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ISBN : 2757838032
Éditeur : Points (17/04/2014)

Note moyenne : 3.79/5 (sur 31 notes)
Résumé :
La racine du mal se trouve t-elle véritablement et seulement dans l'enfance ? A travers le portrait des principaux criminels français, une enquête passionnante menée par une journaliste d'investigation spécialiste de la psychologie criminelle. Préface de Christophe Hondelatte Ce document est le fruit d'un travail long et minitieux qui nous amène au plus près du crime, dans la tête des tueurs en série : Marcel Barbeault alias "le tueur de l'ombre", Patrice Alègre, Pi... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
Bonheur_Lecture
  13 avril 2014
Agnès Grossmann est une journaliste qui écrit des documentaires pour la télévision, notamment pour la célèbre émission de France 2 « Faîtes entrer l'accuser ». Bizarrement, Agnès Grossmann a une peur bleue des tueurs en série et c'est pour cela qu'elle cherche à en savoir plus sur eux, pour surmonter cette peur. Je trouve cela vraiment courageux.
Dans ce livre, Agnès Grossmann va nous parler des tueurs en série dont tout le monde a entendu parler, même si cela n'est pas de notre époque. En commençant par Patrice Allègre, puis Marc Dutroux, en passant par le couple sordide de Michel Fourniret et Monique Olivier, mais encore Guy Georges, Fr ancis Heaulmes, ainsi que l'effroyable Emile Louis (dont j'avais une peur bleue aussi étant petite), pour finir par Thierry Paulin et Mamadou Traore. Elle va nous raconter leur enfance, toutes plus tristes les unes que les autres. Mais avant d'entrer dans le vif du sujet, elle revient sur le triste sort de leurs victimes, celles qui ont eu le malheur de se trouver au mauvais endroit, au mauvais moment comme on dit. Cela m'a vraiment fait froid dans le dos.
En me procurant ce livre, j'avais des craintes. J'avais peur que l'on trouve des excuses à ces hommes, ces fauves, ces vampires, qui ont faim de sang, qui ont besoin de tuer pour exister. Mais la quatrième de couverture m'a rassuré et je me suis lancée. Parce que moi qui suis curieuse, j'avais aussi envie de comprendre pourquoi, pourquoi ce sont devenus des monstres.
Grâce à ce livre, j'ai beaucoup appris sur les différentes personnalités. Sur différents termes que peuvent utiliser les psychiatres ou les psychologues. Mais aussi sur l'enfance. Ce qu'un manque, que ce soit affectif ou autre, dans l'enfance, pouvait marquer à un point que j'étais loin d'imaginer. Tous les criminels qu'Agnès Grossmann évoque dans son livre ont eu, de manières différentes, une enfance difficile : des parents alcooliques, des enfants violés, des parents absents, des abandons, des parents violents entre eux ou sur leurs enfants, des préférences…
Mais ne généralisons pas ! Beaucoup d'enfants ont eu une enfance difficile, et pourtant, ils ne se sont pas tous transformer en tueur, violeur et tout ce qui va avec ! Et heureusement dirais-je ! Alors, pourquoi ces personnes qui ont ce point en commun sont-ils devenus des diables en personne ?
Ce que je retire de cette lecture, c'est que l'enfance ne fait pas tout. Serge Bornstein, neuropsychiatre, nous informe que, selon lui, la personnalité d'un enfant se fait de sa naissance jusqu'à l'âge de ses quatre ans. Mais pour moi, l'avenir ne se trace pas ici. Chacun est libre de mener sa vie comme il le désire par la suite. Et dans cette enquête d'Agnès Grossmann, je me rends compte de cela. Je pense donc que tous ces prédateurs ont choisi le crime pour exister, pour se sentir enfin supérieur, eux qui ont un sentiment d'infériorité, qui n'est pas qu'une impression, dans cette société.
Je vous laisserai donc le soin de vous faire votre propre idée en lisant ce livre et je termine cette critique en ayant, comme je l'ai eu tout au long de ma lecture, une énorme pensée aux victimes ainsi qu'à leurs familles. Pour que jamais cela ne recommence, il faut parler, au risque de choquer, chose qu'Agnès Grossmann a eu le courage de faire ici.
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leinavaleski
  08 février 2015
Pour comprendre pourquoi j'ai acheté ce livre, il faut savoir que j'aime les histoires de tueurs en série dans lesquelles il y a souvent des questions de psychologie derrière que je trouve très intéressantes. La plupart du temps, on peut revenir à leur enfance, certes ça n'excuse rien et ça n'explique pas tout mais ça donne une part d'explication. Heureusement, tous ceux qui ont eu une enfance horrible ne deviennent pas des tueurs en série mais c'est un point en commun à ceux qu'on connaît. Si on peut en tirer une « leçon », c'est qu'on aurait peut-être pu éviter des drames. Pour donne un exemple, ces criminels n'ont tout simplement pas été aimés dans leur enfance et certains ont été placés en famille d'accueil, famille à qui on demande de ne pas s'attacher aux enfants qu'on leur confie (c'est dit dans le livre je crois et c'est quelque chose que j'ai vérifié en réel). Comme écrit dans le livre, on ne peut pas tout expliquer avec les traumatismes de l'enfance et encore moins tout prévoir, mais on peut essayer de comprendre pour éviter autant qu'on peut que des enfants deviennent de monstrueux criminels.

