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ISBN : 2020427850
Éditeur : Seuil (19/08/2000)

Note moyenne : 3.72/5 (sur 338 notes)
Résumé :
De même que Le Monde de Sophie de Jostein Gaarder, en mélangeant un roman et l'histoire de la philosophie, avait mis ce domaine du savoir à la portée d'un grand nombre de lecteurs, Le Théorème du perroquet de Denis Guedj mêle étroitement une histoire captivante, où il est question de forêt amazonienne, de bibliothèque perdue et... de perroquet, et l'histoire des mathématiques. Ce romancier, scénariste ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (39) Voir plus Ajouter une critique
LiliGalipette
  28 avril 2015
Pierre Ruche, vieux libraire en fauteuil roulant, reçoit une imposante cargaison de livres de la part de son vieil ami Elgar Grosrouve, vieil ami qu'il croyait perdu depuis des années. Entouré de Perrette Liard et de ses trois enfants, Max et les jumeaux Jonathan et Léa, ainsi que d'un perroquet fort bavard et amnésique, il tente de percer le mystère de cette bibliothèque. Pourquoi Elgar lui a-t-il envoyé ses précieux ouvrages de mathématiques ? Quelle menace pesait sur lui en Amazonie ? A-t-il vraiment résolu deux des plus grandes énigmes mathématiques de tous les temps ? Pour percer le mystère qui entoure l'histoire d'Elgar, la petite famille de la librairie Mille et une feuilles va remonter aux origines des mathématiques et s'attaquer aux fameuses conjectures de Fermat et de Goldbach.
Que ce roman fait du bien ! Il est charmant et drôle et il est indéniable que l'auteur aime ses personnages, ce qui a tendance à se faire un peu rare dans certains romans contemporains. Non seulement il les aime, mais il les a faits complexes et attachants. « L'oiseau semblait ne se souvenir de rien. Ce qui en faisait un spécimen unique : il était le seul perroquet qui répétait ce qu'il n'avait jamais entendu. » (p. 22) Entre aventure, thriller et histoire de famille, on suit chaque personnage, ses secrets, ses désirs et ses interrogations. Et il est impossible de ne pas les aimer, à notre tour. Je retiens cette très belle pensée sur les jumeaux. « Ce que chacun des enfants Liard apercevait dans l'autre, c'était justement ce qui n'était pas le même : les infimes différences qui mieux que tout disaient leur forme commune ! […] Ils n'étaient pas pareils comme deux livres imprimés, mais comme deux copies du même scribe. En un mot, ils se disaient qu'ils étaient les mêmes à si peu près que ça valait le coup qu'ils soient deux. » (p. 295 & 296)
J'ai retrouvé dans ces pages l'intelligence et la tendresse présentes dans La formule préférée du professeur et le bizarre incident du chien pendant la nuit. Sous la plume de Denis Guedj, il est indéniable que les mathématiques racontent des histoires. Agrémenté de schémas et de formules très claires, l'auteur invite son lecteur à jouer avec les chiffres, les formes et les démonstrations. Ah, si mes professeurs m'avaient présenté les mathématiques de cette façon, j'aurais peut-être brillé un peu plus dans cette matière. « Les mathématiques sont simples […]. C'est leur application qui est compliquée. » (p. 56) Mais avec un professeur comme Denis Guedj, j'annonce un zéro faute !
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Nastie92
  08 octobre 2017
Dès qu'un ouvrage parle de mathématiques, j'ouvre un oeil intéressé. Si son but affiché est de les mettre en valeur, de les faire découvrir sous un meilleur jour, là, j'ouvre les deux.
"Emporté par un enthousiasme communicatif, le lecteur le plus hermétique saisit non seulement le sens général de la recherche mathématique, mais il en vient aussi, non sans quelque agressivité, à se demander pourquoi l'enseignement qu'on lui a dispensé à l'école lui a dissimulé tant de merveilles !"
