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EAN : 9782354610517
224 pages
Éditeur : La tengo (06/11/2013)
3.9/5   50 notes
Résumé :
À 30 ans passés, Idir s'est improvisé détective privé, seul travail qu'il ait trouvé après un malencontreux séjour en prison. Parmi sa clientèle, des gros bonnets du CAC 40, qui lui confient leurs affaires en tout genre.

Alors qu'il manque d'argent, Idir se voit proposer deux enquêtes en parallèle: il doit retrouver une voiture volée et remettre la main sur un étudiant des beaux quartiers qui semble avoir fugué.

En fouillant dans le li... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (23) Voir plus Ajouter une critique
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marina53
  10 juillet 2014
Quelques mois en taule, ça forge un homme. Mais, aussitôt après avoir purgé sa peine, Idir replonge dans ses combines. En prison, il avait gardé contact avec ses réseaux. Ce jeune homme, âgé d'une trentaine d'année, s'est improvisé détective privé. Mais pas dans n'importe quel secteur. En effet, il file essentiellement chez les riches. Ces gens-là cherchent à régler leurs problèmes de manière très policée. Femmes soupçonnées d'adultère ou enfants dans une mauvaise passe, il s'occupe de leurs ennuis pour des milliers d'euros. Oscar, un ancien ami qui l'a pourtant envoyé en prison, aujourd'hui à la tête d'une grosse boite de médias, fait appel à ses services pour l'aider à retrouver son demi-frère, Thibaut, disparu depuis 2 mois. Il accepte, moyennant finance, et s'enquiert d'aller voir les amis de ce dernier, malheureusement peu enclins à à vouloir l'aider. Il fait ainsi la connaissance d'Eve, sa soi-disant petite amie. Pour essayer de mieux comprendre la vie de ce jeune homme, Idir décide de s'inviter à une soirée chez ses potes, avec la complicité de la jeune femme. Evidemment, il ne peut y aller les mains vides. Chérif est toujours là pour le fournir...
Entre temps, son ami de toujours, Thomas, l'invite à dîner en compagnie de sa femme, Nat'. le père de ce dernier, également convié, ne tarde pas à solliciter son aide. En effet, il s'est fait voler sa voiture, une R8V10. le jeune homme trouve cela plutôt bizarre du fait qu'il n'ait pas prévenu la police. Malgré sa méfiance et ses doutes, il accepte ce nouveau contrat, hautement rétribué...
Des appartements cossus du VIII à la banlieue, il n'y a qu'un pas à franchir. Et Idir semble tout à fait à son aise. Ce personnage charismatique, à la forte poigne et au caractère affirmé, nous entraîne dans les bas-fonds de Paris. Entre sa famille qui répond présent et ses amis pas toujours fréquentables, il lui est difficile de trouver réellement sa place. Jérémie Guez reprend ici presque les mêmes codes, à savoir un héros fracassé, la banlieue pas très chic et la volonté féroce du héros de s'en sortir coûte que coûte. Et encore une fois, cela fonctionne parfaitement. le rythme est soutenu, l'intrigue bien présente et les personnages énigmatiques et parfois bouleversants. Servi par une écriture sèche et ciselée, aux dialogues qui font mouche, ce polar rondement mené et maîtrisé fait une fois de plus la part belle aux gueules cassées. Guez confirme ici encore son talent.

Du vide plein les yeux... des rêves pleins la tête...
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Crossroads
  29 juin 2016
Après nous avoir conté le réjouissant quotidien des banlieues puis la vertueuse nécessité de la guerre, Guez fait dans le polar véritable et le fait bien.
Prenez un gus que nous appellerons Idir.
Collez-lui un passé de taulard histoire de bien appuyer sur le fait que pour le prix orange, c'est d'ores et déjà râpé pour les deux siècles à venir.
Pas que le gars ait mauvais fond mais juste assez de crédibilité aux yeux de futurs clients fortunés qui seraient enclin à le presser de régler quelques menues affaires pour eux.
Un contrat, ça va. Deux, ça devient difficilement gérable, surtout pour un mec ayant fait l'impasse sur la compta au bac G2, coeff. 8.
