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EAN : 9782749113432
384 pages
Éditeur : Le Cherche midi (10/01/2013)
3.19/5   13 notes
Résumé :
« Un miracle de fiction intelligente, un des thrillers essentiels de ces dernières années. »The Washington Post

Après Le Livre de l'air et des ombres, le nouveau chef-d'oeuvre de Michael Gruber. Un puzzle passionnant, plein de chausse-trappes et de trompe-l'oeil, qui ensorcelle littéralement le lecteur.

Fils d'un peintre réputé, Chaz Wilmot a un don pour reproduire les tableaux de maîtres anciens. Lorsqu'il accepte de restaurer une fres... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
cicou45
  24 mars 2013
Un roman qui nous plonge dans l'histoire...celle de l'art du XVIIe siècle au temps de Vélasquez. Et pourtant, un roman qui se déroule pourtant bien de nos jours, en ce début de XXIe siècle...ces deux époques étant vécues à travers les yeux de le même personne : Charles Wilmot, dit Chaz, un peintre de talent mais pas reconnu à sa juste valeur. Comment est-ce possible me direz-vous ? Songes, schizophrénie, folie ? Oui, en effet, ce livre traite de tous ces thèmes à la fois et de bien plus encore...
Parce qu'avant tout, ce livre est aussi un livre sur l'amour, l'amitié et bien trop souvent la trahison. Chaz est en effet un homme qui a été marié deux fois, père de trois enfants mais de son premier mariage et de son premier enfant, il n'a plus aucune nouvelle. Tandis que son ex_femme, Lotte et ses deux enfants avec cette dernière, Milo et Rose sont tout pour lui, d'autant plus que Milo est malade des poumons et qu'il a besoin d'énormément de soins -soins qui coûtent très chers et que Chaz ne peut pas offrir à son fils à moins qu'il accepte de travailler pour Herbs, un allemand milliardaire qui propose de le payer un million de dollars s'il accepte de peindre un faux, la célèbre Vénus de Rokeby de Pablo Vélasquez qui a disparu et n'a jamais été retrouvé...
Pourquoi Herbs a -t-il choisi Chaz Wimot ? Peut-être parce qu'au cours d'une expérience laborantine dans laquelle on lui administrait de la salvinorine, une drogue puissante, ce dernier se prenait pour la grand peintre lui-même, peut-être aussi parce que Chaz a du talent ou peut-être tout simplement parce que ce dernier est un homme qu'on fait passer pour fou et qui finit par le croire...Qui dit fou, dit facilement manipulable, surtout lorsqu'on lui propose assez d'argent pour pouvoir venir en aide à son fils.
Bref, je ne vous en direz pas plus mais sachez que l'on apprend énormément au cours de cette lecture, sur l'histoire du royaume d'Espagne au XVIIe siècle, sur l'histoire de l'art (mes connaissance en ce domaine n'étant pas assez développées, peut-être est-ce pour cela que je ne peux pas attribuer à ce livre la note qu'il mériterait d'avoir car je me suis parfois sentie un peu perdue par rapport à toutes les références des Grands Maîtres de l'époque...ce qui m'a d'ailleurs poussé à faire des recherches sur Internet) mais aussi sur la fragilité de l'être humain lorsqu'il est manipulé par un esprit très intelligent et que celui-ci le prend par les émotions !
Un livre envoûtant, extrêmement bien écrit avec un intrigue très forte ! A découvrir !
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Commenter  J’apprécie          350
Pchabannes
  03 avril 2013
Le roman commence doucement avec un trio d'étudiants et son épicentre Chaz Wilmot. Peintre et fils de peintre, “il était de ces fils qui, trouvant le métier de leur père à leur goût, décident d'égaler ou de surpasser ce qu'il a fait. Il était donc peintre, et c'était un peintre incomparable”.
Et puis brutalement, page 23, lors d'un vernissage où se pressent les amateurs éclairés, la surprise: Devant un Velasquez admirable, une vénus nue alanguie, la main sur…Chaz s'exclame :“c'est un faux”.
La chose est impossible en témoignent les expertises à coup d'isotopes. Tous rendront les armes entendant cette énormité : “Tu penses que je suis fou parce que je t'ai dit que je l'ai peint en 1650, et c'est impossible. Dis-moi qu'est-ce que le temps.”
Michael Gruber visite les recoins de l'âme des créateurs rêvant de richesses sans perdre leur âme ; décrit leurs fractures nécessaires et leurs fragilités, sources intarissables. Chaz les représentera.
Et derrière Chaz, Michael Gruber met en scène le marché de l'Art ou plutôt le Marché de l'art. Ce marché énorme de merdes immondes.
Miguel de Cervantès dans son Don Quichotte offre la meilleure analyse des oeuvres exposées et primées dans les années 80 à New-York : “ Il me fait penser à Orbaneja, un peintre d'Ubeda qui, lorsqu'on lui demandait ce qu'il se proposait de peindre, répondait : « Ce qui me viendra. » Et s'il peignait un coq, il écrivait en dessous : « Ceci est un coq. », pour être sur qu'on ne le confondrait pas avec un renard.”
A lire dans les transports en commun par petits bouts ou dans son fauteuil d'une seule traite, par des amateurs d'arts ou par des curieux de nature, Michael Gruber nous prend par la main ; nos pas nous mènent du XVIIème espagnol et italien au XXIème occidental ; notre regard découvre la naissance d'un Vélasquez ; notre indignation nous étouffe devant la forfaiture d'une industrie criminelle liant marchands, clients, experts et musés.
Vous jouirez solitaire au spectacle de la naissance de la lumière, de la création du mouvement en contrôlant le regard du spectateur, des personnages et des couleurs. Prenez un moment pour cliquer sur ce lien expliquant le chef d'oeuvre ultime de Vélasquez, Les Ménines (1656)
Et refermant ce livre, révolté par des pratiques criminelles et encore illuminé par la lumière, vous ne saurez pas répondre à la question suivante :
Si le faussaire est capable du même tour de force que Diego Rodríguez de Silva y Velázquez (1599 – 1660), est-il si criminel de le copier et de donner au monde de la beauté fusse-t-elle pour un seul regard ?
Lectori salutem, Pikkendorff

