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Valérie Malfoy (Traducteur)
EAN : 9782226177179
402 pages
Éditeur : Albin Michel (09/05/2007)

Note moyenne : 4.09/5 (sur 739 notes)
Résumé :
Ce roman pas comme les autres a une histoire exceptionnelle : en quelques mois, il a fait d’une inconnue un véritable phénomène d’édition, le coup de coeur de l’Amérique.
Durant la Grande Dépression, dans les années 30, les trains des petits cirques ambulants sillonnent l'Amérique. Jacob Jankowski, orphelin sans le sou, saute à bord de celui des frères Benzini et de
leur « plus grand spectacle du monde ». Embauché comme soigneur, il va découvrir l’en... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (192) Voir plus Ajouter une critique
Gwen21
  18 septembre 2016
Le point fort de ce roman est d'explorer un thème plutôt absent de la littérature : le cirque américain d'avant-guerre. Un thème qui pour être original n'en est pas moins fascinant et que l'auteur, bien documentée, parvient à faire revivre jusque dans ses détails et ses anecdotes tantôt burlesques tantôt ahurissantes.
L'itinérance est l'essence même du cirque mais à travers un pays aussi vaste que les Etats-Unis d'Amérique, son itinérance prend des proportions encore plus sensationnelles et son transport par chemin de fer donne une nouvelle envergure à la dimension extraordinaire de cet univers fragile, éphémère, où tout se joue dans l'urgence, dans l'instantanéité d'un moment de rêve vite passé et qui laisse dans les yeux des spectateurs des myriades d'étoiles.
Jacob, étudiant en médecine vétérinaire, perd ses parents dans un accident de la route, pendant la Grande Dépression. Commotionné par ce drame familial, il rate ses examens et s'enfuit du campus. Son errance le mène rapidement à la rencontre d'un grand cirque en tournée. August, le responsable de la ménagerie, l'embauche comme vétérinaire et l'introduit dans le cercle fermé des artistes au centre duquel brille sa propre épouse, la belle écuyère Marlène. August, d'un naturel violent et sans doute schizophrène, commence alors à jouer au chat et à la souris avec son nouveau protégé…
Pour moi, le point faible du roman réside dans le style de l'auteur, la bonne volonté ne suffisant pas à remplacer le talent. La narration est assez irrégulière, avec des phases très travaillées et d'autres – notamment celles comportant de nombreux dialogues – assez pauvres. Au global, une lecture agréable même si je trouve dommage que Sara Gruen est absolument tenue à développer une romance sur un thème suffisamment riche en lui-même pour tenir un lecteur en haleine.

Pioche août 2016 (très en retard)
Challenge ABC 2016 - 2017
Challenge Petit Bac 2016 - 2017
Challenge A TOUT PRIX 2016 - 2017
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AudreyT
  26 janvier 2017
Jacob, 90 ou 93 ans il ne se souvient pas, est un vieil homme qui a du mal à se faire à la vie en maison de retraite. Il ronchonne, il s'énerve, il se met à dos certains pensionnaires... mais il rêve aussi et il se souvient de ses tendres années passées au côté de Marlène, son grand amour. Ils se sont rencontrés au cirque des frères Benzini et rien n'était gagné d'avance. Jacob était soigneur, Marlène écuyère. Ils étaient fait pour se rencontrer mais le groupe de responsables du cirque ne l'entendent pas de cette oreille. La vie ne sera pas tendre pour ce couple d'amoureux transis mais les difficultés en vaudront la peine...
J'ai passé un bon moment, entourée par Jacob, Marlène et toute la ménagerie. J'ai aimé l'ambiance, la vie d'artistes et les paillettes du spectacle. Mais qu'il est dur de rester serein devant tant de violence, de haine et de non-respect d'autrui. Comment garder son calme face à la barbarie de certains hommes... Mais le trio que forment Jacob, Marlène et Rosie l'éléphante nous donne l'espoir que l'amour, ce luxe, un jour, nous permettra de dépasser tout ça...
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caro64
  22 novembre 2009
J'ai lu pratiquement d'une traite les 460 pages de de l'eau pour les éléphants, pris au hasard. Magnifique découverte, la magie du cirque a opéré, entre autres !!!
