AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestions
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2800133724
Éditeur : Dupuis (08/10/2003)

Note moyenne : 4.34/5 (sur 322 notes)
Résumé :
Les cases dessinées d’Emmanuel Guibert et les photographies de Didier Lefèvre s’entremêlent pour raconter l’histoire originale, en trois tomes, d’une mission humanitaire dans l’Afghanistan des années 1980 en guerre avec l’URSS. Une des séries les plus originales de ces dernières années.

Fin juillet 1986, Didier Lefèvre quitte Paris pour sa première grande mission photographique : accompagner une équie de Médecins Sans Frontières au coeur de lAfghanist... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonCulturaMomoxLeslibraires.fr
Critiques, Analyses et Avis (45) Voir plus Ajouter une critique
LiliGalipette
  22 mai 2012
Didier Lefèvre, photographe, intègre une équipe de Médecins Sans Frontières. Sous la direction de Juliette, avec Robert, Régis, John, Mahmad, Sylvie, et tant d'autres, il passe du Pakistan à l'Afghanistan. « En Afghanistan, il y a la guerre. D'un côté, l'armée d'invasion soviétique et l'armée du gouvernement communiste en poste à Kaboul, de l'autre les moudjahidin, les résistants. Au milieu, les organisations humanitaires. » (p. 10) Avec la caravane clandestine qui l'emmène dans un pays en guerre, Didier connaît un voyage très éprouvant.
Didier a toujours l'oeil à portée de viseur, mais il ne voit pas le monde uniquement à travers l'objectif. le photographe sait prendre du recul et saisir la beauté des choses. « La lumière est très franche aujourd'hui, l'air pur comme jamais. L'épuisement et les circonstances de la guerre ne viennent pas à bout d'un sentiment de joie intense. Il faut dire que ce soleil, ces montagnes, John, sac à dos, qui marche d'un pas de randonneur, ça ressemble à s'y méprendre à la paix. » (p. 52) le passage du dessin à la photo empêche de croire à une histoire : tout est réel. le dessin sublime la réalité, l'adoucit un peu, mais il n'est pas bon de trop s'en écarter. Ce serait comme quitter la piste : les mines ne sont pas loin.
Planches contacts, négatifs, portraits, paysages et clichés pris sur le vif se côtoient : le photographe n'a pas toujours le temps de poser son objectif ou de faire poser son modèle. Alors se substitue le dessin qui comble les vides et qui honore autrement.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          230
KrisPy
  07 octobre 2015
J'ai adoré "Le Photographe", tome 1. Qu'une envie, lire la suite. Vite ! La médiathèque !
1986, Didier Lefèvre, jeune journaliste-photographe, profite d'une mission de Médecins Sans Frontières pour se lancer dans le voyage qui changera à jamais sa vie.
Au Pakistan, à Peshawar, une caravane est constituée avec l'aide des Moudj' (Moudjahidins, rebelles afghans). Elle sera chargée d'amener des armes aux combattants en même temps que les médicaments, instruments, vivres nécessaires à la création d'un petit hôpital de campagne.
Durant les quelques semaines nécessaires à la constitution de cette importante caravane, Didier Lefèvre, rebaptisé Ahmadjan (cher Ahmad...), se familiarise rapidement aux coutumes et habitudes locales.
Le jour du départ arrive : première étape en camions, puis départ pour les montagnes et les cols. L'armée Pakistanaise ne s'oppose pas aux passages des caravanes Afghanes, mais les européens ne peuvent pas passer officiellement... Alors les médecins, ainsi que Didier, devront passer la frontière de nuit, par un itinéraire spécial, puis seront «récupérés» par la caravane.
La route est longue, difficile et dangereuse. On frôle des précipices, on grimpe des cols où l’oxygène se raréfie, on croise des réfugiés qui fuient les zones de combat, puis on arrive à cette fameuse zone de guerre. Il faudra traverser une vallée à découvert, au risque de se faire mitrailler par un hélicoptère russe : on passera 2 par 2, en courant, jusqu’au bouquet d’arbres protecteur, là où est enterré un ami Moudj’ tué lors d’une précédente caravane… On se recueille sur sa tombe.
Ici s’achève le premier tome de ce récit hors du commun, mêlant photographies, dessins, textes avec fluidité et efficacité, créant ainsi un roman-graphique-reportage d’une très grande qualité.
"Au croisement des destins, individuels et de la géopolitique, à l'intersection du dessin et de la photographie ce livre raconte la longue marche des hommes et des femmes qui tentent de réparer ce que d'autres détruisent."
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          180
tchouk-tchouk-nougat
  02 mars 2018
Didier Lefebvre pour une mission photographique importante : il va accompagner une équipe de Médecins Sans Frontières sur le terrain, en Afghanistan alors en guerre. Et pour rejoindre la bases, après un mois de préparation il lui faudra un mois de marche dans les montagne.
Un reportage vibrant et incroyable qui s'est déroulé en 1986, pendant à la guerre d'Afghanistan. On vit au coté de Didier, une mission MSF. Et si les quarante premières pages sont un peu longues, il s'agit de la présentation des différents membres de l'équipe et de la préparation de la caravane, le reste est vraiment prenant. le premier tome s'achève alors que le voyage dure encore.
