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EAN : 978B00460AQ4K
Éditeur : Le Livre de Poche (30/11/-1)

Note moyenne : 4/5 (sur 3 notes)
Résumé :
Comment Thomas Wonder, dont la fortune tient au talent de charcutiers de ses lointains aïeux, a-t-il obtenu la main d'une fille Madellis dont les nobles ancêtres guerroyaient dans toutes les Croisades ? Parce que la fortune des Madellis a subi au cours des siècles un sort inverse à celle des Wonder, ce qui ne les empêche pas de déplorer pareille mésalliance alors même que, Thomas mort, son plébéien de frère Casimir entretient toute la famille pour l'amour de sa nièc... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
Souri7
  09 septembre 2017
Imaginer un instant une famille de bras cassés refusant de travailler pour vivre, mais profitant des largesses des autres pour cela, arguant leurs ancêtres prestigieux. Le tout bien évidemment sans le moindre remerciement ou gratitude. Ajouter un oncle décidé à se payer la tête de la famille et leur en faire voir de toutes les couleurs avec un marché impossible. Mixé le tout avec un soupçon d'humour noir, d'humour débonnaire, et vous allez passer un super moment !😆

Je vous relate l'histoire. Les Madellis sont une famille unie et fière de leur passé. Leurs ancêtres ayant fait les croisées, la famille a pu se constituer une belle richesse. Seulement, les années puis les siècles passant, la fortune s'est étiolée pour disparaître totalement. Un Madellis ne travaillant pas, il a donc fallu marier Flaminie à un homme certes riche, mais dont la famille vendait des saucisses du temps des croisades. de cette union est née Charlotte.... et le père meurt.
L'oncle Casimir, frère du défunt se retrouva à entretenir toute la famille (le grand-père, la grand-mère, la fille, le gendre, leurs deux enfants, sa belle-soeur et sa nièce). Charlotte ayant grandit, l'oncle réserve une surprise des plus inattendue à cette famille de paresseux imbu d'eux-mêmes : Charlotte à 48 heures pour se trouver un mari et l'épouser. Seule contrainte, il doit plaire à l'oncle Casimir. Si Charlotte ne trouve pas, la fortune ira aux bonnes oeuvres et la famille Madellis sera jetée à la rue.
Les prétendants défilent ... sans plaire à l'oncle. En dernier recours, Charlotte lui présente son voisin qui le matin même venait de lui jeter un bouquet à la figure. Dans la foulée, Charlotte se retrouve mariée et pourvue d'un mari... qui malheureusement est considéré comme indigne de la famille. La solution est donc de l'envoyer au collège, au milieu d'enfants. D'une part, cela permettra de lui donner quelques manières ; d'autre part, cela le tiendra loin de sa "presque" épouse.
Seulement l'oncle Casimir n'aime pas qu'on tente de le tromper. Avec l'aide de son notaire et de nouvelles clauses dans son testament, l'oncle Casimir est bien décidé à faire de Camille Debray le mari de sa nièce... sous peine de voir la fortune passée aux bonnes oeuvres....

Je connaissais Guareschi grâce à sa saga Don Camillo que j'ai totalement dévorée. Je craignais d'être déçue par cet ouvrage et ... cela a été tout le contraire !😆
De l'humour en pagaille. Des situations grotesques dignes d'un vaudeville ! le lecteur est complètement emporté dans un délire digne d'un film. C'est simple, en lisant, je visualisais les scènes et cela devenait encore plus fou.
L'auteur joue littéralement avec le lecteur qui est constamment sollicité ou voit l'histoire digressé sur autre chose avant de la voir revenir au sujet. Ne parlons pas des situations et des gags "innocents" distillés par l'auteur dans tout le récit (notamment la lettre écrite par Camille à sa femme après un mois au collège... c'est à mourir de rire! On dirait un enfant écrivant à ses parents ! )😆
Les personnages sont tous incroyablement drôles et potaches avec notamment un grand coup de coeur pour la grand-mère, Mme Léo : elle dirige la famille d'une main de fer et ramène tout à son bon vouloir. L'auteur a su apporter une touche spéciale à ce personnage grâce au NOUS de majesté dans ses propos. Il n'est pas question de marier Charlotte et Camille... mais de NOUS marier avec Camille. Il n'est pas question de fiancer Charlotte avec Félix, mais de NOUS fiancer....
Le personnage de Charlotte m'a par contre énervée. Pour vous donner une comparaison, Charlotte c'est une sorte de Nellie Oleson. Elle s'imagine au-dessus de tout et tous et pouvant manipuler quiconque selon son bon plaisir.

