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ISBN : 2081331357
Éditeur : Flammarion (27/08/2014)

Note moyenne : 3.52/5 (sur 30 notes)
Résumé :
1914 L'attentat de Sarajevo Echoue.
La guerre est évitée. La suspicion règne à travers l'Europe.
Les armées figent leurs positions, construisent deux lignes de défense infranchissables.

2014 Les deux murs sont toujours là.
La France et l'Allemagne sont repliées sur elle-mêmes. Les populations vivent comme au début du XXe siècle. Constance, parce qu'elle parle allemand, est au coeur d'une mission d'espionnage qui lui fait traverse... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (16) Voir plus Ajouter une critique
orbe
  28 août 2014
Et si la guerre de 14 n'avait pas eu lieu ?
Constance vit en France. D'origine alsacienne, sa région d'origine, toujours allemande, est pour elle devenue inaccessible. Un gigantesque mur sépare les deux pays qui se livrent une terrible guerre froide.
Mais l'arme nucléaire est en cours d'être mise au point par l'Allemagne, annonçant dans un lointain proche une guerre fratricide. Alors que les peuples vivent dans la misère, tout l'argent des nations est sacrifiée dans l'équipement du mur !
L'Angleterre, qui se veut libre et moderne, part elle aussi à la chasse de la bombe atomique.
La vie de Constance et le destin du monde vont être bouleversés par la rencontre avec un homme mystérieux...
Un roman d'aventure intelligent qui permet d'aborder la question des guerres et de façon plus générale, la thématique du mur.
Le récit alterne les réflexions sur l'enfermement volontaire des populations dans la peur et l'action. L'Uchronie nous permet de transposer l'histoire et d'évoquer les autres murs qui existent ou qui ont existé. Intéressant ! A lire !
Lien : http://cdilumiere.over-blog...
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Virginie94
  23 septembre 2014
En général, j'aime bien l'uchronie et le titre du roman m'a attiré. Mais j'ai été déçue.
L'idée de départ est bonne : l'attentat à l'origine de la première guerre mondiale a été déjouée, la guerre n'a donc pas eu lieu, cent ans plus tard qu'est ce que ça change ?
Mais le roman se cantonne à répondre pour la France et pour l'Allemagne. J'aurai compris si le titre avait été la guerre de 1870 n'a pas eu lieu mais là, on aimerait savoir ce qu'il en est de l'empire autro-hongrois, de la Russie… On n'a pas de réponse, tout au plus, si on sait que l'Angleterre a bien progressée.
Même en France, on ne sait pas exactement ce qu'il s'est passé. Par exemple, Jaurès n'a sans doute pas été assassiné mais peut-être que si, et qu'en est-il de la décolonisation ?
Tout ce qu'on sait c'est que la France et l'Allemagne, acharnées à éviter la guerre, végetent depuis un siècle et que les femmes ont toujours peu de droit.
Du coté des personnages, je n'ai pas apprécié Constance. Elle est féministe mais hésite à porter des pantalons. Elle accepte une mission qui inclue plus ou moins de se prostituer presque sans hésiter, tient bon quand elle se croit menacée de mort mais abandonne tout dès qu'elle rencontre un jeune homme dont elle tombe illico amoureuse. Bon si c'est le grand amour, admettons ! Mais deux jours plus tard, elle est à nouveau amoureuse d'un autre qu'elle ne connait pas plus.
Malgré tout, une fois qu'elle a réussit à récupérer ce qu'elle voulait elle donne plein de leçon à l'armée, au gouvernement et tout le monde l'écoute !
Et que dire de son pauvre papa qui vient de mourir sans avoir revu son Alsace natale. Il a donc dû mourir à environ 150 ans et sa fille est née alors qu'il devait en avoir 130.
Je pourrais continuer longtemps ainsi…
Je n'ai pas compris si le roman voulait démontrer que la première guerre mondiale n'avait pas été une si mauvaise chose que ça ou bien si à force de vouloir la paix, on s'empêchait de progresser. Par moment, j'ai eu l'impression que l'idée était de démontrer que pour avoir la paix, il faut que tout le monde soit équipé de l'arme nucléaire. Tout ça m'a dérangée.