Notre détective en herbe devra naviguer à vue, en territoire hostile, tout en maîtrisant parfaitement l'art de la diplomatie. Chapitre 4, paragraphe 2, étage 9, trottoir d'en face du guide de survie pour les nuls.
Ce que j'aime chez Guez, outre sa plume persuasive, c'est cette faculté à se renouveler et à surprendre.
Ici, l'auteur multiplie les intrigues en faisant évoluer notre ex-taulard chez de gros bonnets friqués n'étant pas en reste en matière de magouille, de tirlipimpon sur le chihuahua, de meurtre, voire plus si affinité.
Du Vide Plein Les Yeux possède tous les atouts d'un savoir-faire indéniable.
L'accroche est instantanée. L'univers dépeint tranche avec les milieux habituellement au centre de toutes les intrigues. Ici on entube mais avec élégance et savoir-vivre.
Le canevas est imparable, tortueux à souhait à défaut d'être véritablement original.
Le final imprévu et parfaitement crédible.
Alors, Guez que vous attendez pour vous y coller ?
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koalas
  31 janvier 2017
Tout juste sorti de taule pour une rixe,
Idir, un jeune détective d'origine Kabyle se retrouve chargé d'une mission,
retrouver un fils de bourge qui a disparu sans laisser d'adresse.
L'affaire à priori sans problème s'avère un sac de - têtes à - noeuds
mais ldir peut compter sur des connaissances pas très recommandables
pour l'aider à enquêter hors piste..
Après Paris la nuit, Balancé dans les cordes,
Jérémie Guez s'affirme comme un auteur incontournable du roman noir français.
Idir est bien croqué en détective d'un genre nouveau,
un sulfureux mélange de dur à cuir et de coeur d'artichaut
qui traîne son blues et son enquête des beaux quartiers aux bars de Pigalle.
L'auteur dégaine un style direct, rapide et percutant, sans fioritures
et balance quelques belles scènes d'actions, de courses folles et de dérapages incontrôlés.
Mention spéciale pour son pote Chérif, l'as du volant de Belleville
Pour Tantale , une grosse mandale !
Du vide plein les yeux, un polar plein la vue.
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Eskalion
  17 novembre 2013
Il y a trois ans de cela, je recevais un petit bouquin d'une centaine de pages tout au plus, d'un auteur totalement inconnu, Jérémie Guez. Édité chez LA TENGO , ce premier roman fut une véritable claque et mon gros et unique coup de coeur de l'année 2011. Comment imaginer qu'un gamin d'à peine 23 ans, sorti de nul part , puisse écrire un roman aussi fort , aussi percutant et noir , aussi magistralement désespéré que "Paris la Nuit" ?
Alors que l'image d'Abraham le braqueur malheureux, venait parfois hanter les ruelles sombres de mon imaginaire, que les dialogues raisonnaient encore sur les murs de ma mémoire, arrivait un an plus tard son second roman "Balancé dans les cordes".
La sensation devenue certitude d'un immense talent, d'une plume trempée à l'acide et d'un style incisif, mis au service de losers magnifiques à la vie écorchée. Des condamnés à la chute mais qui jusqu'au bout gardent dans leur yeux une infime lueur qui ne veut obstinément pas s'éteindre et les raccroche au genre humain.cellule
Et cet étonnement toujours présent, grandissant. Incroyable auteur, si jeune et capable de donner à ses romans une profondeur, un relief, une intensité émotionnelle que seuls des bourlingueurs de la vie ou les auteurs ayant poli leur art à la meule du temps sont en principe capables de produire.
Cette année, Jérémie Guez nous livre son troisième roman, ultime opus qui s'inscrit dans cette trilogie qui lui aura donné en quelques mois une notoriété méritée et ses premières récompenses littéraires ( Prix Plume Libre pour « Paris la nuit », prix SNCF du polar, prix Sang d'Encre pour « Balancé dans les cordes ». Deux premiers romans en cours d'adaptation cinématographique.).
» du vide plein les yeux» vient s'inscrire dans la lignée de ses deux prédécesseurs. Après l'histoire d' Abraham, et de Tony, voici celle d'Idir.
