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ISBN : 2847209018
Éditeur : Gaïa (09/01/2019)

Note moyenne : 3.04/5 (sur 14 notes)
Résumé :
Dans la banlieue de Reykjavik, un sellier bourru réunit en son atelier des pêcheurs, compagnons de boisson, et prend place dans son fauteuil aux bras sculptés. Un pasteur prête une oreille distraite à sa femme qui raconte son rêve. Le dernier fermier de la ville et son chien noir attendent ...

Le gardien du jardin des plantes, lui, sait que c'est là, juste après le carré des simples, que la part d'ombre du quartier s'avance ...

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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
5Arabella
  21 avril 2018
Einar Már Guðmundsson a écrit quelques romans, mais il est aussi poète. C'est particulièrement sensible dans ce livre, qui ne suit pas d'intrigue, de progression romanesque. Il s'agit de pages qui évoquent des personnages, certains récurrents, d'autres plus épisodiques, quelque part à Reykjavik, surtout une nuit d'orage. La réalité se mêle à l'imaginaire, nous suivons un pasteur et sa femme, ainsi que d'autres habitants du quartier, mais aussi des apparitions, des cauchemars, des prémonitions.
C'est un livre assez désarçonnant, un peu décousu. Certaines pages sont très séduisantes, grâce à une belle langue, une écriture évocatrice. Mais à force de passer d'un personnage à un autre, d'une scène à une autre, j'avoue m'être un peu perdue, et avoir décroché par moments. Il m'a manqué d'un fil conducteur, une architecture d'ensemble, qui m'aurait donné la sensation que l'auteur savait réellement où il souhaitait aller. Là cela ressemble vraiment trop à des errements quelques peu désordonnés. Et ce manque de trame fait que j'ai ressenti les personnages comme trop désincarnés, évanescents, pour pouvoir m'y intéresser vraiment. En même temps, l'aspect fantastique, fantasmagorique, n'est pas assez développé au final pour donner une sorte de compensation.
J'ai été plus séduite par d'autres livres de l'auteur, celui-ci m'a un peu laissée sur le bord du chemin.
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Nina
  23 mars 2009
En lisant ce livre on se sent un peu étranger, un peu comme un touriste qui débarque et qui n'a pas toutes les clés pour comprendre ce qu'il voit et ce qu'il entend !!
Des le début du roman, la pluie et l'orage donnent un ton un peu apocalyptique à cette histoire « au moment où le tonnerre et les éclairs explosent au-dessus de la ville obscure blottie dans le soir, on dirait que dans les airs retentit un concert d'innombrables instruments électriques ».
Alors que ce passe t-il dans cette "ville obscure" sous ce déluge de pluie ? Et bien pas grand-chose en fait ! Et c'est pour cela que les gens de cette ville transforment leur quotidien en se racontant des histoires, et c'est peut-être là toute la magie du livre.
En effet de la magie il y a en partout : dans les paroles du sellier qui raconte des contes un peu abracadabrants aux pêcheurs, chez le pasteur qui veut éduquer ses ouailles, mais aussi dans le ciel car on peut y voir des chariots de feu tirés par des sirènes, on croise aussi des nains, des oiseaux géants, des bateaux-fantômes.
En fait, je me suis laissé prendre au jeu de l'auteur qui nous emmène dans son univers fantastique et un peu inquiétant.
Ce livre m'a un peu fait penser aux livres de Jorn Riel : la même façon de raconter des histoires de vies mêlées d'un peu de surnaturel et de beaucoup d'humour.
Je pense que cet auteur est à lire avant de partir en Islande, ces livre peuvent être un bon complément à un guide de voyage, pour mieux comprendre l'esprit islandais.
Pour tous ceux et celles qui veulent en savoir plus sur la littérature islandaise : le site du traducteur de ce livre Eric Boury est vraiment intéressant.
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books2heaven
  12 janvier 2011
Verdict ? J'ai du mal à donner un avis bien net. Je me suis un peu ennuyée en lisant ce livre mais je n'ai pas non plus pensé " ah mais quelle grosse daube, ce bouquin".

Je pense plutôt que ce livre m'a laissé indifférente excepté quelques scènes où on trouvait une part de fantastique et je pense aussi que ces scènes ont éveillé ma curiosité parce qu'étant un peu "anesthésiée" par le reste, le fait d'y trouver du merveilleux m'a surpris et réveillée. Peut-être il y avait-il matière à exploiter une dimension fantastique ? Mais c'est très léger.