Jacob a 90 ans, ou peut-être 93. Ce n‘est pas qu'il ne sait plus , c'est plutôt qu'il a décidé de ne plus se tenir au courant. En maison de retraite, "quelle importance, puisque tous les jours, c'est purée de pois, tapioca et couches ?" Jusqu'au jour où un cirque s'installe sur le parking. Et là, les souvenirs resurgissent… Soixante-dix ans plus tôt, sa carrière prometteuse de vétérinaire se réduit à néant quand ses parents meurent dans un accident de voiture, juste dix jours avant la fin de ses études . Complètement bouleversé, il est incapable de continuer sa vie « normalement » et s'échappe de la salle pendant ses examens. Lors de sa fuite au hasard, il longe la voie ferrée et voilà que passe un train, le train de sa destinée. Jacob découvre alors la vie de saltimbanque où personne n'a droit à l'erreur ni à la faiblesse, mais aussi remplie d'aventures et de petits bonheurs. Il tombera amoureux de Marlene, une belle écuyère mal mariée à Auguste, directeur du cirque et dresseur aussi charismatique que sadique. Et va rencontrer Rosie, une éléphante réputée indressable jusqu'à ce que Jacob découvre la façon de communiquer avec elle.
Alternant les souvenirs de Jacob et sa vie de triste habitant de maison de retraite, Sara Gruen nous balade dans la vie fabuleuse et impitoyable d'un cirque des années 1930. le vieux bonhomme bougon qui commence à perdre la boule est touchant par sa sincérité et sa tristesse face à l'abandon de sa famille, et on se surprend à espérer que quelqu'un arrive enfin pour l'amener une dernière fois au cirque.
Minutieusement documenté, agrémenté de photos d'époque, ce roman nous livre un riche témoignage sur la vie dans ces entreprises dédiées au spectacle.
Pendant toute ma lecture, je n'ai pu m'empêcher de me rappeler le film de Cecil B. DeMille, Sous le plus grand chapiteau du monde (1952), avec des histoires un peu similaires même si certaines anecdotes sont plus tristes et sordides.

Poignant, drôle, très bien construit, de l'eau pour les éléphants est un roman captivant, plein de surprises et la fin est superbe, il ne faut surtout pas la dévoiler. Un livre à la séduction magique.
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Anais90
  12 février 2021
J ai découvert ce livre avec un plaisir non dissimulé.
On suit le récit de Jacob, un homme de 90 ou 93 ans, qui vit dans un home. Un jour, on lui annonce qu un cirque va poser ses chapiteaux tout près et qu il pourra s'y rendre avec sa famille.
Songeur, il passe en revue ses propres débuts dans un cirque, celui des frères Benzini, qu il a intégré par hasard, après avoir décidé d arrêter ses études de vétérinaire suite au choc insurmontable de la perte de ses parents dans un accident de voiture.
Il prend le train rempli des habitants du cirque, où il sera engagé comme soigneur et pris sous l aide d Angust, qui gère les chevaux. Sa femme, Marlene attirera l attention de Jacob de par sa beauté et son élégance durant les numéro équestres.
On voyage de ville en ville, on déteste Angust qui est instable, infernal, et détestable avec l elephante de la troupe, Rosie. On rencontre le clown qui partage la chambre de Jacob, ainsi que Queenie, sa fidèle chienne. On découvre la femme qui pèse 400 kilos, les fauves, les gens qui sont bazardés en plein voyage en train, parce qu ils dérangent. On rencontre le patron du cirque, un certain Oncle Al, despote et en quête permanente de succès, qu importe les moyens.
Un univers hyper complet et riche. Des personnages bien construits. Une histoire de d amour qui débute tard mais prend la peine de se bâtir. Une fin qui donne le sourire...
J ai passé un agréable moment !
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MllePeregrine
  15 juin 2015
Jacob Jankowsky a 90 ans, ou 93 - à cet âge-là, on a arrêté de compter- et vit en maison de retraite. L'arrivée d'un jeunot de 75 et quelques années, prétentieux et menteur, affirmant avoir travaillé dans un cirque et racontant bêtise sur bêtise pour séduire ces belles vieilles dames, plonge notre narrateur dans ses souvenirs de jeunesse.
Lui, en effet, a réellement vécu dans un cirque, même si rien ne le prédestinait à cela.
