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Critique de Mimeko


Mimeko
20 septembre 2023
Le narrateur, équipé pour une longue randonnée, progresse difficilement dans la forêt, en cette fin de printemps. Une équipée solitaire à la suite d'une panne qui a bouleversé la civilisation et provoqué une fuite de la population dans les forêts. Blessé au genou, sa marche est difficile dans une nature dangereuse. Un matin, il croise la route d'un gamin Olio, seul, intelligent, à la limite de la roublardise, qu'il prend sous son aile. Ensemble ils vont affronter les difficultés de la survie en forêt mais également des rencontres plus ou moins menaçantes avant d'arriver à bon port, dans une famille qui n'est pas forcément accueillante.

Du narrateur on ne connait que sa volonté de retrouver sa famille et fuir les villes plongées dans le chaos à la suite d'une panne générale. Un retour brutal et hostile dans une nature que l'homme et le gamin doivent affronter. Une épopée humaine et spirituelle, dans la solitude d'abord et dans la protection d'un garçon dont on découvre au fil des pages, le passé douloureux mais qui reste énigmatique tantôt fragile tantôt menaçant.
Les ombres filantes est un récit post-apocalyptique qui pose la question de la survie en milieu hostile, l'adaptation de l'homme à la nature dont il ne connaît plus les codes, les frictions, la violence entre groupes pour la survie, l'entraide qui s'émousse, le chacun pour soi qui devient le maître mot, la promiscuité.
J'avais beaucoup aimé le poids de la neige et j'ai retrouvé avec plaisir la narration tantôt poétique tantôt anxiogène que distille avec finesse Christian Guay-Poliquin. Un récit qui fait réfléchir sur la place de l'homme dans la nature, privé du confort de la civilisation et qui doit s'adapter à la dureté des hommes et de la nature.
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