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ISBN : 2258078164
Éditeur : Omnibus (06/11/2008)

Note moyenne : 4.5/5 (sur 2 notes)
Résumé :
" Ah, une anthologie, me dira-t-on, des poètes de la Résistance ! Donc une arithmétique et donc un classement... Si ce qui est écrit pouvait faire éclater la page, j'en serais heureux, pour qu'aussitôt s'éloigne de mon esprit tout désir de classement (...) Tout ce que je peux espérer, c'est d'avoir, au lecteur, donné l'occasion d'en juger. Avec cette mise en garde : à l'époque, le talent ne choisissait pas plus ses poètes que la mort et la torture ne choisissaient l... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
fanfanouche24
  27 juin 2014
Un nouvel emprunt au CDI de "mon lycée"... qui est une anthologie très réussie, mêlant les poètes les plus connus à des magiciens des mots, fortement absents habituellement des recueils, et de nos mémoires…
Un ouvrage très attractif, qui présente à chaque poème, son auteur, en quelques lignes, et une photographie d'époque en noir, en pleine ou demie page...
J'ai choisi de retrancrire un texte d'espérance , intitulé "14 juillet"... d'André Frénaud
" à Jean Lescure
Le rouge des gros vins bleus,
la blancheur de mon âme,
Je chante les moissons de la République
sur la tête des enfants sages
le soir du quatorze juillet.
Et l'ivresse de fraternité des hommes dans les rues,
aux carrefours des rêves de la jeunesse
et des soupirs de l'âge,
au rendez-vous de la mémoire et des promesses,
dans le reverdissement de l'espoir par la danse.
C'est le triomphe de la tendresse (....)
C'est le jour de la fête de la Liberté
Nous avions oublié la vieille mère
dont les anciens ont planté les arbres.
Il est des morts vaincus qu'il faut précipiter
encore un coup du haut des tours en pierre.
Il est des assauts qu'il faut toujours reprendre
Il est des chants qu'il faut chanter en choeur,
des feuillages à brandir et des drapeaux
pour ne pas perdre le droit des arbres
de frémir au vent. (....)
Le génie de la Bastille a sauté parmi nous.
Il chante dans la foule, sa voix mâle nous emplit.
Au Faubourg s'est gonflé le levain de Paris.
Dans la pâte, nous trouverons des guirlandes de verdure,
quand nous défournerons le pain de la justice...
C'est aujourd'hui ! Nous le partagerons en un banquet,
sur les hautes tables avec des litres.
Le monde est en liesse, buvons et croyons !
Je bois à la joie du peuple, au droit de l'homme
de croire à la joie au moins une fois l'an.
A l'iris tricolore de l'oeil apparaissant
entre les grandes paupières de l'angoisse.
A la douceur précaire, à l'illusion de l'amour. (p.175)
Une multitude de poètes occasionnels ou qui ont poursuivi une oeuvre, m'étaient ignorés jusqu'à leurs patronymes : André Chennevière, Louis Parrot (très proche ami d'Eluard), Léon Moussinac ( 1890-1964 ; auteur de poèmes, romans, récits, pièces de théâtre, livres sur le cinéma, le théâtre) , Maryse le Bris, , Jean Marcenac, Arlette Humbert-Laroche (1917-1943. Martyre et poète aussi oubliée que pourtant exemplaire), Loys Masson (1915-1969), Pierre Unik (1909-1945 ; l'un des plus jeunes surréalistes), Madeleine Riffaud, Viviane Dubray-Snoec, Gabriel Audisio (Rescapé, il collabore avec Pierre Seghers pour qu'en 1945 paraisse un ouvrage intitulé « Ecrivains en prison »), etc.
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
coco4649coco4649   08 mai 2016
Perdus en terre


Hommes parmi la nuit, hommes au fond du temps,
Hommes dont le passé comme un ressort se tend
Sur lui-même et s’écrase, ô hommes de mon temps
Qui rêvez d’une lampe au soir si tendrement
Eclairant le visage et les mains de la femme
Et les yeux des enfants et tout ce qui affame
Votre cœur, dans le vent la vie à pas de loup
S’avance. Image austère et froide, tout à coup,
Elle va dans le ciel sanglant d’étoiles rouges
Sur la terre étrangère, et sur les corps qui bougent
Elle poursuit sa route et vous cherchez à voir
Ses traits. Mais sa figure est dans l’espace noir,
Ses pieds foulent sans bruit votre ombre qui s’enlise
Dans la boue. Et l’aube fraîche qui vous dégrise
Redeviendra ténèbre avant que le secret
Ne se déchire. En vain la musique tout près
Jouait un chant d’espoir ranimant votre rêve.
La lumière glacée qui durement s’élève
Tranche dans votre chair, étincelant couteau.
La mémoire est un sang qui se caille aussitôt.
La nuit revient, le rêve s’éteint. Insensible
Le monde dort, qui ne se lasse d’être cible.
… Hors de la nuit, crevant la mauvaise saison ;
Hommes, le beau soleil humain de la raison.

Pierre Unik 1909-1945, p.125
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fanfanouche24fanfanouche24   25 juin 2014
-Les commandements - par Raymond Burgard

arrêté par l'Abwher le 2 avril 1942, et décapité à Cologne, le 15 juin 1944, à l'âgede cinquante-deux ans, Raymond burgard est une des figures les plus méconnus de la toute première Résistance....

La BBC écouteras
Chaque jour avidement.

Radio-Paris laisseras
Car il est boche, assurément.

Avec De Gaulle te battras
Au grand jour du débarquement

Ceux de Vichy mépriseras
Et leurs propos avilissants.

Laval, Déat, tu châtieras
Et leurs complices mêmement.

Et quand leur tête on coupera
Tu danseras joyeusement

La Carmagnole chanteras
Quand crèveront tous les tyrans. (p.129)
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fanfanouche24fanfanouche24   25 juin 2014
- Monsieur Seguin-

Loup y es-tu ? M'entends-tu ?
Je parle au pays

Loup y es-tu ? M'entends-tu ?
je place mes amis

Loup y es-tu ? M'entends-tu ?
je prends la Russie

Loup y es-tu ? M'entends-tu ?
Attends j'ai fini.

Loup y es-tu ? M'entends-tu ?
Loup y es-tu ? Loup-Loup-Loup

Loup y es-tu Où es-tu loup
Il a lutté toute la nuit
et puis au matin les brebis
l'ont pris.

(Lise Deharme 1901-1980 / p.170)
+ Lire la suite
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zazouxzazoux   24 janvier 2013
Messages personnels sur la BBC
"le manchot la serre dans ses bras"
"La bibliothèque est en feu"
"Nous sommes sans nouvelle de la cigogne et nous voudrions qu'elle joue d piano"
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