Cette bande dessinée est vraiment originale dans sa présentation dans le fait quel mêle photos prises par Didier, et cases de bande dessinée. Je trouve que les deux se mélangent vraiment bien, elles sont complémentaires et donnent un coté vraiment plus réelle à l'histoire, qui n'est absolument pas romancée. Pourtant elle est vraiment incroyable, on ne peut que ressortir de cette lecture béa d'admiration pour les équipes de MSF.
J'aime assez peu le dessin, bien qu'il s'incorpore plutôt bien dans l'ensemble. Mais je trouve le trait gras trop épais pour rendre des expressions. le plus souvent il n'y a pas de décors, les aplats fonctionnent bien mais ne rendent pas les textures, les lumières et les volumes. Mais c'est cases dessinées sont plus là pour accompagner le texte, et combler les manques des photos finalement...
En tout cas un reportage vraiment édifiant, et passionnant, sur ce qu'on vécu les équipes MSF en Afghanistan. A découvrir!
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          190
jamiK
  08 mai 2017
Quelle idée originale de présenter un reportage photographique sous forme de bande dessinée !
Il s'agit de l'histoire d'un reporter photo qui pendant la guerre d'Afghanistan (à l'époque de l'Union Soviétique) suit un convoi de MSF. Ce n'est absolument pas romancé, c'est du reportage pur et dur, sans concessions, et justement, le choix de le mettre en bande dessinée rend la lecture moins lourde, moins grave sans pour autant diminuer l'aspect terrible et dramatique de la situation de ce pays. C'est une histoire sans héros, qui raconte juste le quotidien de ces missions, n'omettant aucun détail sordide. D'une grande justesse...
Commenter  J’apprécie          240
MahaDee
  10 février 2018
Bien sûr cette BD ne fait pas partie de la toute dernière actualité. Elle est parue il y a maintenant 15 ans. Mais j'étais passé à coté, et comme après tout je ne suis peut-être pas le seul, cette chronique est simplement là pour faire part de mon coup de coeur ; pour témoigner du fait qu'elle a très bien vieilli et pour engager tous ceux qui ne la connaîtraient pas à s'y intéresser.
Médecins sans frontières demande à la fin des années 80 au photographe Didier Lefèvre, d'accompagner une équipe de médecins en mission en Afghanistan pendant la guerre entre moudjahidins et soviétiques, pour réaliser un reportage sur l'action de ces femmes et hommes qui tentent de réparer ce que d'autres détruisent.
Le livre réalisé en collaboration avec Guibert est un objet rare qui mixe vignettes de dessins et vignettes de photos.
Lefebvre raconte son expérience dans cette bande dessinée en trois volumes.
Le premier volume décrit son départ de Paris et son arrivée au Pakistan avec la découverte du pays et des gens. La mission consiste à aller installer un hôpital de campagne en Afghanistan au plus proche des zones de guerre. On suit les préparatifs de l'expédition, le passage de la frontière et la marche d'approche qui va durer plusieurs semaines. Au fil des pages on découvre la vie difficile des Afghans et on fait connaissance avec les soignants de l'association.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          140
Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
tamara29tamara29   17 mars 2013
D’un même élan, d’une même foulée, on attaque notre premier col. C’est la montagne-frontière, le Dewana Baba, le col du vieux fou. 5000 mètres. On m’a prévenu que ce ne serait pas une partie de plaisir. Effectivement, c’est très pénible. Toute la nuit, on grimpe au pas de charge un tas de cailloux sans fin qu’on ne voit pas. Tandis que ma raison me répète en boucle que je ne vais pas y arriver, mes pieds continuent d’avancer. Il fait de plus en plus froid. Vers cinq heures, l’aube point. Saoul de fatigue, au passage du col, je dois avouer qu’au fond de moi, je me demande ce que je fous là. Et comme d’habitude, je me réponds en prenant des photos.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          220
BMRBMR   15 janvier 2009
[...] - L'ennemi c'est l'hélicoptère.
Les avions sont redoutables mais ils passent et, le temps qu'ils reviennent, tu peux éventuellement te cacher.
Alors que l'hélicoptère, il survole, il s'arrête, il reste en vol stationnaire, il te cherche, il te traque, c'est horrible.
Si tu es dans un endroit où il est difficile de se cacher, tu te jettes sous ton patou. Le patou c'est la couverture des afghans.
- Oui je sais, j'en ai une, marron.
- Couleur de la terre.
Tu ne bouges plus et surtout, tu fais en sorte que rien ne dépasse.
Tu serres les poings avec le pouce à l'intérieur, comme ça. Tu sais pourquoi ?
- Non.
- Parce que l'hélicoptère repère tout ce qui brille. Même un ongle.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          150
KrisPyKrisPy   07 octobre 2015
Le col est franchi de nuit. On s'arrête à flanc de montagne, dans des ruines qui nous abriteront tant bien que mal. On se pelotonne contre les vieilles pierres, après avoir partagé un oeuf dur en dix.
Au petit matin, tout le monde est raide de froid comme la carcasse du cheval hier.
Il ne faut pas moisir ici et rallier au plus vite le village d'Anjoman. On marche comme des dormeurs tirés du lit par un tremblement de terre et qui n'ont eu que le temps de s'enrouler dans une couverture. On guette le ciel opaque.