J'ai vu qu'il y avait plein de bonnes critiques alors je suis peut-être un peu trop pointilleuse. Mais j'ai été déçue.
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Slava
  12 mai 2015
Et si la Première Guerre mondiale n'était s'était jamais déroulé ? Comment serait notre monde si l'attentat de Sarajevo aurait échoué ?
C'est le genre de question que je m'étais posé quand on célébrait le centenaire de la guerre et la raison principal que ce livre m'a attiré : proposer une uchronie sur ce point de départ. Et puis, je n'avais jamais lu d'uchronie, un genre qui me fait de l'oeil pourtant vu que je suis passionnée d'histoire...
Nous sommes en 2014. La Première Guerre mondiale n'est jamais arrivé mais cela veut pas dire que tout va bien. La France et l'Allemagne ont construits chacune des murs par suspicion de l'ennemi et cent ans après, les populations vivent comme au début du XXeme siècle... Constance est une jeune femme d'origine d'Alsace qui se retrouvera prise dans une affaire d'espionnage assez importante... Et qui pourrait peut-être changer le monde...
Certes, ce roman est court mais qu'est-ce qu'il est bon !
Tout d'abord, il y a évidemment l'aspect "uchronique ' qui est fort ! en effet, la guerre n'ayant jamais été passé, on n'a pas les portables, les gens continuent de faire la queue aux magasins de nourritures, les femmes ne sont émancipées... de plus, le fait qu'il y a les murs ajoute tout puisqu'ils constituent une référence à nous, lecteurs, au mur de Berlin...
Mais on a aussi une petite part de streampunk dans ce livre : que ce soit le TGV ( Train a Grande Vapeur :) ), la présence d'une sorte d'ordinateur où d'un drone...
Cependant, j'ai trouvé que les personnages n'étaient pas toujours bien approfondis, mis à part Constance qui est mieux construire : une vraie rousse, féministe, qui se bat pour l"'égalité des hommes... et des femmes.
L'action est présent aussi, on passe des tranchées à des infiltrations...
Et surtout le message de la guerre de 14 n'a pas eu lieu (ah oui : il y a une petit clin d'oeil bienvenu à un certain " La guerre de Troie n'aura pas lieu ' vu le titre) se veut clair : même si la guerre de 14 a été épouvantable, elle a quand même permis à l'évolution de la société...
Mais aussi qu'il faut se battre pour l'égalité des hommes, la paix, et évitez que d'autres murs s'érigent et tenter de les briser...
En tout cas, un bon roman d'uchronie, qui joue intelligemment sur le centenaire de la guerre de 14, et qui fait réfléchir.
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casscrouton
  23 avril 2015
Ce roman part d'une base extrêmement intéressante, à savoir que la guerre de 14 n'a pas eu lieu. En effet, Gavrilo Princip, le fameux étudiant nationaliste serbe qui a tué l'archiduc François-Ferdinand dans notre monde actuel, n'a pas réussi son dessein dans ce monde alternatif. Il se fait intercepté avant, ainsi l'attentat de Sarajevo est évité et la guerre n'éclate pas, mais ce n'est pas pour le mieux.
Une guerre froide s'installe dès lors entre la France et l'Allemagne. Deux murs sont érigés pour séparer ces deux pays. La ligne Maginot fait office de frontière française tandis que la ligne Siegfried délimite l'Allemagne. Entre ces deux murs, se trouve le no man's land où des soldats peuvent perdre la vie à tout moment, en allant réparer les défaillances des murs.
Ce roman s'apparente au genre de l'uchronie, que j'aime beaucoup. On dit toujours qu'avec des « si » on pourrait refaire le monde et c'est ce qui est intéressant dans les romans qui le prennent au pied de la lettre. J'aime rêver de ce qui aurait pu être fait si on n'avait pas fait telle ou telle chose auparavant et ce genre de livre permet de concrétiser ces pensées.
