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ISBN : 2848560657
Éditeur : Editions de l'An 2 (25/04/2006)

Note moyenne : 4/5 (sur 4 notes)
Résumé :
Travaillant seul ou en collaboration (avec Joann Sfar, Marc Boutavant, Didier Lefèvre), Emmanuel Guibert est l’auteur remarqué de La Fille du professeur, La Guerre d’Alan, Le Photographe, Les Olives noires, Ariol et Sardine de l’espace, et a déjà publié chez Ouest France deux recueils de ses carnets de dessin. Du récit de guerre au conte littéraire, de la fantaisie enfantine à la fresque en costumes en passant par le documentaire, son œuvre passionnante et toujours ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
Thyuig
  23 septembre 2012
On ne découvre jamais un auteur par une monographie. On s'est d'abord gorgés de ses travaux pendant des années, suçant jusqu'à la moëlle le squelette de ses livres. Pour Guibert, c'est encore un peu différent tant l'homme a l'habitude de se livrer en préambule de ses ouvrages, lesquels prennent parfois la forme de carnets de croquis -je pense aux excellents Japonais et La campagne à la mer-, alors évidemment, la parole de l'auteur, on la connait déjà un peu.
Cette monographie chez l'An 2 rassemble les textes de Christian Rosset, Gilles Ciment, Marie Lalouet (une seule page, mais fnalement assez édifiante) et Alexis Laballery. On y apprend rien. Pire, le verbage de Christian Rosset achève complétement de nous dégoûter.
Je ne comprends pas ce texte (celui de Rosset). Voilà un auteur à qui l'éditeur a sans doute proposé de participer à cette monographie sur Guibert, et cet auteur, non content d'être présent au sommaire nous assène tout du long des "Le Photographe, lu par petites doses ( comme la guerre d'Alan)", " j'ai trouvé en flânant dans le quartier Beaubourg un exemplaire du pavé de Paris, puis, dans une maison amicale (notez ici que c'est la maison qui est amicale, l'hôte, l'auteur s'en tape) les tomes 1 et 2 du Photograhe"... Voilà donc un auteur, Christian Rosset, dont l'activité le contraint à dénicher les livres de son sujet... Comprenne qui peut, pourquoi s'adresser à Rosset si ce dernier ne connait pas Guibert, en tout cas son oeuvre ? Quel intérêt ? D'ailleurs ses pages sont autant de stupidités renvoyant à l'expérience de lecture plutôt qu'aux livres eux-mêmes tant et si bien que l'auteur se projette davantage qu'il ne conceptualise l'oeuvre étudiée : un comble.
Pour le reste, après la colère et l'écoeurement, l'introduction par Emmanuel Guibert vaut à elle seule l'achat du livre. Sa réflexion sur la position "couché" du jeune dessinateur qui tombe par là entièrement dans son dessin est très bien vue. Un enfant sombre dans le livres, il se fait avaler et pourtant c'est lui qui au final digère la lecture. Comme pour l'intégrale d'Alan, Guibert parle très bien, adopte un point de vue et en ce sens est totalement raccord avec sa façon d'aborder son média : réflexion, inspiration, talent, j'aurais aimé que ces auteurs qui se sont coltinés cette monographie en passent par cette trilogie, quitte à se faire un noeud de cerveau, autant parler de Guibert.
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mangeclous
  12 septembre 2007
Prématurée cette monographie ? OUI et NON.
OUI, car Emmannuel GUIBERT a la stature d'un Hergé ;
NON, car elle permet aux admirateurs de son oeuvre de partager nos enthousiasmes graphiques et narratifs de cet auteur qui maîtrisent et techniques graphiques et techniques narratives...
De Brune en passant par le Photographe ou La guerre d'Alan sans oublier ses délires avec son copain Joann Sfar avec sa sardine de l'espace, Guibert sait tout faire. Pour vous en convaincre, allez voir ses carnets de dessins : simplicité, contemplation, précision.
Enfin, pour être complet, lisez le texte sur le dessin écrit par Guibert en début de ce livre : vous comprendrez la sagesse de ce bonhomme. En voici le début :
"Je dessine encore aujourd'hui sous le coup de l'excitation éprouvée à dessiner enfant. Avant dix ans, le dessin m'a mis dans tous mes états..."
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Citations et extraits (1) Ajouter une citation
racooninanracooninan   26 août 2012
Parfois, ce n'était pas mon dessin que je voulais mettre sur le papier, mais le dessin d'un autre. Je copiais. Je copiais Babar ou Ma Dalton. Je n'ai jamais eu très bonne conscience de copier. Ça me culpabilisait. Le dessin inventé était fondé en droit, le dessin copié, illégitime. L'idée était plutôt de copier jusqu'à m'incorporer Lucky Luke, au point de pouvoir le dessiner sans modèle, de me payer l'ivresse de le créer. Mais en copiant, je me confrontais au plus près à la mystérieuse et féérique maîtrise des dessinateurs adultes. Les dessinateurs adultes étaient des Dieux. Ils étaient le Verbe, le Souffle sur les eaux, les Créateurs de toute chose, ceux qui caricaturaient l'homme à leur image. Ils démontraient leur constante supériorité sur le vrai Bon Dieu en créant un univers plus rigolo, plus clair, à meilleure échelle que le sien, à échelle d'étagère et de table de nuit. J'étais religieusement épris des dessinateurs adultes, et je pratiquais la copie aussi comme une action de grâce, pour me rapprocher d'eux, pour m'élever, pour recueillir leur manne. Leurs voies restaient souvent impénétrables. Comment le Dieu Hergé traçait-il si parfaitement l'ellipse d'une roue de voiture ? Comment le Dieu Franquin passait-il avec tant d'aisance d'un plein à un délié ? Comment le Dieu Disney peignait-il cet à-plat jaune si parfait, sans baver, sans nuager, derrière la silhouette de Thomas O'Malley ? Comment le Dieu bicéphale Goscinny-Uderzo rendait-il si bien l'opulence luisante d'un sanglier rôti, au point de me faire monter l'eau à la bouche et vider un paquet de Figolu ? Pas d'explication rationnelle à ces miracles. Il fallait avoir la foi, et basta. La foi, c'était aussi l'espoir qu'au pays des grandes personnes, dans cet empyrée où l'humain, tout soudain, a le droit d'aller au lit après neuf heures du soir, je deviendrais à mon tour un dessinateur adulte, un Dieu.
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Videos de Emmanuel Guibert (35) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Emmanuel Guibert
Le petit âne, imaginé par Emmanuel Guibert en 1999, n'a pas pris une ride durant ses 13 tomes. Pourtant, depuis sa création, le petit animal bleu a bien évolué. Que ce soit avec ses amis ou les autres protagonistes présents dans la bande dessinée. Retour sur l'évolution du personnage avec les créateurs de l'ânon bleu.
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