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EAN : 9782952044295
103 pages
Éditeur : Editions Laurence Teper (09/09/2005)
Résumé :
Comment raconter aujourd'hui ? Comment fonder une éthique artistique au droit et au devoir d'écrire sur le passé et sur la guerre ? Comment transmettre en travestissant le moins possible ? Telles sont les questions qui guident la réflexion de Norbert Gstrein. A qui appartient une histoire ? fut écrit en réponse aux réactions souvent violentes déclenchées par la publication du roman, Le métier de tuer. Avec brio, véhémence, passion et sans craindre la polémique, Norb... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
5Arabella
  03 février 2020
La publication du roman de Norbert Gstrein, le métier de tuer, a provoqué une polémique virulente dans les pays de langue allemande. Ce roman s'inspire de la mort tragique de Daniel Grüner, un journaliste tué avec son photographe et son traducteur le jour de la paix officielle en ex-Yougoslavie, que l'auteur connaissait. le roman de Norbert Gstrein évoque nominativement Daniel Grûner en dédicace, et certains de ses proches, parfois aussi auteurs de livres, s'en sont pris à Norbert Gstrein, accusé de salir la mémoire du mort. A qui appartient une histoire, est une sorte de réponse à ces accusations, et aussi un essai pour expliquer la façon dont Norbert Gstrein envisage l'art de la fiction, le rapport au réel du romancier.
Visiblement l'auteur a des comptes à régler avec son pays, et en particulier avec ses milieux littéraires. Il a d'ailleurs quitté l'Autriche pour vivre en Allemagne. Son analyse des mentalités autrichiennes, mesquines, bien pensantes, et normatives rétrogrades est sans appel. Il y a très certainement des choses qui échappent à ceux qui ne connaissent pas parfaitement tout cela, il y a visiblement une forme d'agacement devant des attaques et au-delà une façon de voir le monde, une bien-pensance de rigueur. Il suggère que ce que l'on considère et qu'on essaie d'imposer comme « bien » peut être une convention liée à une époque, une façon aussi d'asseoir une forme de domination, en imposant une obligation de se conformer à une façon de voir. Il veut préserver sa liberté, qui paradoxalement en apparence s'associe à une exigence morale, mais pas une morale étroite liée aux normes sociales en vigueur dans un groupe à un moment donné, qui est finalement avant tout une forme de conformisme.
Il questionne aussi la vérité dans les oeuvres littéraires, la certitude de savoir, de vouloir avoir le monopole. A cela, il préfère, l'incertain, le doute, le questionnement, la recherche permanente. Avec tout l'inconfort que cette position entraîne chez l'auteur et chez son lecteur, qui autorise en échange la possibilité de la surprise, d'une forme d'émerveillement parfois inespérée.
C'est parfois brouillon, pas dépourvu de réactions visiblement épidermiques, mais dans le fond très estimable et plutôt intéressant, même si les romans de l'auteur sont incontestablement plus indispensables.
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Citations et extraits (1) Ajouter une citation
5Arabella5Arabella   01 février 2020
Si je me vois conduit à exposer ici le rapport existant entre les fait et la fiction dans le mon roman Le métier de tuer, c'est à cause des tentatives faites à force de révélations parfois hasardeuses des "clés" de ses personnages, pour transformer cet ouvrage en un objet de scandale.
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