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EAN : 9782812612220
Editions du Rouergue (05/04/2017)
3.98/5   42 notes
Résumé :
On l'appelle Mémé Kalachnikov !
Car la grand-mère de Louis est une terreur, il déteste passer des vacances dans sa maison au fond des bois, sans télé ni rien.
Mais cette fois-ci, il ne va vraiment pas s'ennuyer. Car sa grand-mère, moitié sorcière moitié activiste politique, s'oppose à la construction d'une route près de chez elle. Avec son chaudron magique, sa faucille et son marteau, elle ne craint personne !

Du rire, de l'aventure e... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (21) Voir plus Ajouter une critique
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Emylit23
  09 octobre 2020
Louis, âgé de dix ans, doit se rendre chez sa grand-mère paternelle, septante-neuf ans, pendant les vacances de Toussaint mais il n'aime pas aller chez elle. Sa grand-mère, surnommée mémé Kalachnikov à cause de ses origines russes mais surtout à cause de la terreur qu'elle crée auprès des habitants, habite au milieu d'une forêt, tout près d'un ruisseau mais sans télévision, sans internet,… Louis s'ennuie chez elle. Cette fois-ci, mémé Kalachnikov, lui a préparé le vélo de son grand-père qu'il n'a jamais connu. Il est content sauf quand il s'aperçoit de l'état du vélo : rouille, pneus dégonflés, guidon plié et pas de vitesses ni de freins. Il le répare et part à travers bois sauf, qu'après la côte, il faut dévaler une énorme descente sans freins. le vélo cogne une énorme racine, le vélo s'envole et Louis est projeté dans les airs et atterrit dans les ronces puis, glisse dans une mare. Pleurnichant, il rentre à pied mais c'est là qu'il entend un bruit de moteur et se cache. Louis a sa fierté et ne veut pas qu'on le voit dans cet état. Il se cache et voit des hommes descendre d'un véhicule tout-terrain. Ils commencent à mettre des croix sur les arbres et disent qu'il faut abattre suffisamment d'arbres pour bâtir la route. Louis rentre à toute vitesse chez sa grand-mère et lui raconte l'incident. Mémé n'est pas contente et file chez le maire avec sa vieille voiture. Il lui apprend qu'on va construire une route plus directe pour faciliter l'accès des touristes aux sites préhistoriques. L'abattage va débuter dès le lendemain. Mais aucun arbre n'est coupé. le nouveau garde-champêtre vient prévenir Mémé que les croix des huit milles arbres ont disparu. Louis sait qu'il s'agit de l'oeuvre de sa grand-mère. La nuit suivante, il fait un cauchemar, il se réveille vers trois heures du matin et aperçoit sa grand-mère exerçant ne sorte de cérémonie avec des cendres, elle parle russe… Ça lui fait peur et il ne se rendort plus. le lendemain, c'est un déluge. Il pleut et aucun arbre n'est tronçonné. Par contre, suite à une fuite dans le toit du hangar, Louis découvre une petite valise dans laquelle sont entassées la boîte à outils et les archives de mémé. Il découvre ainsi un marteau et une faucille ainsi que des journaux du 16 mai 1967 qui titre : « Une espionne communiste démasquée à Paris » avec une photo et une légende « La sorcière rouge Elena Kaleshkov ».
J'ai passé un vrai bon moment de (re-)lecture avec ce roman. Je le trouve riche par ses thèmes, par son vocabulaire, par sa fantaisie, par sa poésie et par ses personnages très attachants. Certes, mémé Kalachnikov est une ourse mal léchée avec son entourage à l'exception de son petit-fils mais, elle a aussi un coeur tendre. Est-ce un hasard si elle appelle Louis, Loulou ? Non, je crois qu'elle fait partie de ces personnes qui aiment mais ne le disent pas forcément avec des mots mais avec des gestes d'affection. La beigne sur le crâne est plus un geste affectif qu'une marque de réprobation. Louis ne s'en plaint pas et d'ailleurs, l'auteur en joue comme une sorte de gimmick.
L'écologie traitée dans le livre est vraiment un sujet d'actualité et qui touche les jeunes. le tout agrémenté d'une dose de fantastique, d'humour, d'amour,… ne peut qu'enchanter les enfants.
Certaines références ne vont pas parler aux enfants comme le marteau et la faucille, symboles du communisme, la guerre du Vietnam, Ben Hur, l'art rupestre,… C'est pourquoi, je préconiserais une première lecture par l'enfant seul suivi d'un accompagnement par un adulte pour un complément d'explications. Ce livre est instructif tant pour les enfants que les parents car qui connaît les Magdaléniens ou le pélobate brun ?
Ce livre, même si son vocabulaire est assez développé, se lit facilement et l'histoire se comprend aisément. Pour moi, il est accessible à tous les enfants. Les nombreux dialogues, les chapitres courts, les illustrations rendent la lecture agréable et aisée.
