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ISBN : 2070385035
Éditeur : Gallimard (30/11/-1)

Note moyenne : 3.64/5 (sur 309 notes)
Résumé :
Dans ce premier tome d'une trilogie autobiographique consacrée au sida, Hervé Guibert raconte son existence depuis qu'il a été contaminé par le virus, les progrès insidieux de la maladie, le cruel espoir et la déception causés par les promesses d'un ami, Bill, de lui sauver la vie. Paradoxalement, le vrai ami, dans ce récit, n'est pas Bill (celui auquel le titre fait référence) mais Muzil, un philosophe réputé et plus âgé, également homosexuel, qui meurt du sida, pr... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (27) Voir plus Ajouter une critique
cicou45
  30 novembre 2012
Je tenais avant tour à lire cet ouvrage car j'ai connu une personne très proche qui est décédée, à l'âge de 37 ans, de cet horrible fléau que nous appelons Sida.
Je dois dire qu'Hervé Guibert, quant à lui, décédé à l'âge de 36 ans (une des raisons qui m'a fait acheter ce livre tant la différence d'âge entre cette personne proche et l'auteur était troublante) nous livre ici un témoignage troublant. Pourquoi ai-je lu ce livre me direz-vous s'il s'agit d'un sujet sensible chez moi ? Tout simplement pour tenter de comprendre ? Mais comprendre quoi ? Les douleurs, les souffrances ? Il n'y a rien à comprendre, le lecteur ne peut que rentrer en empathie avec le témoin, rien de plus. Il ne peut pas se mettre à sa place ni même dire qu'il comprend. Il peut simplement écouter -dans le cas présent, lire- et surtout ne pas juger.
Dans cet ouvrage, l'auteur nous raconte la progression de sa maladie, les différents traitements qu'il a suivis et l'espoir d'un miracle qui ne s'set jamais accompli.
Un livre très cru à certains moments lors des descriptions des débats amoureux entre deux hommes, très dur et dont on ne ressort pas indemne. A découvrir !
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Stockard
  06 février 2019
♫ Tu as dit J'étudiais
En deuxième année Hervé Guibert
J'ai pensé Il faudrait ♪ ♪
♪ Traîner quelque temps chez Gibert... ♫
Bon, moi c'est pas chez Gibert que j'ai dégoté A l'ami qui ne m'a pas sauvé la vie mais chez un bouquiniste spécialisé dans les vieux pots (là où on fait les meilleures... oui 'fin bref) Voilà, on s'en fout mais depuis le temps que je voulais lire ce livre, j'attendais juste l'occasion (uh uh) sur laquelle je n'ai pas hésité à sauter.
Sous couvert d'autofiction, Hervé Guibert nous parle de cet ami (était-ce Bill, celui qui lui avait promis un vaccin made in USA qui n'est jamais arrivé ou était-ce le camarade Muzil a.k.a Michel Foucault qui a eu le mauvais goût de partir dans les premiers quand le sida a commencé à faucher à grande échelle ?) ce presque frère donc qui n'a sauvé ni sa vie, ni sa dignité physique... Ces heures à courir à des rendez-vous médicaux, virtuellement disséqué comme une pauvre grenouille dans un cours de SVT, nu dans le froid des salles d'examen, ausculté, palpé, tripoté, radiographié, coloscopié... acceptant pourtant ce pénible sort alors que l'issue ne faisait pas beaucoup de doute, parce que malgré tout, quelquefois très loin mais toujours nourri, il y avait l'espoir. L'espoir dont ce livre laisse apercevoir, parfois, quelques fulgurances, à tel point que si nous n'étions pas déjà au fait de la triste fin que connue Guibert, on aurait espéré avec lui, fort.
Sans jamais tomber dans le pathos ni tenter de faire pleurer dans les chaumières mais simplement animé par l'envie de raconter, de témoigner, de laisser à la postérité ce que fut la découverte du VIH, des corps malades, disloqués, des amis qui partent et ceux qui, par une veine extraordinaire, passent à travers les mailles ultra-serrées de ce filet dégueulasse, à l'instar de Daniel Defert qui en profitera pour créer AIDES dans l'intention de mobiliser, de prévenir et d'informer les personnes contaminées quand elles-mêmes ne comprenaient même pas ce qui leur tombait dessus, Hervé Guibert relate son quotidien parfois fictif (rarement) parfois insupportable (souvent) aux prises avec ce mal encore inconnu qui le grignote inexorablement mais devant lequel il refuse de s'avouer vaincu.
