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Marguerite Pozzoli (Traducteur)
EAN : 9782742767779
227 pages
Actes Sud (30/05/2007)
3.59/5   107 notes
Résumé :
Voici l'incroyable et véridique histoire de Han Van Meegeren, peintre traditionaliste né aux Pays-Bas en 1889, qui, éreinté par les critiques de son époque, décida de se venger de manière grandiose : il réalisa plusieurs faux Vermeer dont certains furent considérés par la presse comme des chefs-d'œuvre du maître de Delft. Ce n'est qu'en 1945 que la supercherie fut découverte, quand la police saisit la collection de Goering, et que Van Meegeren fut accusé de haute tr... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (23) Voir plus Ajouter une critique
3,59

sur 107 notes

diablotin0
  22 février 2018
Voilà un livre que je n'ai pas su apprécier .
C'est dommage car le sujet est intéressant, Hans van Meegeren est un peintre de la fin du XIX qui ne rencontre pas le succès escompté dans la mesure où sa peinture traditionnelle se trouve évincée par la popularité des peintres comme Picasso, Modrian, Magritte, Dali . Sa colère est d'autant plus grande qu'il constate que les critiques d'art sont peu légitimes. Sa vengeance est jubilatoire et cela m'a permis d'apprendre des tas de choses certaines techniques de peinture mais je n'ai adhéré ni au style ni à la construction du roman.
Ce roman s'apparente plus à un documentaire, d'où ma déception, j'avais envie d'un roman ! de plus, j'ai parfois été perdue entre toutes les références.
J'ai besoin en ce moment de lecture détente, j'ai donc mal choisi !
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cmpf
  01 septembre 2016

Le moins que l'on puisse dire c'est que les critiques et experts en art pictural ne sortent pas grandis de ce roman.
La double vie de Vermeer, c'est celle qu'il à vécu au XVIIe et dont on sait peu de choses, et celle que lui a créée Han van Meegeren, peintre néerlandais lui aussi, né fin XIXe, à une époque qui ne convenait pas à son talent, et reconverti en faussaire.
Parce qu'il veut ridiculiser ceux qui l'éreintent dans leurs critiques de ses tableaux, mais aussi pour le plaisir de peindre à la manière des grands maîtres, puis par appât du gain, van Meegeren va créer des faux, principalement de Johannes Vermeer. le choix de ce peintre découle de la relative obscurité qui entoure sa vie et son oeuvre, ses tableaux n'étant pas clairement répertoriés, il est plus facile d'y adjoindre des toiles qui auraient été pendant longtemps dans une famille. En outre il commençait à être reconnu après deux siècles d'oubli.
Ces faux vont être accueillis avec enthousiasme par plusieurs experts, achetés par des collectionneurs, dont Hermann Goering et même par l'Etat néerlandais. Un procès aura lieu en 1947 et il sera condamné à seulement un an de prison qu'il passera dans un hôpital. Mais van Meegeren affaibli par ses excès mourra peu après.
Bien qu'il soit indiqué roman, ce livre se rapproche du documentaire par sa précision. Une précision telle qu'elle rend certains passages ennuyeux. Ceux que j'ai préféré concernent l'analyse des tableaux du maître de Delft. J'ai trouvé par ailleurs sa biographie assez confuse.
Il est dommage que le texte n'ait pu être accompagné d'illustrations de quelques uns des tableaux en question.
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Commenter  J’apprécie          280
Elforest
  01 juin 2022
Comme le laisse présager le titre, ce roman parle de Vermeer et de peinture, mais pas que. Il s'agit surtout d'une histoire de vengeance ; celle véridique d'Han van Meegeren alias VM dans le récit, peintre raté ou du moins considéré comme tel par le milieu artistique du XXème siècle, avec son cortège d'historiens, de critiques, de marchands d'art et autres spécialistes en tout genre. Prompts à condamner tout artiste dont la démarche ne rentrerait pas dans les canons artistiques du moment. Adepte de la peinture néerlandaise du XVIIème siècle, dénigrant tout renouveau dans les courants artistiques modernes, VM est à son tour démonté par les critiques et ne parvient pas à obtenir la considération à laquelle il aspire. Passablement aigri – et outre son désir de peindre - il va rapidement développer une obsession : berner les spécialistes en créant des faux qui seraient certifiés comme d'authentiques toiles de maîtres. Sa vanité en a décidé, sa première et principale cible sera Vermeer. La problématique qui traverse tout le livre est celle de la relativité d'une oeuvre d'art et du talent d'un artiste.