Francis Heaulme (Benoit Peyrucq)
Chaque chapitre commence par nous relater les faits. On resitue donc le personnage et on est sûr d'oublier toute compassion quand on lira le passage sur l'enfance. Car même si on ne peut que reconnaître que ces hommes ont eu des enfances au mieux compliqués, au pire abominables, on ne peut pas passer à côté de l'horreur des meurtres qu'ils ont commis et leurs réactions face à leurs actes. Certains ne feront même pas semblant de regretter quoi que ce soit, et parfois ils ne comprennent même pas ce qui les fait agir ainsi. On termine le chapitre par la condamnation, ce qui rassure plus ou moins. Car ce sont des événements qui ont eu lieu pas loin de chez nous (même de chez moi pour certains) et contrairement à ce qui se passe avec les séries américaines (comme Esprits Criminels, que j'adore), on ne peut pas se dire « ça n'arrivera jamais ici ». Ce livre, c'est « l'horreur juste à côté de chez soi », non seulement à cause des crimes mais aussi à cause des complices. Entre ceux qui savent et ceux qui aident les criminels, il y a de quoi s'inquiéter ! Mais c'est aussi parfois les forces de l'ordre qui ont mal fait leur travail et quelque part, c'est encore plus effrayant que tout le reste…

A la fin du livre, des interviews de médecins permettent d'approfondir l'idée d'influence de l'enfance sur le comportement de l'adulte, les points de vue divergent et on peut ainsi se faire sa propre idée. de manière générale, les histoires sont documentées (par des rapports, des témoignages,…) et c'est très intéressant quand on veut connaitre les raisons qui peuvent pousser les gens à tuer.
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Hekahm
  27 septembre 2015
Captivée par les affaires criminelles, on ne peut pas dire que j'ai appris grand chose. Globalement, ma pensée rejoint celle de Philippe Herbelot, psychologue, expert près de la cour de Reims : "Il faut aussi rendre au sujet sa part de responsabilité et de libre arbitre." Une enfance malheureuse ne peut, et ne doit, pas tout excuser... même si elle reste incontestablement un terrain fertile à la délinquance dans son sens le plus large.
Globalement ici on retrouve une enfance et un cadre familial grossièrement similaire : un enfant non-désiré, l'alcoolisme d'un ou des parents, l'absence d'éducation, le rejet, la violence et une haine, conscience ou inconsciente, voire inavouée, de la mère ou à l'inverse un amour démesuré, inadéquat quasiment incestueux.
Une question reste en suspens ... Et leurs gamins à ces criminels, que sont-ils devenus eux ? Après avoir grandi dans ces environnements malsains, après avoir été, parfois, les témoins de l'horreur et de l'indicible ?
Pour finir, petit coup de gueule : ce livre est "dédié" "A tous ceux qui font des enfants". Alors faut-il absolument avoir des enfants pour les aimer et vouloir les protéger ? Faut-il nécessairement être parent pour s'intéresser à l'éducation des générations à venir ? Croyez-vous vraiment que les parents désintéressés par leurs propres enfants vont lire ce livre et prendre conscience, soudainement, qu'il est primordial d'éduquer correctement, de donner affection et amour aux enfants, si on ne veut pas qu'ils dérivent ? Non, parce que dans tous ces portraits, je n'ai pas vu de parents aimants et protecteurs.
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Tostaky61
  08 juillet 2014
Faut-il chercher le crime dans la jeunesse du criminel ? tel est la question. Viol, inceste, violence conjugale, alcoolisme, abandon, famille d'accueil, autant de point communs qui pourraient suffire à expliquer le crime... Dans l'analyse que nous livre l'auteur de ce document, pas de justification, pas d'apitoiement, de l'horreur... et de l'incompréhension. Ce qui fait peur, par delà les faits, c'est la responsabilité de notre société avant tout, car le point commun entre tous ces criminels, c'est que les institutions sont passé à côté et ont une responsabilité immense dans ces drames... Famille, Ecole, Justice, Police, Médecine... Un document à lire absolument ...
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Rodin_Marcel
  08 septembre 2015
Grossmann Agnès – "L'enfance des criminels" – Points Crime, 2014 (ISBN 978-2-258-09842-8)