C'est ce que nous promet la quatrième de couverture. Plutôt alléchant, non ?
J'ai assez vite dévoré cette petit brique (plus de cinq cent pages grand format, bien remplies), et si je ne m'y suis pas ennuyée, je n'ai pas non plus sauté de joie à chaque page.
L'intention de départ est louable, mais je trouve que l'auteur a un peu manqué son but, ou pour être moins sévère, n'a pas autant réussi que ce qu'il aurait pu le faire.
Tout d'abord, en ce qui concerne le contenu mathématique. Étant mathématicienne, je suis évidemment difficile à contenter. Ce roman se voulant avant tout un ouvrage de vulgarisation, je ne m'attendais pas à y apprendre grand-chose. Mais je me mets à la place d'une personne moins avertie, et je suis dubitative.
Denis Guedj en dit trop ou trop peu. Trop parce que certaines pages sont trop denses et ne sont pas compréhensibles pour qui n'a pas le bagage mathématique suffisant ; trop peu parce que certains aspects auraient dû être plus détaillés pour être accessibles. Ce qui fait que finalement, je ne vois pas bien à qui s'adresse cet ouvrage : la barre est trop haute ou trop basse pour la grande majorité des lecteurs.
Déception également en ce qui concerne l'histoire "captivante" annoncée. Beaucoup d'éléments sont tirés par les cheveux et l'intrigue policière est cousue de fil blanc. Rien à découvrir de ce côté-là.
Enfin, et c'est un aspect auquel je suis toujours très attachée, quel que soit l'ouvrage : le style.
Je suis désolée de le dire, mais le livre est globalement mal écrit. Certaines phrases sont inutilement lourdes ou pompeuses, tandis que d'autres sont bancales ou grossières (Pour s'exclamer, le mot "putain" n'est pas indispensable...).
J'ai lu ce roman avec mon fils de treize ans, passionné de mathématiques (Nous aimons beaucoup tous les deux partager des lectures, et j'apprécie vraiment qu'à son âge il aime encore lire avec moi. Nous varions les genres : en ce moment, nous sommes dans le dernier jour d'un condamné de Victor Hugo). le récit l'a beaucoup amusé, même s'il a trouvé, tout comme moi, qu'il y avait des invraisemblances. En ce qui concerne le contenu mathématique : il en connaissait déjà une bonne partie, et pour le reste, m'a inondée de questions, content que je puisse y répondre.
Si le Théorème du perroquet peut produire cet effet sur d'autres lecteurs, dans ce cas, j'approuve ! D'autant plus que l'idée de présenter les différentes branches des mathématiques est intéressante, et que le passage en revue de l'histoire des mathématiques est bienvenu, bien qu'un peu désordonné et pas toujours facile à suivre.
Les mathématiques sont, hélas, souvent mal-aimées. Beaucoup de personnes en ont une vision fausse, et ne les considèrent que comme un fatras de règles incompréhensibles.
Cette vision, entretenue par la société (il est de bon ton de dénigrer cette matière, et de dire d'un air snob "oh, moi les maths...") et cela me navre.
L'univers mathématique est passionnant, mais pour que les enfants puissent le découvrir dès leur plus jeune âge, encore faudrait-il arrêter de ne le leur présenter que comme un tas de formules à apprendre par coeur et de procédures à exécuter sans réfléchir. En France particulièrement, cette matière est la plupart du temps massacrée d'entrée de jeu.
Il y aurait beaucoup à dire, mais j'arrête là mon discours : ma passion déborde quelquefois et je suis facilement intarissable sur ce sujet... j'y reviendrai.
Pour conclure sur ce perroquet : mon avis est mitigé. Si le livre vous tente, pourquoi pas, mais n'attendez pas de miracle, vous risqueriez d'être déçu.