Tout au long de l'histoire nous suivons Constance, alsacienne de naissance, habitant en France et parlant Allemand. En bref, une jeune femme polyglotte, féministe qui se veut se battre pour ses idées et faire évoluer la condition des femmes. En effet, dans ce monde parallèle, les femmes n'ont pas le droit de vote (à part pour les élections locales), elles ne portent pas de pantalons, n'ont pas le droit de travailler ou d'ouvrir un compte à leur nom sans l'accord de leur mari et j'en passe. Lorsque je parle des femmes ici, ce sont uniquement les Allemandes et les Françaises car en réalité dans ce roman, nous n'avons guère d'informations sur le reste du monde. Quelques références à l'Angleterre sont présentes car elle joue un rôle infime dans ce roman mais l'auteur s'en tient à l'Allemagne et la France, ce qui est dommage car on parle bien ici de la première guerre mondiale et pas « bi-nationale ». C'est un regret que j'exprime ici quant à l'occultation des autres nations qui ont participé à cette guerre.
Constance donc est un personnage assez ambivalent et sa psychologie n'est pas très aboutie à mon sens. Je suis entrée en empathie avec elle au début mais au fur et à mesure de l'histoire, je l'ai trouvée pleine de contradictions et je ne comprenais pas ou plus ses choix, elle m'a complètement déroutée. Il se trouve donc qu'elle est féministe, très bien, à sa place je le serai aussi étant donné la place misérable qu'ont les femmes dans la France de ce monde. Seulement, elle fait plusieurs choses qui vont à l'encontre du féminisme et qui discréditent sa volonté de faire avancer les mentalités. Je n'ai pas non plus aimé son côté frivole-mièvre. Elle tombe amoureuse deux fois en très peu de temps, sachant que la première fois se termine par une mort dramatique mais on a le sentiment qu'elle s'en fiche complètement. le réalisme des émotions n'est certainement pas le point fort de ce roman.
J'ai aimé le fait que dans chacun des deux pays, une organisation que l'on pourrait qualifier de « résistants », soit active. Cela montre, même si c'est une fiction, que les gens ne sont pas tous près à suivre corps et âme ce que leur gouvernement leur dictera et j'aime cet esprit de rébellion.
J'ai aimé aussi ce petit côté humoristique qui traverse le roman avec quelques références à notre monde actuel, comme le TGV qui signifie à l'époque du roman « Train à Grande Vapeur ». Cela m'a fait sourire.
On se rend compte que dans ce monde où la guerre n'a pas éclaté, les deux pays que sont l'Allemagne et la France sont vraiment peu avancés technologiquement et que les frontières murales qui les séparent du reste du monde sont une entrave à la croissance. A travers ce roman, subsiste le sentiment que l'ouverture des frontières et l'Union Européenne sont des éléments capitaux à l'accroissement de l'économie française ainsi que pour son évolution sociétale.
J'ai bien aimé ce roman, même si j'ai trouvé parfois des éléments assez paradoxaux et peu crédibles. La guerre de 14 n'a pas eu lieu est une fiction un peu trop courte pour pouvoir élaborer un roman complet. Il faut le lire comme une histoire simple qui propose une vision de l'histoire en toute modestie si la guerre de 14 n'avait pas eu lieu.