Il convient de lire ce livre avec beaucoup de circonspection, car il est écrit par une journaliste, avec le travers "sensationnaliste" usuel chez ces gens-là, et avec ce vocabulaire dramatico-ridicule qui leur est propre. Dans cet ouvrage, ces tendances journalistiques sont encore aggravées par le recours à cette psychologie à cent sous la tonne, tellement répandue aujourd'hui dans le grand public, tout particulièrement chez les journaleuses qui en tartinent des colonnes et des pages entières dans les magazines dits "féminins".

L'intérêt de cet ouvrage réside dans la compilation de quelques affaires criminelles particulièrement affreuses qui survinrent dans les années 1980-2000, à savoir les crimes commis par Patrice Allègre (agissements de 1989 à 1997), Marc Dutroux (agissements de 1983 à 1996), Michel Fourniret (agissements de 1987 à 2003), Guy Georges (agissements de 1981 à 1998), Francis Heaulme (agissements de 1984 à 1992), Émile Louis (agissements de 1981 à 1992), Thierry Paulin (agissements de 1984 à 1987), Mamadou Traoré (agissements en 1996).

En marge de cette lecture, trois enseignements s'imposent :
- primo, on retrouve les informations essentielles sur ces affaires dans les articles de Wikipedia, si bien que l'utilité d'un tel livre est tout relatif,
- secondo les affaires criminelles courantes réelles (voir aussi le livre de von Schirach) n'ont rien à voir avec les horreurs insensées que les auteurs actuels de romans policiers s'échinent à inventer…
La troisième remarque n'est qu'un lieu commun, hélas : ces affaires démontrent une fois de plus combien un milieu familial et social délétère peut mener à des catastrophes.
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Citations et extraits (21) Voir plus Ajouter une citation
HekahmHekahm   27 septembre 2015
Entretien avec Philippe Herbelot - Psychologue, Expert près de la cour de Reims - Chacun son truc... Lui - Michel Fourniret -, il avait besoin du crime. Parce que le crime apporte la victoire, la jouissance mégalomaniaque... Cela vient aussi satisfaire un fantasme de vengeance plus ancien articulé autour de la conviction que les femmes sont des salopes. Ça, il l'a bien vu auprès de sa mère et de sa sœur... Quelle déception il a connu lorsqu'il a vu que sa sœur avait des désirs, des orgasmes ! Il aimait inconsciemment sa sœur, de façon incestueuse... Quand il a découvert qu'elle avait une sexualité, ça l'a profondément déstabilisé. Elle devenait désirable, donc une salope. L'histoire des vierges, je n'y crois pas un seul instant, c'est le mythe qu'il s'est construit... Se présenter comme ça, attiré par des vierges, ça faisait très romanesque, ça satisfaisait son narcissisme, mais dans le fond, les vierges ne l'intéressaient pas. Dans l'analyse de ses crimes on le voit bien : si la victime est vierge, il la viole puis la tue et, si elle n'est pas vierge, il la tue quand même... Il veut tuer, mais il veut faire souffrir les filles parce qu'elles l'ont trop fait souffrir lui-même...