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cmpf
  15 novembre 2016
Lorsque j'étais au lycée, j'aurais aimé que le premier cours au moins de math serve à présenter la matière. Que l'on nous dise “Dans la grande famille des maths il y a tel domaine qui consiste à … Ça à été découvert à telle époque, on s'en servait alors pour … Et aujourd'hui on s'en sert encore dans telles circonstances, ou on ne s'en sert plus parce que…”
Et j'ai trouvé une partie de cette exposition page 84 et suivantes de mon édition.
Le savoir quand j'étais élève n'aurait certes pas fait de moi une mathématicienne mais au moins j'aurais moins eu l'impression d'être torturée. D'autant qu'il y avait quand même des chapitres que j'aimais : l'algèbre et la trigonométrie.
Tout cela pour dire que ce livre didactique et néanmoins amusant est tout à fait utile.
Sous couvert d'une bibliothèque spécialisée à classer et d'une enquête à mener, les protagonistes, une famille un peu particulière, s'embarquent dans l'histoire des maths et des mathématiciens.
Parce que l'histoire des maths, c'est aussi l'histoire de ceux qui ont découvert petit à petit tous les secrets des nombres et des figures. D'Archimède qui protège d'un général romain sa ville de Syracuse, à Évariste Galois mort à 20 ans dans un duel et dont la carrière fut donc très courte bien que fructueuse, et bien d'autres. Leur vie et leur recherches ont aussi dépendu de leur époque et des aléas de leur vie.
Je ne prétend pas avoir tout compris, mais j'ai pris plaisir à ce roman souvent tiré par les cheveux mais pas ennuyeux.

Challenge ABC 2016-2017
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gabb
  26 avril 2016
J'aime les théorèmes, j'aime les perroquets : a prioi ce roman avait tout pour me séduire !
Je me suis donc jeté dessus avec avidité et j'avoue avoir dévoré les premiers chapitres ... mais j'en ressors un peu essoufflé, sur une impression mitigée.
L'intrigue, qui aurait pu s'avérer très prenante, ne m'a finalement pas captivé. le pitch en bref : un vieux libraire reçoit par la poste une collection d'ouvrages scientifiques, légué par un ami exilé au Brésil et assassiné dans des circonstances troubles. Aidé par son employée, les trois enfants de cette dernière et un perroquet récemment trouvé aux Puces (!), le vieil homme cherche dans cette abondante documentation des indices permettant d'identifier les assassins de son ami, qui aurait résolu juste avant de mourir les fameuses conjectures de Fermat et de Goldbach... Il profite de l'occasion pour retracer les principales découvertes mathématiques à travers les âges.
Malheureusement, en ce qui me concerne la mayonnaise n'a pas pris... L'histoire traine en longueur (alors que le dénouement est cousu du fil blanc), et les personnages et les dialogues sont peu crédibles. Les nombreux jeux de mots et autres "traits d'esprit" tombent souvent à plat. J'aurais pu m'en accomoder si ma curiosité scientifique avait été satisfaite, mais là encore j'espérais un peu mieux.
Moi qui rêvais d'entrer dans l'intimité des plus grands mathématiciens, et d'approfondir certaines notions, j'ai passé la majeure partie de mon temps à réviser les bases du programme de 5ème (de manière certes ludique, mais vraiment succinte), en attendant le grand plongeon dans des concepts un peu plus "complexes" (si je puis dire) ... plongeon finalement plus proche de la glissade dans un pédiluve que de la voltige olympique !
Bien entendu, sur les 650 pages, on apprend forcément quelques anecdotes historiques intéressantes, et Guedj aborde certains théorèmes de manière originale, mais ces "pastilles culturelles et mathématiques" sont à mon goût trop diluées dans une intrigue qui tourne vite en rond.
Certains chapitres sont néanmoins assez réussis, teintés de philosophie et d'épistémologie (qu'est-ce qu'un théorème ? Une démonstration ? Existe-t-il des vérités universelles ?), et je ne peux pas me résoudre à attribuer moins de 3 étoiles à ce roman, car l'idée de départ était intéressante, et l'on sent que l'auteur est passionné par son sujet !
