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Yeong-hee Lim (Traducteur)Françoise Nagel (Traducteur)
ISBN : 2809702268
Éditeur : Editions Philippe Picquier (06/01/2011)

Note moyenne : 3.85/5 (sur 47 notes)
Résumé :
Comme dans toute bonne patisserie, il y en a pour tous les goûts dans ce livre : du mystère, des choses graves, de l'humour (noir), de la tendresse (cachée).
Le héros est un jeune garçon, sa mère s'est suicidée quand il était enfant et sa belle-mère le harcèle moralement. Un jour, il s'enfuit de chez lui et trouve refuge dans une patisserie, lui qui n'était pourtant pas fan de gâteaux !
Là, il fera la connaissance d'une fille pas comme les autres, Oise... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (19) Voir plus Ajouter une critique
kuroineko
  09 décembre 2018
Les petits pains de la pleine lune? Je n'en ai fait qu'une bouchée. Je sais, jeu de mots trop facile. Pourtant, depuis le temps que je souhaitais lire ce roman! Après, d'avoir tant attendu pour le trouver (puisque plus édité chez Picquier), j'aurais pu être déçue au final. Or il n'en est rien. La seule envie que j'ai, c'est de le relire à nouveau tant j'ai aimé baigner dans cette pâtisserie magique.
Dès le premier paragraphe se dégagent des effluves ennivrantes qui ne chatouillent pas que le nez du narrateur, un lycéen de seize ans dont la particularité est de bégayer depuis quatre années. Enfin, c'est l'une des choses marquantes dans sa jeune existence.
Sous le sucré des gâteaux et friandises, l'amertume de la vie peut se révéler intense. Suite à une crise familiale, le narrateur trouve refuge chez Wizard Bakery, une pâtisserie près de chez lui où il achète quotidiennement ou presque ces fameux petits pains. le maître de lieu se montre bourru et bizarre, pourtant il lui donne asile sans poser de questions. Soulagé, le lycéen n'est pas au bout de ses surprises dans ce lieu hors du commun, entre le pâtissier et sa vendeuse.
Sous le vernis du conte il y a la question du choix comme le précise l'auteure dans son mot de conclusion. Tous, nous sommes amenés à effectuer des choix. Certains anodins, d'autres plus importants, parfois graves. C'est ainsi. C'est la vie.
Et qui dit choix, dit éventualité de faire le mauvais. Ça aussi, on l'a tous expérimenté, avec plus ou moins d'incidence, un jour ou l'autre. Si morale il y a dans ce roman, ce n'est pas de se fustiger de s'être trompé; c'est d'assumer ses choix.
Vraiment un roman qui m'a complètement enthousiasmée. Les personnages principaux sont formidables à découvrir petit à petit. Sous les ronchonnements et ses attitudes mystérieuses, on apprend beaucoup de choses.
Mardi prochain, je fonce à la librairie commander le fils de l'eau, l'autre roman traduit de Gu Byeong-mo. Son écriture, comme le chocolat ou les bons gâteaux, a un je ne sais quoi d'addictif dès la première bouchée.
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Croquignolle
  22 octobre 2016
Qu'il fait bon vivre dans cette boulangerie aux mille mystères, aux pains succulents, aux pâtisseries irrésistibles, à la vendeuse féérique et au boulanger intrigant !
Après une énième crise familiale, un jeune garçon coréen fugue et trouve refuge dans cette boulangerie au nom délicieux "Wizard Bakery". Il n'imagine pas qu'entre les murs et les parois d'un four, un monde magique va lui ouvrir les bras. Il va surtout découvrir qu'auprès d'être bienveillants, il peut relire son histoire, comprendre son passé, prendre des décisions pour son futur. Il sait qu'un jour, il devra rejoindre le monde réel avec ses mensonges et ses persécutions.
Ce livre est ma première découverte de la littérature coréenne. Je m'attendais à une lecture sans prétention, sans émotions. Il n'a fallu que quelques pages pour que je plonge en pleine fantaisie, bercée par le monde mystérieux des pâtisseries alléchantes. Pourtant l'intrigue est tragique. Les événements de la vie de ce garçon ne m'ont pas laissée indifférente. Mais l'écriture de Byeong-mo Gu a su éclairer les misères de son quotidien violent d'une lumière particulière et innovante. Impossible de résister à l'envie de prendre le même chemin de l'introspection et de la relecture de vie.
Ce roman est un beau voyage au pays des possibles, des choix exigeants. C'est l'invitation à suivre un chemin de maturité.
