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ISBN : 2915549095
Éditeur : Bragelonne (01/01/2005)

Note moyenne : 3.36/5 (sur 35 notes)
Résumé :

Depuis la disparition de sa forêt de Brocéliande, M. Merlin s'est réfugié dans la station de métro du même nom, dans le 18e arrondissement de Paris, avec tout son état-major. Lui, il s'est approprié le banc au bout du quai. Ses trois fées, Vivi, Moorgën et Clochette, ont élu domicile dans les poubelles. Bref, rien n'est plus comme avant. A moins que... Mais oui, le vieux Merlin a un plan pour le Renou... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
ange77
  01 avril 2016
Challenge printemps Elfique 2016

« La Révélation n'eut lieu que le lendemain, en pleine gueule de bois. Elle jaillit, tel l'éclair transperçant les nuages, du cerveau nébuleux de Merlin.
— Par les Sept Cercles Infernaux, j'ai compris ! »

Ah... Sacrée Gudule !!
Qui une fois de plus, me laisse sur le c** ! - Vous me passerez l'expression... en même temps, ceux qui l'ont lu comprendront ;)
Gudule n'y va pas par quatre chemins, en effet...
Cette parodie drôlatique et vaudevillesque est juste purement DÉ-LI-RAN-TE ! Désopilante du début à la fin.
Les connaisseurs y retrouveront une pointe d'humour badin et frivole qui sera non sans rappeler un bon "Fluide Glacial", des situations plus rocambolesques les unes que les autres, des personnages hétéroclites pour le moins originaux, le tout à la sauce Amélie Poulain ayant rencontré Soeur Marie-Thérèse des Batignolles...
Bref, que du bonheur !

"Plongeant vers Moorgën, elle la saisit sous les aisselles et, dans un effort surféen, l'arracha à la poche du nain. Puis, (...) elle fonça vers le mur où elle pénétra comme dans du beurre, pour s'effondrer, hors d'haleine, sur un tapis d'herbes odorantes. Damned se rua à leur suite, mais s'aplatit salement sur la surface de parpaings. Les petites fées le virent, ainsi qu'à travers une vitre, tambouriner avec rage (...). Elles lui répondirent pas des pieds de nez et des bras d'honneur."

