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Christine Corniot (Traducteur)
EAN : 9782877303712
355 pages
Editions Philippe Picquier (03/02/1999)
4/5   18 notes
Résumé :
Wang Dong, Kouo Dalou, Lin Taiping et l'Hirondelle sont les Quatre Brigands du Huabei, ou plutôt quatre larrons de fortune vivant au jour le jour de joyeuses et mémorables aventures, soudés par une grande et extraordinaire amitié. Amateurs d'imprévus comme de vin de Shaoxing, experts en arts martiaux, joueurs, hâbleurs et matamores, leurs exploits se passent autant sur les routes que dans les gargotes contre de mystérieux adversaires - spectres de leur passé - qui o... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
cyan
  18 novembre 2019
(...) Ce livre tient à la fois du conte populaire, du roman d'aventures et du picaresque à la chinoise. Les quatre héros ne sont pas des brigands comme le laisse entendre le titre, ce sont plutôt des glandeurs qui se laissent vivre au jour le jour. Trop paresseux pour courir l'aventure, mais ce sont les aventures qui viennent à eux.
Le point fort de l'histoire, c'est l'amitié touchante qui les lie et la façon dont les évènements démontre cette amitié. On apprend à connaître les personnages, leurs passés et leurs secrets au fil des rencontres et des (més)aventures qu'ils affrontent. Ce n'est pas très difficile de comprendre certaines choses, l'auteur donne suffisamment d'indices pour que le/la lecteur-trice comprenne dans quelle direction on se dirige. Ce n'est pourtant jamais ennuyeux. D'autres parts du récit sont plus palpitantes, mais la lecture est toujours agréable.
Le style est simple et se rapproche le plus souvent du langage parlé. Les pages se tournent facilement et les aventures se suivent sans se ressembler. Il y a de l'humour et l'affection de l'auteur pour ses personnages se ressent autant que l'affection des personnages entre eux.
C'est distrayant, amusant et on ne voit pas les pages défiler qu'on est déjà à la fin. Une bonne lecture!
Lien : https://bienvenueducotedeche..
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PhilippeCastellain
  23 décembre 2016
Je n'ai jamais su comment ce bouquin avait atterri au milieu des ouvrages de sociologie et d'ethnologie de la bibliothèque de mon père. Ce qui est sûre, c'est que les aventures des quatre comparses ont enchanté plus d'un moment d'ennui de mon enfance !
Quelque part au fin fond de la Chine, dans un manoir en ruine uniquement meublé d'un lit, vivent quatre amis prodiges des arts martiaux, prodigues de leurs très maigres ressources et toujours joyeux. Au fil de leur pérégrination, tantôt pour sauver un camarade tantôt pour simplement trouver à manger, ils vivront nombres d'aventures. Ils affronteront des méchants à la personnalité et aux capacités extraordinaires, seront enlevés, drogués, vendront jusqu'à leurs semelles pour acheter du vin, mais toujours en faisant face ensemble à l'adversité.
Mais chacun d'entre eux cache un secret...
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I75
  18 juillet 2020
Nous sommes emportés par les aventures de ces 4 compères. le recit est prenant et ne cesse de nous surprendre. Il nous instruit également sur le fonctionnement du peuple chinois, si different culturellement, il est très intéressant d'analyser certaines scènes. Une manière de mieux comprendre la Chine.
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
OlivOliv   07 mai 2016
La montagne exhalait des arômes de fleurs, des parfums d'herbes, des effluves de brise, et les rayons immenses du soleil couchant étaient comme imprégnés de ces senteurs enivrantes qui se réunissaient sans se confondre.
Oui, la vie est à ce point odorante, à ce point généreuse et bonne.
Kouo aspira une grande bouffée d'air, et il partit d'un rire sonore. Il s'écria : "Qui dit que la pauvreté est triste ? Je ne suis pas de cet avis.
— Tiens donc ? dit Yen Tsi.
— Parmi les gens à pognon, dit Kouo, combien sont capables de voir cette beauté ? De respirer ces senteurs ? Ils ne savent reconnaître que l'odeur du métal. Quelle pitié !"
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OlivOliv   07 mai 2016
De même qu'un cochon ne saurait être trop gras, un homme ne saurait être trop intelligent.
Mais toute médaille a son revers. Le cochon gras a toutes les chances de passer le premier à la casserole. Si un être humain veut s'assurer une existence paisible, il a intérêt à mettre un peu d'eau dans son vin et à saupoudrer sa conduite d'un soupçon de stupidité.
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vgaultvgault   18 novembre 2020
Qu'un homme comme Wang Dong pût avoir un secret, c'était chose difficile à croire.
Son comportement était suprêmement dénué d'individualisme; et puis, il passait si peu de temps hors de son lit qu'il n'avait matériellement pas loisir de se singulariser.
Même en rêve, Yen Tsi n'aurait pu imaginer qu'il avait un secret.
Et pourtant, le premier à découvrir l'existence de ce secret, ce fut Yen Tsi.
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OlivOliv   07 mai 2016
"À quel endroit l'as-tu assommé ?
— C'était dehors, dit Lin.
— Où, dehors ? dit Kouo.
— Devant la maison, dit Lin.
— As-tu enterré le corps ?" dit Kouo.
Lin se mordit la lèvre ; il secoua la tête négativement.
"Voilà bien la jeunesse, dit Kouo entre ses dents. Ça sait tuer, ça ne sait pas faire place nette."
Lin, de fait, ressemblait à un gosse qui va pleurer.
Yen Tsi dit à Kouo, avec douceur : "Celui qui vient de tuer pour la première fois pense à autre chose qu'à faire le ménage. Il n'ose même pas regarder ce qu'il a fait, comment songerait-il à assurer ses arrières ?
— On voit que tu t'y connais, dit Kouo, faussement admiratif.
— N'oublie pas, dit Yen Tsi, je n'ai pas tué moi-même, mais je sais comment ça se passe, puisqu'on m'a tué, moi."
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OlivOliv   06 mai 2016
Bande-à-Part formait bien une bande à lui tout seul, capable qu'il était de manier en même temps le sabre court de la main gauche, le sabre long de la main droite, sans préjudice d'artifices tels que miroirs aveuglants et fléchettes empoisonnées, dont il usait en expert.
Aucune de ces armes n'était mortelle en elle-même, le bandit n'en voulant qu'au chargement ; mais elles s'avéraient mortelles tout de même, car le convoyeur une fois vaincu et dépouillé, il ne lui restait que l'embarras du choix entre se pendre, se jeter à l'eau ou se couper la gorge.
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