Un livre à mettre entre les mains de tous les barebackers (et je le dis sans jugement, juste comme ça quoi, pour être sûre qu'on sache bien de quoi on cause et à quoi on se risque), des avancées ont été faites oui, mais le sida, c'est pas un rhume, arrêtons un peu de nous en foutre, repensons à Guibert, à Foucault, à Collard et autres Koltès. Même si le sida ne tue plus, qui peut avoir envie de partager ne fut-ce que le centième de leur sort ?
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madameduberry
  24 novembre 2013
Hervé Guibert est réputé pour être un écrivain féroce et, comme dans la vie peut-être, difficile à aimer.
Très intelligent et très beau, il peut passer pour une sorte d'Ange exterminateur, ou encore le héros de Théorème, celui qui vient révéler à toute une famille ses désirs les plus obscurs, puis s'en va, splendide, intact ,inentamé, laissant derrière lui un chaos total et le manque de lui.
Il est connu pour la sensation qu'il a produite en passant à Apostrophes, où son émotion et sa candeur mêlée d'ironie, son désir d'être lu et reconnu comme auteur et son dandysme auto-protecteur ont sidéré et créé dans le « grand public », dont je fais partie, un courant que j'appellerai d'amour, le mot sympathie me paraissant trop falot pour une telle personne.
Monsieur Hervé Guibert, je ne vous ai pas vu à Apostrophes, mais j'ai lu pratiquement tous vos livres après celui qui fait l'objet de ce billet, et je vous ai aimé immédiatement et presque inconditionnellement. le presque est l'exigence que j'ai toujours, pour un authentique écrivain, qu'il soit à la hauteur de son talent ou de son génie.
Je ne sais pas nommer cet amour de l'écrivain que vous êtes, maintenant pour l'éternité, autrement que comme fraternité, peut-être . Comment ai-je pu me sentir aussi proche, littérairement parlant, de l'homme que vous étiez ? C'est un des mystères de la littérature, justement. Et ceci n'a pas grand chose à voir avec vos choix de vie, votre sexualité et les scénarios ou les fantasmes qui articulaient celle-ci. Cela a peut-être à voir avec un regard sur les êtres et les choses, un ton, une façon de faire avec les déceptions ou les espoirs les plus fous.
Votre élégance mêlée de vulnérabilité, votre capacité à vous émouvoir de l'aide reçue dans les moments les plus terribles de votre maladie (l'épisode du garçon de café antipathique qui de façon inattendue vous aide à vous relever d'une chute et a la délicatesse de faire ensuite comme s'il n'avait rien remarqué) comme votre tendance à broyer du noir et penser que le monde vous hait, la classe avec laquelle vous avez relevé le gant de la mise en ménage avec le sida (Mon valet et moi, pur chef d'oeuvre) pour tout cela je vous tire mon chapeau.
Vous portiez d'ailleurs le vôtre bien mieux que moi.
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ATOS
  10 octobre 2017
« Je me dis que ce livre n'a sa raison d'être que dans cette frange d'incertitude, qui est commune à tous les malades du monde ». «  J'ai eu le le sida durant trois mois ». Trois mois, où le monde s'écroule, où tout s'arrête. Où la mort , elle que l'on aimait inconsciemment, savamment, frôler, s'apprête déjà à tout dévorer. Vous, les êtres aimés, l'irremplaçable, et si sa marche progresse , peut être peu à peu, le monde entier.
Hervé Guibert a tenu le journal d'un condamné,Trois mois pour apprivoiser sans tout accepter. Formuler, observer, regarder, tenter même de comprendre.
Écrire. « c'est une maladie qui donnait le temps de mourir, et qui donnait à la mort le temps de vivre, le temps de découvrir le temps et de découvrir enfin la vie, c'était en quelque sorte une géniale invention moderne qui nous avaient transmis ces singes verts d'Afrique ».
Écrire, , avancer, regarder.
« il me fallait vivre, désormais avec ce sang dénudé et exposé, comme le corps dévêtu qui doit traverser le cauchemar.Mon sang démasqué, partout et en tout lieu, à jamais, à oins d'un miracle slur d'improbables transfusions, on sang nu à toute heure dans les transports publics, dans la rue quand je marche, toujours guetté par une flèche qui me vise à chaque instant. Est ce que ça se voit dans les yeux ? le souci n'est plus tant de conserver un regard humain que d'acquérir un regard trop humain, comme celui des prisonniers de Nuit et Brouillard. » .
