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ISBN : 2756070823
Éditeur : Delcourt (01/03/2017)

Note moyenne : 3.56/5 (sur 27 notes)
Résumé :
Mai 1574. Charles IX meurt, laissant son royaume déchiré par les guerres de Religion et toujours sous le choc du massacre de la Saint-Barthélemy. Catherine de Médicis rappelle son fils cadet Henri, alors roi de Pologne... Henri III aura surtout marqué l'Histoire par ses moeurs et ses frasques, avérées, qui auront masqué l'incroyable complexité politique à laquelle a du faire face ce monarque atypique.
Après sa brillante adaptation du Charly 9 de Jean Teulé, R... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
boudicca
  04 septembre 2017
Après avoir adapté en bande dessinée le roman de Jean Teulé « Charly 9 » consacré au roi éponyme, Richard Guérineau se reprend d'intérêt pour la monarchie française et s'attaque ici au portrait d'un autre souverain. Abandonnant la couronne de Pologne au profit de celle de la France en 1574, Henri III hérite d'un royaume aux finances catastrophiques et partiellement divisé par les guerres de religion opposant catholiques et protestants. le défi à relever est énorme pour le jeune souverain qui doit également composer avec le parti des Malcontents dirigé par son frère, le Duc d'Alençon, et son beau-frère Henri IV. Bâti sur une solide documentation, l'ouvrage revient avec concision mais clarté sur tous les événements clés du règne d'Henri III, de son accession au trône à sa mort en passant par les guerres de religion successives, les complots fomentés contre la couronne, la fameuse « guerre des trois Henri » ou encore la tentative d'assassinat avortée de Jacques Clément. Si le récit ne se base cette fois sur aucune autre oeuvre, Richard Guérineau reste malgré tout fidèle au ton de « Charly 9 » et donc de Jean Teulé. On retrouve ainsi le même humour, la même ironie mordante et surtout le même soin apporté aux détails, aux anecdotes cocasses qu'on ne trouve pas dans les livres d'Histoire. Saviez-vous, par exemple, qu'on avait oublié de faire jouer le Te Deum lors du sacre du roi (une première jugée de mauvaise augure !) ? Ou que les courtisans de l'époque étaient loin de partager le goût de leur souverain pour l'hygiène (« On ne m'enlèvera pas de l'idée qu'un bain par an c'est grandement suffisant ! ») ? Ou encore qu'Henri III avait été obligé d'interdire la braguette à la cour afin d'éviter que les courtisans puissent en sortir une arme qu'ils auraient dissimulé dans leur pantalon ?
L'ouvrage s'attarde également sur les nombreux problèmes de santé du roi (fistules anales et autres réjouissances), les nouvelles règles d'étiquette imposées à la cour, et bien sûr les relations intimes entretenues entre Henri III et les divers membres de son entourage. On aurait pu craindre à ce propos que le récit se montre trop caricatural et insiste lourdement sur l'homosexualité présumée du roi (c'est du moins ce que laissait sous-entendre le titre de l'ouvrage et l'illustration de couverture le représentant dans une position féminine, fardé et vêtu de rose). Or, si les premières pages ne parviennent pas à véritablement dissiper cette inquiétude, la suite se révèle heureusement plus nuancée à mesure qu'Henri III abandonne son maquillage et ses tenues outrancières. En ce qui concerne les Mignons (hommes de petite noblesse promus par le roi et avec lesquels il entretenait une profonde amitié), l'auteur a là aussi l'intelligence de ne pas tomber dans la surenchère ou le graveleux et insiste au contraire sur le fait que les rumeurs faisant état de relations homosexuelles entre le souverains et ses favoris tiennent bien plus de la calomnie que du fait avéré. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que ses contemporains ne furent pas tendre avec lui ! Avec son goût pour la mode et les divertissements, son hygiène irréprochable et son profond dégoût pour tout ce que a trait à la violence, Henri III fait alors figure d'efféminé et de débauché, un portrait peu flatteur auquel il serait toutefois erroné de vouloir le réduire. Les graphismes sont pour leur part tout aussi réussis que le scénario : très colorés et surtout très variés (l'auteur s'amuse lors de certains passages à changer complètement de style de dessin ou à insérer des unes de journaux comiques faisant état de tel ou tel scandale secouant la cour).
Après une adaptation réussie du roman de Jean Teulé, Richard Guérineau se lance à nouveau dans la biographie royale mais cette fois sans filet. L'ouvrage reste cela dit très fidèle au ton du précédent tome et ravira tous les amateurs d'histoire par la qualité de sa documentation et la cocasserie de certaines de ses anecdotes. Une lecture drôle et instructive pour en apprendre un peu plus sur le règne du dernier des Valois.