" de l'eau pour les éléphants" est une plongée dans les cirques des années 30. Là, nulle caravane mais des trains, qui sillonnent les Etats-Unis.
On côtoie, durant toute la lecture, des personnages hauts en couleur: Walter le nain, Camel, mais aussi Marlène l'écuyère, Auguste son infâme mari, Oncle Al, le patron, et bien d'autres encore.
Je ne m'étais jamais interrogée sur la vie de ces gens à cette époque et je dois dire que le travail de recherches fourni par l'auteur est sensationnel! Elle nous offre un roman à couper le souffle, d'un réalisme formidable.
La misère omniprésente, les règlements de compte et la manière dont on se débarrasse d'eux en les jetant du train - de préférence en marche et si possible au dessus d'un pont- m'a laissée pantoise.
En fait, je réalise que j'ai beaucoup de mal à écrire une critique sur ce roman qui m'a subjuguée. Il fait chaud, dans ce livre, les températures avoisinent les 40 degrés, et cette chaleur se fait sentir sur le lecteur qui navigue en eaux troubles dans cet univers si féroce et si poétique à certains égards.
Je souhaite maintenant voir le film, en espérant ne pas être déçue, car la barre est haute avec le livre de Sara Gruen.
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Citations et extraits (62) Voir plus Ajouter une citation
VALENTYNEVALENTYNE   04 octobre 2012
Ces chevaux, avec qui je voyage de ville en ville, et qui d’ordinaire ressemblent à des bêtes quelconques, sont métamorphosés. Ils s’ébrouent, piaffent, l’encolure cambrée et la queue haute. Ils forment deux groupes – un blanc, un noir. Marlène leur fait face, une chambrière dans chaque main. Elle en brandit une, qu’elle agite au dessus de sa tête. Puis elle recule, pour les conduire hors de la ménagerie. Ces chevaux sont totalement libres. Ils n’ont ni harnachement, ni rênes, ni sangles – rien. Et pourtant ils la suivent d’une démarche altière tels de vrais chevaux de concours.
…………..
Marlène avance en se déhanchant jusqu’au milieu de la piste, et ils suivent, nuages blancs et noirs qui caracolent.
Une fois au centre de la piste, elle fait claquer légèrement un fouet. Les chevaux se mettent à faire le tour de la piste au trot, cinq blancs suivis de cinq noirs. Au bout de deux tours complets, elle fait claquer légèrement ce fouet et chaque noir accélère pour venir trotter à la hauteur d’un blanc. Nouveau coup de fouet, et ils s’intercalent de façon à former une ligne pointillée.
Elle bouge le moins possible ; ses paillettes roses brillent sous les lumières vives. Elle décrit un petit cercle au milieu de la piste, agite ses chambrières – ce qui correspond à une suite de signaux.
Les chevaux continuent à tourner ; les blancs doublent les noirs, et réciproquement, pour présenter toujours une alternance de blanc et de noir.
Puis elle crie et ils s’arrêtent. Elle ajoute quelque chose, et ils posent leurs antérieurs sur la banquette constituant le pourtour de la piste. Ils marchent latéralement, la quee ver Marlène, et les sabots sur la bordure, font ainsi un tour complet, puis s’arrêtent à sa demande, redescendent et virevoltent pour lui faire face. C’est alors qu’elle fait avancer Midnight.
C’est un splendide arabe, tout noir, avec une étoile parfaite au front. Elle lui parle, tenant les deux fouets d’une seule main et lui offrant sa paume. Il y presse son museau, encolure cambrée et naseaux dilatés.
Marlène fait un pas en arrière et brandit un fouet. Les autres chevaux regardent, dansant sur place. Elle soulève l’autre fouet et agite sa pointe d’avant en arrière. Midnight se dresse sur ces postérieurs. Elle crie quelque chose et recule franchement. Le cheval suit cabré, et labourant l’air. Il fait ainsi tout le tour, puis, sur un signe d’elle, redescend. Un autre signal mystérieux du fouet, et il s’incline, un genou à terre. Marlène effectue alors une révérence et la foule se déchaîne. Midnight étant toujours incliné, elle soulève ses deux fouets et les agite. Les autres chevaux exécutent des pirouettes, c'est-à-dire qu’ils font des tours sur place sur un seul pied.
