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ISBN : 2072765021
Éditeur : Gallimard (07/06/2018)

Note moyenne : 3.47/5 (sur 76 notes)
Résumé :
L'itinéraire d'une fillette au milieu des changements de la Bulgarie, de la dictature de la fin des années 1980 au post-communisme. Son adolescence coïncide avec l'irruption de nouveaux modèles mais aussi avec des déceptions. Premier roman.
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Critiques, Analyses et Avis (34) Voir plus Ajouter une critique
EcureuilBibliophile
  19 janvier 2019
On suit dans ce récit une petit fille qui grandi en Bulgarie sous le régime communiste. On lui apprend à admirer les VRAIS communistes : ceux qui ont construit un système apportant à tous ce qu'il faut pour vivre, a encenser le régime ; bref à monter dans les échelon des jeunesses communistes… Comme son grand père qui a combattu dans les forets… ce qui est flou mais l'auréole néanmoins de gloire !
Elle s'attelle à la tache de toute ses forces, fascinée par Iouri Guaguarine qu'elle aimerait rejoindre quelque part dans l'espace.
Le temps s'écoule et entre un chien qui semble indestructible et sa meilleure amie qui a de vraies barbies, de vraies baskets, bref de VRAIS TRUCS venus d'Europe de l'Ouest.
Elle s'acheminent doucement vers l'adolescence…
SAUF QUE… sauf que le mur de Berlin tombe.
C'est la fête !
C'est la déception !
La violence des émotions qui secouent la famille est incroyable : en quelques jours à peine ils passent d'un espoir fou que leur vie sera enfin LIBRE, que tout va s'arranger… à la faillite totale : leurs argent ne vaut rien dans un monde où le dollar règne en maitre.
Alors que notre héroïne découvre Nirvana, l'économie s'effondre, le ravitaillement se fait extrêmement sévère et ses rêves de révolution punk se noient dans la violence de ceux qui l'entoure, aussi bien policiers que voyous. le collège devient un haut lieu d'intimidation, jusqu'à ce que la directrice fasse appelle à de petits trafiquants pour lever la grève des étudiants contre le renvoie de leur professeur de français.
Les journaux exposent les trahisons toujours plus nombreuses des tenants du régimes, les héros ne sont plus que des hommes corrompus.
Iouri, fierté nationale pour avoir été le premier homme dans l'espace perd son record pour d'obscures raisons techniques : qu'être alors ? Si même ceux qui explore l'espace ne sont que des « ennemis du peuple », des Soviétiques devenu tout à coup diaboliques.
Il est plus difficile qu'il ne semble de trouver de nouveaux héros.

A mes yeux la force de ce roman est de nous plonger dans cette famille, à hauteur d'enfant, avec tout ce que cela comprend d'incompréhensions.
La narratrice nous fait voir la souffrance de son père sans emploi après la faillite de la marine nationale, sa mère qui n'a même plus de quoi se payer ses cigarettes et ne parvient pas a faire face aux gangs de leur hall d'immeuble, sa grand-mère heureuse de pouvoir ré-affirmer sa foi chrétienne… La folie croissante de son grand-père qui a donné sa vie a un régime qui ne devient qu'une oppression supplémentaire.
Nous la quittons là : dans une ville a moitié abandonnée, livrée à une violence indicible sans rien pour faire face que ce chien devenu vieux et qu'on souhaite ardemment indestructible
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Penylane
  14 avril 2019
Le personnage principal a 7 ans au début du roman et c'est pour moi un alter ego du petit Nicolas de Sempé et Goscinny.
Ses réflexions et son regard portés sur la Bulgarie de la fin des années 80 sont réjouissantes de drôlerie et de justesse. Je suis tombée totalement sous le charme de cette petite narratrice.
Avec ce premier roman, Elitza Gueorguieva montre une grande dextérité à se fondre dans la peau d'une enfant et c'est avec beaucoup d'intelligence et de finesse qu'elle nous plonge dans la Bulgarie post communiste.
J'ai ri, j'ai été touché et j'ai découvert un peu mieux une facette de ce pays que je connais peu.
Que demander de plus …
Hâte de lire le prochain roman !
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VALENTYNE
  26 décembre 2018
D'abord le titre m'a fait sourire « Les cosmonautes ne font que passer » avec une jolie jeune femme souriante et son casque CCCP.