Lorsque j'ai commencé à lire, j'ai trouvé le style d'écriture intriguant et inhabituel à ce que j'avais déjà rencontré. Cependant, au fil des pages, je me suis aperçue que j'avais un peu de mal à suivre, j'ai trouvé qu'il y avait un peu trop de métaphores et l'absence de dialogue ne m'a pas plu.

Et sinon, il se passe quoi dans ce livre ? Pas grand chose en fait. Je n'ai pas besoin de rebondissements et d'action à gogo pour apprécier un livre, si les personnages me semblent attachants, ça marchera tout seul. Toutefois, je suis restée totalement indifférente aux personnages que je rencontrais. Aucun attachement, aucune gêne ou haine envers eux.

Et l'Islande, alors ? Finalement, le pays ne tient pas une place très importante et si les pécheurs ne se racontait pas entre eux des histoires provenant du folklore scandinave et si les prénoms n'étaient pas islandais, j'aurai facilement pu oublier que l'intrigue se déroulait en Islande. La cité des jarres d'Indridason ou Brouillages de Stefansson m'avaient plus dépaysagée.

Peut-être que ce livre ne correspondait pas à mes gouts, mais au final, je n'ai ni aimé ni détesté ce livre. Je l'ai lu (parfois en diagonale) et les phrases sont passés sur moi sans que ça ne me fasse quoique ce soit.
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Guillaume72
  03 janvier 2019
Ce livre est un merveilleux romans pour les contemplatifs. Il nous conte des morceaux d'existence glanés ici ou là : le sellier qui s'installe dans son atelier sur son siège aux bras sculptés (rappel des attributs des anciens boendr islandais) pour raconter ses histoires à ses compagnons de boisson, le prêtre qui écoute la confession d'une femme, le dernier fermeier et son chien qui attendent. au fur et à mesure que les gouttes de cette pluie d'orage tombent sur l'Islande, c'est tout un monde qui se révèle à nous. L'éditeur parla à juste titre d'un opéra sensuel. J'ai rarement lu un livre aussi poétique. Les mots de l'auteur vous emportent comme dans un rêve.
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clamy
  10 décembre 2011
Livre étrange, livre loufoque autant dans son style que dans le fond de l'histoire. En lisant cet ouvrage, j'avais l'impression de "faire du vélo à l'envers", d'avoir les mains sur la selle et les fesses sur le guidon... Autant dire que ça ne m'a pas mis à l'aise.
De là à dire que je me suis ennuyé à lire ce livre, il n'y a qu'un pas que je franchis hardiment. J'avais pourtant un à priori très positif, ayant découvert des auteurs "nordiques" passionnants. Mais là, ce style d'écriture qui ressemble à un feu d'artifice, qui part dans tous les sens, n'est pas assez cartésien pour mon esprit qui lui, l'est.
Je ne dirai surtout pas que ce livre est mauvais, non bien entendu, simplement que je n'ai pas pris de plaisir à le lire, mais au moins j'ai la possibilité de dire que je l'ai lu jusqu'au bout.
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
jmfhcbjmfhcb   06 février 2009
Bien évidemment, tous les soleils s'éteignent sous les paupières de Daniel. Du nuage qui passe à l'intérieur de son front pleuvent quelques gouttes de sueur perlée qu'on voit brusquement scintiller. Et l'étang calme de sa pensée, sa surface se ride et les embruns volent au vent. Oui, le pasteur Daniel. On dirait qu'il est, sinon arraché à son autre monde, du moins projeté dans le nôtre.
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5Arabella5Arabella   20 avril 2018
A l'intérieur de l'atelier du vieux sellier, parmi les étroites ruelles des abysses, se sont rassemblés quelques-uns des personnages qui viennent d'être nommés dans le titre de ce chapitre. La raison de leur présence en ces lieux est qu'ils espèrent y consommer de l'alcool afin d'engendrer des histoires.
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jmfhcbjmfhcb   06 février 2009
Rappelle-toi cependant que les rêves sont toujours bénéfiques, oui, même lorsqu'ils sont mauvais, ils sont quand même bons car ils purifient l'âme, un peu comme une course de natation. Je crois même avoir lu quelque part qu'on peut les considérer comme les peignes fins avec lesquels on attrape les poux de l'esprit.
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Einar Mar Gudmundsson - Les rois d'Islande
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