Mis à mal, mis à nu, mis à mort. Il s'agit de soi, de soi parmi, du dehors et dedans de soi. de ce qui va mal , fait mal. de tout dire, ne rien voiler. Puisqu'il est nu, à quoi bon se cacher ?
Keepers, Keelers, mensonge, trahison, abandon, vérité, fidélité, présence. Dire la main de Foucault que l'on baise et ses lèvres que l'on rince, dire que les keelers sont parmi nous.
Qu'on ne lui a pas voler sa vie mais qu'un homme s'est chargé de lui voler les heures précieuses d'un tête à tête avec la mort. Dire que de jouer avec l'espoir d'un autre, dans l'espace foudroyant, aveuglant de la vie et de la mort, est un crime.
Écrire, avancer, écrire et décider.
Décider qu'on sera le vainqueur. Celui qui écrira le mot fin restera maître de l'histoire.
On comprend, ou on ne comprend pas. Globule blanc ou globule rouge mais de demi teinte. Guibert dit JE, Guibert écrit JE . Il se place au centre de son oeuvre. Il ne dit pas nous. Il est le noyau. Gravitation des ondes ... « il n'aura pas du.. ». Les ondes font trop de bruit. Dans une oeuvre littéraire où se situe le droit, la morale, la fiction, la retenue ? Qui de l'encre ou du sang se transfuse ? Pas de barrière, pas de limite. Et merde pour ceux qui ne veulent pas être dérangés, secoués, retournés, mélangés.
Il avait le droit de tout écrire. Qui d'autre que lui a parcouru son chemin ? Qui d'autre que lui a tenu le miroir entre ses mains ? Il fallait que cela soit écrit.
« «  il fallait que le malheur nous tombe dessus ». Il le fallait, quelle horreur, pour que mon livre voie le jour » ».
«  Je me laissais mourir et ce n'était pas le moment. »... écrivait il dans le protocole compassionnel.
Le TRT-5 est un collectif inter-associatif travaillant sur les traitements et la recherche thérapeutique qui réunit des membres des associations AIDES (www.aides.org), Arcat (www.arcat-sante.org), Actions Traitements (www.actions-traitements.org), Act Up-Paris (www.actupparis.org), Dessine Moi Un Mouton, Nova Dona, Sol En Si (www.solensi.asso.fr) et Sida Info Service (www.sida-info-service.org).
http://www.aides.org/la-prep-vih-sida
Astrid Shriqui Garain.
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rabanne
  14 février 2016
Dernier roman d'Hervé Guibert, on ne peut plus autobiographique, puisqu'il y décrit son combat contre le sida.
Cette foutue maladie dont il croit pouvoir d'échapper, grâce à l'aide de son ami, Bill. Il se rêve en miraculé, vainqueur de ce virus maudit...
Hervé Guibert se suicidera à l'âge de 36 ans, mettant en scène sa fin de vie de façon morbide, en se filmant lui-même à l'agonie, défiguré, squelettique.
J'ai lu quelques uns de ses ouvrages adolescente (dont Les aveugles) et plongé dans un univers troublant, narcissique, sombre, glauque et provocateur.
Mais sa plume m'a toujours plu malgré tout.
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Citations et extraits (32) Voir plus Ajouter une citation
GwordiaGwordia   22 mars 2011
(...) toutefois je restais le plus hésitant sur cette démarche, non que je n'avais pas une confiance absolue en Bill, que je craignais de voir bouleversé par un nouveau pacte avec le sort cet état progressif, plutôt apaisant en définitive, de mort inéluctable. Jules, à un moment où il ne croyait pas que nous étions infectés, m'avait dit que le sida était une maladie merveilleuse. Et c'est vrai que je découvrais quelque chose de suave et d'ébloui dans son atrocité, c'était certes une maladie inexorable, mais elle n'était pas foudroyante, c'était une maladie à paliers, un très long escalier qui menait assurément à la mort mais dont chaque marche représentait un apprentissage sans pareil, c'était une maladie qui donnait le temps de mourir, et qui donnait à la mort le temps de vivre, le temps de découvrir le temps et de découvrir enfin la vie, c'était en quelque sorte une géniale invention moderne que nous avait transmis ces singes verts d'Afrique. Et le malheur, une fois qu'on était plongé dedans, était beaucoup plus vivable que son pressentiment, beaucoup moins cruel en définitive que ce qu'on aurait cru. Si la vie n'était que le pressentiment de la mort, en nous torturant sans relâche quant à l'incertitude de son échéance, le sida, en fixant un terme certifié à notre vie, six ans de séropositivité, plus deux ans dans le meilleur des cas avec l'AZT ou quelques mois sans, faisait de nous des hommes pleinement conscients de leur vie, nous délivrait de notre ignorance. Si Bill, avec son vaccin, remettait en cause ma condamnation, il me replongerait dans mon état d'ignorance antérieur. Le sida m'avait permis de faire un bond formidable dans ma vie.