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tchouk-tchouk-nougat
  08 juin 2017
Henri III va succéder à Charles IX qui lui laisse une France exsangue et déchirée par les guerres de religion.
Après Charly IX, Richard Guérineau récidive avec Henriquet. Si l'un succède à l'autre sur le trône de France, les histoires elles peuvent se lire séparément du moment de connaitre un peu le contexte de tension entre les différentes factions.
Nous avons donc un nouveau récit qui va du couronnement de Henri III à sa mort. Avec beaucoup de travail de recherches certainement l'auteur nous emmène à travers le règne tourmenté de ce roi "qui aurait pu être un bon roi s'il n'était né en un si mauvais siècle".
C'est intéressant et l'auteur n'hésite pas à placer un peu d'humour dans toutes ces malheurs des guerres de religion. Avec toutes les traitrises et revirements, il n'est pas toujours facile de s'y retrouver mais l'ensemble est cohérent et intelligent.
Le dessin est sympathique bien que je n'aime pas toujours l'utilisation des couleurs. Il y a parfois quelques pages, plus humoristiques, avec un trait plus ligne claire, voire plus caricatural. Et certaines plus sérieuses avec un crayonné plus soutenu et vieillot. L'auteur essaye de varier les styles pour nous distraire au mieux!
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Belzaran
  27 septembre 2017
Richard Guérineau avait surpris son monde en adaptant le livre de Jean Teulé, « Charly 9 ». Changeant de style graphique, il avait su avec brio relever le défi. C'est en travaillant sur ce projet qu'il découvre le personnage d'Henri III, successeur de Charles IX. Il décide alors de continuer l'aventure avec « Henriquet », dont le scénario n'est plus une adaptation mais une création de l'auteur. le tout est publié chez Delcourt pour plus de 180 pages.
La constance dans le thème, les personnages et le style graphique fait de ce « Henriquet » un complément de « Charly 9 ». Ce n'est pas réellement une suite, les deux ouvrages sont indépendants. On retrouve le roi qui essaie de réconcilier la France après la Saint Barthélémy. Complots de cour, guerres de religion… Difficile de gérer les égos. L'histoire ici s'intéresse au trois Henri : Henri III, Henri de Navarre (futur Henri IV) et le Duc de Guise.
Ce qui a poussé Guérineau à s'intéresser à ce roi est sa réputation sulfureuse. Il est dit qu'il se travestissait et était homosexuel. L'auteur a ainsi creusé le sujet pour savoir ce qu'il en était. En cela, la bande dessinée est remarquable : si elle aborde le sujet, elle ne tranche jamais. Les livres d'Histoire ne savent pas, nous non plus. Les ambiguïtés du personnage sont mises en avant, on se questionne, mais à chacun de se faire son avis !
L'autre sujet est les tractations entre divers partis en France pour le pouvoir. le roi est menacé par les protestants, mais aussi par le peuple de Paris. le Duc de Guise est trop populaire, il en devient dangereux. le traitement politique (avec ses guerres incessantes) est bien retranscrit. On passe d'accords en trahisons en permanence et on a du mal à voir comment la France pourra trouver une stabilité. En revanche, toute cette partie est surtout vue de Paris et se révèle très bavarde. C'est le principal (et seul ?) défaut du bouquin.
La pagination importante permet de faire évoluer le roi. Ainsi, son style vestimentaire change, son attitude envers les autres personnages aussi. C'est une bande dessinée subtile où personne n'est bon ou mauvais. Chacun fait ce qui lui semble bon et en accord avec sa propre ambition. Il y a moins ce cynisme noir de « Charly 9 ». La patte de Jean Teulé n'est plus présente ici et cela se sent.
Au niveau du dessin, c'est une nouvelle réussite pour Guérineau. Décidément, ce style semi-réaliste, proche de la caricature, lui convient parfaitement. le trait est dynamique et précis, il y a du métier derrière ! Les expressions des personnages sont riches et fortes, ce qui est essentiel pour un ouvrage où ces derniers parlent beaucoup ! Même chose pour la mise en scène, maîtrisée de bout en bout, malgré des entrevues nombreuses, peu propices à la maestria graphique. C'est peut-être la plus grande qualité de l'ouvrage : avec un sujet bavard, Guérineau parvient à nous fasciner par son dessin. Mention spéciale à ses pages dessinées « à la façon de… » qui montrent l'étendue de sa palette graphique.
« Henriquet » ne possède pas le ton de Jean Teulé. Plus bavard, moins percutant et cynique, il n'en reste pas moins maîtrisé et on le dévore sans peine. Richard Guérineau avait pris une nouvelle dimension avec « Charly 9 », il la confirme ici. On attend avec impatience ce qu'il nous proposera ensuite !