L'auteure nous confronte aux jours d'aujourd'hui à un Merlin sdf, pouilleux et alcoolique, accompagné de ses trois fidèles fées soumises, et un peu "spéciales" - vivant par ailleurs dans les poubelles du métro de Brocéliande (ben oui^^) -, j'ai nommé :
*Vivi, jolie rousse adepte de calembours et contrepèteries d'un goût souvent douteux... pour ne pas dire carrément partisane de jeux de mots bien pourris ;
"Et Vivi de commenter :
— On est devenus des taupes, hein, à force ! Et les taupes…
Petit ricanement revanchard, la main en cornet autour du nez.
— ... Y n'en bourrent !"
*Clochette, la pétulante blonde aux airs de nymphette qui aime beaucoup (trop) les enfants - surtout les petits garçons, et dixit Gudule : "Par bonheur, la pédophilie n'est pas un délit, au pays des fées " ;
"Clochette, elle, ne se contentait pas d'un coup de pouce. Elle avait, comme on dit trivialement, le feu au cul ; il lui fallait de l'amour, du beau, du vrai, du frémissant."
*Morgane, alias Moorgën dans cet épisode-ci, la brune à la dévotion politique assez heu... disons particulière...
"la découverte de Mein Kampf (...) mit un comble à son exaltation. Elle modifia son nom, qu'elle brandit désormais comme un slogan politique évoquant l'Avenir et l'Espoir : Moorgën, demain… (...) Elle se tatoua une croix gammée sur le sein gauche, et salua en criant : « Heil Hitler ! »"
Se joint également à notre dream team ; Excalibur, un chien errant, aussi décati que Merlin lui-même, et atteint de priapisme - Si après ça, vous ne voyez toujours pas l'aspect facétieux ...
"Cela demandait réflexion.
Réflexion il y eut, et fort longue."
En tombant par hasard sur la Carte Orange d'une certaine Linda Graal (évidemment!^^), notre enchanteur désenchanté ne peut y voir là qu'un Signe divin. Le temps du renouveau est enfin arrivé ! Où la chevalerie renaîtra de ses cendres...
"Quoi qu'en pensent ces trois sottes, se disait-il, un tel concours de circonstances ne peut être fortuit. Le Destin ne rassemble pas au même endroit Merlin, Brocéliande, Excalibur et le (enfin… la) Graal, sans avoir un but bien précis. Et ce but, je le devine, je le pressens, je le suppute, c'est le Renouveau, la Grande Résurgence…"
Bien sûr, point de résurgence sans un Arthur, ou à minima, un Lancelot (et pourquoi pas les deux ? Voire mieux ?...).
N'oublions pas Guenièvre, qui n'est pas en reste dans le rôle de la tenancière d'un bistrot-bordel très justement appelé - toujours pour la légende - le Celtic.
Sans compter sur l'arrivée impromptue d'un vieil artiste de rue un peu rêveur, Perceval - en réalité : "père Cheval" - qui s'avèrera bien utile finalement dans cet inénarrable imbroglio...
"...Où les choses se corsent, ce qui est le comble pour une légende celte."
Notre joyeuse bande de drilles va donc tout mettre en oeuvre pour que s'accomplisse un destin fantastique.
Le tout est de savoir si une telle équipe de "bras cassés" va y arriver, mais surtout, par quels moyens elle essaiera de parvenir à ses fins ?
"Dame Guenièvre s'était maquillée pour l'occasion, coiffée avec un soin tout particulier, et vêtue de même. Arthur n'y vit que du feu mais fut, par contre, sensible au petit verre de marc cinq ans d'âge qu'elle lui servit. La bouteille y passa. Au quatrième verre, il remarqua le regard qu'elle lui lançait, lourd, sous la double barrière de cils rimmelisés. Au cinquième, il la trouva collante. Au sixième, fouineuse. Au septième, presque appétissante."

Gudule ne lésine pas sur les clins d'oeil à mourir de rire, les termes saisissants, parfois outranciers voire crus, et les événements insolites d'un infini comique ; elle n'y va pas de main morte, et ce, pour notre plus grand plaisir.
Le récit est certes accessible mais peut-être pas pour les tout jeunes enfants. On y trouve des passages quelques peu "légers", mais toujours excellemment drôle, pour peu que l'on possède le second degrés nécessaire à cette lecture s'entend.
En ce qui me concerne, j'ai adoré ce premier tome qui m'a souvent fait rire aux larmes - on en a bien besoin parfois ! - et c'est avec une joie non dissimulée que je m'en vais sous peu plonger dans le second tome de cette trilogie :《Le Retour "crimes et chatouillements"》, un titre qui augure déjà une bonne partie de rigolade.