A trente balais, Idir sort de taule. Six mois à l'ombre, pour la première fois. Pour avoir eu le tort d'aliéner un temps sa liberté à l'amitié qui le liait à un pote, en fracassant pour lui le portrait d'un type, fils d'un magnat de la presse. Six mois. C'est bien assez pour vous changer un homme et jeter sur la famille la tâche indélébile de la honte.
Car à l'inverse des personnages des précédents romans de Jérémie Guez, Idir lui n'est pas issu du monde des petites gens besogneuses, des quartiers difficiles baignés dans la détresse sociale. Son père a beau être un kabyle issu d'une famille pauvre, il a réussi à s'intégrer en France, à devenir médecin et donner à sa famille un statut sociale que beaucoup lui envie. Aussi, l'écart de conduite du fils passe mal .
Parce qu'il faut bien remplir sa vie, Idir s'improvise détective privé, sans carte, sans flingue et sans local. Parce qu'il n'est pas un voyou non plus, il rends des services à droite à gauche, des filatures pour homme jaloux ou pour femmes suspicieuses, quelques intimidations parfois mais rien de bien méchant. Plus de sang sur les mains. le statut social de sa famille lui permets de se mettre au service des milieux aisés.
Pourtant, en acceptant de rechercher le frère disparu de celui-là même qui l'avait envoyé en prison, tout en tentant de remettre la main sur la voiture volée d'Eric, le père de son ancien pote, Idir va se retrouver embarqué dans des histoires qui ne manqueront pas de l'entraîner sur des chemins qu'il s'était bien gardé de vouloir emprunter. Une nouvelle fois, le personnage de Jérémie Guez va perdre rapidement le contrôle de son propre destin.
Ce troisième roman vient confirmer, si on en doutait encore, tout le talent de son auteur. Jérémie GUEZ est un auteur de roman noir comme on aimerait en lire plus souvent. Ses personnages sont bouleversants, et la noirceur de sa plume les rend d'autant plus lumineux.
L'écriture de Jérémie semble murir avec ses personnages, elle s'affine et se patine pour nous offrir des dialogues plus riches et plus imprégnant. Idir est plus mature qu'Abraham et Tony, les personnages principaux des deux précédents romans. Loin d'être un désespéré prêt à tout pour consommer sa vie comme un rail de coke, Idir aime à garder le contrôle , même si celui ci finira bien par lui échapper.
Écartelé entre un univers social qu'il ne veut pas faire sien mais sur lequel il s'appuie pour avancer, et un encrage avec le monde de ses potes, celui de la rue, il ne cherche pas à survivre mais davantage à trouver sa place. Et si l'amour n'est pas absent de ce dernier roman, il est se fait animal comme une soif éperdue de vivre.
Encore une fois on ne peut être qu'impressionné par tant de talent. » du vide plein les yeux » vient donc clore cette magnifique trilogie qui restera sans aucun doute fondatrice de l'oeuvre à venir de Jérémie Guez.
Maintenant que Jérémie est allé au bout de ce projet qu'il a muri et porté pendant plusieurs années, il est grand temps pour lui de se mettre « en danger » en allant explorer de nouveaux horizons, de nouvelle terre et qu'il nous propose demain, un roman différent C'est tout le mal que je lui souhaite, tant j'espère qu'une nouvelle fois il parviendra à me surprendre comme il l'a fait jusqu'ici.
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encoredunoir
  14 novembre 2013
Avec du vide plein les yeuxJérémie Guez poursuit son exploration de la petite truanderie parisienne. Après l'Abraham de Paris la nuit et le Tony de Balancé dans les cordes, Guez nous entraîne dans les pas d'Idir, la trentaine, qui, après une peine de prison pour agression, vivote en jouant les détectives au noir. Contacté par le fils de bonne famille qui l'a envoyé en taule quelques années plus tôt pour retrouver la trace de son jeune frère, Idir se trouve engagé dans une sale affaire où, tiraillé entre sa fidélité à ses amis et celle due à ses clients, entre quête de vérité et quête d'un sens à sa vie, il risque de laisser quelques plumes.
S'il est indéniable que l'on se situe là dans la lignée des deux précédents romans de Jérémie Guez dont on reconnait le réalisme cru de l'écriture, le sens des dialogues – qui s'affine d'ailleurs – et les personnages à la recherche de la rupture, le personnage d'Idir se détache par bien des aspects des deux protagonistes de Paris la nuit et Balancé dans les cordes.