Lien : http://blogbrother.fr/henriq..
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Pixie-Flore
  29 avril 2017
Être roi n'est pas de tout repos et Richard Guérineau nous le fait bien sentir. Henri III n'a pas eu une vie facile. Il en a eu du fil à retordre. J'aurais pas aimé être à sa place...
C'est avec beaucoup d'humour et une grosse documentation que l'auteur retrace le parcours de ce roi de France. J'ai adoré la vision de l'auteur, j'ai adoré les graphismes, j'ai adoré les couleurs, les dessins minutieux, les traits d'humour. J'ai adoré cette bande-dessinée. Elle est pédagogique et distrayante.
Le seul point un peu obscur pour moi reste ce terme d"homme-reine" dont je n'ai peut-être pas saisi tout l'intérêt, toutes les nuances ; si nuance il y a.
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beklf
  03 janvier 2018
Après Charles IX, Richard Guérineau s'attaque donc à Henri III mais cette fois, il n'adapte pas une oeuvre antérieure et construit tout par lui-même. J'ai trouvé cela plus réussi et plus agréable à lire. Difficile à dire s'il s'agit de la liberté plus grande qu'avait Guérineau ou du personnage plus haut en couleur et moins sombre qui m'a davantage plu. le portrait d'Henri III qui nous est proposé est beaucoup plus nuancé que ne le laisse supposer la couverture, les choix des différents moments de la vie du roi donnent une vision d'ensemble complète et qui s'appuie avec rigueur sur les faits historiques (tout en ménageant des digressions humoristiques ou plus distanciées toujours bien senties). Malgré ces bons points et des dessins réussis, j'ai tout de même été gêné par le découpage en chapitres successifs parfois très courts, qui hache un peu le récit. Cette BD reste tout de même un bon moment de lecture.
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critiques presse (5)
BoDoi   01 juin 2017
L’ensemble est cohérent, documenté, complet mais jamais pesant. Grâce à cet énorme travail, qui aboutit à une bande dessinée historique de très haute volée, Richard Guérineau pourra intéresser n’importe qui à l’histoire, parfois barbante, des rois de France. Un cours d’histoire comme ça, on en redemande !
Lire la critique sur le site : BoDoi
BDGest   05 avril 2017
Une anthologie où Histoire, appropriation de celle-ci par un auteur inspiré, plaisir des yeux et du verbe, se rejoignent dans l’intelligence cynique et le rire gras de Gargantua.
Lire la critique sur le site : BDGest
Sceneario   17 mars 2017
Une biographie royale tragi-comique portée par un Richard Guérineau pour le moins inspiré. A découvrir urgemment !
Lire la critique sur le site : Sceneario
LeMonde   10 mars 2017
Pour chroniquer ce règne mouvementé, Richard Guérineau convoque aussi bien Pierre de L’Estoile que Morris ou Tardi.
Lire la critique sur le site : LeMonde
BDZoom   02 mars 2017
Une mine pour qui s’intéresse à cette période fascinante où vouloir gouverner la France était déjà (sic) mission impossible…
Lire la critique sur le site : BDZoom
Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
voiliervoilier   25 mars 2017
- oOOooh...

- Céla vous a-t-il-plu, majesté ?