Ces lignes et ces petits pains sont à consommer sans modération et avec délectation !
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orbe
  19 octobre 2015
Un jeune homme marqué par le suicide de sa mère puis par le harcèlement qu'il subit de sa belle-mère se réfugie dans une pâtisserie pas comme les autres.
Il y découvre un sorcier commerçant et une femme-oiseau qui vendent en ligne des biscuits qui ont chacun un pouvoir différent. Mais à chaque produit est associé une mise en garde.

Tout a un prix et il n'est pas possible de vouloir du mal à son prochain sans en payer un jour les conséquences.
Le garçon finit par décoder les particularités de ce monde si spécial et à souhaiter s'y intégrer. Mais le destin a ses propres règles...
Un livre qu'il est assez vain de vouloir résumer et même expliquer en raison de la densité du texte et de l'univers qu'il représente. Après avoir tenté, en quelques touches, d'évoquer le fil du récit je vais quand même essayer maintenant de partager mon ressenti.
J'ai beaucoup aimé lire cette histoire qui me semble en définitive contenir plusieurs dimensions et apporter plus de questions que de réponses. Nous plongeons à la fois dans le fantastique, la poésie mais aussi et surtout la philosophie.
Le cadre de la pâtisserie est alléchant avec l'insertion de recettes et une véritable place donnée à la cuisine qui est une sorte de personnage moral de l'histoire. Elle constitue une tentation permanente pour le héros.
Mais c'est la question quasi obsédante de la responsabilité qui m'a le plus touchée. Nous avons, c'est sûr une réelle capacité à nuire à notre prochain. Pourquoi le faisons nous ? Peut-on espérer un équilibre entre nos actes et notre qualité de vie ? Un mot de l'auteure éclaire la fin du texte.
Un roman venu de Corée qui mérite d'être lu plusieurs fois !

Lien : http://www.nouveautes-jeunes..
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Neeneeson
  27 mars 2017
J'ai lu ce roman lors d'une lecture commune organisée avec mon groupe de lecture, dont Mélanie fait partie. Ça a été une grosse découverte pour ma part car je ne connaissais absolument pas la littérature asiatique et c'est bien sympa de découvrir de nouveaux horizons.
Pour l'histoire, on retrouve un petit garçon coréen qui habite avec sa belle-mère et son père. Mais malheureusement il n'a pas eu une vie très marrante jusqu'ici, entre la mort de sa mère et sa belle-mère qui lui rend la vie difficile. Suite à un évènement il va devoir quitter son domicile et va trouver refuge dans une boulangerie bien étrange (et le mot est bien faible).
Ce roman est bien sympathique à lire mais on est plongé dans une ambiance bien glauque et il faut aimer car c'est vraiment assez spécial. On arrive à mêler tous cela avec de la magie, enfin plutôt de la magie noire vu les effets de ces sorts. En effet, donner le pouvoir au gens de pouvoir torturer, forcer d'autres personnes à faire certaines choses sous l'effet de la magie c'est vraiment moralisateur finalement. En effet, l'auteur veut nous faire passer certain message à travers ce roman. C'est assez subtile mais c'est petites morales sont présentes et je trouve cela bien intéressant. Ce roman se veut moralisateur mais sans le montrer vraiment.
L'idée de gâteau magique ça fait assez enfantin, mais finalement l'auteur nous montre que si cela existait vraiment les gens seraient prêts à tout pour en acquérir et régler leurs soucis simplement avec la magie, c'est beaucoup trop facile. Surtout que beaucoup de personne n'arrive pas à assumer les conséquences de leur actes. Et cela nous est montré dans le roman. En effet, on va découvrir l'histoire de quelques personnes ayant acheté un gâteau magique dans un but précis et c'est vraiment très intéressant.
Pour la fin, l'auteur permet au lecteur de « choisir sa fin ». En effet, il en a écrit deux différentes et laisse le lecteur choisir celle qu'il préfère et j'ai trouvé ce concept assez simple car en fonction du lecteur on n'a pas tous les mêmes attentes pour la fin. Au début je n'avais pas compris cela, car je n'avais jamais eu affaire à ce type de fin. Mais une fois qu'on comprend tout devient beaucoup plus clair.
Malgré une ambiance assez glauque, assez tendu, j'ai apprécié ma lecture et je pense que je lirai d'autres romans de la littérature asiatique car j'aime beaucoup l'univers qui est assez spécial. Il faut essayer pour savoir si ça nous plait. Je pense que si vous voulez vous lancer dans une lecture asiatique, ce roman est celui qu'il vous faut pour une première lecture. 
