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ISBN : 2253004766
Éditeur : Le Livre de Poche (01/01/1964)

Note moyenne : 3.85/5 (sur 13 notes)
Résumé :
Parvenu à sa quarantième année, un homme se retourne vers le passé - un homme comme tous les hommes, qui a conscience de parler en leur non, comme au sien, un " homme de série " qu'oppressent ses souvenirs.
Pourquoi les évoquer ? Il espère voir les jeunes générations tirer la leçon de cette violence qui, de 1914 à 1918, brisa tant de vies et n'épargna que de justesse la sienne, sans faire progresser d'un pas la cause de la dignité humaine pour qui seule le co... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
araucaria
  17 mars 2014
Un très bon livre, le premier que je lisais de cet auteur, dont j'ai apprécié le style, la narration et l'époque. Une très belle découverte.
Lien : http://araucaria20six.fr/
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aouatef79
  26 mai 2015
Arrivé à 40 ans ,l auteur se retourne et laisse ses souvenirs revenir à lui car dit-il
ces "souvenirs m 'oppressent ".IL tient à évoquer ces derniers dans l ' espoir
que les jeunes générations tirent la leçon de la violence qui a éclaté en
Europe durant les années 1914-1918 c 'est à dire durant la première guerre
mondiale .Cette dernière brisa tant de vies et n 'épargna la sienne de
justesse sans faire progresser d 'un pas la cause de la dignité humaine pour qui
seule le combat eut été justifié .Au cours de récit l ' auteur se révèle un pacifiste ,
car lui il était en première ligne et il connait l 'atrocité de cette boucherie qui charcute des etres humains.IL dit l ' absurdité de la guerre .Dans cette critique ,je
n 'ai évoqué que la partie concernant la guerre .
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JPB
  09 avril 2010
Parvenu à sa quarantième année, un homme se retourne sur son passé, un homme comme tous les hommes, qui a conscience de parler en leur nom comme au sien, un homme de série qu'oppressent ses souvenirs. Il espère voir les jeunes générations tirer la leçon de la violence de 14-18, qui brisa tant de vies et n'épargna que de justesse la sienne, sans faire progresser d'un pas la cause de la dignité humaine pour qui seule le combat eût été justifié. ce réquisitoire contre la guerre, ce plaidoyer en faveur de la justice sociale a été écrit en 1934, mais reste malheureusement trop actuel.
Commenter  J’apprécie          30
Aenntio
  07 mars 2019
Beau livre apparemment sincère, d'un homme intelligent dont la jeunesse aura subie le siège de la folie meurtrière de la grande guerre. Vieux à 40 ans d'avoir vécu, il voit une grande lumière se lever à l'est.
Nous en connaissons pourtant la suite, du Zero à l'infini et de 1917 à la Vingt-cinquième heure; c'est précisement le caractère émouvant de cette biographie brillante et naïve. La condition humaine ne supporte que l'humilité
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cadyv
  04 janvier 2015
Un vai style qui me fait penser à Annie Ernaux. Une vraiment bonne découverte
Commenter  J’apprécie          10
Citations et extraits (36) Voir plus Ajouter une citation
aouatef79aouatef79   26 mai 2015
Je suis né dans les années 90 et j ' appartiens à une espèce commune de
l ' humanité .J 'ai idée que les auteurs de mes jours ne m 'attendaient pas . Ils
m 'eussent volontiers laissé dans l ' autre monde . Mais ils firent de nécessité
vertu .Je dus ,comme tant d 'autres ,naitre d 'une inadvertance .L' erreur n ' a pas
été pour moi sans gravité , mais je ne songe pas à en tenir rigueur à ceux qui
la commirent . J 'ai lu trop souvent dans leurs yeux l ' immense désir qu 'ils
avaient que je sois heureux d ' etre là et de vivre .Et puis la vie elle-meme ,
si mauvaise soit-elle ,vous réconcilie avec la vie .Enfin la terre étant un monde habité ,il faut bien admettre que ses habitants emploient leurs loisirs
à la repeupler.C est leur vrai plaisir .