Voici une rivière, très large, pas profonde, mais impétueuse. La caravane s'engage. Encore un âne en difficulté. Des Moudj' le débarassent de son bât et tentent de le hisser sur une pierre.
Je photographie beaucoup. A mesure que je photographie, je sens qu'une bonne photo est à ma portée. C'est comme si je pêchais et que ça morde. Je retiens mon souffle chaque fois que j'appuie.
Si j'ai bien fait mon boulot, elle devrait être là, dans les cinq ou six dernières.
(note de KrisPy : et oui... c'est dommage, je ne peux pas vous mettre les photos... et elles sont supers ! vous pouvez me croire... lisez "Le Photographe" j'vous dis... ^^)
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          40
KrisPyKrisPy   07 octobre 2015
- Il paraît qu'on a perdu un type, cette nuit. Il a dû s'égarer sur le col, dans le noir.
- Qui c'est ?
- Un palefrenier.
- Et qu'est-ce qu'on fait ?
- Rien. On ne peut rien faire. S'il est en vie, il faut qu'il se débrouille pour nous rejoindre.
Commenter  J’apprécie          110
LiliGalipetteLiliGalipette   22 mai 2012
« La lumière est très franche aujourd’hui, l’air pur comme jamais. L’épuisement et les circonstances de la guerre ne viennent pas à bout d’un sentiment de joie intense. Il faut dire que ce soleil, ces montagnes, John, sac à dos, qui marche d’un pas de randonneur, ça ressemble à s’y méprendre à la paix. » (p. 52)
Commenter  J’apprécie          50
Lire un extrait
Videos de Emmanuel Guibert (35) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Emmanuel Guibert
Le petit âne, imaginé par Emmanuel Guibert en 1999, n'a pas pris une ride durant ses 13 tomes. Pourtant, depuis sa création, le petit animal bleu a bien évolué. Que ce soit avec ses amis ou les autres protagonistes présents dans la bande dessinée. Retour sur l'évolution du personnage avec les créateurs de l'ânon bleu.
autres livres classés : afghanistanVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonCulturaMomoxLeslibraires.fr





Quiz Voir plus

ariol

quel est l'annimal qui représente son meilleur ami?

un âne
un canard
un cochon
une mouche

4 questions
13 lecteurs ont répondu
Thème : Ariol : Le chevalier cheval de Emmanuel GuibertCréer un quiz sur ce livre
.. ..