Pour terminer et mettre une fois pour toutes les points sur les "i" quant à ce récit burlesque, je vous retranscris le mot de la fin :
《Gudule , c'est Balzac (si, si), mais toute petite, toute mince avec une drôle de tignasse frisottée et des petites lunettes. Après plus de cent romans, pour la jeunesse et pour les adultes, des nouvelles, des BD, elle fait rien qu'à écrire, dites donc ! Des histoires qui font peur et des qui font rire.
Celle-là, elle est bien graveleuse et rigolote !》
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basileusa
  02 janvier 2019
J'avais ajouté ce titre lors d'une OP en me disant que je perdais pas grand chose au pire . Je découvre donc cette auteure qui nous plonge dans la suite des aventures de Merlin l'enchanteur, version ....totalement loufoque et trash !C'est pas de la grande finesse c'est sûr mais qu'est-ce que c'est drôle ,décalé et sans langue de bois ! Bourré de références et de jeux de mots, à ne pas prendre au premier degré bien sûr, ça me plait beaucoup ! Tellement ,que, ne devant que lire le tome 1 pour pioche dans ma PAL janvier, je vais finalement enchaîner avec les tomes suivants. Parce qu'on en redemande des aventures du clodo Merlin et de ses copines fées ménopausées ^^
Si vous aimé les romans déjanté et l'humour un peu trash, il vous plaira !
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Altervorace
  09 juillet 2013
Oyé, oyé ami lecteur, AlterVorace a eu un gros coup de coeur. Ouais. Si tu aimes l'humour subtil, sans une once de vulgarité, passe ton chemin. Si tu milites pour que l'on traite avec respect Merlin, les fées et Lancelot, passe ton chemin. Si tu penses qu'on ne peut pas rire de tout, passe ton chemin.
Le texte est bourré d'argot, de jeux de mots -parfois très mauvais-, de gouaille, de pieds de nez, de premier degré, bref j'ai adoré. Alors oui c'est grossier, oui le roman flirte avec les limites -une fée néo-nazie, une autre pédophile et un merlin alcoolique-, oui le mauvais goût est présent de la première à la dernière page, mais c'est une satire jouissive de notre monde. J'ai pensé à beaucoup de choses durant ma lecture. A l'univers de Pennac, à San Antonio et un peu à Kaamelott.
Et j'ai rigolé, vraiment, devant cette fable jubilatoire où l'auteure, Gudule, semble totalement se lâcher. Elle est forte Gudule. Parce que, mine de rien, le texte est sur le fil du rasoir, l'humour est un art difficile en littérature, particulièrement quand on décide d'y aller à la louche comme ici et qu'on ne recule pas devant le graveleux.
Bref si tu penses que les Nuls, c'est quand même vulgaire ou que tu t'interroges sur l'intérêt du burlesque, garde-toi d'ouvrir ce roman. Mais si tu as de l'affection pour le « mauvais goût », lis donc et viens me dire merci.
Lien : http://altervorace.canalblog..
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cici899
  20 juillet 2017
Misère, que ça a été pénible !
J'ai acheté ce livre durant la #grosseop17. La couverture était sympa, le résumé aussi et il était en promo.
Je m'attendais à un récit humoristique au second, voire troisième degrés.
Mais là…. C'est du 36ème degrés, c'est lourd, vulgaire, grossier.
Bref je n'ai pas du tout adhéré, ni au style de l'auteur, ni à l'histoire.
J'aimais bien l'idée que les personnages de la légende arthurienne soient toujours présents sur les lieux de la mythique Brocéliande, devenue à l'heure actuelle une station de métro. Cependant l'intrigue est tirée par les cheveux : pour faire revivre leur glorieuse époque, les protagonistes vont tout mettre en oeuvre pour que le nouvel élu soit conçu, à grand renfort d'alcool, de dogues et de parties de jambes en l'air (évidement, sinon pas de conception…).
Les personnages ne sont pas (du tout) attachants, ni les humains, ni les fées, ni Merlin. Pas même le chien, c'est pour dire !
Je n'ai pas grand-chose de positif à dire sur cette histoire si ce n'est qu'on relève quelques réflexions pertinentes sur les travers de notre société.
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kristian
  17 octobre 2017
Gudule a un style très particulier, et ce premier tome de la ménopause des fées n'y échappe pas, c'est tordu, c'est capillotracté, en plus moderne dans le langage moins fleuri (ou plus abondamment c'est selon), le livre fait penser à du bon vieux Francis Blanche Pierre Dac dans le "Boudin sacré", et on se dit que ça aurait pu faire un feuilleton radiophonique du même cru (à ne pas mettre entre toutes les oreilles toutefois).
