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EAN : 9782246772415
224 pages
Éditeur : Grasset (26/05/2010)

Note moyenne : 4.21/5 (sur 14 notes)
Résumé :

« Quelles qualités rares a-t-il fallu aux quelques hommes qui ont voulu dépasser l’image traditionnelle de l’épouse dévouée, gardienne du foyer et mère admirable, pour penser à elle comme à une personne indépendante, un être humain à part entière ? » Pour beaucoup d’entre nous, le féminisme a toujours été une affaire de femmes. Mais on oublie quȁ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
Hekahm
  20 novembre 2015
Que de bonheur de découvrir ces hommes qui se sont battus pour les droits des femmes ! Ce livre nous donne l'opportunité de découvrir ou redécouvrir les hommes célèbres (philosophes, écrivains, utopistes nous dira-t-on...) féministes, anti-féministes et faux-féministes.
Je citerai, entre autres, Condorcet et Stuart Mill, remarquables, dont je compte approfondir la connaissance de leurs pensées. Idem quant à Charles Fourier, tellement avant-gardiste ! Ses thèses, tellement modernes, toujours d'actualité, toujours étudiées - alors qu'on les jugeait utopiques au XIXe siècle-, toujours publiées sous d'autres noms, par d'autres sociologues, psychologues et compagnie mais toujours pas appliquées (en plein dedans : la question de l'éducation non genrée).
Relevons l'évidence même : être féministe, c'est avant tout être humaniste, se battre pour les droits de tous les individus et oublier, renoncer à ses petits privilèges égoïstes sans réel fondement.
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andreepierrette
  08 octobre 2014
Il faut se rendre à l'évidence : l'humanité est misogyne. Les êtres humains sont misogynes comme ils respirent, avec le même naturel, la même innocence, la même conscience. Qu'on aborde l'histoire, la littérature ou la philosophie, on s'aperçoit que la misogynie est si profonde, si intimement mêlée à tous les actes de la vie et à notre culture, si universellement répandue et si ... normale en somme, que le plus souvent, on ne la discerne même pas. Elle pourtant présente dans la plupart des religions et pèse aujourd'hui encore sur le comportements de la majorité des hommes et d'un grand nombre de femmes..
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Maraban
  06 juillet 2019
Très intéressant portrait de ces hommes qui ont réfléchi plus loin que le bout de leur nez, et ont ressenti avant les autres la profonde injustice et absurdité de la hiérarchie des sexes. le ton est tantot érudit, ironique, joyeux et atterré, et nous emporte dans une fresque fascinante de la réflexion féministe masculine, tout en rappelant, de-ci de-là, la violence des représentations des genres et des sexes.
Les citations sont édifiantes, la lecture vivante et instructive.
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Citations et extraits (34) Voir plus Ajouter une citation
HekahmHekahm   19 novembre 2015
" (...) On ne peut attendre des femmes qu'elles se consacrent à l'émancipation de leur sexe tant que des hommes, en nombre considérable, ne seront pas prêts à se joindre à elles dans cette entreprise."
Or comment des hommes faits - sauf s'ils doués d'une intelligence et d'une sensibilité supérieures, précise Mill, qui se range parmi ceux-là à juste titre -, comment ces hommes pourraient-ils devenir les alliés sincères de la cause des femmes alors que dès l'enfance ils sont habitués à se considérer comme la race élue ? "Les gens ne savent pas comme les garçons se rendent vite compte de leur statue de supériorité. Comme ce sentiment grandit et prend force en même temps qu'eux. Comme tous les écoliers se le transmettent. Comme le fils se croit vite supérieur à sa mère tout en montrant peut-être une certaine indulgence à son égard mais aucun respect réel. Et quel sentiment sublime et royal il éprouve surtout envers la femme à qui il permet de partager sa vie. Comment peut-on imaginer que cela ne pervertit pas le caractère de l'homme ?" [Stuart Mill]
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HekahmHekahm   19 novembre 2015
" [Freud] (...) Peut-être une éducation nouvelle arrivera-t-elle à supprimer tous les tendres attributs de la femme. il est également possible qu'en pareil cas on ait tort de déplorer la disparition de la plus délicieuse chose que le monde ait à nous offrir : notre idéal de la féminité." (On ne se lasse pas d'admirer avec quel candide égoïsme les hommes demandent aux femmes non pas d'être elles-mêmes mais de ressembler à l'idéal masculin de la féminité !)...
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HekahmHekahm   19 novembre 2015
"Le seul moyen de déterminer ce qu'une ou plusieurs personnes peuvent faire, c'est de les laisser essayer, et personne ne peut découvrir à leur place ce qu'il faut qu'elles fassent ou ne fassent pas pour être heureuses." Ce n'est pas à l'homme de définir la vocation de la femme, car "il y a peu de chances d'avoir une opinion raisonnable sur ce problème tant qu'on se flattera de comprendre parfaitement un sujet dont la plupart des hommes ne savent absolument rien... (...)" [Stuart Mill]
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HekahmHekahm   20 novembre 2015
Malgré ces titres déroutants, la pensée de Fourier est souvent si proche de la nôtre, si riche d'aperçus prophétiques, qu'il paraît étonnant que celui dont Stendhal prédisait "qu'on ne lui accorderait que dans vingt ans son rang de rêveur sublime", chez qui Marx retrouvait "toutes les options fondamentales du socialisme", dont Jaurès vantait "l'admirable génie", n'apparaisse ni dans les manuels scolaires, ni dans les histories littéraires, ni même dans les traités de pédagogie, bien que ce vieux garçon ait fait preuve d'une remarquable connaissance de la psychologie enfantine. c'est, entre autres raisons, parce qu'il s'attaquait aux structures familiales et à cette condition féminine qui avait déjà été la pierre d'achoppement du saint-simonisme. Car ce n'est pas seulement de l'injustice des lois que Fourier entendait délivrer les femmes mais de l'oppression économique, domestique et sentimentale qu'elles subissaient, et "qui les laisse hébétées, indifférentes même à leur asservissement".
"Le mariage est le tombeau de la femme, le principe de toute servitude féminine."
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andreepierretteandreepierrette   08 octobre 2014
La nature forme des femmes, faute d'aboutir au sexe parfait.. (Aristote)

