ne sont pas des êtres humains, ce sont des koulaks. Et plus j'y pense, plus je me demande qui a inventé ce mot : les koulaks. Est-il possible que ce soit Lénine ? Quelle damnation il encourt !... Pour les tuer, il fallait déclarer : Les koulaks, ce ne sont pas des êtres humains. Tout comme les Allemands disaient : Les Juifs, ce ne sont pas des êtres humains. C'est ce qu'ont dit Lénine et Staline : Les koulaks, ce ne sont pas des êtres humains. Mais ce n'est pas vrai, c'étaient des hommes, c'étaient des hommes ! Voilà ce que j'ai compris peu à peu. Nous sommes tous des êtres humains...
(Page 946, Tout passe)
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UnvolaUnvola   27 novembre 2020
L'intolérance de Lénine, son activité constamment ordonnée vers le but qu'il s'était assigné, son mépris de la liberté, sa férocité envers les hommes qui ne pensaient pas comme lui, sa capacité de rayer de la face de la terre, sans trembler, non seulement des forteresses mais encore des cantons, des districts, des provinces qui se seraient permis de contester la justesse de ses thèses, tous ces traits n'ont pas surgi chez Lénine après Octobre. Ils existaient chez le petit Volodia Oulianov. Ils avaient des racines profondes.
Tous ses dons, sa volonté, sa passion étaient subordonnés à un seul but : prendre le pouvoir.
Pour prendre le pouvoir il a tout sacrifié. Il a immolé, il a tué ce qu'il y avait de plus sacré en Russie : la liberté.
(Page 979, Tout passe)
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UnvolaUnvola   27 novembre 2020
Ce qui est sûr, en revanche, c'est que c'est bien en Russie, en 1917, qu'est né le premier Etat totalitaire ; et son accoucheur s'appelle Lénine. C'est là l'une des grandes thèses de Grossman : on ne peut isoler Ejov ou Beria, les chefs de la police politique, de Staline, chef de l'Etat ; ni séparer Staline de Lénine. C'est ce dernier qui fixe les grands traits du nouveau régime. La première caractéristique de son action est d'être entièrement soumise à un but, celui de l'emporter à tout prix. C'est un machiavélisme poussé à l'extrême, où la fin justifie tous les moyens, et où n'existe aucun absolu.
(Pages XIV et XV, Tzvetan Todorov)
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UnvolaUnvola   27 novembre 2020
On déportait dans les camps des paysans non parce qu'ils avaient lutté contre les kolkhozes mais parce que, dans certaines conditions, ils eussent peut-être pu s'y opposer.
Certaines personnes se retrouvaient dans un camp pour avoir fait une critique innocente.
(...) Cette terreur ne s'exerçait pas à l'encontre de criminels mais d'hommes qui, selon les organes de répression, risquaient un peu plus que d'autres de le devenir.
(Page 926, Tout passe)
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UnvolaUnvola   27 novembre 2020
Lénine dans la discussion ne s'efforçait pas de convaincre son adversaire. Il ne s'adressait jamais à lui mais aux personnes qui étaient témoins de leur affrontement. Son but était de ridiculiser son adversaire, de le compromettre à leurs yeux. Ces témoins, ce pouvait être quelques intimes ou les mille délégués du Congrès ou encore un million de lecteurs, s'il s'agissait d'un article.
Lénine dans la discussion ne cherchait pas la vérité, il cherchait la victoire.
(Page 978, Tout passe)
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Videos de Vassili Grossman (9) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Vassili Grossman
Ce documentaire de Priscilla Pizzato retrace l'histoire du roman Vie et destin de Vassili Grossman. Chef-d'oeuvre de la littérature du XXe siècle, Vie et destin est une violente charge contre le régime stalinien et les totalitarismes. Confisqué par le KGB en octobre 1961, le manuscrit du livre a été enfermé dans les sous-sols de la Loubianka, le siège de la police politique.
“Pourquoi ajouterions-nous votre livre aux bombes que nos ennemis préparent contre nous ?”, avait écrit Mikhaïl Souslov, l’éminence grise de Staline, à Vassili Grossman qui plaidait la cause de son livre.
Sauvé de la disparition grâce au courage d’un réseau de dissidents, parmi lesquels le physicien Andreï Sakharov et l’écrivain Vladimir Voïnovitch, Vie et destin ne paraît en France qu’en 1983.
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