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EAN : 9782367407036
192 pages
Éditeur : Scrineo (06/06/2019)

Note moyenne : 4.1/5 (sur 15 notes)
Résumé :
Taar a un rôle déterminant au sein de son clan : il dessine les dieux-animaux pour s’attirer leurs faveurs et assurer une chasse fructueuse. Lorsqu’il rend son dernier souffle, c’est à son apprenti, Ibbhô, de reprendre le flambeau. À son tour, il doit devenir celui-qui-dessine-les-dieux.
Quand la haine du chaman et de son fils jaloux le contraint à fuir, Ibbhô se lance alors dans une quête mystérieuse : découvrir la Grande Grotte, dont on dit que les murs rec... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
Les_lectures_de_Sophie
  13 juin 2019
Plusieurs raisons m'ont poussé à aller vers ce roman jeunesse, la première étant son sujet : la passion de l'art et comment elle nécessite parfois des décisions difficiles… La deuxième, beaucoup plus futile, est la curiosité créée par le travail sur la couverture. Je m'explique : en tant que membre du club des lecteurs Scrineo pour 2019, j'ai eu l'opportunité de découvrir différentes propositions de couverture soumises par Noémie Chevalier à son éditeur. Et plus que ça, on nous a demandé de donner notre avis, et la couverture finale est celle qui a emporté les suffrages des membres du club. Les différentes couvertures proposées donnaient chacune une vision de l'histoire, et j'avais très envie de découvrir comment ces différentes variations autour du roman se concrétisaient dans l'intrigue.
La version finale de la couverture reprend des éléments essentiels de l'intrigue, à savoir deux des personnages principaux, et le lien fort de Ibhô à la peinture. Elle présente donc bien aux jeunes lecteurs le contenu du livre, sans pour autant trop en dire sur l'histoire, ce qui est très important, car au-delà de l'amour de la peinture du jeune héros, c'est aussi une grande aventure qu'il va vivre, pleine de surprises et rebondissements. Il n'est pas évident de survivre à la préhistoire, déjà quand on vit dans un groupe, à fortiori donc quand on se retrouve seul dans la nature…
C'est un narrateur externe qui nous raconte les aventures d'Ibhô, même si on reste quand même très majoritairement à ses côtés. Il est vraiment, avec sa passion de la peinture, et de l'art en général, au coeur de l'histoire. le style est clair, les phrases sont courtes, ce qui facilite la lecture et la compréhension générale du texte.
Les en-têtes de chapitres sont ornés d'un dessin inspiré de peintures rupestres, représentant cinq motifs animaliers différents qui reviennent en alternance. Ils sont signés, comme la couverture, Noémie Chevalier. La police d'écriture est assez grande, la mise en page aérée, pour faciliter la découverte des jeunes lecteurs.
Concernant l'histoire en elle-même, j'ai beaucoup aimé la relation de Ibhô à l'art, mais aussi aux animaux. Il ne veut peindre que ce qu'il a pu observer, là où d'autres (notamment le fils du chaman) sont moins regardants. Il prend aussi le temps, quand il part à la chasse avec le clan, de rapporter des pigments, et plus tard, même quand il se trouve dans des situations pas simples, il lui faut toujours prendre un moment pour récupérer des couleurs rares, ou observer la nature qui l'entoure. Sa passion pour l'art est dévorante, quitte à le mettre en danger. Ça ne lui pose pas de problème puisqu'il vit pour et par sa passion. Je me suis fait la réflexion qu'au bout du compte, heureusement qu'il a été contraint de fuir son clan, car il n'aurait jamais pu s'épanouir au milieu des contraintes imposées par les croyances. En effet, l'efficacité d'une représentation animale auprès des dieux est plus important que la qualité du dessin pour son entourage…
Sa relation, au tout début du roman, à Taar, son maître d'apprentissage, est incroyable. Ils partagent bien plus qu'un simple lien maître / élève. Ils son profondément attachés l'un à l'autre, comme un père et son fils, et le décès de Taar est de ce fait un événement crucial et traumatisant pour Ibhô, qui va lui donner une force nouvelle, pour se montrer à la hauteur de tout ce que Taar lui a appris.
Les aventures, rencontres plus ou moins malencontreuses, et nombreux rebondissements font de ce roman un livre qu'on n'a pas envie de laisser, tellement on a envie d'en savoir plus sur la Grande Grotte, et de découvrir si Ibhô y parviendra.