Lien : http://www.casscrouton.fr/
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Anarya
  18 septembre 2014
En 1914, l'attentat de Sarajevo échoue. La guerre est évitée mais la suspicion règne à travers l'Europe. Deux murs infranchissables, lignes de défense entre la France et l'Allemagne, sont construits. Cent ans plus tard, en 2014, la ligne Maginot et la ligne Siegfried sont toujours là et la France et l'Allemagne vivent repliées sur elles-mêmes. Constance, une jeune femme aux idées de paix, va se retrouver au centre d'une mission d'espionnage qui va lui faire traverser les frontières…
Roman d'uchronie par excellence, Alain Grousset nous propose une version de ce qu'aurait été notre vie si la Grande Guerre n'avait pas eu lieu. Et, selon lui, notre vie ne serait pas bien différente de celle du début du XXe siècle… Intriguant, non ? Nous suivons donc Constance, une jeune femme d'origine alsacienne, à une époque où l'Alsace et la Lorraine ne font pas partie de la France et où les droits des femmes sont quasi inexistants. Ses connaissances de l'allemand et de l'alsacien vont rapidement la mener à Paris, où elle va être engagée par les services secrets français, afin de dérober les secrets du nucléaire aux allemands, car la bombe menace… Espionnage et aventures sont au rendez-vous dans ce roman…un peu trop court ! L'histoire est plutôt facile et se laisse lire, mais j'ai trouvé « l'univers » assez peu développé, on a juste l'impression d'être au début du siècle dernier et pas dans un futur parallèle. du coup, je n'ai pas beaucoup ressenti l'uchronie en tant que telle et le style d'Alain Grousset ne m'a pas plus emballée que ça. Toujours du fait d'un nombre de pages assez réduit, les événements sur la fin s'enchaînent très rapidement, finissent avec un happy end un peu facile et un épilogue du même acabit. C'est dommage car l'idée est bonne, Alain Grousset nous fait réfléchir sur l'enfermement, l'état actuel de notre monde et à l'égalité hommes-femmes, qui n'est pas si évidente, même de nos jours et même dans notre pays ! de bonnes idées, donc, et un roman qui se lit bien, mais qui aurait mérité d'être un peu plus étoffé…
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Citations et extraits (12) Voir plus Ajouter une citation
RevesetimaginesRevesetimagines   20 juillet 2015
Constance se délectait en traversant une partie de la France à une allure qu’elle n’aurait jamais pu imaginer. Le train s‘arrêta quelques minutes à Reims pour changer de locomotive, puis repartit pour Paris. La jeune femme s’assoupit pour se réveiller dans les faubourgs de la ville. Quelques minutes plus tard, elle descendait du TGV. Elle était à Paris, pour la première fois de sa vie.
Juste au sortir du quai, de grandes grilles en fer forgé barraient le passage. Deux portes étaient ouvertes, mais servaient de guichets de contrôle à la police. Chaque carte d’identité était vérifiée. Constance dut patienter une bonne dizaine de minutes avant que son tour n’arrive. Le policier la dévisagea, puis examina ses papiers.
- Le but de votre voyage, mademoiselle ?
- Un rendez-vous professionnel, répondit-elle.
L’homme la fixa comme si elle venait de proférer une insulte. Comment une femme pouvait-elle travailler ? Presque à regret, il lui rendit sa carte d’identité, sans rien ajouter.
Constance s’éloigna dans le hall, persuadée que l’agent de police lui transperçait le dos avec son regard noir et inquisiteur.
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orbeorbe   28 août 2014
Je hais ces murs qui cloîtrent les gens. Nous vivons dans la misère à cause d'eux, sans possibilité d'évolution. Surtout les femmes. Sous couvert de la paix, nous nous sommes enfermés dans notre propre prison. Nous ne savons pratiquement rien du reste du monde qui avance sans nous.
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OtmaOtma   06 mars 2017
Constance fut rejointe par les gardiens de la résidence. Chacun avait bien conscience de vivre un tournant historique. Qu'allait-il annoncer ?
-Cher concitoyens. Si je m'adresse à vous ce soir, c'est pour vous faire part d'une nouvelle qui va bouleverser notre quotidien. Il y a maintenant un siècle, quelques terroristes décidèrent de tuer, à Sarajevo, l'archiduc François-Ferdinand. S'ils ne parvinrent pas à commettre leur forfait, ils avaient cependant triomphé dans leur entreprise. Cet événement a eu pour conséquence de semer le trouble et la haine entre de nombreux peuples européens. La crainte s'est installé et, lorsqu'on a peur, on construit des murs pour se protéger, mais aussi pour se cacher. Un siècle de séparation, un siècle d'enfermement, d'effort toujours plus grands pour améliorer, perfectionner, réviser sans cesse nos protections, nos armes. Aussitôt imités par ceux d'en face. Cette confrontation permanente nous a épuisés, nous a empêcher de nous ouvrir au reste du monde. Nous nous sommes recroquevillés tel un escargot dans sa coquille.