Le début est intriguant puisque l'auteur s'adresse à la petite fille bulgare qu'elle était quand elle avait sept ans, en lui parlant à la deuxième personne du singulier. Sous ses dehors un peu enfantins – puisque c'est une petite fille qui parle – le fond est intéressant, résolument féministe. La petite fille confond spatial – elle a sept ans – et spécial. le titre du premier chapitre est donc « la conquête spéciale » et pendant tout le livre la petite fille va essayer de devenir cosmonaute (en passant par parachutiste, scaphandrière…). Les autres titres de chapitres sont aussi très drôles : Youri Gagarine n'est pas une cantatrice d'opéra, Youri Gagarine a été kidnappé par des extraterrestres, le Père Noël t'envoie le bonjour…
La petite fille observe son entourage : sa mère qui n'arrête pas de fumer, son père qui se retrouve au chômage, son grand-père un « vrai » communiste. J'ai ri du décalage entre les mots d'enfants et la réalité : par exemple elle dit que le camarade Todor Jivkov, chef de l'Etat, est « vilain » et la mère panique, file dans la salle de bain et revient catastrophée en disant « Nous voici dissidents ». La tension des adultes est palpable à travers les yeux d'une enfant qui ne comprend pas la situation. L'absurde de la situation fait à la fois rire et trembler.
On assiste aux essais infructueux de la petite fille et de son amie Constantza qui veulent chacune devenir la future Valentina Tereshkova, première femme cosmonaute soviétique.
La petite fille grandit, vit la chute du mur de Berlin – à 10 ans – elle croit que Berlin est un homme. Lentement la Bulgarie sort de l'étreinte soviétique et plonge vers la misère. Il faut des heures pour acheter de quoi se nourrir, le cousin de la petite fille se découvre une vocation de « mafioso « (mutra dans le livre)
La petite fille devient ado, se passionne pour Kurt Cobain qui remplace dans son coeur Youri Gagagine ….obligé de descendre de son piédestal car communiste…
De 7 à 14 ans, vu par les yeux d'une enfant, un monde se délite : il ne reste que la misère ou l'exil …et Kurt Cobain…
Au delà de l'histoire le ton m'a beaucoup plus : le « tu « de l'auteur interpelle et je me suis sentie proche de cette petite fille qui fait les 400 coups et ne veut pas grandir trop vite ….
Hasard de lecture : c'est la deuxième livre en moins d'un mois que je lis un roman où l'action est "racontée" par un enfant de 7 ans : j'ai aussi beaucoup aimé le ton de « Lignes de faille » de Nancy Huston : la naïveté et la candeur de l'enfance font passer bien des messages…
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xst
  24 octobre 2016
Elitza Gueorguieva veut nous faire vivre au travers de l'enfance les bouleversements qui ont secoués la Bulgarie pendant et à la fin du régime autocratique de Todor Jivkov. Il paraît que c'est un roman "rétrofantasque" au style loufoque.
Malheureusement ce n'est pas très réussi.
L'utilisation du "tu" pour décrire ce que vit sa jeune héroïne est particulièrement déplaisant tout autant que la structure répétitive des paragraphes qui commencent et se terminent souvent soit sur la même phrase soit sur la même idée phrasée légèrement différemment.
On se retrouve devant un livre "sec" où l'émotion, quelle qu'elle soit, n'arrive pas à se faire sentir.
Heureusement le livre est court
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motspourmots
  26 août 2016
Un premier roman sympathique qui adopte le point de vue d'une enfant qui grandit dans la Bulgarie communiste d'avant la chute du mur de Berlin et de l'éclatement du bloc de l'Est. L'auteure se met à la hauteur de sa jeune héroïne et offre un regard empli de fraîcheur mais non dénué d'interrogations face aux bizarreries du monde des grands. La jeune fille veut être cosmonaute depuis qu'elle s'est entichée du personnage de Youri Gagarine, figure presque déifiée par le régime communiste. On se doute que son parcours ne sera pas simple. A travers son regard apparaît la réalité d'un pays sous la tutelle du "grand frère russe", les pénuries, les écoutes, la répression, les versions officielles qui revisitent L Histoire... Un environnement qui influence forcément ses pensées, son évolution, sa nature.
J'ai apprécié la fraîcheur de l'ensemble même si l'utilisation de la deuxième personne du singulier m'a pas mal dérangée dans le sens où ça sonnait parfois faux à mes oreilles. Mais l'ensemble offre un tableau intéressant d'un pays de l'est assez peu souvent traité en littérature.