- Ah, madame, votre langue fait des miracles et votre doux accent est si doux à mes oreilles ! il me rappelle celui de ma chère Mamma.

- Ma dai ! sur la question dé la langue et des accents, votre séjour en Pologne a dû être riche d'enseignements !

- Les polonais ? pouah! quand ils parlent ils ont l'air de broyer des petits cailloux en jurant ! Leur langue n'a d'autres fonctions que de produire des borborygmes !

- Flatteur, va ! né mé dites pas qué les polonaises ont boudé le corps de votre majesté !

- Le vôtre, madame, a bien plus d'inventivité dans ses pratiques !... Votre franc-parler me touche, madame. Mais sachez que tout ce que la Pologne m'a enseigné en matière de choses coupables, ce sont des moqueries.

- Des moqueries ? jé ne peux le croire !

- Ces sauvages n'ont pas notre raffinement latin. Ils n'ont eu de cesse de me brocarder sur ce qu'ils appellent "les moeurs françaises"...

- Quoi dé plus naturel ? la France est réputée pour être lé pays dell'amore !

- De l'amour, oui... mais contre-nature ! si vous voyez de quoi je parle...

- Oh vraiment ? ... vous vous voulez dire que vous avez ...

- Non point, non point ! simplement je suis fâché que les polonais aient pu me prêter des moeurs dont j'ignore tout...

- Oh, oubliez donc ces fichus polonais !

- Certes, certes... mais je me suis souvent demandé si ces bougreries réprouvées par Dieu sont vraiment une particularité française...

- Sire, ces pratiques ont cours dans mon pays également. Une femme apprend vite à ne pas s'en formaliser. N'en soyez pas choqué.

- Oui, mais comment dire...? ça n'attise pas votre curiosité, ces fornications contre-nature ? ... non ?

- Vous voulez me foutre en cul ? .... Ah, mais il fallait le dire tout de suite votre majesté ! ...... nul besoin de tourner autour du pot !
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tchouk-tchouk-nougattchouk-tchouk-nougat   08 juin 2017
N'y voyez point de méchanceté. Mon franc-parler est un peu rude, mais vous savez ce qu'on dit : en amitié comme en politique, mieux vaut guerre ouverte que paix fourrée!
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EveToulouseEveToulouse   14 avril 2018
Tu peux trousser tout ce qui porte l'épée à la cour si tel est ton bon vouloir... mais fais un effort sur un point, un seul... Boute ton huile de reins dedans le connet de la reine autant de fois que nécessaire pour qu'enfin elle te ponde un fils! Capito?
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Pixie-FlorePixie-Flore   29 avril 2017
Dès le début de son règne, Henri III hérite d'un royaume divisé dont les finances sont au plus bas.
- D'un côté, des protestants mécontents et de l'autre, des malcontents qui protestent...
- Ah, elle est belle, la France !

[p8]
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Dionysos89Dionysos89   30 avril 2018
Tromperie bien ordonnée peut vaincre n’importe quel ennemi !

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Videos de Richard Guérineau (10) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Richard Guérineau
Avec Alfred, Mathilde Domecq, Richard Guérineau, Benoit Guillaume, Laureline Mattiussi, Rémi Foucard (claviers, chant), Jérôme Sedrati (batterie, chant) et Yan Wagner (chant, claviers). ? Friche la Belle de Mai (Marseille) le 23 mai 2018 ? L?an dernier, Alfred et ses complices de la BD, accompagnés par le saxophoniste Raphaël Imbert, avaient enflammé La Criée en revisitant le Banjo de Claude McKay. Cette année, c?est au tour d?un autre roman culte, 1984, de servir de trame à la création d?un nouveau « concert dessiné », cette performance collective qu?Alfred pratique en maître : sur scène, cinq dessinateurs mêlent leurs univers et leurs crayons pour faire vivre en images le roman de George Orwell. Afin d?en souligner la dramaturgie futuriste, le musicien-compositeur Yan Wagner ? connu pour ses albums d?électro-pop et son duo avec Étienne Daho ? déploie sa palette de sons hypnotiques et interprète en direct avec ses musiciens la bande son de la soirée. Une autre manière, inventive et décalée, de (re)découvrir le chef d??uvre d?Orwell !
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