"Eh bien, ce soir, j'ai décidé que ce serait terminé. L'Allemagne a mis au point une nouvelle arme, terrifiante, que l'on appelle la bombe atomique. [...]
La bombe atomique est tellement dissuasive que le Mur devient obsolète, dépassé. J'ai donc décidé de l'alléger au maximum dans l'année à venir. Dès à présent, le service militaire est ramené à un an au lieu de cinq actuellement. Nous allons réduire de façon drastique nos dépenses militaires pour nous recentrer sur l'économie. Je souhaite de tout cœur que l'Allemagne fasse de même. Afin de leur prouver notre bonne foi, les portes du Mur seront désormais ouvertes côté français. Vive la France !
Constance bondit de sa chaise en hurlant de bonheur. Elle se précipita vers le gardien le plus proche et l'embrassa sur les joues tellement elle était heureuse. Ses idées allaient être mise en œuvres !
-Une voiture vous attend pour emmener à l'Elysée, lui dit l'un des gardes. Le président consulaire souhaite vous rencontrer.
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LPBeaumontLPBeaumont   06 novembre 2014
" La guerre de 1914/18, l'attentat de Sarajevo échoue. La guerre est évitée. La suspicion règne à travers l'Europe. Les armées figent leurs positions, construisent deux lignes de défense.... En 2014, la France et l'Allemagne vivent repliées sur elles-mêmes et les tensions diplomatiques toujours vives, obligent les deux camps à poursuivre une course à l'armement appauvrissant l'Europe. Constance, alsacienne, est chargée d'une mission d'espionnage de la plus haute importance..." Résumé d'Alexandre, Sde TMA.
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OtmaOtma   06 mars 2017
-J'ai suivi vos pérégrinations au travers des notes que m'envoyait régulièrement Georges Chamblain. Vos actions et vos idées ont été fantastiques, ne vous sous-estimez pas. Sachez qu'il m'a fallu batailler ferme avec les militaires qui ont hurlé au fou lorsque je leur ai expliqué le double bluff que je souhaitais mettre en place face aux Allemands. Et ils n'ont pas été les seuls. Les industriels ont assiégé mon bureau pour me faire renoncer à cette folie. Mais j'ai tenu ferme et je ne le regrette pas. On m'a rapporté des faits qui vont dans le bon sens. Dès l'ouverture des portes du Mur, de jeunes recrues effectuant leur service militaire sont sorties dans le no man's land où elles ont déposé leurs armes et se sont rapprochées du Mur allemand. A deux endroits, les Allemands ont été à leur rencontre, eux aussi. Il y a eu fraternisation ! La MSC, principale entreprise dans le domaine militaire, milite pour que le Mur soit détruit, à travers une immense campagne publicitaire où elle distribue des milliers de tee-shirts avec le sigle de la paix qui finalement n'est pas si éloigné de celui du nucléaire. Un revirement salutaire, mais stratégique, ne l'oublions pas.
-Magnifique ! s'exclama Charles Keller.
-Pourquoi n'avez-vous pas fait cela plus tôt ? demanda Constance, consciente de son impertinence. [...]
-En réalité, tout émane de mon fils qui a six ans. Un soir, il est venu me voir et m'a dit :
-Papa, pourquoi les gens sont-ils si malheureux ?
J'étais sur le point de lui demander comment il le savait lorsque ma gorge s'est nouée. Je n'ai pas pu lui répondre. M'émotion était plus forte. Cela m'a fait réfléchir sur la situation de notre pays. Ces murs me sont soudain apparus totalement absurdes. Alors quand cette histoire de bombe est arrivée ainsi que vos propositions si novatrices, j'ai sauter sur l'occasion.
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Videos de Alain Grousset (6) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Alain Grousset
Conférence Villes réelles... villes imaginaires ! enregistrée aux Imaginales 2018. Avec Erik L'homme, Alain Grousset et Sabrina Calvo.
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