(...)

Il faut aussi rendre au sujet sa part de responsabilité et de libre arbitre. Il y a des tas d'enfants qui ont souffert de situations traumatisantes, d'abandon, de guerre, et qui se sont dit : "Bon, je vais devenir quand même quelqu'un de bien." L'histoire de l'enfance malheureuse, ça fait pleurer dans les chaumières, ça émeut dans l’œuvre naturaliste de Zola qui laisse penser que d'une génération à l'autre on ne peut pas s'en sortir. On en vient alors à une sorte de tolérance, de pardon, qui est misérable parce que, dans le fond, c'est très méprisant pour le sujet. Je crois que n'importe qui vivant les choses les plus terribles peut quand même s'en sortir. C'est cela l'originalité humaine, c'est que l'on n'est pas mu seulement par un déterminisme naturel, on est aussi capable de penser ; et l'on ne suit pas qu'une logique de causes, mais on s'intéresse au sens des choses et l'on peut un jour reconsidérer les choses autrement. je crois que n'importe quelle éducation mauvaise peut déboucher sur une vie heureuse si le sujet en a la force ou s'il fait la bonne rencontre pour éveiller ce raisonnement chez lui. Il faut aussi des adjuvants positifs pour équilibrer tout ça. Je crois pas au seul déterminisme de la petite enfance. (...) je crois que l'on peut échapper à tout cela. Un psychopathe, un borderline, un névrosé, un délinquant est capable de raisonner... La folie psychiatrique, c'est une autre histoire.
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HekahmHekahm   27 septembre 2015
Francis Heaulme - quand il avoue, il a une façon bien à lui de le faire. En premier lieu, il n'a pas commis de crime, il a eu des "pépins". Pas question de lui parler de meurtres ou de viols. Il tolère le mot "accident". Ça, oui, il veut bien reconnaître qu'il a eu quelques "accidents".

(...)

De l'avis des psychiatres, c'est un débile vaniteux, d'après une classification qui remonte au XVIIIe siècle, ce qui l'amène à se vanter de ses passages à l'acte.

(...)

Malgré les défaillances évidentes de sa mère, Francis Heaulme l'idolâtre complètement. Un jour, en cour d'assises, il l'évoque avec adoration : "C'était une sainte, on allait ensemble dans les fêtes, les bals, toujours gentille..." Le juge s'énerve contre lui, qui manque par ailleurs d'un grand manque de sensibilité vis-à-vis des victimes et de leurs familles. Il lui demande d'arrêter de se faire du cinéma et énonce que sa mère ne l'aime pas comme il le dit, qu'elle ne s'est jamais beaucoup occupée de lui. Le choc est si terrible pour Francis qu'il s'évanouit. La douleur est trop forte. Il faut l'hospitaliser.

(...) qu'il commence à boire avec excès, et fait des crises éthyliques qui l'amèneront à fréquenter pour la première fois l’hôpital psychiatrique. il en deviendra un hôte régulier tout au long de sa vie, jusqu'à son arrestation. Plus d'une centaine d’établissements l'ont ainsi hébergé. C'est lui qui s'y rend spontanément : "J'ai besoin d'entourage."
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HekahmHekahm   27 septembre 2015
Mamadou Traoré - L'usage veut que l'on donne la parole à l'accusé à la fin de son procès, avant le réquisitoire de l'avocat général. Devant une assemblée médusée, Mamadou Traoré déclare : "Donnez moi un ballon de football et vous allez voir de quoi je suis capable." Ce sont ses derniers mots en public.

(...)