A la toute fin du livre, une courte postface vient éclairer le lecteur sur qui est l'abbé Nouel, à qui est dédicacé ce roman, et pourquoi l'auteur a eu envie de raconter cette période de l'Histoire. Elle est suivie de quelques pages de dossier documentaire, signé Romane Fraysse, qui nous éclaire un peu plus sur l'art préhistorique, et qui peut tout aussi bien être lu avant le roman sans rien divulgâcher de l'intrigue.
Celui qui dessinait les dieux est un roman d'aventures original, de part sa crédibilité par rapport à l'époque préhistorique, mais c'est aussi une très belle quête initiatique d'un amoureux de l'art à une époque où un homme se doit de nourrir et protéger son clan, et où la pratique artistique est réservée à une élite. Ibhô transcende les usages de son temps pour vivre pleinement sa passion, quitte à se retrouver isolé et en danger. C'est un personnage fort et attachant, et sa relation aux autres, à la nature et aux animaux, empreinte de respect et d'ouverture d'esprit, est un bel exemple pour le lecteur.
Lien : https://leslecturesdesophieb..
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Allisonline
  26 août 2019
Celui qui dessinait les dieux est un roman jeunesse qui évoque l'amour de l'art au temps de la préhistoire et j'ai immédiatement été conquise par l'idée d'aborder cette période à travers le regard d'un jeune artiste. Je n'avais tout simplement jamais vraiment pensé aux peintres rupestres comme à des artistes mus par le besoin de créer, mais les tempéraments créatifs ont forcément existé de tous temps. Nous découvrons Ibhô, l'apprenti du vieux Taar, celui qui dessine les dieux. le vieux peintre et son apprenti recouvrent les parois de leur grotte de dessins de dieux-animaux, afin de leur demander d'accorder une chasse fructueuse à leur clan. Mais le vieil homme finit par mourir et laisse cette lourde responsabilité à son jeune ami. Lorsque les chasseurs rentrent bredouille à de nombreuses reprises, Ibhô doit fuir les siens, devenus hostiles. Sa route croise alors celle de Maraa, jeune sculptrice d'un autre clan, elle aussi contrainte à la fuite.
Celui qui dessinait les dieux est clairement adressé aux plus jeunes : le style du roman est simple et factuel, l'intrigue est linéaire et rapide. Il aborde tout de même des sujets intéressants qui peuvent pousser ses jeunes lecteurs et lectrices à la réflexion, tout en leur faisant découvrir la période préhistorique. Ibhô se pose par exemple des questions quant au fait d'être cloisonné dans son art à cause des croyances de son peuple, ou trouve injuste que Maraa ait souffert de sexisme au sein de son clan. Celui qui dessinait les dieux est donc un roman efficace et agréable à lire, porteur d'un beau message sur la passion et la création. La fin du livre nous offre un petit dossier (de Romane Fraysse) sur l'art préhistorique qui permettra aux lecteurs et aux lectrices d'approfondir leurs connaissances sur le sujet. À mettre entre toutes les jeunes mains !
Lien : https://allison-line.blogspo..
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AnneClaire29
  21 octobre 2019
Nous sommes à l'ère de la préhistoire. Ibhô est l'apprenti de Taar pour dessiner dans la grotte de la tribu les dieux-animaux pour que ces derniers soient favorables lors de la chasse. Cette place est envié par le fils du chaman qui n'a que de l'animosité et de la rancoeur contre Ibhô.
Alors que Taar rend son dernier souffle, c'est Ibhô qui reprend le flambeau et dessiné de magnifiques dieux-animaux. Mais cela ne suffit et les chasseurs reviennent bredouille de plusieurs chasse. Ibhô décide d'accompagner les chasseurs mais le fils du chaman essaie de le tué, Ibhô le blessé ce qui le pousse à fuir son clan pour ne pas être tuer.
Ibhô décide de se lancer sur les traces de la Grande Grotte dont Taar lui a tant parlé. le chemin sera semé d'embûches mais Ibhô est résistant et relève chaque défi qui se présente.
Un bon roman jeunesse sur un jeune héros aventureux de la préhistoire. Ce fût un plaisir de lire cette histoire.