Le fait d'utiliser des gros mots même s'ils ne sont pas toujours compris (cancrelats, gougnafier,…), la liberté de langage de la grand-mère qui choque les parents de Louis sont jouissifs et peuvent avoir un effet cathartique pour certains enfants.
J'ai particulièrement apprécié la façon de raconter cette histoire, je me suis complètement identifiée à ce petit garçon qui ne manque pas d'humour dans sa manière de penser ni de poésie (scie rose). La réflexion de l'enfant est bien distincte de celle de sa grand-mère. Il n'y a pas d'amalgame possible car il ne parle pas de la même manière.
Même si l'histoire peut paraître couler de source, je n'ai pas trouvé cela dérangeant. Car ce roman de jeunesse peut être perçu comme un « conte à la noix » comme dit l'auteur car le final, ils s'embrassent, des larmes coulent et ils veulent se revoir au plus vite ne serait-ce pas la version moderne, revue et corrigée de « ils se marièrent et eurent beaucoup d'enfants » ?
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Ziliz
  30 octobre 2018
Du haut de ses 79 ans, la grand-mère de Louis « est forte et elle fout la trouille, elle passe pas son temps à traîner au lit comme celle du petit Chaperon rouge ». Et bim ! pour la Mère-Grand qui se fait dorloter à coup de galettes, petits bots de beurre et visites chelous de loups.
On l'aura compris, madame Kaleshkov n'est pas une 'fragile', d'ailleurs elle a grandi en Sibérie... De fait, personne ne s'y frotte, et Louis n'est pas enchanté de devoir passer une semaine de vacances d'automne avec elle, au milieu des bois, sans télé ni internet.
Tiens, tiens : vieille dame effrayante + forêt + période d'Halloween. Et si cette histoire faisait peur, avec une sorcière et des sortilèges ?
Oui, hélas, c'est la tournure que prend l'intrigue, après avoir démarré sur les chapeaux de roue avec beaucoup d'humour, des formules 'choc', et une mamie rebelle bien sympathique, digne de figurer dans la galerie des 'Vieux Fourneaux'.
Petite histoire écolo-politique, hommage aux zadistes de NDDL ou d'ailleurs. Très bien mais... ce genre de roman jeunesse me laisse toujours dubitative : quel enfant sait à quoi se réfèrent la faucille et le marteau, par exemple ? Les clins d'oeil politiques ne peuvent être perçus que par les adultes, et l'intrigue est quand même ultra-simpliste donc finalement sans grand intérêt pour eux...
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Juin
  16 septembre 2017
Un livre de Guillaume Guéraud cela dépote souvent.
Avec un tel titre on s'attend à une histoire trépidante... Et elle l'est.
Louis va passer des vacances bien étranges chez cette grand-mère, sorte de pasionaria en jupon. Ancienne communiste, écolo de nature et surtout solitaire à tout crin.
Avec elle pas de problème, le langage est direct.
"Le mot "cul" a froissé les oreilles de mes parents.
- Louis n'a que dix ans .... a rappelé ma mère.
- Et alors ? il a quand même un cul ! Vous ne voulez pas que je lui parle franchement ? Vous préférez que la télé le gave de mensonges et de publicités"
Je me suis régalée de toute la première partie du roman. Les expressions, les dialogues et la personnalité de mémé Kalachnikov donnent un ton peu habituel dans la littérature jeunesse. Après on tombe dans un thème souvent vu, la protection de la nature. L'auteur y ajoute une touche de fantastique qui m'a fait du coup moins croire à cette mémé que je trouvais géniale.
Une bonne histoire qui donne la pêche !!!
Louis et sa grand-mère j'espère les retrouver dans une autre aventure.


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Pois0n
  03 avril 2017
Avant toute chose, je tiens à remercier Babelio pour l'opération Masse Critique ainsi que les éditions le Rouergue pour l'envoi de ce livre (et du petit mot qui allait avec ♥).
Bien entendu, cette critique a été rédigée en toute objectivité.
On aimerait tous avoir une grand-mère aussi rock n'roll que celle de Louis. Une grand-mère qui ne se laisse pas marcher sur les pieds, n'hésite pas à dire ce qu'elle pense, apprend des gros mots à son petit fils au lieu de le sermonner... Oui, bon, à condition d'avoir aussi un faible pour les maisons isolées au fond des bois, les soupes d'orties et de préférer la lecture à la télé. C'est mon cas, mais pas celui de Louis, bien ennuyé lorsque ses parents décident de l'envoyer durant une semaine chez cette vieille dame fantasque dont l'esprit n'a rien perdu de sa jeunesse, ni de son côté révolutionnaire... le séjour était donc plutôt mal barré, jusqu'à ce que des promoteurs décident de raser la forêt pour construire une route, provoquant ainsi l'ire de mémé Kalachnikov! Il est temps pour elle de reprendre les armes, et de montrer de quel bois elle se chauffe...
