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ISBN : 2290169609
Éditeur : J'ai Lu (30/01/2019)

Note moyenne : 3.47/5 (sur 31 notes)
Résumé :
Un mécanicien décide de tout abandonner pour aller visiter son père malade, à l'autre bout du continent. Mais la route est longue à bord de la vieille bagnole et une étrange panne d'électricité, qui le poursuit, complique le trajet. Dans ce labyrinthe en ligne droite, le danger guette, l'essence se fait rare, la soif tenaille et les souvenirs montent des embuscades. En chemin, l'homme embarque une femme mystérieuse et un type excessivement volubile, qui provoqueront... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
argali
  27 février 2014
Métaphore de la vie, de la quête du sens, une étrange histoire de labyrinthe débute l'ouvrage. Elle continuera par bribes au fil du récit.
Il fait chaud, lourd, oppressant. Nous sommes dans un univers sans repère géographique précis. Un homme (il ne sera jamais nommé) fatigué, usé par la vie, entreprend un long périple à travers le continent, pour revoir son père avant sa mort. Un voyage de plus de 4000 km sur des routes désertes, au coeur de paysages désertiques ou apocalyptiques. Une mystérieuse panne d'électricité s'est soudainement abattue sur tout le pays, alors qu'il débute son voyage. Quelle en est la cause ? Durera-t-elle ?
Impuissants et incapables d'obtenir des réponses à leurs questions, certains paniquent et fuient. D'autres profitent de la situation. Pillages, rackets, agressions se multiplient. Homo homini lupus est. Très vite, ce qu'il y a de plus vil en chacun semble exacerbé par cette panne et la chaleur environnante. Chaos et désolation défilent sous les yeux de cet homme qui n'a plus qu'un but, une obsession, revoir son père au plus vite.
Amateur de road movie et de grands espaces vous apprécierez les plaines immenses, les forêts vertes, presque noires, les bancs de brumes, lacs, marécages… Par petites touches subtilement posées sur ce paysage, la chaleur nous étreint au fil de notre lecture galvanisant la tension permanente. On devine que la panne est grave, que quelque chose d'étrange se passe mais on s'y jette, avançant droit devant avec cet homme.
L'auteur, dont c'est le premier roman, nous rappelle ici qu'il est temps d'aller à l'essentiel. Son écriture glisse, rectiligne ou sinueuse, à l'image de son propos. Démarrant lentement, elle dessine peu à peu une intrigue haletante, presqu'un thriller, tout en ne négligeant pas le décor, soigné, omniprésent, ponctuant la solitude du conducteur et intimement lié au récit de cette quête. C'est aussi l'histoire d'un pèlerinage, d'un voyage intérieur ; l'histoire d'une filiation distendue dont l'homme rembobine le fil, le fil de sa mémoire.
Un très beau roman, poétique et subtil.


