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ISBN : 2221108558
Éditeur : Robert Laffont (16/08/2007)

Note moyenne : 3.75/5 (sur 28 notes)
Résumé :
"Puis- je vous entretenir d'une crise d'un genre très particulier?... Une crise qui a frappé les mathématiques dans leur chair. Moi qui vous parle, j'ai été responsable de la plus grave crise que les mathématiques ont subie depuis les Grecs ! Vingt-trois siècles parsemés de petits bobos sans conséquence et faciles à soigner. Jusqu'à ce que je débarque. "Crise des fondements", ont diagnostiqué mes confrères. Vous-même Monsieur Matthias, si j'ai bien compris, vous ête... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (5) Ajouter une critique
Aproposdelivres
  10 octobre 2014
Denis Guedj est un auteur que j'aime beaucoup et lorsque Livraddict a proposé ce partenariat, j'ai vraiment impatiente de découvrir ce livre et je n'ai pas été déçue !
« La chambre 14 de la Villa des hommes était occupée par deux revenants. L'un revenu de l'au-delà des nombres, y avait tracé son chemin, l'autre, revenu de l'au-delà des ombres, s'y était égaré. », voilà une phrase du livre qui résume bien cette belle histoire.
1917, ils sont deux, très différents, ensemble, ils sont les occupants de la chambre 14, au premier étage de la Villa des hommes de l'hôpital psychiatrique de Luftstadt.
Herr Singer est âgé de soixante-douze ans, c'est un vieux mathématicien de renom allemand, il est à l'hôpital pour son neuvième séjour depuis 1884.
Matthias est un soldat français de trente-trois ans, suite à son séjour sur le Front, il souffre du « syndrome du vent de l'obus ». Dans le civil, il était conducteur de locomotive.
Les journées à l'hôpital sont toutes les mêmes. Ils ont chacun leurs petites habitudes : Matthias commence toujours la journée par une douche quotidienne au aurore. Herr Singer fume des cigares et suce des berlingots, il écrit chaque jour dans un carnet rouge.
Les premiers jours de cohabitation se passent, en silence, à s'observer, puis ils vont peu à peu se mettre à échanger en français.
Ensemble, ils discutent de leurs vies respectives. Herr Singer parle des mathématiques, en particulier sur l'infini, son sujet de prédilection. Matthias raconte les chemins de fer, la guerre sur le Front... Et peu à peu ces discussions décousues, baroques, parfois sans queue ni tête deviennent des moments de réflexions autour de leurs vies.
En évoquant à voix haute, pour l'autre, les pensées qui leur traversent la tête, en se posant mutuellement des questions, ils abordent des sujets qu'ils ne connaissaient pas avant leur rencontre.
Lien : http://aproposdelivres.canal..
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DanielGauthier
  10 mars 2010
L'idée de départ est intéressante : faire cohabiter contraints et forcés un mathématicien allemand de génie et un cheminot français en pleine première guerre mondiale - bref deux types que tout oppose.
Bien entendu, ils vont se flairer, se parler, pour finir par se rencontrer et s'apprécier.
D'accord, c'est une belle leçon d'humanisme, ce n'est pas trop mal écrit, mais mon intérêt s'est vite essoufflé.
J'ai ressenti l'exercice de style, la thématique unique retournée dans tous les sens...
Et puis, désolé, toutes ces considérations sur les mathématiques (le dada de l'auteur, manifestement) m'ont laissé de marbre - même si j'admets qu'elles pourront fasciner certains lecteurs.
Pour finir, j'ai rapidement atteint ma limite, l'asymptote de mon attention s'est mise à frôler dangereusement l'abscisse de mon ennui, jusqu'à ce que le livre me tombe des mains vers la page 113 (113 : nombre premier, si je ne m'abuse).
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kikobaus
  31 mars 2012
Voilà un livre très original, puisqu'il s'agit pour Guedj de rendre intéressantes les mathématiques, de montrer combien elles peuvent constituer une passion. du reste, l'auteur parvient bien nous intéresser à ces énigmes mathématiques qu'il expose. Néanmoins, c'est évident, elles alourdissent un récit déjà bien lent et grisâtre, renforçant ainsi l'idée qu'on se fait d'une matière littéraire aride, alors même que le but était sûrement inverse
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JOE5
  07 décembre 2015
rencontre improbable d'un mathématicien et d'un conducteur de train pendant la guerre 14.18 dans un hôpital psychiatrique en Allemagne.
Une relation se construit entre ces deux hommes, relation pudique, respectueuse, intelligente au combien. Un huis clos chambre 14 d'une incroyable richesse tant du coeur que de l'esprit. Un véritable régal de lecture.