Lien : http://quidhodieagisti.kazeo..
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klimt4
  07 novembre 2019
Mickaël Grubber
L'énigme Velázquez
Fils d'un peintre réputé, Chaz Wilmot a un don pour reproduire les tableaux des maîtres anciens. Lorsqu'il accepte de restaurer une fresque de Tiepolo dans un palais vénitien , il est loin de se douter qu'il va , être amener à réaliser un faux. Et pourtant , il se révèle , bien vite un faussaire de tout premier ordre , à la ferveur créatrice inédite.
Ce nouveau talent le conduit peu à peu à découvrir un univers sans pitié, où , dans l'ombre , marchands d'arts , experts , riches collectionneurs et historiens mènent la danse. Obsédé par un nu de Velázquez , il va être entraîné malgré lui dans un affaire aux multiples rebondissements.
MON AVIS :
Mickaël Grubber nous livre une belle fresque dans le monde de l'art et dans notre société actuelle.
Le héros principal Chaz vit à la fois au XVIIème siècle et dans le présent.
Nous sommes baladés aux USA , en Italie et en Espagne. Les grands noms me sont revenus (quelle joie!)
Mais au-delà de l'Art , c'est une oeuvre profonde qui met en lumière : drogue , alcool, asile , schizophrénie , asile...Beaucoup d"émotions !
Un bon coup de coeur pour cette découverte .
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MonCharivariLitteraire
  27 avril 2020
Bon livre que cette énigme Velasquez de Michael Grubber.
Ce livre se lit très facilement. On se laisse prendre ou jeu des apparences, on essaye de distinguer le vrai et le faux, la folie et la réalité.
Chaz Wilmot, peintre talentueux qui peut imiter tous les styles mais ne trouve pas le sien. Sous l'effet d'une drogue il a l'impression d'être Velasquez et peint de cette manière. Va-t-on exploité son talent? Lorsqu'un grand amateur d'art le prend sous son aile, sa vie se transforme, devient il fou? a -t-il pu créer une oeuvre perdue de l'artiste? On ne distingue plus le vrai du faux, le mensonges et les manipulations de la réalité.
L'auteur nous laisse d'ailleurs avec nos interrogations car s'ils nous offre une conclusion logique, celle ci est elle la réelle.
Livre troublant dont les pages se tournent vites.
J'ai aussi apprécié l'ironie acerbe de l'auteur.
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delfina
  21 mai 2013
Je suis assez partagée sur ce thriller de Michael Gruber. En effet, l'histoire de Chaz, peintre au grand talent mais pas célébre de son fait car ne se reconnaissant pas dans l'art actue etqui se retrouve dans la peau de Velasquez et d'un faussaire, pourrait être très intéressante. Mais de trop nombreuses longueurs en font un livre lent qui aurait pu être amputé de cent pages minimum. Certes, on en apprend beaucoup sur la vie de Velasquez et sur le marché de la reproduction illégale de tableaux mais est-ce bien suffisant… Les cinquantes dernières pages sont les plus intéressantes car le lecteur se demande si Chaz est fou, schyzophréne (peintre faisant des allers-retours dans le passé ou peintre célébre qui s'est construit un monde miséreux pour mieux supporter sa vie…) ou s'il est tombé dans un traquenard des plus subtils fomenté par Herbs, personnage intrigant qui lui propose une somme importante pour peindre un tableau perdu du grand maître espagnol… C'est à ce moment-là que l'on rentre vraiment dans le thriller psychologique et que l'histoire devient plus prenante. Malheureusement, l'intensité de la fin ne rattrappe pas la lenteur de la majeure partie du livre où l'on assiste à des va-et-vient incessants qui deviennent fatiguants.
Un détail m'a énormément fait sourire quand l'auteur précise, dans ses notes à la fin du livre, que Velasquez a réellement existé!!! Non, c'est vrai… et Léonard de Vinci?
En résumé, ne pas lire L'énigme Velasquez de Michael Gruber ne sera pas un manque dans l'univers du thriller…

Lien : http://mapetitebibliotheque...
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Citations et extraits (25) Voir plus Ajouter une citation
cicou45cicou45   20 mars 2013
"Un projet artistique très prenant a parfois cet effet, il étouffe la voix de l'ego (dans mon cas, celle de la folie) et te laisse flotter dans le royaume de la forme où rien d'autre ne compte que la prochaine touche de pinceau."
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cicou45cicou45   19 mars 2013
"Tu crois qu'il y a un marché pour le copies de tableaux de maîtres inachevés ?
_Il y a un marché pour tout, il suffit de le créer."
Commenter  J’apprécie          180
cicou45cicou45   22 mars 2013
Vous vous souvenez de ce qu'a dit Duchamp à propos de l'art : "La seule chose qui vaille dans l'art, c'est l'inexplicable."
Commenter  J’apprécie          191
cicou45cicou45   23 mars 2013
"Il n'y a pas d'amour plus profond, vous savez, que de renoncer à l'être aimé pour qu'il puisse réaliser son destin."
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cicou45cicou45   21 mars 2013
"[...] tu dois persévérer, garder ton esprit ouvert, l'art te nourrira si tu le laisses t'atteindre."
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