Je me suis probablement trompé dans le choix de ce livre, qui réjouira sûrement un grand nombre de lecteurs, notamment ceux qui souhaitent se réconcilier avec les maths (ce n'était pas mon cas, nous n'étions pas fâchés du tout !)
Si vous souhaitez vous replonger dans les bases des principaux grands théorèmes, ou connaître un peu mieux la vie des grands mathématiciens, foncez ! Si vous êtes docteur en maths, ou féru de bons romans policiers, je pense que vous pouvez faire l'impasse...
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issablaga
  02 février 2014
Critique parue dans le “Télérama” 2540 de septembre 1998
Lorsque l'on tient un filon, autant l'exploiter jusqu'à la corde ! Depuis le succès foudroyant du Monde de Sophie, de Jostein Gaarder, les éditions du Seuil nous livrent au moins un livre par an « sur le modèle de... » où des profs essaient, sous couvert d'une fiction, le plus souvent niaiseuse, de fourguer des tartines de savoir. le Monde de Sophie « couvrait » bon an mal an l'histoire de la philosophie ; le Livre de Némo, de Nicole Bacharan et Dominique Simmonet, devait remplacer les devoirs de vacances des futurs collégiens. Enfin, voici le Théorème du perroquet, de Denis Guedj, qui complétera utilement les cours de maths niveau première - terminale.
Mais pas seulement ! Car la curiosité toute scientifique de Denis Guedj est communicative : pour un peu, on se passionnerait pour la résolution d'une équation comme on avale un polar ! Denis Guedj nous embarque dans presque trente siècles d'histoire, de questions, de découvertes. Tout ce qui, dans les cahiers de cours, se résume souvent à des théorèmes rébarbatifs à réciter... comme des perroquets. Un fabuleux voyage qui nous mène de l'Egypte à Athènes, en passant par Bagdad, Syracuse et la butte Montmartre, sur les traces de poètes et de philosophes, de géomètres et d'amateurs géniaux, tous frappadingues des cercles, des droites, des angles et des nombres.
Le roman, pourtant, n'évite pas la mise en scène, même astucieuse, du cours magistral, les ficelles de l'intrigue sont parfois grosses comme des troncs d'arbre et c'est écrit à la va-comme-j'-te-cause, mais qu'importe : ça vit. le Théorème du perroquet est donc - qualité qui manquait cruellement au Monde de Sophie et au Livre de Némo - d'abord très gai. Un comble pour des maths !

L'intrigue, donc, la voici. Pierre Ruche, un vieux libraire philosophe, cloué sur une chaise roulante, reçoit un jour, des profondeurs de la forêt amazonienne, un drôle de cadeau : la bibliothèque de son ancien compagnon de Sorbonne et de Résistance devenu chercheur d'or, Elgar Grosrouvre. Des milliers de volumes précieux. « Cher R, écrit l'ami mathématicien, il y a dans ces ouvrages des histoires qui valent celles de nos meilleurs romanciers. » Pourquoi veut-il s'en débarrasser ? Mystère. On le sent traqué. Il révèle à son ami qu'il a réussi à démontrer deux des plus indémontrables conjectures de toute l'histoire des mathématiques : celle de Goldbach, qui postule que tout nombre pair supérieur à 2 est la somme de deux nombres premiers ; et celle, mythique, de Fermat (1637) : xn + yn = zn est impossible si n est un entier supérieur à 2 et x, y, et z, des entiers supérieurs à 0. Fermat, dans un livre, avait griffonné « J'en ai trouvé une démonstration merveilleuse qui ne tient pas dans la marge »... et l'on ne retrouva jamais ses calculs. Pas plus que ceux d'Elgar Grosrouvre : tels les pythagoriciens, qui promettaient de ne jamais divulguer leurs résultats hors de leur cercle, il se refusait à publier sa découverte. Il l'avait seulement confiée, avouait-il fort elliptiquement à Pierre dans sa lettre, à « un fidèle compagnon ». Suivait un procès-verbal de la police de Manaus déclarant qu'Elgar Grosrouvre avait été retrouvé mort dans l'incendie de sa maison.