Bref, si vous n'aimez pas l'humour grivois et les fées nymphomanes côtoyant d'odorants clochards, passez vite votre chemin.
Si vous avez adoré les deux compères cités plus haut, la trilogie est au prix de 10 euros et de 3 journées de lecture.
En quatrième de couverture l'éditeur compare Gudule à Balzac, mais c'est juste pour le nombre de titres écrits. Ceci dit, on peut aimer Balzac et Gudule, on ne les rangera pas sur la même étagère c'est tout.
Bien sûr, Excalibur est un chien, la fidélité ça se respecte.
Bon, moi ma préférence ba vers les fées et je regrette déjà leur départ, elles étaient si mignonnes (Gudule tu es un monstre de l'inquisition de nous en priver).
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Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
ange77ange77   21 mars 2016
(...) Clochette, elle, poursuivait son petit bonhomme de chemin, entièrement vouée à un but exclusif : être aimée des enfants.
Des petits garçons, plus exactement.
Entre huit et douze ans.
Par bonheur, la pédophilie n’est pas un délit, au pays des fées.
(...)
Ah, les enfants – dont le monde adulte, pétri de lieux communs, s’obstine à nier les sens pourtant ô combien exigeants ! – seraient bien à plaindre si les légendes ne leur donnaient de temps à autre un coup de pouce !
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ange77ange77   21 mars 2016
[à propos de la fée Morgane]
(...) la découverte de Mein Kampf en édition de poche mit un comble à son exaltation. Elle modifia son nom, qu’elle brandit désormais comme un slogan politique évoquant l’Avenir et l’Espoir :
Moorgën, demain…
Galvanisée par la perspective de ces lendemains, non qui chantent mais qui hurlent, la petite créature intemporelle ne vécut plus que dans un futur né des cendres du passé. Elle se tatoua une croix gammée sur le sein gauche, salua en criant : « Heil Hitler ! » et vola au pas de l’oie.
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AltervoraceAltervorace   09 juillet 2013
Loin de ces hystéries liées à la chose écrite, Clochette, elle, poursuivait son petit bonhomme de chemin, entièrement vouée à un but exclusif : être aimée des enfants.
Des petits garçons, plus exactement.
Entre huit et douze ans.
Par bonheur, la pédophilie n'est pas un délit, au pays des fées.
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ange77ange77   21 mars 2016
M. Merlin leva sa canette et rota.
(...) Jadis – à l’époque bénie où les fées portaient voiles de brume sur leur corps diaphane et rayons de lune en diadème –, elle eût réagi différemment. Avec moins de résignation, plus de hargne.
Mais, en ce temps-là, la question ne se posait pas : Merlin savait encore se tenir en société.
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ange77ange77   26 mars 2016
Il se nomme Damned et est gardien de la paix. Mais c’est là son moindre défaut ; il est également méchant. Très. Profondément. De manière absolue, irrémédiable et sans appel. Et petit. Ceci explique cela.
Outragé par la vie dès l’instant de sa conception, rejeté par sa mère, raillé par ses amis et ses éducateurs, bref soumis depuis toujours aux ironies, condescendances, vexations, voire brimades, de son entourage, Damned avait, au fil des ans, accumulé une rancœur à la mesure de sa difformité et inversement proportionnelle à sa taille.
Quoi d’étonnant, dès lors, qu’il détestât l’humanité entière et n’ait de cesse de la persécuter ?
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Videos de Gudule (11) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de  Gudule
Dimanche 18 février, la Foire du Livre de Bruxelles organisait sa première chasse aux livres, en partenariat avec la Première et visit.brussels. Des centaines de romans étaient cachés autour Du Mont des Arts, de Sainte Gudule au Parc royal. Les livres étaient géolocalisés grâce à l'application Neareo et les chasseurs invités à rencontrer les auteurs lors de la Foire du Livre de Bruxelles 2018 qui se tient du 22 au 25/02.
La Chasse continue jusqu'au dimanche 25/02 !
Plus d'info sur : http://flb.be/la-plus-grande-chasse-aux-livres-de-bruxelles/
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