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ISBN : 2020634260
Éditeur : Seuil (06/06/2013)

Note moyenne : 3.2/5 (sur 5 notes)
Résumé :
Multimillionnaire, le jeune Max Lebaudy est connu du Tout-Paris de la Belle Époque pour ses frasques et ses dépenses somptuaires qui lui valent le surnom mi-affectueux, mi-moqueur de « Petit sucrier », en référence à son père, richissime propriétaire des sucreries Lebaudy. L’argent lui brûle les doigts. Il en use pour de bonnes causes, mais entretient également une bande d’aigrefins qui vit sans scrupule à ses dépens. La presse mondaine, elle, surveille et commente ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
MelleFifi
  07 juillet 2013
Max Lebaudy est le dernier né d'Amicie et Jules Lebaudy, riches propriétaires de sucreries.
Catherine Guigon s'inspire de la courte, mais réelle, vie de Max Lebaudy pour nous livrer un roman sur les travers de l'argent, la société, la presse mondaine et la maladie. L'histoire débute par la mort du héros, les personnalités de chaque personnes, présentes à cette occasion, seront dévoilées tout au long du récit.
Nous connaissons, donc, déjà l'issue fatale du personnage principal.
Max Lebaudy n'est pas aimé de sa mère qui est jalouse de la relation entre le père et son fils. Il est donc délaissé par toute sa famille.Très jeune, Max se retrouve à la tête d'une immense fortune dont il va profiter. Mais comme il ne s'entoure que de personnes peu scrupuleuses il se retrouve vite cité dans la presse pour ses frasques et excès. Il est surnommé "le petit sucrier". le rôle de la presse est très présent dans ce roman, Max tentera d'en profiter mais devra le payer cher, ensuite.
Ce roman retrace l'esprit de la Belle Époque. Au fil des pages, nous rencontrons des personnages réels tels que Madame Séverine (journaliste libertaire) ou Alfred Jarry.
Un roman historique bien documenté. J'aurai aimé, toutefois, un peu plus de rythme dans l'écriture. Mais l'ensemble et le style sont très plaisants. Je ne suis pas déçue par cette lecture. J'avais déjà apprécié ses deux romans dont l'intrigue se passait autour du Sacré-coeur.
voir site du seuil :
www.seuil.com
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brinvilliers
  24 novembre 2013
Max Lebaudy est millionnaire grâce à son père qui a fait fortune dans le sucre, il est d'ailleurs surnommé le petit sucrier. On découvre que sa mère loin de l'aimer fait tout pour le couper de son père, le priver d'argent et va même jusqu'à lui lui faire un procès. Il vit entouré de profiteurs qui ne cessent de quémander de l'argent. Il est à la fois dépensier, et généreux pour ceux qui sont dans le besoin. Il rencontre l'actrice Mlle de Marsy dont il tombe amoureux, elle sera la seule personne à vraiment le respecter pour ce qu'il est et non pour ce qu'il a. Max rentre dans l'armée, et profite grâce à son argent de passes droits. Lorsqu'il tombe malade, l'armée décide de ne pas le réformer, ses frasques ont portées trop de préjudice à celle-ci. Il mourra faute de vrais soins, seul, entouré de sa compagne et de son ancien majordome.
C'est un portait de cette époque surnommée "la belle époque" où l'insouciance qui y régnait est dépeint par l'auteur à travers Max Lebaudy. La presse, les parvenus, les profiteurs, les riches sont dans ce texte avec leurs défauts, mais il y aussi la douleur d'un enfant détesté par sa mère.
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Well-read-kid
  16 juillet 2013
La belle époque est une ère de la vie parisienne qui laisse rêveur : nous nous figurons bien aisément les fêtes sur les grands boulevards, les cocottes paradant, une coupe de champagne à la main, dans l'insouciance de la France d'avant la Grande guerre. Catherine Guigon, avec le Maudit de la belle époque, s'efforce de nous immerger dans ce monde de faste et de lumière, où chacun est scruté par l'oeil critique de ses pairs. Dans les années 1890, les médias étaient déjà impitoyables. Catherine Guigon s'empare d'un fait divers, le "cas" Max Lebaudy et nous narre la chute d'un millionnaire.
Max Lebaudy est l'héritier d'un empire sucrier, ce qui lui vaut affectueusement le surnom de "Petit sucrier". Malgré ses millions, le jeune homme décéda à l'aube de sa vie adulte, d'une tuberculose, "une maladie de pauvre" comme il l'appelle. La mort du jeune homme aurait probablement pu être évitée, n ‘eût été l'acharnement des médias et du Tout-Paris. L'ouvrage s'ouvre sur les obsèques, rigides et sans faste, du jeune Max. Puis Catherine Guigon nous plonge dans l'enfance de Max, nous décrit le terrible personnage de la mère de Max, figure terrible, qui n'est pas sans évoquer la mère de Vipère au poing. Max grandit délaissé par sa mère, piégé au coeur de la brouille entre ses parents. Sa mère est bien vite jalouse de la relation qui se noue entre le père et le fils. Elle tâchera de le faire payer au jeune homme, allant jusqu'au tribunal. Max, devenu majeur, s'entoure de fêtards et croque la vie à pleine dents, dépensant ses millions à tour de bras. Mal accompagné, le jeune homme court à sa perte, s'attirant les foudres d'une journaliste enragée, Mme Séverine.