Branle-bas de combat, rue Ravignan. Toute la maisonnée se mobilise : Pierrette, qui a pris la suite de Pierre Ruche à la librairie, ses deux grands ados de jumeaux et Max, le petit frère adopté, qui vient de rapporter des Puces un perroquet qu'il a sauvé des coups de deux types patibulaires. La pédagogie, décidément, adore le bancal : un père absent pour la Sophie de Gaarder, un gamin amnésique, dans Némo. Ici, un hémiplégique (Ruche), un enfant adopté, sourd de surcroît (Max), des jumeaux, et Pierrette, qui préfère oublier comment elle les a conçus. Quant au perroquet, il yoyotte à cause du méchant gnon qu'il a pris sur la tête.
Persuadé que le secret de la mort de Grosrouvre se trouve quelque part dans ses livres, Pierre Ruche potasse à fond et retrouve ses amours philosophiques : Thalès, Pythagore, puis Pascal, Descartes. Tous les soirs, il tient séance rue Ravignan. On y apprend comment Thalès a mesuré la hauteur de la pyramide de Kheops avec son ombre (travaux pratiques place du Carrousel sur la pyramide du Louvre), comment Pythagore a établi un lien entre les nombres et la musique, et on s'enfile avec passion toute la géométrie d'Euclide. Personne ne s'étonne que le perroquet, même un peu sonné, participe activement : « Si la somme des carrés de deux côtés d'un triangle est égale au carré du troisième, alors ce triangle est rectangle », énonce-t-il doctement.

Qu'il existe un lien entre le volatile et le mathématicien volatilisé au Brésil, le lecteur le comprend avec 456 pages d'avance sur ses protagonistes.Heureusement, le suspense est ailleurs, devant d'autres abîmes, d'autres révélations : comment on a inventé le zéro, par exemple, « ce rien qui peut tout », que les chiffres arabes sont en fait indiens, que les nombres aussi peuvent être jumeaux et même amis ou encore rationnels, irrationnels, complexes, idéaux, rompus, absurdes, sourds, fracturés, imaginaires, et même transcendants. On croise des mathématiciens aux destins parfois maudits et aux intuitions fulgurantes : Tartaglia, qui, voulant trop entretenir le secret, s'est fait voler la paternité de ses formules ; Evariste Galois, jeune prodige romantique qui en 1830 révolutionna l'algèbre sans parvenir jamais à être publié. Quant au sage Omar Khayyam (Xe siècle), le grand astronome et poète persan, il fut l'ami d'un beau voyou, Hassan, fondateur d'une secte guerrière, les ismaéliens, qu'on appellera aussi, peut-être à cause du haschich qu'ils consommaient abondamment, les " hashâshins " !
On ne vous révélera pas ici qui est celui de Grosrouvre. Encore moins si le mathématicien avait effectivement résolu les conjectures de Goldbach et de Fermat. Ça, seuls quelques oiseaux, dans la jungle amazonienne, peuvent le savoir. Quant au théorème de Fermat, quelques mois après la mort de Grosrouvre, un mathématicien (un vrai, celui-là) anglais, Andrew Wiles, en exposait enfin la démonstration. Fin d'une aventure. « Il faut aux vérités de la science de belles histoires pour que les hommes s'y attachent », conclut Denis Guedj. Avec verve, le mathématicien a relevé le défi du conteur.
Lien : http://www.telerama.fr/livre..
