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ISBN : 2701400015
Éditeur : Hors collection (25/10/2018)

Note moyenne : 4.17/5 (sur 3 notes)
Résumé :
100 images du 20ème siècle pour décrypter le monde d'avant #metoo et le commenter avec un regard de femme du 21ème siècle

En octobre 2017, une déflagration a secoué la planète. Partie d'Hollywood, elle s'est propagée dans le monde entier et a changé, sans doute définitivement, en tout cas en occident, la donne entre les hommes et les femmes. Les cartes ont été rabattues. Le jeu a changé. Et les femmes entendent bien désormais jouer à jeu égal avec les... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
Under_the_Moon
  20 mars 2019
Ce livre d'Agnès Grossman se présente comme une réflexion assez personnelle - comme celle de Lucia Etxebarria - sur les représentations "sexistes" dans la culture populaire (contes, séries, livres, publicité, musique) qui, répétées, créé inconsciemment chez nous l'idée que les femmes sont et doivent se soumettre au désir masculin.
Cette réflexion part de l'affaire Harvey Weinstein, la démarche est intéressante et très utile bien évidemment, ce que j'ai trouvé dommage en revanche c'est l'aspect un peu catalogue du livre avec des echaînements d'images décrites et commentées sans réelle analyse de fond.
J'ai trouvé dommage aussi de ne pas commenter les secteurs dans lesquels ces images et slogans apparaissent ni même l'évolution temporelle de ces réprésentations, les dates des divers documents utilisés n'étant mis qu'à la fin.. pas terrible pour la lecture !
Plusieurs sujets importants sont abordés mais trop brièvement développés : le jeunisme, la responsabilité des femmes dans la reproduction des idées machistes et l'injonction normative de la masculinité et de la virilité. Même si cette violence est ou paraît moindre, on voit pourtant beaucoup d'ados complexés du fait d'être trop maigres, trop gros, trop moches, pas assez musclés ou trop gentils pour plaire.
Malgré ces reproches, je ne perd pas de vue que l'auteure n'est pas sociologue mais journaliste - donc le manque d'analyse est pardonnable - et je considère tout de même cet ouvrage comme une bonne base de discussion sur le sujet qu'elle aborde.
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cascasimir
  18 décembre 2018
A travers des images de publicité et même à travers le conte du Petit Chaperon Rouge, l'auteure nous parle ( avec humour) du machisme.
On parle des hommes qui étaient abreuvés par la pop culture, montrant des hommes dominateurs et des femmes, objets sexuels.
Ex: cette publicité pour Dolce Galbana, montrant une femme très sexy, au sol, qui n'ose regarder le bellâtre, à demi nu, penché sur elle, alors que d'autres mâles assistent à la scène...
Image glacée, certes, mais véhiculant presque un "appel au viol"!

Souvenez vous du Loup, qui trompe le petit chaperon rouge... Pour certains ou certaines, ce serait même la faute de la petite, qui se promène dans les bois, avec une tenue affriolante...
Ce livre nous montre qu'il y a un avant #metoo, et peut être un après, je l'espère.
Mesdames, lisez ce livre et balancez vous aussi votre porc! En France, ce mouvement a été "perverti" par un contre mouvement parlant de galanterie française...
Désolant, pour l'image du "french lover".
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critiques presse (1)
LaLibreBelgique   08 janvier 2019
La journaliste Agnès Grossmann publie un ouvrage qui jette un pavé dans la mare. "Le Monde avant #MeToo". À travers la publicité, l’art, la politique, elle souligne que la culture occidentale valide depuis longtemps la domination masculine. Un propos non sans humour.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
Citations et extraits (5) Ajouter une citation
Under_the_MoonUnder_the_Moon   17 mars 2019
Et nous les filles, avons la peur au ventre quand nous devons rentrer seules le soir. Car si on nous prévient du danger, on ne nous apprend pas à y faire face. On ne fait pas de nous des 'warriors' capables d'envoyer valser le loup. On apprend juste à avoir peur.


( dans « L'homme est-il un loup pour la femme ?»)
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Under_the_MoonUnder_the_Moon   17 mars 2019
[...] dans le système machiste, l'argent est montré comme partie intégrante de la puissance des hommes. Un homme pauvre n'est pas vraiment un homme, comme une femme moche n'est pas vraiment une femme.

( dans « Les femmes doivent-elles se conduire comme des prostituées ?»)
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Under_the_MoonUnder_the_Moon   17 mars 2019
À regarder toutes ces publicités, on a le sentiment que tout est fait pour maintenir en éveil la virilité des hommes. Dans son expression la plus simple : leurs pulsions sexuelles. Comme si les hommes se devaient d'être en érection permanente. Comme si la virilité ne pouvait pas s'exprimer en dehors du champ sexuel. Comme si seul leur désir pour un corps de femme prouvait qu'ils sont vraiment des hommes. D'où peut-être ce besoin de domination sur ce corps, composante essentielle de leur virilité ? Ce besoin de posséder des femmes traduirait alors leur peur existentielle profonde : celle d'être impuissant.


( dans « Un monde construit par le désir masculin ?»)
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Under_the_MoonUnder_the_Moon   17 mars 2019
Je me souviens de ma colère enfantine, de mon sentiment de frustration quand j'écoutais cette histoire. Pourquoi le monde qui était un terrain d'aventure pour les garçons devenait-il menaçant pour les filles ? Parce qu'il y avait le loup.
Et personne ne semblait envisager que le loup puisse changer ou qu'on puisse lui limer les crocs. C'était comme ça.
Aux filles de faire attention. Surtout si elles étaient jolies et pleine du désir de vivre. Surtout si elles s'aventuraient hors des sentiers battus.


(Dans «L'homme est-il un loup pour la femme?»)
+ Lire la suite
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Under_the_MoonUnder_the_Moon   17 mars 2019
Des générations de filles se sont identifiées à elle et ont rêvé de lui ressembler.
Pourtant, s'il y a une femme qui a été victime de harcèlement sexuel, c'est bien Angélique [ marquise des Anges].

( dans « Les femmes doivent-elles être Angélique?»)
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Video de Agnès Grossmann (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Agnès Grossmann
Agnès Grossmann - L'INVITE" de TV5MONDE présenté par Patrick SIMONIN le 28/02/11.
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