C'est un roman historique, qui s'est construit sur un faits divers : cela se sent, probablement trop, car le roman finit par se muer en documentaire. Cela crée une distance avec le lecteur, qui ne parvient pas à s'attacher à Max Lebaudy. le lecteur considère l'intrigue avec détachement, mais non sans intérêt. Car le Maudit de la belle époque est une véritable chronique de la belle époque et nous révèle les coulisses d'un monde impitoyable. La succession des fêtes et tous les noms finissent cependant par lasser le lecteur. On sort de cette lecture mitigé mais satisfait d'avoir découvert l'envers du décor.
Lien : http://enlivrons-nous.com/20..
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KRISS45
  04 février 2014
Héritier d'une dynastie d'industriels du sucre, Max Lebaudy vit fastueusement
et dépense inconsidérément, entouré de conseillers, de courtisans et de profiteurs en tout genre.
Catherine Guigon, en retraçant sa courte vie évoque la Belle Epoque, son insouciance et ses excentricités.
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
MelleFifiMelleFifi   07 juillet 2013
Cependant, le Petit Sucrier, à la perspective de comparoir devant le Haut-Tribunal, tremblait de tous ses membres. "Car, disait-il, je n'ai plus mon argent et comment attendrirai-je mes juges ?"
"Votre argent, dit le gardien, ne vous servirait à rien. Vos bonnes actions plaideront pour vous et vos mauvaises actions contre vous.
(...)
- Et si l'on m'envoie en Enfer, je grillerai à l’œil sur les grils infernaux ?
- A l’œil !
- All right, s'écria le Petit Sucrier. J'ai été, toute ma courte vie, le monsieur à qui on apportait l'addition [...]. Concevez-vous un sort plus triste ?
-Tout de même, il y a de plus lamentables destins. Si la richesse ne fait pas toujours le bonheur, la pauvreté fait généralement le malheur."
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MelleFifiMelleFifi   07 juillet 2013
"Gagné !" exulta l'enfant.
Son père applaudit. Toujours accroupi sur le tapis, il fouilla dans le gousset de son gilet et en sortit une pièce en or. il la porta à ses lèvres puis, la tenant entre le pouce et l'index, il la fit tournoyer, étincelante dans la lumière; Enfin, il la tendit au vainqueur.
"Ta récompense. Et maintenant, écoute-moi bien, mon fils : l'argent est un dieu. le dieu unique auquel on doit tout sacrifier. Le reste n'est que plaisanterie."
Amicie recula, pétrifiée, dans l'ombre de la porte. (...)
Les yeux clairs du petit Max brillaient de plaisir.
A cet instant, Amicie mesura l'immense admiration que le gamin portait à son père...
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brinvilliersbrinvilliers   24 novembre 2013
Pour un baptème du feu et une entrée dans le monde de la haute dépense, les dégâts finalement étaient limités. L'héritier s'en sortait bien. Et ceux qui, sans vergogne, avaient imité sa signature également.
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Video de Catherine Guigon (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Catherine Guigon
Les Cocottes - Reines du Paris 1900 de Catherine Guigon aux éditions Parigramme
Sacrées reines de la Belle Époque, Caroline Otero, Liane de Pougy, Cléo de Mérode, Émilienne d'Alençon, Mata Hari et d'autres oubliées font une entrée fracassante dans le demi-monde de la galanterie. Ces " cocottes " font chavirer les c?urs et tourner bien des têtes, de préférence couronnées. Belles, manipulatrices, vénales, cruelles au besoin, elles sont promptes à dilapider les fortunes que l'on dépose à leurs pieds... et à oublier leurs amants sitôt qu'ils sont ruinés. Dans Paris, la capitale des plaisirs, les " grandes horizontales " sont aussi des vedettes du music-hall naissant. Elles amusent, séduisent, font l'actualité et alimentent les potins des gazettes mondaines au point d'imposer bientôt leur style et leurs goûts en Europe et jusqu'en Amérique. S'appuyant sur une iconographie riche et souvent inédite (photographies d'époque, tableaux, affiches), Catherine Guigon dresse un portrait vivant de ces aventurières libres d'esprit qui ont la rage de vivre chevillée au corps, le sourire enjôleur et la dent dure... à croquer des diamants !
9782840969983
Vous pouvez commander Les Cocottes - Reines du Paris 1900 sur le site de la librairie en ligne www.lagriffenoire.com
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