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LesFantasydAmanda
  25 juin 2019
--- Un récit fantastique… ou presque ? ---
Lorsque j'ai demandé Celui qui dessinait les dieux en service de presse – merci aux éditions Scrineo pour cet envoi ! -, j'espérais que la dimension fantastique soit développée au travers des chamans et des dieux. Mais, en fin de compte, pas du tout ! Je vous laisse donc imaginer ma déception…
Après coup cependant, j'ai essayé de revoir mes attentes afin d'apprécier ce livre à sa juste valeur. Malgré cela, je l'ai trouvé trop jeunesse pour moi.
-- le plus de ce one-shot : le cadre ---
Lors de ma lecture, j'ai ressenti la passion de l'auteur pour la préhistoire ! Avec des mots simples, il aborde une période finalement assez méconnue et ce, sous un angle nouveau : celui de l'art. En effet, même si je savais que les hommes de cette époque dessinaient sur les parois de grottes, j'ignorais comment. Et cette lacune est désormais comblée !
--- Une histoire un peu plate ? ---
Si les débuts du livre m'ont emballée, c'est avant tout parce que l'action était au rendez-vous. Par la suite néanmoins, lorsqu'Ibhô se voit contraint de quitter son clan pour sauver sa vie, le rythme ralentit considérablement. Son quotidien est alors tourné vers la survie : chasser, manger, échapper aux très (trop) nombreux orages, etc. de ce fait, mon intérêt a rapidement diminué, et j'en suis la première peinée.
Alors, oui, certains rebondissements sont venus casser la monotonie du scénario, mais ils n'ont pas suffi à raviver ma curiosité. Et puis, je dois bien l'avouer, leur portée était assez limitée.
Finissons toutefois sur une note positive : j'ai adoré le dénouement !
--- Une âme d'artiste ---
En dehors de mon petit coup de coeur pour le chien, Sag – les animaux me font toujours craquer ! -, j'ai beaucoup apprécié Ibhô, car il a su me toucher dans son besoin de peindre, de perfectionner son art. C'est un beau message qu'Alain Grousset adresse à son jeune lectorat par ce biais.
Du reste, les protagonistes manquent de profondeur et tissent des liens trop facilement, mais avec seulement 177 pages au compteur, rien de surprenant. D'ailleurs, les auteurs de romans jeunesse se contentent, la plupart du temps, d'un trait de caractère ou deux pour décrire leurs personnages et d'une rencontre pour créer des amitiés, car leur but, avant tout, est de raconter une histoire.
En ce qui concerne Celui qui dessinait les dieux, je pense que le pari est réussi, même si je suis pratiquement passée à côté.
Lien : https://lesfantasydamanda.wo..
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malittleclementine
  27 mai 2019
J'ai vraiment beaucoup aimé ce petit roman jeunesse certes tout simple, mais qui je trouve est extrêmement bien rythmé et très intéressant, ce qui ne gâche rien. J'ai particulièrement apprécié la passion qui se dégageait de cette histoire et qui m'a littéralement transportée, fait vibrer, mais qui m'a aussi, je dois l'avouer, pas mal touchée.
Cette passion sera ici plus particulièrement tournée vers le dessin et la sculpture, mais je suis persuadée que quiconque lira ce roman et aura déjà été passionné par quoi que ce soit dans sa vie, adhérera et comprendra sans aucun problème l'ardeur, l'énergie, le feu intérieur et la passion qui animent les deux personnages principaux.
Cette histoire est en quelque sorte une ode à l'art et à la passion qui peut animer tout un chacun, mais aussi une belle leçon de vie qui nous démontre que peu importe les embûches, les problèmes ou les ralentissements que l'on peut trouver sur son chemin, quand quelque chose nous anime vraiment et que l'étincelle de la passion ou de l'envie est là, ça vaut vraiment le coup de s'y accrocher et de la vivre à fond les ballons.
Bref, j'ai adoré cette lecture et je remercie très fort les éditions Scrineo pour cette découverte.
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Citations et extraits (1) Ajouter une citation
LauranyLaurany   16 décembre 2019
Il s'apercevait que le chemin lui paraissait aussi important, voire plus important, que le but.
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Vidéo de Alain Grousset
Conférence Villes réelles... villes imaginaires ! enregistrée aux Imaginales 2018. Avec Erik L'homme, Alain Grousset et Sabrina Calvo.
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