D’autres vivats, l’adulation est à son comble. Marlène tend les deux bras en l’air, se tourne pour donner à chaque section du public la possibilité de l’idolâtrer. Puis elle se tourne vers Midnight et se juge délicatement sur son dos. Il se relève, cambre l’encolure et l’emporte vers la sortie. Les autres chevaux suivent, les noirs avec les noirs, les blancs avec les blancs, serrés les uns contre les autres pour rester auprès de leur maîtresse.
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MorgouilleMorgouille   18 juin 2011
— Dis-moi, crois-tu vraiment que ce soit le plus grand spectacle du monde ?
Je ne réponds pas.
— Eh bien ? dit-il en me donnant un coup d’épaule.
— Je ne sais pas.
— Tu parles ! On en est loin ! On marche au tiers des capacités de Barnum. Tu sais déjà que Marlène n’est pas une princesse roumaine. Quant à Lucinda… ? Elle est loin de faire quatre cent quarante kilos, plutôt deux cents, tout au plus. Et crois-tu vraiment que Frank Otto ait été tatoué par les cannibales de Bornéo ? Tu parles ! Il plantait des piquets avec les gars de l’Escadron Volant… Ses tatouages sont le fruit de neuf années de travail ; et tu veux savoir ce qu’a fait Oncle Al, quand l’hippopotame est mort ? Il l’a mis dans du formol pour pouvoir continuer à l’exhiber. Pendant deux semaines, on a voyagé avec un hippopotame en bocal… ! Tout n’est qu’illusion, Jacob, et c’est très bien ainsi. C’est ce qu’on nous demande, ce qu’on attend de nous.
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MorgouilleMorgouille   18 juin 2011
J’ai quatre-vingt-dix ans. Ou quatre-vingt-treize. C’est ou l’un ou l’autre.
Quand on a cinq ans, on sait son âge – au moins près. Même à vingt ans, on sait son âge. J’ai vingt-trois ans, dit-on, ou vingt-sept. Puis, à la trentaine, un étrange phénomène se produit. Ce n’est qu’une simple hésitation, au début. Quel âge as-tu ? Oh, j’ai… – dit-on avec assurance, et là on cale. On allait dire : trente-trois, mais on n’a pas trente-trois ans. On en a trente-cinq. Et là, c’est embêtant, car on se demande si c’est le commencement de la fin. C’est le cas, bien sûr, mais il se passera des dizaines d’années avant qu’on ne l’admette.
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grazougrazou   07 mai 2011
"C'est cruel l'âge. Au moment où vous commencez à vous débrouiller dans la vie, il vous prive de vos jambes, vous rend bossu. Il vous inflige des douleurs, vous brouille les idées et répand sournoisement le cancer à l'intérieur de votre épouse."
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MorgouilleMorgouille   18 juin 2011
— Qui s’assoit là-bas… les artistes ?
Camel me lance un regard noir.
— Bon sang, môme ! Ferme-la tant que tu sais pas comment qu’on appelle les gens… !
Il s’assoit et, aussitôt, fourre un morceau de pain dans sa bouche. Ayant mastiqué pendant une bonne minute, il me regarde.
— Oh, voyons, te vexe pas ! C’est pour ton bien. T’as vu Ezra, et, lui, c’est une bonne pâte. Allez-ramène-toi…
Je le considère encore un moment, puis m’approche du banc. Ayant déposé mon assiette, j’examine mes mains dégoûtantes, les essuie sur mon pantalon, et, ne les trouvant pas plus propres, attaque néanmoins mon repas.
— Alors, comment les appelle-t-on… ?
— Des saltimbanques, dit-il, la bouche pleine. Et ton rayon, c’est les chevaux de trait. Jusqu’à nouvel ordre.
— Et où sont-ils, ces saltimbanques… ?
— Ils vont arriver d’un instant à l’autre. Il y a encore deux sections du train qui sont attendues. Ils se couchent tard, se réveillent tard, et arrivent juste à temps pour le p’tit déj’. Et, au fait, va pas les traiter de « saltimbanques » en face… !
— Comment veulent-ils qu’on les appelle ?
— Des artistes.
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Videos de Sara Gruen (2) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Sara Gruen
Bande Annonce en Français du film De l'eau pour les éléphants.
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