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HebephrenieHebephrenie   08 avril 2012
David n'avait peut-être pas compris que soudain, à cause de l'annonce de ma mort, m'avait saisi l'envie d'écrire tous les livres possibles, tous ceux que je n'avais pas encore écrits, au risque de mal les écrire, un livre drôle et méchant, puis un livre philosophique, et de dévorer ces livres presque simultanément dans la marge rétrécie du temps, et de dévorer le temps avec eux, voracement, et d'écrire non seulement les livres de ma maturité anticipée mais aussi, comme des flèches, les livres très lentement mûris de ma vieillesse.
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SpilettSpilett   28 avril 2018
Le jeune médecin me demanda qui j'étais, il me dit, allusivement, comme si j'étais parfaitement au courant de ce qu'il évoquait, ce qui n'était pas du tout le cas: "Vous savez, avec une maladie de ce type, dont on ne sait pas grand-chose pour être franc, il vaut mieux être prudent." Il me refusa la permission de revoir Muzil vivant, il invoqua la loi du sang qui privilégiait les membres de la famille par rapport aux amis, ce n'était pas du tout qu'il remît en cause que j'étais un de ses proches, j'avais envie de lui cracher à la gueule.
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araucariaaraucaria   23 mars 2019
J'ai eu le sida pendant trois mois. Plus exactement, j'ai cru pendant trois mois que j'étais condamné par cette maladie mortelle qu'on appelle le sida. Or je ne me faisais pas d'idées, j'étais réellement atteint, le test qui s'était avéré positif en témoignait, ainsi que des analyses qui avaient démontré que mon sang amorçait un processus de faillite. Mais au bout de trois mois, un hasard extraordinaire me fit croire, et me donna quasiment l'assurance que je pourrais échapper à cette maladie que tout le monde donnait encore pour incurable. De même que je n'avais avoué à personne, sauf aux amis qui se comptent sur les doigts d'une main, que j'étais condamné, et n'avouai à personne, sauf à ces quelques amis, que j'allais m'en tirer, que je serais, par ce hasard extraordinaire, un des premiers survivants au monde de cette maladie inexorable.
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StockardStockard   14 janvier 2019
C'était l'époque où les bruits les plus fantaisistes, mais qui alors semblaient crédibles tellement on en savait peu sur la nature et le fonctionnement de ce qui n'avait pas encore été cerné comme virus, un lento ou rétrovirus voisin de celui qui se tapit chez les chevaux, se propageaient sur le sida : qu'on l'attrapait en sniffant du nitrite d'amyle, soudain retiré de la consommation, ou qu'il s'agissait de l'instrument d'une guerre biologique lancée tantôt par Brejnev tantôt par Reagan.
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Videos de Hervé Guibert (11) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Hervé Guibert
Frédéric Andrau - Hervé Guibert ou Les morsures du destin .Frédéric Andrau vous présente son ouvrage "Hervé Guibert ou Les morsures du destin" aux éditions Séguier. Rentrée littéraire automne 2015. Retrouvez le livre : http://www.mollat.com/livres/andrau-frederic-herve-guibert-les-morsures-destin-9782840496946.html Notes de Musique : Storyteller by Jahzzar. Free Musique Archive. www.mollat.com Retrouvez la librairie Mollat sur les réseaux sociaux : Facebook : https://www.facebook.com/Librairie.mollat?ref=ts Twitter : https://twitter.com/LibrairieMollat You Tube : https://www.youtube.com/user/LibrairieMollat Dailymotion : http://www.dailymotion.com/user/Librairie_Mollat/1 Vimeo : https://vimeo.com/mollat Instagram : https://instagram.com/librairie_mollat/ Pinterest : https://www.pinterest.com/librairiemollat/ Tumblr : http://mollat-bordeaux.tumblr.com/ Soundcloud: https://soundcloud.com/librairie-mollat Blogs : http://blogs.mollat.com/
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