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EAN : 9782290054352
188 pages
Éditeur : J'ai Lu (13/03/2013)

Note moyenne : 3.89/5 (sur 137 notes)
Résumé :
Tony est un jeune boxeur; garçon sans histoires, il consacre sa vie au sport, prépare son premier combat pro et se tient à
l'écart des trafics qui rythment la vie de sa cité. Mais il doit
composer avec une mère à problèmes, qui se laisse entretenir par des voyous.

Tout dérape lorsque l'un d'entre eux la bat et l'envoie à l'hôpital. Tony décide de faire appel à Miguel, le caïd de la ville, pour étancher sa soif de vengeance.
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Critiques, Analyses et Avis (57) Voir plus Ajouter une critique
marina53
  03 avril 2014
Gosse, Tony se faisait régulièrement tapé dessus par ses camarades de classe. Il n'a jamais bronché et a encaissé les coups. Sa mère, avec qui il vit, ne remarquait même pas les bleus, trop occupée à user de son corps et tremper dans de sales combines. Jusqu'au jour où son oncle l'a mis sur un ring. Ses journées étaient rythmées par les entraînements et le boulot dans le garage de celui-ci. Malgré la cité dans laquelle il vit et son meilleur ami Moussa qui passe ses journées à dealer, il n'a jamais trempé dans les combines. Et cela a payé puisqu'il est aujourd'hui à la veille de son premier combat en tant que pro. Mais, un jour, il rentre chez lui et tombe sur deux dealers en train de tabasser sa mère. Il les fait déguerpir mais cela ne les empêche pas de revenir et cette fois, elle finira à l'hôpital. Tony ne pense qu'à se venger. Pour ce faire, il contacte Miguel, un homme de main qui l'avait repéré lors de son combat pro. Celui-ci accepte de l'aider mais c'est donnant-donnant. le jeune homme ne se doute pas alors de la spirale dans laquelle il vient de tomber...
Sur le ring, Jérémie Guez a mené le combat: uppercut, coup droit, feinte puis pas de côté, coup gauche et verrouillage. le lecteur a eu beau contre-attaquer ou se défendre, il se retrouve dans les cordes. Gong de fin de match.
"La banlieue, c'est morose" dixit un certain je ne sais plus qui... Ici, on ne déroge pas à l'adage: drogue, deals , violence, pauvreté et débrouilles en tout genre. Au milieu de ce K.O, il y a la boxe, seul moyen pour ce gamin de s'en sortir. A condition de savoir s'entourer...
L'auteur livre un roman noir et percutant où les combattants aux caractères bien trempés s'affirment et se révèlent au fil des pages.
La construction du jeu est menée tambour battant: de courtes phrases enlevées, des descriptions minutieuses, un climat de tension palpable et un rythme saccadé.
La fin du match surprenante finira par nous assommer.
Balancé dans les cordes... je déclare forfait...
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Crossroads
  05 mars 2014
Il fait dans l'amer, Guez.
Le quotidien poisseux qui vous colle à la peau comme une fatalité.
Tony, un petit gars de la cité, est boxeur et plutôt bon dans sa catégorie.
Son entourage ? Un oncle garagiste qu'il seconde et une mère plutôt généreuse de ses faveurs lorsqu'il s'agit de gagner un peu de blé facile. Et puis il y a son pote Moussa, dealer à qui il assure régulièrement ne jamais vouloir ressembler. Son oxygène, sa bouée de secours, c'est le pugilat.
Le problème, c'est que c'est un sanguin, un rancunier le Tony. Une mère amochée par l'un de ses nombreux michetons et le voilà à implorer le parrain local de laver violemment cet affront. Il est puissant Miguel. Terrifiant, imposant mais surtout à des années lumière du concept de gratuité. C'est donnant-donnant et le prix à payer se règle généralement dans le sang.
La vie de Tony était merdique mais c'était la sienne. Elle ne lui appartient plus désormais...
Prix SNCF du polar 2013. Effectivement, comme un méchant sentiment d'avoir prix un TGV dans la tronche !
200 pages hallucinantes de tension dressant le portrait d'une banlieue déifiant la violence. Celle de la misère, de la drogue, d'un quotidien qui vous dévore un peu plus chaque jour que le Diable fait.