Un livre que j'aurais lu paradoxalement assez vite alors que je ne suis pas particulièrement convaincue par le choix de narration de l'auteur. Hybride oscillant continuellement entre le roman et l'essai - le ton documentaire prenant trop souvent le pas sur celui du roman à mon goût - le style est au final assez austère et sujet à beaucoup de digressions (dont deux chapitres entiers sur Proust et Goering...) ainsi qu'à un concentré de détails qui n'est pas systématiquement nécessaire. Pour autant, je ne peux pas dire que j'ai trouvé ce livre mal écrit, il est au contraire relativement fluide a lire et ne m'a pas perdue dans les multiples aller-retours que l'auteur fait entre la vie de VM et son travail de faussaire versus les considérations sur la vie de Vermeer et son oeuvre. Tout en prenant soin d'établir de subtils ponts entre les deux, il fournit ainsi une première explication au titre de ce livre. La seconde est davantage liée à l'interprétation de la vie et de l'oeuvre du maître hollandais : une dualité entre le Vermeer réel et le Vermeer fantasmé par certains spécialistes. Parmi les théories et hypothèses échafaudées, une a été largement exploitée par VM pour créer ses faux. Elle porte sur l'existence présumée par certains de tout un pan religieux dans la production de Vermeer - habituellement considéré comme un peintre de genre. Au moment des faits, un certain nombre de circonstances formant un tout permirent à ces spécialistes d'alimenter cette théorie et au plan de VM de réussir : le flou entourant la personne de Vermeer, les attributions longtemps erronées de ses tableaux, certains détails dans plusieurs d'entre eux, le contexte historique contemporain dans lequel se déroule les événements etc...
A titre personnel, j'ai été captivée par certains passages narrant la démarche technique et les expériences faites en amont de la réalisation des premiers faux par notre faussaire. J'ai également vraiment apprécié tout ce qui a pu m'éclairer sur la vie de Vermeer, son oeuvre ainsi que les descriptions des théories dont il a été l'objet. Quelques considérations stylistiques subjectives font que je ne crierai personnellement pas au chef d'oeuvre mais ce roman n'en reste pas moins extrêmement intéressant à lire si l'on est curieux du fonctionnement du marché de l'art, si l'on est avide de détails sur l'ingéniosité des faussaires ou plus simplement sur Vermeer.
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Bruxellensia
  16 octobre 2020
Han van Meegeren (1889 - 1947) peintre hollandais au caractère difficile, connait de brèves heures de gloires aux Pays Bas et en France mais se brouille avec nombres de critiques qui cessent de défendre son oeuvre. Peu doué mais affichant de grandes ambitions, il a du peindre des portraits pour des raisons alimentaires. Il était réfractaire à toute modernité dans l'art. Il ne jurait que par la peinture du 17è siècle et particulièrement Jan Vermeer dont on ne connait que très peu de choses.
En 1932, installé sur la Côte d'Azur, l'heure de la vengeance a sonné. Par amour du geste de peindre et seulement pour cela, il se met à fabriquer de faux Vermeer avec une méticulosité et une technique parfaite au point de duper les meilleurs experts. Mais la guerre 40-45 vient brouiller les pistes. le Maréchal Göring entre en possession d'une des toiles de van Meegeren /Vermeer. La supercherie est démasquée lorsque les Aliiés mettent la main sur l'incroyable collection d'art de Göring et enquêtent sur les propriétaires des tableaux en vue de leur restitution. van Meegeren fut inquiété pour collaboration avec l'ennemi à la suite de quoi il avoua son forfait. Finalement, il fut condamné à un an de prison seulement. S'il était effectivement un faussaire, il avait cependant dupé Göring et pour cela s'est attiré la sympathie du public.
La lecture est assez ardue. le texte dense jongle entre des détails fouillés sur ce l'on sait de la vie de Vermeer, l'admiration de Marcel Proust pour Vermeer et les techniques utilisées par van Meegeren.