Il serait instructif d'ailleurs de consacrer une thèse au style des hommes politiques quand ils parlent de la femme...

On ne s'étonnera pas de constater qu'il a été plus facile de remuer des millions de tonnes de terre et de détourner un fleuve que de modifier d'un iota la condition des musulmanes !.

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Videos de Benoîte Groult (17) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Benoîte Groult
L'interview : https://www.web-tv-culture.com/emission/blandine-de-caunes-la-mere-morte-51724.html
Si elle-même a publié un roman en 1976, « L'involontaire » qui ressort ces temps-ci chez Phébus, c'est avant tout en tant qu'attachée de presse dans l'édition que Blandine de Caunes s'est fait un nom, voire même un prénom. Quand ses propres parents s'appellent Benoîte Groult et Georges de Caunes, il faut assurer, ce n'est jamais facile de pousser à l'ombre des grands arbres.
Sur son père, souvent absent et peu attaché aux contingences familiales, elle reste discrète. S'agissant de son beau-père, en revanche, 3ème époux de sa mère, Paul Guimard, elle ne tarit pas d'éloges. Et là encore, grandir auprès de celui qui a écrit des romans mémorables comme « Les choses de la vie » ou « L'âge de pierre », voilà qui forge une personnalité.
C'est avec un ouvrage très personnel que Blandine de Caunes est aujourd'hui dans l'actualité. « La mère morte » paru chez Stock.
C'est effectivement sa mère que Blandine de Caunes met au coeur de son livre. Si on garde en mémoire Benoîte Groult, la battante, la féministe, l'intransigeante, l'écrivaine, elle qui a tant milité pour la féminisation des noms de professions, on sait moins ce que furent ses dernières années, elle qui vécut jusqu'à 96 ans.
Dans ce beau récit, bouleversant, profondément humain, sa fille Blandine nous raconte la vieillesse, la déchéance, la souffrance des proches quand Alzheimer s'empare de ceux qui ont tant été la vie.
Mais le récit prend encore une autre dimension quand Blandine de Caunes révèle le drame qui, dans le même temps, bouleversa son existence. Sa fille unique, Violette, trouve la mort sur une route ensoleillée, à l'âge de 36 ans. Ainsi donc, en 2016, année de ses 70 ans, Blandine de Caunes perd son enfant unique et sa propre mère. Elle écrit « Maman est un mot qui a disparu de ma vie. Je ne le dirai plus, je ne l'entendrai plus ».
Avec pudeur, sensibilité, sans voyeurisme ni sans pathos, avec une belle écriture qui emporte le lecteur, entre sourire et larmes, Blandine de Caunes se dévoile, nous raconte, sans rien cacher de ses doutes, de sa tristesse, de sa révolte. Mais son récit est aussi et surtout un formidable témoignage de vie, de joie, d'enthousiasme où l'amour et l'amitié tiennent un rôle essentiel. Dans ce récit au jour le jour, quand les épreuves s'accumulent, chaque petit bonheur prend un sens inattendu, chaque mot tendre devient un baume réparateur. Les lieux se révèlent être des havres de paix où les souvenirs heureux affluent et par un mot, une photo, un objet, les chers disparus s'invitent pour aider à porter le fardeau et continuer l'histoire familiale. Hommage à sa fille, hommage à sa mère, le livre de Blandine de Caunes est une pépite triste mais lumineuse dont la lecture est indispensable.
« La mère morte » de Blandine de Caunes est publié aux éditions Stock.
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