... Par où commencer? Probablement par la première chose qui saute aux yeux, à savoir l'humour décapant, omniprésent dès le départ, et qui m'a arraché quelques fous rires, provoquant l'incrédulité de mon conjoint à côté. Alors certes, le ton du récit devient de plus en plus sérieux au fur et à mesure, mais ne perd jamais ce petit côté délicieusement acide propre au caractère d'Elena.
Un récit dont le fond se veut moins léger que la forme, donc. Cette histoire de projet routier à court-circuiter sera, comme on pouvait s'y attendre, l'occasion pour Louis et sa grand-mère de se rapprocher, d'apprendre se comprendre, à se connaître et à se faire confiance, sur fond de leçon écologique somme toute discrète. C'est là le tour de force de Ma grand-mère est une terreur: délivrer ses messages sans en faire des caisses ni prendre son jeune lectorat pour des buses. Pas de bourrage de crâne, le récit reste divertissant et prend position sans pour autant inciter les jeunes à faire pareil.
( )
Les idées sont donc délivrées de manière plutôt subtile et intelligente, tandis que le ton employé, lui, se veut simple et accessible pour les plus jeunes, avec l'emploi ici et là de quelques mots plus compliqués dans la bouche des personnages adultes. Bref, c'est très jeunesse mais en toute logique parfaitement adapté au lectorat visé. Pas de quoi rebuter les adultes curieux, surtout qu'il faut le redire, c'est très drôle.
Quant aux illustrations, elles sont plutôt sympathiques, avec un trait efficace et, là encore, une petite subtilité... Il s'agit toujours du même décor, et pourtant toujours différent! Et observez bien la maison sur les premières pages de chapitre...
Bref, Ma grand-mère est une terreur est un coup de coeur absolu, conte moderne désopilant et feel-good à recommander aux petits comme aux plus grands.
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orbe
  25 avril 2017
Louis n'aime pas passer ses vacances chez sa mémé qui vit dans la forêt sans même une télévision !
Il va devoir y rester cette fois une semaine entière et il appréhende ce moment car même la nourriture est bizarre.
Mais cette fois son arrivée se fait en même temps qu'un projet de route qui entraînerait la destruction de la nature.
Mémé Kalachnikov ne compte pas se laisser faire et cette fois elle aura besoin de l'aide véritable de son petit-fils. Une occasion de mieux se connaître ?
Un roman qui permet à l'enfant de s'interroger sur le passé de sa famille. L'enfant a tendance a avoir une perception magique de ses proches. L'auteur semble nous inciter à developper ses capacités imaginaires.
L'aventure est bien menée et rythmée, elle offre au lecteur un moment d'évasion avec pour cadre une nature empreint de pouvoirs.
A découvrir !

Lien : http://www.nouveautes-jeunes..
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Citations et extraits (12) Voir plus Ajouter une citation
mariechmariech   09 novembre 2018
Je ne dors jamais très bien , là - bas . A cause des craquements de la forêt . A cause des vilaines araignées qui dansent au plafond de ma chambre . Et surtout à cause des ronflements de ma grand - mère .
Cette nuit , elle a ronflé si fort que ça a traversé les murs et fait vibrer tout le plancher .
Et ce matin , comme d’habitude, elle était debout bien avant moi . A faire un sacré boucan dans sa cuisine pendant que j’essayais de rester endormi.
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ZilizZiliz   31 octobre 2018
Elle a posé son bouquet sur la tombe de son mari que j'ai jamais connu.
Il est mort d'une cirrhose... » m'a un jour dit papa. Mais j'étais plus petit que maintenant alors j'avais imaginé que c'était une scie rose qui l'avait tué pendant qu'il taillait du bois ou quoi.
(p. 19)
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ZilizZiliz   30 octobre 2018
[Ma grand-mère] m'a même appris plein d'insultes comme 'gougnafier !', 'capitaliste !', 'suceur de sueur !' et 'altesse de mes fesses !'. Mais je peux pas les répéter devant mes parents sinon ça les rend dingues.
(p. 9)
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Pois0nPois0n   03 avril 2017
- Je suppose que t'as toujours pas la télé... j'ai grimacé.
Elle m'a aussitôt collé une taloche derrière la tête.
- Bon sang! J'ai pas besoin de télévision! Je te l'ai déjà dit cent fois! Tous ceux qui la regardent finissent avec le cerveau empoisonné et se mettent à baver comme des crétins devant n'importe quoi sans plus se préoccuper de leurs voisins!
- Mais t'as pas de voisins... je lui ai fait remarquer.
- Tant pis! Je préfère m'occuper dans mon jardin pendant que les jeunes imbéciles de ton espèce restent le cul posé devant leur écran!
Le mot "cul" a froissé les oreilles de mes parents.
- Louis n'a que dix ans... a rappelé ma mère.
- Et alors? Il a quand même un cul!
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JangelisJangelis   23 juillet 2017
- Tu veux un bol de chicorée ? elle m'a proposé.
La chicorée, quelle horreur, j'avais oublié que ce truc existait. C'est un jus obtenu à partir de la racine d'une endive au jambon, si je me souviens bien, et ça remplace le café pour les gens énervés.
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