Guez n'est pas le genre de combattant à pratiquer l'attentisme. Crochets, uppercuts, directs, la leçon est totale, le KO final inexorable. Et n'espérez pas être sauvé par le gong, le calvaire se subit en apnée jusqu'à l'anéantissement prophétisé.
Vous connaissez l'histoire du gars chutant d'un immeuble et qui se dit à chaque étage : jusqu'ici, tout va bien, jusqu'ici, tout va bien...
Ce gars, c'est Tony. Pyromane de sa vie qu'il va consumer bien avant l'heure.
Incontournable !
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jeranjou
  13 décembre 2014
Guitare ou violon ?
Après avoir dévoré « La terre d'ombre » de l'américain Ron Rash, je découvre avec grand plaisir un jeune auteur français dont on m'a largement vanté le talent depuis des années. Jérémie Guez
En reluquant à de nombreuses reprises le titre de ce roman, je m'étais imaginé un livre faisant la part belle aux instruments... à cordes. J'avais juste oublié le mot balancé…
Loin du son des guitares ou autres violons, j'ai dû encaisser en guise de rythmique et de musique les coups de poing dans un sac d'entrainement ou bien dans la poire d'un adversaire.
Si vous voulez découvrir le combat d'une vie, le combat de Tony, je vous invite donc à me suivre en région parisienne, plus précisément dans une salle de boxe de la banlieue d'Aubervilliers.
Passant de la corde à sauter au ring pour étendre son sparring-partner, le jeune et prometteur boxeur s'entraine d'arrache pied et tient la corde pour emporter son premier combat professionnel.
Vivant seul avec sa mère dans une cité, son oncle a pris Tony sous son aile et l'emploie dans son garage afin de lui garantir un revenu suffisant pour survenir à ses besoins.
Mais un jour, Tony va appel à un personnage peu recommandable, un certain Miguel, qui fera basculer à jamais sa vie et celle de sa famille.
Dans un style direct et percutant, ce court roman ne laisse aucun répit au lecteur. Plongé dans l'univers impitoyable des cités, tous les coups sont permis sur la terre Guez…
Jérémie Guez réussit parfaitement à traduire cette violence verbale et physique des cités à travers ses mots qui nous touchent en pleine face. Misère, drogue et prostitution font partie du quotidien de ces habitants de cité et l'auteur nous plonge malgré nous dans ce milieu jusqu'au cou.
Ayant déjà goûté avec bonheur au monde de la boxe dans l'excellent «paradoxe du cerf-volant » et le non moins formidable « La malédiction du gitan », je dois dire que la barre était juchée très haute lorsque j'ai entamé « Balancé dans les cordes ».
Et je dois avouer que Guez s'en tire très bien, surtout dans la première partie du roman que je trouve remarquable pour un auteur de son âge.
Une belle réussite qui donne envie de découvrir d'autres oeuvres du même auteur, histoire de vérifier si Guez possède plusieurs cordes à son arc !
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Mimeko
  20 novembre 2019
Le jeune Tony, coaché par son oncle maternel et tout juste sorti de l'adolescence a été repéré par un entraîneur de boxe et vient de passer professionnel. La boxe est un exutoire qui lui permet de canaliser son agressivité quand on lui jette à la figure que sa mère est un tapin et son père un gitan de passage...Seul Moussa, un petit caïd de quartier, ami d'enfance, le soutient. Lors de son premier combat pro, il tape dans l'oeil de Miguel, un parrain de banlieue qui en échange d'un service, va attirer le jeune homme dans sa toile, sous le regard désapprobateur de son oncle et de son entraîneur...Dès lors Tony va devoir la jouer très fine et sortir les poings pour s'extirper des sales draps dans lesquels on veut le mettre.
Une bonne surprise avec Balancé dans les cordes, un roman court mais efficace, le rythme est soutenu tant sur le plan de l'action que dans le style de Jérémie Guez, un style incisif, une langue de banlieue qui ne sonne pas artificiellement et correspond parfaitement au ton de l'histoire, une histoire de boxe qui dégénère en violences, une histoire de trafics, de parrains et de caïds de cité.
Un bon polar bien rythmé.
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koalas
  20 juin 2015
Banlieue nord, Aubervilliers, le bruit sourd d'une salle de boxe,
Tony a un bon swing sur le ring. Il bouge, il enchaîne les coups sans baisser les yeux.
En passe de devenir boxeur pro, il s'entraîne dur, à l'écart des magouilles de la cité, entouré d'un oncle garagiste qui joue lourdement le rôle de père - et d'une mère fragile qu'il protège.