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mayartemis
  21 juin 2015
Un mignon petit livre qui se lit d'une traite et que j'ai lu dans le cadre d'une lecture commune avec le club de Strasbourg. Je n'avais encore jamais lu de livre d'un auteur coréen, j'avais donc hâte d'élargir mes horizons et de découvrir ce livre dont le résumé me parlait.
Si la quatrième de couverture mentionnant "niveau de lecture : collège" n'envisageait rien de bon et que le début ne m'a franchement pas emballé, la fin a su rattraper le tout et au final j'ai plutôt bien aimé ma lecture.
Au début en effet, la petite boulangerie-pâtisserie pour laquelle j'ai eu envie de me lancer dans ce livre n'est pas du tout au centre de l'intrigue, et ne le sera jamais vraiment d'ailleurs. On suit le héros qui a vraiment tous les stéréotypes des problèmes des jeunes : le mal-être, les problèmes de famille, le harcèlement et j'en passe... de quoi me faire soupirer... il bégaie en plus de ça (et ça n'apporte absolument rien au récit...) et on apprend donc son histoire, elle aussi très sombre et assez exagérée. J'ai passé très vite cette première partie et ce n'est qu'après sa fugue qu'on en sait enfin un peu plus sur cette fameuse boulangerie où il se réfugie.
J'ai vraiment adoré cette boulangerie, la description des différents gâteaux et leurs effets, les problèmes qu'ils rencontrent avec les clients, et je me suis beaucoup attaché au patron des lieux qui, contrairement au jeune garçon héros de l'histoire (celui-ci n'a d'ailleurs pas de nom, je l'ai remarqué en écrivant ma chronique mais ce n'est pourtant en rien gênant dans le récit), est lui un personnage intéressant que j'aurais d'ailleurs adoré plus découvrir !
Le héros étant le jeune garçon et non pas la boulangerie comme je le pensais, des flashbacks pour remplir les cases manquantes de son histoire ou étoffer certaines parties déjà mentionnées sont glissés au milieu du récit. Je ne les ai malheureusement pas trouvés intéressants, c'était plus du remplissage qu'autre chose et ça n'apportait rien au récit. Et tout le problème de ce livre vient de la selon moi : ce qui m'intéressait c'était la pâtisserie ! L'introduire via le jeune garçon, pourquoi pas, mais son histoire prenait beaucoup trop de place. J'aurais vraiment préféré suivre le patron de la boulangerie, même si de son côté certaines choses m'ont aussi gênées, notamment l'histoire un peu bateau des mondes matériel et immatériel où les sorciers sont censé équilibrer les univers, mais lui avec ses gâteaux je n'ai pas vraiment l'impression que c'est ce qu'il fait alors ça ne colle pas !
Tout dans ce livre reste en surface, et c'est bien dommage. Si je lui ai mis un 3 sur 5 malgré tous ces défauts c'est grâce à la fin que j'ai juste adoré. En effet, on peut tout simplement choisir celle que l'on veut, car l'auteure nous donne deux possibilités. Et en plus de cela, les deux sont vraiment chouettes ! Je vous laisse donc les découvrir et me dire laquelle vous avez préféré !
Lien : http://img.livraddict.com/co..
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Citations et extraits (22) Voir plus Ajouter une citation
kuroinekokuroineko   08 décembre 2018
Une odeur de caramel chaud m'a chatouillé les narines et titillé l'imagination. Je me suis aussitôt représenté une pâte à gâteau bien élastique, fraîchement malaxée, du beurre fondu grésillant dans une poêle, de la crème fouettée ondulant sur la mousse d'un café viennois.
Chaque fois que je passais devant cette pâtisserie, je voyais littéralement la pâte lever et sentais sur ma langue le goût de la confiture de figue ou d'abricot qui allait servir de fond de tarte.
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kuroinekokuroineko   08 décembre 2018
Il faut toujours se méfier des émotions violentes, quelles qu'elles soient. L'énergie qui les sous-tend est en général liée au désir. L'amour démesuré fait naître la violence, comme c'est souvent le cas dans les conflits religieux depuis la nuit des temps.
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kuroinekokuroineko   09 décembre 2018
Chacun donne à sa propre douleur une valeur absolue.
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kuroinekokuroineko   09 décembre 2018
Les blessures sont parfois l'occasion d'aller puiser en soi des ressources exceptionnelles.
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kuroinekokuroineko   08 décembre 2018
Pris individuellement, ces incidents restaient insignifiants, excepté que, comme les atomes, ils s'accumulaient.
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