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Citations et extraits (33) Voir plus Ajouter une citation
Nastie92Nastie92   08 octobre 2017
Comme tous les élèves du monde, Jonathan avait croisé Thalès à plusieurs reprises. Chaque fois, le professeur avait parlé du théorème, jamais de l'homme. D'ailleurs, en cours de maths, on ne parlait jamais de personne. De temps en temps, un nom tombait, Thalès, Pythagore, Pascal, Descartes, mais c'était seulement un nom. Comme celui d'un fromage ou d'une station de métro. On ne parlait pas non plus de où ni de quand ça s'était fait. Les formules, les démonstrations, les théorèmes atterrissaient sur le tableau. Comme si personne ne les avait créés, comme s'ils avaient été là de tous temps, comme les montagnes ou les fleuves. Encore que les montagnes, elles, n'avaient pas été là de tous temps. Et l'on arrivait à ceci que les théorèmes avaient l'air plus intemporels que les montagnes ou les fleuves !
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KassuathethKassuatheth   08 décembre 2016
Il en a fait du chemin notre zéro :

-Çunya !

Un long battement de derbouka salua l'arrivée du dernier des nombres.

« Çunya veut dire vide en sanskrit. Le zéro est représenté par un petit rond. Pourquoi un rond? On ne le sait pas vraiment. Par contre, on sait que, traduit en arabe, çunya devient sifr qui, traduit en latin, de zéphirum qui, traduit en italien, donna zéphiro. Et de zéphiro à zéro, il n'y a pas loin. Et le nom du zéro, devint celui de tous les chiffres.

Le zéro, « ce rien peut tout », n'avait pas volé son surnom
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PchabannesPchabannes   18 octobre 2009
‘’Comme tous les élèves du monde, Jonathan avait croisé Thalès à plusieurs reprises. Chaque fois, le professeur avait parlé du théorème, jamais de l’homme. D’ailleurs, en cours de maths, on ne parlait jamais de personne. De temps en temps, un nom tombait, Thalès, Pythagore, Pascal, Descartes, mais c’était seulement un nom. Comme celui d’un fromage ou d’une station de métro. On ne parlait pas non plus de où ni de quand ça s’était fait. Les formules, les démonstrations, les théorèmes atterrissaient sur le tableau. Comme si personne ne les avaient créés, comme s’ils avaient été là de tous temps, comme les montagnes ou les fleuves. Encore que les montagnes, elles, n’avaient pas été là de tous temps. Et l’on arrivait à ceci que les théorèmes avaient l’air plus intemporel que les montagnes ou les fleuves ! Les maths, ce n’était ni de l’histoire, ni de la géographie, ni de la géologie. C’était quoi au juste?’’ (page 34)
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meloukamelouka   07 juin 2013
A propos, t'ai-je dit ce qui m'avait "accroché" à Pythagore? Il a inventé le mot amitié; le savais-tu? Comme on lui demandait ce que c'est qu'un ami, il répondit: "Celui qui est l'autre moi même, comme le sont 220 et 284." Deux nombres sont "amis", ou "amiables", si chacun est la somme de tout ce qui mesure l'autre. Les deux nombres amis les plus célèbres du Panthéon pythagoricien sont 220 et 284. Ils font une belle paire. Verifie-le, si tu as le temps. Et nous deux, sommes-nous des "amis"? Qu'est ce qui te mesure, Pierre? Et moi? Le temps est arrivé, peut-être, de faire la somme de ce qui nous a mesurés.
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LiliGalipetteLiliGalipette   28 avril 2015
« Ce que chacun des enfants Liard apercevait dans l’autre, c’était justement ce qui n’était pas le même : les infimes différences qui mieux que tout disaient leur forme commune ! […] Ils n’étaient pas pareils comme deux livres imprimés, mais comme deux copies du même scribe. En un mot, ils se disaient qu’ils étaient les mêmes à si peu près que ça valait le coup qu’ils soient deux. » (p. 295 & 296)
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