Bon si vous n'avez toujours pas compris : j'ai adoré !😆😊
C'est drôle, c'est frais, c'est niais, c'est simple, mais.... c'est trop bon !
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Wyoming
  20 juillet 2018
Humour à la sauce italienne de Guareschi pour ce mari qui doit retourner au collège. C'est quand même beaucoup moins fin que les Don Camillo mais on peut rire quand même.
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
Souri7Souri7   04 septembre 2017
— Comme vous l'avez sans doute remarqué, il y a quelque changement dans la maison. La personne qui habite maintenant chez nous vous rappelle peut-être quelqu'un ?
— Si ma mémoire est bonne, répondit JésusMarie (le majordome), la personne à qui Madame fait allusion est la même qui, il y a un mois, taillait des pièces de bois dans le jardin contigu au jardin de Madame, en ville.
— Parfait, Jésusmarie ! Dorénavant, vous ne devez plus vous rappeler rien de semblable.
— Très bien Madame ! Puis-je alors demander à Madame comment je dois considérer cette personne ? Comme un invité ?
[...]
— A peu près.[...]
— A peu près. Très bien, Madame ! "A peu près", c'est-à-dire "presque" ou "un peu plus" ?
— C'est-à-dire "un peu plus".
— Je le regrette, soupira Jésusmarie sincèrement navré. Comment dois-je appeler la personne dont Madame me parle ? J'ignore encore son nom.
— Il s'appelle Camille Debray, soupira Mme Léo.
— Bien ! Alors on pourra dire simplement "Camille", soupira Jésusmarie.
— Non ! Monsieur Camille, soupira Mme Léo.
— Je le regrette, dit à nouveau Jésusmarie. Oserai-je faire remarquer à Madame que cette appellation me semble peu conforme à la qualité du titulaire ? Il me semble que ce serait déjà une concession considérable à cet invité que de l'appeler "monsieur Debray".
— J'ai dit "plus qu'invité", Jésusmarie, répéta Mme Léo nerveuse. Il faut le considérer comme quasiment de la famille.
— Je le regrette, soupira Jésusmarie.
— Nous le regrettons aussi.
— "Quasiment" dans le sens de "un peu" ou de "tout à fait" ? reprit Jésusmarie.
— Dans le sens de "tout à fait", soupira Mme Léo.
— Je me refuse à le croire, protesta Jésusmarie, indigné.
— Vous devez obéir, Jésusmarie !
— Madame m'excusera si j'insiste sur un sujet douloureux, mais comment expliquerai-je aux domestiques la position de la personne dont elle me parle ?
— Un petit cousin pauvre, dit Mme Léo laconiquement.
— Très bien : un petit cousin pauvre.
— Un petit cousin riche serait peut-être mieux, reprit Mme Léo.
— Oui, Madame : un petit cousin riche.
Mme Léo resta un moment songeuse et corrigea :
— Un petit cousin faible d'esprit serait tout à fait bien.
— Un peu faible d'esprit ou tout à fait ? s'informa Jésusmarie.
— Plutôt faible d'esprit ; c'est moins compromettant comme expression !
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Souri7Souri7   03 septembre 2017
Casimir Wonder revenait après une absence de près de deux ans. Il réapparaissait, le chapeau vissé sur la tête comme à l'accoutumée et le cigare entre les dents. Il jeta un regard circulaire sur la famille assemblée autour de la table puis il dit :
— Qu'est-il donc arrivé de si grave au vieux pour qu'il ne vienne pas se mettre à table ?
— M. Sapho Madellis est mort ! répliqua douloureusement Mme Léo.
— Il aurait pu m'avertir, marmonna Casimir. J'ai dit cent fois que dans ma maison il ne faut rien faire sans ma permission.
— Monsieur ! s'exclama la vieille dame avec une noble fierté : depuis des siècles les Madellis savent parfaitement mourir tout seuls !
— Le malheur c'est qu'ils ne savent pas vivre tout seuls ! fit remarquer Casimir.
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gillgill   29 février 2012
Comment Thomas Wonder, dont la fortune tient au talent de charcutier de ses lointains aïeux, a-t-il obtenu la main d'une fille Madellis dont les nobles ancêtres guerroyaient dans toutes les croisades ? Parce ce que la fortune des Madellis a subi au cours des siècles un sort inverse à celle des Wonder, ce qui ne les empêche pas de déplorer pareille mésalliance alors que, Thomas mort, son plébéien de frère Casimir entretient toute la famille pour l'amour de sa nièce Charlotte.
Un jour vient pourtant ou il met la dite nièce en demeure de se marier dans les quarante-huit heures sous peine d'être déshéritée, étant entendu que ce soit avec un prétendant qu'il aura agréé. Faute de temps et de mieux, elle finit par lui présenter un voisin amoureux transi mais tourneur de son état, nommé Camille Debray. L'oncle le renvoie-t-il comme les autres ? Point. Avant de s'y reconnaître, Camille se retrouve mari de Charlotte devant la loi. Quand à l'être devant la famille Madellis, c'est une autre histoire, ou plutôt le fond de celle-ci.
Les Madellis, en effet, veulent maintenir blanc un mariage dont ils sont résolus à demander l'annulation dès l'apparition à l'horizon d'un fiancé de leur goût, mais l'oncle Casimir exige qu'on respecte sa décision et, comme il a plus d'un tour dans son sac, ainsi se multiplient les péripéties de ce "roman récréatif" aux mille drôleries.
(extrait inséré en début de volume)
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