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critiques presse (2)
Lexpress   02 janvier 2017
Elitza Gueorguieva livre le récit de la vie quotidienne d'une fillette dans la Bulgarie des années 1980-1990. Irrésistible.
Lire la critique sur le site : Lexpress
LaLibreBelgique   08 septembre 2016
La Bulgarie communiste à travers les yeux d’un enfant en un récit teinté d’humour.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
missmolko1missmolko1   14 mars 2019
Décidément, tout t’est interdit en ce moment. Grimper sur des arbres, se balancer trop haut, sauter d’un tremplin ne sont pas des activités de petite fille, te dit ta mère en allumant sa première cigarette de la journée, et tu comprends que l’élévation spatiale, comme tout ce qui est glorieux en général, est réservée aux garçons. Il y a comme une distribution des tâches : tous les garçons que tu connais, ou dont on te parle, camarades, voisins, cousins veulent devenir des cosmonautes un jour, c’est une évidence, cela va de soi et ce serait étrange, voire extravagant que cela soit autrement. Ils collent sur leurs murs des affiches avec le visage souriant de Iouri, des images de soucoupes volantes et d’autres objets non identifiés par toi, et soupirent avec émoi lorsque à la télévision on montre des images d’archives du premier vol spatial. Ils sont obsédés. Ils s’amusent à former des galaxies et d’autres complots dans la cour de récréation, et s’exercent au vol partout où ça leur chante, en escaladant librement les branches du sapin de Iouri ou ton banc, que tu es obligée désormais de partager avec Constantza.

Les filles ont des objectifs professionnels plus imprécis et franchement dépourvus d’originalité. Dans le flou général des réponses, trois propositions reviennent le plus souvent : infirmières, ballerines, ou pareil que maman. Comme les deux premières te paraissent peu enviables, tu préfères t’en tenir à la troisième, valeur plus sûre mais dont tu regrettes un peu l’évidente absence d’héroïsme : ta mère travaille à la radio, objet inutile, car toujours éteint. Tu te demandes si un autre scénario serait envisageable, qui conviendrait mieux à tes conceptions de l’avenir et du monde en général.
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motspourmotsmotspourmots   26 août 2016
Il n'y a pas d'amitiés éternelles, il n'y a que des intérêts communs, te dit ta grand-mère et cette phrase t'explose à la figure comme un pétard dans une rue campagnarde un dimanche après-midi.
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SZRAMOWOSZRAMOWO   13 octobre 2016
Quelques mois plus tard, c’est officiel : ce n’est pas juste un mur qui est tombé, c’est tout le communisme, phrase qu’on te répète sans cesse comme si tu en doutais, ou comme si subitement tu ne comprenais plus la langue bulgare, ou comme le vinyle rayé du Petit Chaperon rouge, qui s’était coincé sur la suggestion : VA TE REGARDER DANS LE LAC, traumatisme ancien venant de refaire surface. Tu ne peux plus mettre un pied dehors, pour promener ton indestructible bâtard Joki, ou pour monter sur la fusée spatiale derrière l’immeuble en espérant que cette fois elle s’envolera enfin, sans que cela recommence : tout le monde répète la phrase, la camarade voisine du quatrième étage, la camarade vendeuse de l’épicerie Soleil et ton grand-père vrai communiste, plongé soudain dans une dépression profonde.
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VALENTYNEVALENTYNE   26 décembre 2018
Décidément, tout t’est interdit en ce moment. Grimper sur des arbres, se balancer trop haut, sauter d’un tremplin ne sont pas des activités de petite fille, te dit ta mère en allumant sa première cigarette de la journée, et tu comprends que l’élévation spatiale, comme tout ce qui est glorieux en général, est réservé aux garçons. Il y a comme une distribution des tâches : tous les garçons que tu connais, ou dont on te parle, camarades, voisins, cousins veulent devenir des cosmonautes un jour, c’est une évidence, cela va de soi et ce serait étrange, voire extravagant que cela soit autrement.
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claraetlesmotsclaraetlesmots   21 octobre 2016
Ton grand-père est communiste. Un vrai, te dit-on plusieurs fois et tu comprends qu'il y en a aussi des faux. C'est comme avec les Barbie et les baskets Nike, qu'on peut trouver en vrai uniquement si on possède des relations de très haut niveau.
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