Plus mûr, issu d'un milieu social différent – son père qui tient son rôle à coeur est médecin – Idir n'est pas une jeune tête brûlée désespérée et sans espoir de voir changer sa vie de misère. Plus réfléchi, mieux épaulé, Idir n'en demeure pas moins un personnage tragique cherchant à s'extraire de sa condition. À ceci prêt que si Abraham et Tony pouvaient essayer de s'élever socialement, par le braquage pour l'un, par la boxe pour l'autre, Idir, lui, cherche avant tout à trouver sa place entre deux mondes dans lesquels il apparaît comme un intrus ou même, à ses propres yeux en tout cas, comme une sorte d'imposteur. Coincé dans cet entre deux inconfortable, acculé même par l'affaire qu'il traite, il use de son libre arbitre pour toujours repousser un peu plus les limites et tester autant les siennes que celles de ses amis – et leur fidélité du même coup – dans une course après la vérité qui prend de plus en plus l'apparence d'une spirale mortifère.
Une fois encore l'idée de départ est simple, sans grande originalité ; Jérémie Guez à la manière d'un musicien, se saisi d'une gamme et développe un morceau autour de cet archétype avec fougue et détermination. Cela donne une histoire rude peuplée de personnages qui le sont tout autant. Au milieu de tout cela, Idir aura l'occasion de pleurer et de se pisser dessus sans pour autant devenir pathétique. Il ne fait que dévoiler une humanité d'autant plus lumineuse qu'il se trouve entouré, du côté de ses riches clients comme de celui de ses sombres amis, de personnages plus monolithiques et effrayants : corrupteurs froids d'un bord, machines à tuer, dealers ou voleurs d'un autre qui ont tous en commun le cynisme et le détachement face au mal. Tout cela mené tambour battant dans une alternance de scènes de violence ou d'action extrêmement efficaces et de moments d'introspection évitant habilement de sombrer dans le mélo. Bref, Jérémie Guez confirme s'il en était besoin tout le bien que l'on pensait déjà de lui et démontre une fois de plus son talent de conteur et sa capacité à utiliser les codes du roman noir pour leur donner une tonalité unique.

Lien : http://www.encoredunoir.com/..
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Citations et extraits (22) Voir plus Ajouter une citation
marina53marina53   10 juillet 2014
Je lui ai dit qu'aujourd'hui c'était mon anniversaire. Il me l'a souhaité. Sympa. J'ai eu de la chance de tomber sur lui. C'est mieux d'avoir un type avec qui on s'entend quand on vit dans 9 mètres carré.
- Je vais chier, me dit-il.
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ZilizZiliz   06 octobre 2014
Anne fait partie de ces gens accros à l'orientalisme. Dès l'adolescence, elle savait qu'elle prendrait pour mari un type d'origine étrangère, rien que pour faire chier ses parents. Et pourtant, son fils s'appelle Dimitri... Ces gens-là ne veulent pas trop d'exotisme non plus. Ça fait longtemps que je ne digère plus ses remarques, qui semblent tirées d'une lecture assidue des guides de voyage. (p. 27)
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ZilizZiliz   06 octobre 2014
Je n'aime pas les gens qui posent des questions dans le seul but que vous reposiez les mêmes, sans en avoir rien à foutre de vos réponses. (p. 29)
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ZilizZiliz   04 octobre 2014
Je ne crois pas que les pauvres valent mieux que les riches. Ils ont juste un tout autre genre de préoccupation. (p. 47-48)
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christinebeaussonchristinebeausson   11 octobre 2016
(La prison).... Je m'en souviendrai toute ma vie. Je le sais déjà. Je n'en veux pas à la société. Je n'en veux pas à la justice. Je m'en veux à moi, juste à moi, d'avoir été si con, d'avoir passé un type à tabac pour un peu d'argent. Je voulais jouer au dur. J'ai chaque réveil pour me rendre compte que je ne suis qu'une merde ici, et la confirmation, à chaque promenade, que je suis bel et bien au bout de la chaîne alimentaire.
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Vidéo de Jérémie Guez
Wolfgang Franßen liest Jérémie Guez "Paris, die Nacht"
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