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mireille.lefustec
  16 mai 2013
Qu'est-ce que le mensonge dans le domaine de l'art ?
La réponse nous est donnée par la singulière aventure de Han van Meegeren,artiste hollandais du XXè s, maltraité par la critique qui conçoit, dès 1932, une géniale forme de vengeance envers ses détracteurs : la création d'un Vermeer religieux qui n'a jamais existé.
Il se prépare méticuleusement avec une technique infaillible et réussira.
L'auteur mène,en parallèle, le peu que l'on sait de Vermeer et des moments de la vie de Meegeren.
Ces passages se lisent avec grand intérêt.
En revanche,en ce qui me concerne, j'ai trouvé fastidieux les détails des transactions des différents tableaux. Tous ces noms qui se succèdent.
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Citations et extraits (12) Voir plus Ajouter une citation
cmpfcmpf   01 septembre 2016
C'est toujours une entreprise ardue que d'établir, de manière irréfutable, l'authenticité d'une œuvre d'art, sauf dans les cas, relativement rares, où la provenance de l'œuvre même s'avère détaillée et certifiée. Ainsi, c'est presque toujours le goût et l'opinion subjective de l'expert qui établissent si un tableau doit figurer parmi les chefs-d’œuvre d'un musée, ou moisir dans une réserve pour l'éternité, s’il vaut la somme considérable qu’un collectionneur est disposé à payer, ou s’il faut le considérer comme une croûte sans valeur, Ce caractère arbitraire, et inévitable du jugement critique peut alimenter une spirale perverse. Les faussaires - pour des raisons évidentes - ne revendiquent jamais, en général, les faux qu’ils produisent. Si un expert de renom établit, par exemple, qu’une peinture discutable est tout de même un Vermeer (histoire de rester dans le sujet) il est difficilement démenti par un autre expert, même si ce dernier est aussi renommé que lui. Son confrère pourra exprimer une opinion diamétralement opposée, mais ne reviendra pas sur l'attribution du tableau. Ainsi, si un musée important expose un nouveau Vermeer, cette peinture - même si elle ne l'est absolument pas - devient automatiquement, et dans tous les sens, un authentique Vermeer.
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mireille.lefustecmireille.lefustec   16 mai 2013
Pendant longtemps ,il n'avait pas su comment réagir devant l'hostilité universelle, puis, très lentement mais inexorablement,cette idée ,aussi sournoise que fascinante, folle et diabolique, avait éclos en lui.Il porterait un coup d'une audace incroyable aux conventions sur lesquelles reposait tout le monde de l'art, un milieu gluant et hypocrite ,qu'il duperait avec une férocité raffinée, en peignant un faux impossible à distinguer d'un chef-d'oeuvre d'un des plus grands maîtres du XVII è siècle.
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diablotin0diablotin0   20 février 2018
Désormais, il considérait la famille comme le symbole le plus ennuyeux de la misérable respectabilité petite-bourgeoise.
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BruxellensiaBruxellensia   16 octobre 2020
Il (Han Van Meegeren) haïssait de plus en plus viscéralement l'art moderne, qu'il considérait comme vide de tout contenu, ennemi de la forme et fruit d'un narcissisme infantile de l'artiste. Les œuvres que réalisaient ces années-là, Magritte, Dali ou Picasso constituaient pour lui les exemples les plus ignobles d'un art dégénéré, expériences futiles de peintres qui se conduisaient comme des malades mentaux. Ainsi, peu à peu, VM était devenu une sorte d'anachronisme vivant, et le vide s'était fait autour de lui.
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mireille.lefustecmireille.lefustec   16 mai 2013
En ce qui concerne les pigments ,VM obsédé par la perfection, se trouva face à un autre problème épineux. Les pigments disponibles dans le commerce étaient tous synthétiques: il fallait donc essayer de se procurer les matériaux bruts utilisés par Vermeer ,puis les traiter suivant les mêmes méthodes que le maître de Delft.
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Luigi Guarnieri : La double vie Vermeer
A la Cité Internationale Universitaire de Paris, Olivier BARROT présente le livre "La Double Vie de Vermeer" de Luigi GUARNIERI. Ce roman s'inspire de la vie du peintrehollandais Han van Meegeren, faussaire de Vermeer.
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