Un soir, après l'entraînement, il retrouve sa mère salement amochée par des types.
La rage l'emporte...
Il fait appel à Miguel, un caïd du milieu qui l'aide à se venger sous condition.
Et l'engrenage des mauvais coups vont s'enchaîner dans sa vie comme sur le ring.
Jérémie Guez a une écriture qui swingue, qui a le sens du rythme. Il insuffle à ses personnages des répliques cinglantes, courtes, efficaces qui percutent..
On cligne des paupières, on lève la garde (page), on tourne les feuilles comme on saute à la corde et au final on est essoufflé, bouché bée, terrassé par la chute finale
On suit le parcours du jeune Tony un boxeur englué par la mouise, la noirceur sociale qui l'entoure. Il décide de s'en sortir en se mettant la pression.
Mais la la vie n'est pas un ring. le caïd Miguel à la face de non retour, va le lui rappeler, en tête à tête.
L'auteur ne délaisse pas les seconds couteaux bien affûtés comme Assad, le bras droit- à l'ancienne de Miguel et Moussa, le pote de Tony, boxeur amateur et dealer pro.
Mention spéciale à Jean, le frère de Miguel qui boxe en touche.
Quelques clichés des cités.
Mais un roman réussit sous toutes les coutures- à l'arcade.
Même si on s'en sort avec des bleus à l'âme.
Balancé dans les cordes, un poids plume de 188 pages qui frappe très fort dans la catégorie roman noir.
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Citations et extraits (17) Voir plus Ajouter une citation
CrossroadsCrossroads   04 mars 2014
- Du funk à l'ancienne mon frère. Maintenant les petits ils n'écoutent que du rap, des types qui leur disent de vendre de la came et de taper des fourgons alors qu'eux n'ont jamais rien fait de leur vie à part sucer des producteurs. Putains de baltringues!
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andy86andy86   07 mai 2014
Bientôt, il n'y aura plus que ça, des galeries qui vendent des graffiti sur des toiles pour des montants à trois zéros minimum, des restaurants à la décoration dépouillée, des bars qu'on rend artificiellement crades, pour que des bourgeois puissent venir s'encanailler. On relogera les gens qui sont là depuis longtemps du coté de chez moi, on retapera leurs appartements pourris, et on les revendra à des types qui iront, le week-end, écouter des concerts de musique tribale.
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andy86andy86   05 mai 2014
- Tu sais à quel point c'est compliqué de tenir vos cités? Putain t'habites Auber mon grand. T'es entouré d'animaux qui ont tous la dalle. Je ne sais même pas comment j'arrive à faire ce que je fais. Tu crois que j'ai juste à gérer cette ville... Je bosse sur tout ce putain de département. Si ça se trouve ton type-là, il n'est même pas d'ici, il est de la Courneuve, de Saint-Denis ou d'Epinay! C'est le 93, tout le monde est chien et tout le monde veut croquer! Et toi tu me demandes de t'aider à dessouder un mec avec lequel je peux potentiellement faire affaire.
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pit31pit31   20 janvier 2020
La sueur me pique les yeux, mon casque, trop serré, compresse mes tempes. les gencives à vif, mordues par le protège-dents qui m'empêche de reprendre mon souffle. Une sale tempête s'abat sous mon crâne. Le type boxe mal. Il est d'une lenteur incroyable. Il doit faire 20 kg de plus que moi et pourtant je peux le coucher sans même que ses poings effleurent ma joue. Pas ce soir. J'ai les jambes lourdes, le dos bloqué. Je vois les coups venir à des kilomètres mais mon corps ne répond pas.
Et l'autre cogne fort. Il sent la brèche, depuis le temps qu'il essaye de la trouver… Je sais qu'il sait. Ce fils de pute ne lâchera rien.
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MimekoMimeko   18 novembre 2019
Je suis le fils d'un gitan, il ne peut pas s'empêcher de me le rappeler dès que je sors du chemin qu'il a laborieusement tracé pour moi. Quelques gestes d'affection, une tape sur l'épaule et il se reprenait , comme si je ne méritais pas ça, moi qui avais été conçu à l'arrière d'une caravane. Mon oncle est un connard. Mais voilà, sans lui, je serai devenu un enfant de la DASS, et ma mère un tapin.
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Jérémie Guez pour "Le dernier tigre rouge".
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