+ Lire la suite
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araucariaaraucaria   17 mars 2014
Je suis né dans les années 90 et j'appartiens à une espèce commune de l'humanité. J'ai idée que les auteurs de mes jours ne m'attendaient pas. Ils m'eussent volontiers laissé dans l'autre monde. Mais ils firent de nécessité vertu. Je dus, comme tant d'autres, naître d'une inadvertance. L'erreur n'a pas été pour moi sans gravité, mais je ne songe pas à en tenir rigueur à ceux qui la commirent. J'ai lu trop longtemps dans leurs yeux l'immense désir qu'ils avaient que je sois heureux d'être là et de vivre. Et puis la vie elle-même, si mauvaise soit-elle, vous réconcilie avec la vie. Enfin la terre étant un monde habité, il faut bien admettre que ses habitants emploient leurs loisirs à la repeupler. C'est leur plus vrai plaisir.
+ Lire la suite
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JcequejelisJcequejelis   08 avril 2012
Parvenu à ce point de mon récit, il est juste que je salue mes ancêtres, si c'est à ce moment de ma vie que pour la première fois je sentis que pesait sur moi et réglait mes actions un passé sans mémoire. Mes ancêtres, peu d'entre eux me sont connus. Que sais-je de mes grands-parents eux-mêmes ? Mon grand-père paternel était charretier. Son capitaine, en mourant, sur le champ de bataille de Sébastopol, lui avait donné sa montre. J'ai cent fois entendu raconter l'histoire de la montre du capitaine. Mon grand-père maternel était boulanger, fort comme un turc et joyeux ivrogne. Quand à mes grands-mères, elles avaient été deux saintes femmes à robe noire et à coiffe blanche, avaient fait beaucoup d'enfants et étaient mortes jeunes d'épuisement, l'une en me léguant l'air d'une vieille chanson provinciale, la première que j'ai chantée. Voilà toute notre histoire connue. Après quoi, c'est la nuit des siècles, mais une nuit lourde et pesante, toute peuplée par les grandes ombres d'hommes bons pour le gros ouvrage, toujours utiles sinon indispensables, et qui se transmirent les uns aux autres, avec la vie, cette loi de dur service sans récompense que je trouvai dans notre maison. Hommes sans nom, sans histoire, mes ancêtres, à travers le temps infini, quels ont été vos chemins jusqu'à ce que vous soyez cet homme que je suis aujourd'hui, vivant dans la même nuit que vous-mêmes, et sous le même destin ? Hommes anciens de l'Europe, quelles furent vos migrations, vos croisades et vos guerres ? Pour quels princes, quels dieux, quelles idées vous êtes-vous battus ? Quelles illusions m'avez-vous transmises, quelles vertus et aussi quelles vices, quel dévouement et quelle cruauté, pour que je fusse, quand vint mon tour, capable des mêmes besognes que vous-mêmes ? Et quelle nécessité dans tout cela ?

374 - [Le Livre de Poche n° 1163, p. 55]
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aouatef79aouatef79   26 mai 2015
Je suis né dans les années 90 et j ' appartiens à une espèce commune de
l ' humanité .J 'ai idée que les auteurs de mes jours ne m 'attendaient pas . Ils
m 'eussent volontiers laissé dans l ' autre monde . Mais ils firent de nécessité
vertu .Je dus ,comme tant d 'autres ,naitre d 'une inadvertance .L' erreur n ' a pas
été pour moi sans gravité , mais je ne songe pas à en tenir rigueur à ceux qui
la commirent . J 'ai lu trop souvent dans leurs yeux l ' immense désir qu 'ils
avaient que je sois heureux d ' etre là et de vivre .Et puis la vie elle-meme ,
si mauvaise soit-elle ,vous réconcilie avec la vie .Enfin la terre étant un monde habité ,il faut bien admettre que ses habitants emploient leurs loisirs
à la repeupler.C est leur vrai plaisir .
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aouatef79aouatef79   26 mai 2015
Je suis né dans les années 90 et j ' appartiens à une espèce commune de
l ' humanité .J 'ai idée que les auteurs de mes jours ne m 'attendaient pas . Ils
m 'eussent volontiers laissé dans l ' autre monde . Mais ils firent de nécessité
vertu .Je dus ,comme tant d 'autres ,naitre d 'une inadvertance .L' erreur n ' a pas
été pour moi sans gravité , mais je ne songe pas à en tenir rigueur à ceux qui
la commirent . J 'ai lu trop souvent dans leurs yeux l ' immense désir qu 'ils
avaient que je sois heureux d ' etre là et de vivre .Et puis la vie elle-meme ,
si mauvaise soit-elle ,vous réconcilie avec la vie .Enfin la terre étant un monde habité ,il faut bien admettre que ses habitants emploient leurs loisirs
à la repeupler.C est leur vrai plaisir .
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