Lien : http://argali.eklablog.fr/le..
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adtraviata
  12 février 2018
Voilà un roman hypnotique, un road-movie sur fond de pré-apocalypse. Un homme roule, roule, roule, il déroule les kilomètres dans sa vieille voiture rouge, il veut absolument retrouver son père qu'il n'a plus vu depuis des années et qui est en train de perdre la tête à l'autre bout du continent. Une mystérieuse panne d'électricité touche tout le pays, entraînant désordre, panique, cambriolages, émeutes… à moins que ce ne soit des rumeurs. Dans le rétroviseur de l'homme, des lueurs d'incendie ou des lignes grises tandis que le soleil écrase sa voiture de chaleur. Les rencontres sont dangereuses sur cette route infinie, l'essence et la nourriture se font rares, tout se monnaye à prix d'or. Malgré tout l'homme (dont vous aurez compris que nous ne saurons pas le nom) embarque une femme puis un homme. Hasard ou coïncidence ?
221 pages égrenées en chapitres courts, au fil des kilomètres, comme un fil d'Ariane, où le style imagé, poétique entre en étrange alchimie avec le récit halluciné, hypnotique de Christian Guay-Poliquin. N'attendez pas de happy end au bout de la route mais vous aurez passé un voyage où la nature, le soleil, la forêt – la solitude – prennent le dessus sur un être humain bien fragile.
Ce premier roman nous offre une voix originale. J'ai hâte de découvrir la suite (qui peut se lire indépendamment), le poids de la neige, qui a notamment obtenu le Prix France-Québec et est publié en France.
Lien : https://desmotsetdesnotes.wo..
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Aifelle
  01 avril 2019
Je savais en lisant "Le poids de la neige" que le roman précédent avait un personnage en commun. Il s'agit du narrateur. Les deux livres peuvent se lire indépendamment l'un de l'autre, mais c'est plus intéressant de lier les deux.
Un homme seul, mécanicien dans une usine ressent le besoin de rendre visite à son père qu'il n'a pas vu depuis des années. Il perd la tête et lui raconte des histoires qui ne tiennent pas debout. Il veut en avoir le coeur net. Par ailleurs, une mystérieuse panne d'électricité paralyse l'usine, le condamnant à l'inactivité.
Il décide de prendre la route et d'aller vers l'est, ce qui représente pas loin de 5000 kilomètres. Sa vieille voiture est bien entretenue, il espère qu'elle tiendra le coup. La panne d'électricité se prolonge, sans explication, les rumeurs commencent à circuler, l'ambiance se fait lourde.
Il part dans une sorte d'urgence, prêt à rouler jour et nuit pour arriver plus vite. C'est l'été, la chaleur est accablante. Au fur et à mesure qu'il avance, il traverse des contrées où les vivres manquent déjà, ainsi que l'essence. La tension est palpable partout, la route peu sûre.
Malgré tout, il acceptera des compagnons de voyage, une femme énigmatique, un homme au comportement trouble, mais il ne lâchera pas son but, rouler, rouler, rouler, toujours plus vers l'est.
Le principe est le même que dans "Le poids de la neige", des chapitres courts, une ambiance de délitement de la société, des évènements qui restent inexplicables et l'angoisse à l'idée de ce qui l'attend au bout du voyage.
La fin du roman se clot là où commence le suivant. J'ai préféré l'ambiance polaire du "Poids de la neige", tout en retrouvant le plaisir d'une lecture addictive, soulevant plus de questions qu'elle n'en résout.
Si vous avez envie de vous lancer, je vous conseillerais malgré tout de commencer par celui-ci.
Lien : http://legoutdeslivres.canal..
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Gautama9
  18 janvier 2018
Merci aux précédents lecteurs qui ont émis leurs critiques. le tout me fut très utile avant d'aborder ce livre.
L'écriture est originale et très agréable, particulièrement les descriptions d'atmosphères et de panoramas. L'esprit du livre rappelle «On the road» de Jack Kerouac et cet univers glauque de soûlons, dérangeant par leurs fixations. le personnage principal est passif et influençable, sans affirmation de soi à des moments décisifs : c'est sans doute la raison pour laquelle ce livre a l'aspect déprimant décrit par un précédent lecteur. L'épilogue est suggéré et tient de l'Oedipe accidentel.
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mhvaugeois
  12 janvier 2014
Une énorme panne d'électricité plonge dans le noir, et le chaos, un pays tout entier. Un homme décide de retourner auprès de son père qui se trouve à des milliers de kilomètres. La distance les sépare depuis de nombreuses années, mais un téléphone de détresse va convaincre le fils de retrouver son paternel de plus en plus confus et sans défense dans un monde cruel.
Tout au long de la route, l'homme rencontrera la désolation. Les jours passant, l'électricité ne revenant pas, de nouvelles règles sévissent. Vaut mieux ne pas s'arrêter et filer sur le bitume jusqu'à la destination finale. Un livre prenant, envoûtant qui nous hypnotise comme cette route qui ne semble jamais finir.
Lien : http://librairievaugeois.blo..
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critiques presse (1)
LaPresse   23 décembre 2013
Premier roman de Christian Guay-Poliquin, Le fil des kilomètres se lit d'un trait ou presque. C'est d'abord sans doute à cause de l'écriture, de ce style nourri d'images tout aussi originales, vivantes et aussi bien tournées les unes que les autres.
Lire la critique sur le site : LaPresse
Citations et extraits (13) Voir plus Ajouter une citation
fanfanouche24fanfanouche24   20 février 2018
La raffinerie roule vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Chacun son quart de travail. Quand on va se coucher, d'autres se lèvent et on se croise sans se voir comme dans les rêves dont personne ne se souvient. (p. 27)
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fanfanouche24fanfanouche24   21 février 2018
Etre devant mon père, dans trois jours, comme une surprise surgie de l'oubli, hors de tout entendement. Pour lui dire que ça va aller, que je suis là. Pour prendre soin de lui.
Pour racheter quelques erreurs, aussi. Et défier le passé. (p. 35)
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adtraviataadtraviata   12 février 2018
En fait, même si, avec le temps, j’ai appris à faire parler les signes, à révéler le sens de certaines coïncidences, à converser avec les alentour,s ce dialogue avec le monde n’a jamais rien enlevé à l’opacité de ma solitude. Et je n’ai jamais su réellement nommer cet enchevêtrement des jours, ce martèlement géographique, ce tracé vaporeux qui fut le mien. Les explications m’ont toujours échappé. Et quand venait le temps de parler, je préférais me taire et me livrer aux voix déroutées qui gueulent dans la tête des naufragés. Les échanges avec mon père étaient brefs et on disait à peu près la même chose à chaque fois. On renouvelait les mêmes promesses en sachant qu’elles ne servaient qu’à amincir l’épais silence que nous partagions pourtant si bien. (p. 62-63)
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fanfanouche24fanfanouche24   21 février 2018
j'ai beau abandonner bien des choses, mon passé me talonne. avec une espèce de tête affreuse, des cornes et une gueule béante. (p; 39)
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fanfanouche24fanfanouche24   21 mars 2018
Il me reste encore trop de kilomètres pour faire le décompte des heures. (...) Avant d'arriver. Avant de revenir. Et de voir mon père. (...)

En fait, j'aimerais voyager à la vitesse de ma pensée et être assis à l'instant aux côtés de mon père. Pour apaiser ses craintes. Ou les miennes. Pour qu'on puisse parler un peu. Ou se taire, c'est pareil. J'aimerais regarder par la fenêtre et m'en remettre avec lui à l'ampleur des arbres.
Cette maison. Cette maison dans laquelle j'ai grandi jusqu'à ce que l'enfance change de nom. (p. 56)
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Videos de Christian Guay-Poliquin (9) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Christian Guay-Poliquin
Le lundi 24 septembre 2018, la librairie Charybde (129 rue de Charenton 75012 Paris - www.charybde.fr ) avait la joie d'accueillir Christian Guay-Poliquin, de passage à Paris depuis son Canada natal, pour une rencontre-discussion autour de ses deux premiers romans, "Le fil des kilomètres" et "Le poids de la neige".
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