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ISBN : 2710387263
Éditeur : La Table ronde (15/03/2018)

Note moyenne : 3.75/5 (sur 2 notes)
Résumé :
«En racontant une semaine de la vie de l’inspecteur principal Ruggieri, chaque chapitre correspondant à une journée, Gérard Guégan superpose une enquête et un portrait. L’enquête, qui se déroule en 1980, c’est celle autour de l’assassinat d’un jeune boxeur noir dans les toilettes d’un bistrot, bientôt prolongée par la découverte de cadavres d’enfants vietnamiens dans la cuve de colle d’un atelier d’ameublement. Le portrait, c’est celui de son flic, veuf et joueur d’... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
deuxquatredeux
  01 mai 2018
Après Kââ, A. D. G., Hervé Prudon, Serge Quadruppani, Jacques Laurent, Jérôme Leroy exhume un nouveau polar de la vieille école - du néo-polar s'il faut donner une étiquette - avec le sang dans la tête de Gérard Guégan. Comme le souligne Jerôme Leroy en forme de résumé, ce roman noir dont l'action se situe en 1980 est le « roman de l'amour monstre et du racisme qui commence à devenir une donnée immédiate de la société française, roman des nouvelles formes de solitude urbaine et des extrémismes de droites qui se réveillent déjà » (p. 8).
Dans ce polar nerveux et ultra-violent, le lecteur suit pendant une semaine la vie - chaque chapitre correspond à une journée - de l'inspecteur principal Ruggieri, joueur d'échecs, veuf et ayant une façon singulière d'honorer la mémoire de son épouse. Dans un premier temps, Ruggieri enquête sur la mort d'un boxeur noir tué dans les toilettes d'un bistrot, puis sur la mort de trois enfants vietnamiens retrouvés dans la cuve à colle d'un atelier d'ameublement.
Comme dans une valse (macabre ici), il y a trois temps dans la partie enquête du livre : un premier temps sur l'assasinat du boxeur, un deuxième temps sur l'assassinat des trois enfants et un troisième temps ultra-violent digne d'un Alexander DeLarge et de ses droogies - je ne dévoile pas davantage ce troisième temps si étonnant. Ces trois temps-là ne sont connectés entre eux que par Ruggieri dont Guégan dresse le portrait pendant près de 200 pages. En première instance, la narration a de quoi surprendre par sa singularité - un peu comme si les enquêtes n'étaient qu'un prétexte pour brosser le portrait d'un homme et d'une époque - mais en définitive elle fai l'un des attraits de ce roman.
Livre qui ne conviendra pas aux adeptes de Miss Marple, d'Hercule Poirot , d'afternoon tea ou d'arsenic et vieilles dentelles, le sang dans la tête fait l'effet d'un violent coup de poing américain dans la tête - comme celui de la belle couverture de Stéphane Trapier.
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ramettes
  12 octobre 2018
En débutant « le sang dans la tête » on fait un plongeon direct dans le passé. du côté du sang, de la peur, du racisme, de la violence. Depuis des années l'immigration des anciennes colonies, l'immigration après guerre, l'immigration économique, la clandestinité tout cela avait créé des communautés. Et attisé la haine de certains.
On se dit que certaines choses ne disparaissent pas, sauf qu'aujourd'hui il est de bon ton de lisser tout cela avec le politiquement correct.
Les faits divers sont encore une source d'inspiration comme ici.
Gérard Guégan (que je découvre) n'y va pas avec le dos de la cuillère tout le monde en prend pour son grade. La police n'est pas épargnée bien au contraire.
Ça fume, ça boit, ça dégaine facilement, ça n'y va pas mollo avec les témoins ou pendant l'interrogatoire des suspects.
On est dans un polar alors les travers de la société sont exacerbés et le trait légèrement noircie (enfin j'espère).
Le proxénétisme « familial » et la pédophilie fond partie de la toile de fond. Cela se savait mais personne ne cherchait à enquêter à enrailler le problème.
Le monde du travail n'était guère plus tendre.
Le personnage de l'inspecteur divisionnaire Ruggieri, ne respire pas la joie de vivre, il vit mal son veuvage. Son franc parler ne plaît pas à tout le monde.
Les personnages que nous croisons en suivant Ruggieri sont hauts en couleur. On découvre des intérieurs à l'image de leurs habitants avec leurs manies, leurs obsessions, leur monde clos. Chacun cache ses démons derrière la porte de sa maison.
Ce qui est drôle aussi, c'est que l'informatique, le téléphone portable n'étaient pas là pour informer. C'était d'humain à humain. Chacun son mode de classement. Alors il fallait savoir les bonnes questions aux bonnes personnes pour essayer de recouper toutes les informations. On tapait les rapports à la machine avec toutes les erreurs de frappe que cela impliquait…
Ce roman comporte deux (vois trois) enquêtes. On découvre la frustration de connaître les coupables et de ne pouvoir les appréhender ou remonter la filière plus que les hommes de main.
La deuxième enquête on suit plus les étapes. L'enquête de terrain, enquête de voisinage, la pêche aux infos, les indics, l'attente…
Et puis il y a les femmes… mais ça c'est un autre programme.
Le seul petit bémol c'est le dernier jour … c'était en trop pour moi… un dernier barouf d'honneur. Une autre facette de la criminalité.
J'ai aimé retrouver certaines expressions ou références qui passeront inaperçues aux plus jeunes. Ainsi que les références culinaires, boeuf carotte, blanquette, sole meunière, et terrine de poisson...
Un roman ou on n'a pas le temps de s'ennuyer et qui se lit d'un trait.
Lien : http://ramettes.canalblog.co..
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ckdkrk169
  24 avril 2018
Un court roman noir sélectionné par Jérôme Leroy et réédité par les Éditions de la Table Ronde.
Écrit en 1980, ce polar noir nous plonge au début des années 80 dans une ambiance marquée par le racisme et la montée de l'extrême-droite.
L'inspecteur Ruggieri tente, sur une semaine, de dénouer deux affaires sur fond de racisme. Sa vie d'homme, solitaire, privé de sa femme se superpose à l'enquête. L'inspecteur a une manière très particulière de rendre hommage à la défunte.
De la gouaille, des situations et dialogues percutants, des scènes crues : un portrait au vitriol de ces années quatre-vingt.
Si on aime les romans noirs réalistes, ne pas hésiter. Jérôme Leroy l'a sélectionné pour nous.
Lien : http://www.despagesetdesiles..
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Citations et extraits (1) Ajouter une citation
deuxquatredeuxdeuxquatredeux   29 avril 2018
- Un patron, c'est un patron. On ne discute pas les ordres d'un patron, du moins pas dans notre métier... Et dans le vôtre ? (p. 63)
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Video de Gérard Guégan (3) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Gérard Guégan
Dans le cabaret parisien Shéhérazade, Thierry ARDISSON s'entretient avec Gérard Guégan à l'occasion de la publication de son roman "Le dernier des rêveurs". Puis avec son interview "who's who", Thierry Ardisson l'invite à donner son avis sur Serge July, Alain Pacadis, Bernard Henri Levy, Jean Edern Hallier et Gérard Guégan !
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