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jwpack
  07 janvier 2011
Commençons cet article par un résumé de l'oeuvre. Voulez-vous bien? En 1917, Hans Singer, vieux mathématicien de renom, entre à l'hôpital psychiatrique. Il partage sa cellule avec Matthias Dutour, un jeune soldat français, conducteur de locomotive et anarchiste convaincu. Tout les oppose, pourtant ils échangent sur leurs vies, leurs secrets, leurs folies. Jour après jour, les deux désespérés tissent les liens d'une improbable et indéfectible amitié.
(Suite sur mon blog)
Lien : http://jwpack.over-blog.com/..
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Citations & extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
AproposdelivresAproposdelivres   10 octobre 2014
– Bonjour, Herr Singer, comment allez-vous aujourd’hui ?
Ce matin-là, il faisait atrocement chaud. La pièce à moitié vide réverbérait l’écho de la voix du Directeur.
— Je vous présente M. Matthias Dutour, fit-il en s’avançant vers le lit de Singer et en désignant un homme planté sur le pas de la porte. C’est un soldat français. Il va passer quelque temps avec nous ici. Et, si vous le voulez bien, il partagera votre Caverne, comme vous avez l’habitude de la nommer. Vous êtes le seul parmi nos patients à manier la langue de Voltaire, proclama-t-il avec une affectation un peu ridicule. Ainsi, vous pourrez parler ensemble. C’est important.
Sur le seuil de la chambre, le soldat français n’avait pas bougé. Très grand, très maigre, des cheveux d’un blond incendiaire, drôlement attifé, il regardait fixement devant lui.
— Kommen, kommen, monsieur Dutour ! l’encouragea le Directeur en unissant le geste à la parole.
L’homme avança de trois pas et s’immobilisa au milieu de la pièce.
Histoire de briser la glace entre les deux hommes, le Directeur bonimenta le nouveau venu.
— Vous auriez été russe, monsieur Dutour, je vous aurais placé dans cette chambre. Anglais ? Également. Italien ? Également. Herr Singer parle toutes ces langues ! Turc ? Ah, là, je ne sais. Vous parlez turc, Herr Singer ?
Herr Singer lui aurait bien répondu que si cela pouvait améliorer les conditions de vie à l’hôpital, il s’y mettrait, au turc. Cela n’aurait pas manqué de faire plaisir à feu son père. Mais il ne répondit rien. Il se contenta de se lever pour ouvrir la fenêtre. Un peu plus de chaleur pénétra dans la pièce. Il la referma. Le Directeur continua de soliloquer.
Remarquant quelques papiers sur la table de Herr Singer, il l’interrogea.
— Avez-vous recommencé à travailler ?... Un peu ? Et à lire ?... Un peu ? Herr Singer est un grand mathématicien, l’un de nos meilleurs, expliqua-t-il à Matthias avant d’ajouter : Monsieur Dutour, vous informerez vous-même Herr Singer, si vous le désirez, bien sûr, de ce que vous faisiez en France, dans le civil.
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Zora-la-RousseZora-la-Rousse   05 avril 2011
Il y a pour chaque homme un devoir d’insatisfaction, Herr Singer. On se doit d’être insatisfait. Insatisfait de l’état du monde, insatisfait de la pauvreté, de la famine, de l’oppression, de l’exploitation, de l’injustice, insatisfait de l’abandon des enfants. Insatisfait de l’état du monde, non parce qu’on le hait, mais parce qu’on l’aime. Et d’autant plus insatisfait qu’on l’aime. Oui, le transformer et l’aimer, le transformer parce qu’on l’aime.
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Jazz93Jazz93   09 juin 2008
Voyez-vous, Monsieur Matthias, on rate plus souvent sa vie qu'on ne rate le train... et je n'ai jamais raté le train de ma vie.
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BibulleBibulle   12 septembre 2014
Quand tu veux quelque chose, ne demande à personne de le faire à ta place. Tu es responsable de ce que tu désires.

page 245
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Zora-la-RousseZora-la-Rousse   10 avril 2011
Je ne sais pas ce qui m'est arrivé. Je me suis renversé, comme un bateau, la quille à l'air. J'ai applaudi à la guerre ! Je suis devenu mon propre ennemi. Directement de l'internationalisme au patriotisme patriotard, de la lutte des classes à la lutte des peuples, de la fraternité du combat social à la camaraderie suspecte des tranchées, du refus de l'autorité à la soumission aux adjudants. [...] je me suis nié.
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IFA - Hommage à Denis Guedj
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