Lors de son procès, en l'an 2000, quand Sidiky Traoré - son père - vient à la barre, son fils se lève et déverse sur lui un flot de haine : "Je t'ai détesté parce que tu frappais ma mère, et le gri-gri que tu m'as donné m'as tué. T'as voulu te venger après le divorce et t'as bousillé ma vie. T'es un bon à rien. Ma mère est une femme digne. Et le gri-gri m'a fait faire les mêmes choses que toi." Ce à quoi son père répond : "Moi, depuis vingt-neuf ans que je suis en France, j'envoie tous les mois de l'argent à ma mère et je n'ai jamais eu à voir avec la justice. Je n'ai peut-être pas été un bon parent mais un bon citoyen. Quand quelqu'un n'a plus rien à perdre, il essaie d'entraîner quelqu'un d'autre dans sa chute. Je n'essaie pas de te sauver, malgré ma grosse douleur, sinon je serais complice. Si tu disais la vérité encore. Tu n'as jamais été battu, jamais été rejeté, tu as été aimé, adoré."

(...) le 23 avril 1996, il erre seul dans le XIIIe arrondissement, le quartier où vit sa mère. Il a faim, il a froid, il a besoin d'argent... Il croise Danielle. Sa première victime. Elle va payer pour tout son malheur. Pour celle qui l'a tant fait souffrir et qu'il n'ose pas toucher, sa mère. (...) Pour le psychiatre Michel Dubec : "(...) [Leur crime] est un matricide déplacé. C'est comme s'ils tuaient leur mère sans en avoir conscience".
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HekahmHekahm   27 septembre 2015
Thierry Paulin - "J'étais le pilote... Paulin est mort ... On l'a tué. Il reste la conscience et les sentiments, le reste, ce que Paulin enveloppait... On a fabriqué un Paulin... Le vrai Paulin, c'est tout ce qui me reste... Le personnage est mort, il reste l'intérieur." Serge Bornstein est fasciné par cette personnalité hors norme : "C'était un personnage extraordinaire, attachant, à l'esprit vif et sarcastique, à l'humour corrosif" dit-il. Il décrit un Paulin enjôleur et capricieux, "qui avait trouvé en Mathurin le compagnon le plus dévoué, le plus docile". Il le dépeint comme un être pervers totalement anormal. Le psychiatre est frappé par son dégoût de femmes, surtout les plus âgées. Se pourrait-il que ses crimes soient la répétition du meurtre symbolique de sa grand-mère ? Même si, dit Thierry Paulin : "Les grands-mères, c'est sacré à la Martinique."

(...)

"La nuit ! C'est un autre univers. Les gens ne sont pas pareils... Je ne peux pas vous expliquer. Fascinant ! On rencontrait de l'affection, même si c'était pour une nuit." Il s'enveloppe de la nuit comme d'un manteau de tendresse. Il y trouve du réconfort et une certaine reconnaissance. Dans le milieu festif où il évolue, personne ne lui reproche son homosexualité. Il peut enfin être lui-même. Et même mieux que lui-même. Grâce notamment à la drogue, dans laquelle il puise assurance et énergie : "J'aime la nuit, c'est le moyen de tout maquiller, de vivre le moment."
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HekahmHekahm   27 septembre 2015
Michel Fourniret & Monique Olivier - L'agresseur dira l'avoir tuée par souci d'impunité. La présence de son fils dans la voiture ne l'a pas arrêté car, ajoute-t-il : "Il n'a rien vu... Les enfants perçoivent des choses à condition qu'elles soient dans leur champ visuel."

(...)

Il raconte ce qui suit, faisant preuve d'une perception de la réalité très particulière : "Quand elle s'est rhabillée, elle s'est assise et a affiché une forme de déception. Qui dit déception dit échec. Il aurait fallu accepter les échecs. Si encore son regard avait porté du reproche, mais non, c'était de la déception, c'était pis." Ainsi, dans les yeux de la victime, là où on peut penser qu'il y avait de l'effroi, de l'incompréhension, de la peine, de la souffrance, Michel Fourniret ne voit, lui, que de la déception, comme si elle était une amante déçue...

(...)

Marie-Ascension. Celle qui va précipiter sa chute porte le prénom de la Vierge, le Graal de Michel Fourniret. Ascension, la seconde partie de son prénom, est la fête religieuse qui célèbre l’élévation de Jésus-Christ au ciel, la victoire de la vie sur la mort.
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Video de Agnès Grossmann (1) Voir plusAjouter une vidéo
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