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EAN : 9782702844236
371 pages
Éditeur : Le Grand Livre du Mois (30/11/-1)

Note moyenne : 4.05/5 (sur 10 notes)
Résumé :
La Préhistoire n'est pas l'âge d'or que l'on a longtemps voulu imaginer. En s'appuyant avec rigueur sur toutes les découvertes archéologiques, les auteurs font un tableau saisissant de la violence présente dans toutes les sociétés préhistoriques : sujets blessés, armes retrouvées, traces de violences individuelles ou collectives, cannibalisme, supplices et massacres. Des origines jusqu'au Néolithique et jusqu'à l'émergence du guerrier et du héros, les preuves sont l... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
Astroploukos
  20 novembre 2016
Voila un archéologue et un médecin paléontologiste qui nous entraînent sur les sentiers de la guerre dans des temps et des régions où l'écriture n'existait pas. Sans sortir du cadre stricte de l'analyse archéologique et sans entrer dans des considérations spéculatives, ils nous révèlent, à partir des fouilles et des découvertes, l'émergence de la violence contrôlée qui transforma les hommes en guerriers puis les rassembla en armée.
L'ouvrage balaye le paléolithique et l'age de bronze afin de nous faire comprendre l'influence que la violence de groupe à pu avoir sur le développement des sociétés agraires au détriment des chasseurs-cueilleurs.
A partir des embryons d'information glanés sur les sites de fouilles, de leur confrontation avec une analyse anatomique poussée et des synthèses perspicaces et étonnantes de ces deux chercheurs, on voit apparaître peu à peu l'ombre, ou la silhouette, de ces guerriers préhistoriques ou de l'âge de bronze sans toutefois arriver à des certitudes.
Repoussant l'idée de temps primordiaux idylliques, ces travaux nous emmènent sur le chemin qui conduit tout droit à la formation des armées et des premières institutions militaires.
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lehibook
  03 juin 2020
Autant pour l'homme naturellement bon de Jean-Jacques , le sentier que les auteurs arpentent nous amènent à constater la présence de la violence aux époques les plus reculées de la Préhistoire . Violence certes , mais guerre est sans doute excessif avant le néolithique où les preuves deviennent patentes . Un essai déprimant pour les idéalistes mais fort intéressant.
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vda
  07 septembre 2018
Professeur au Collège de France, Jean Guilaine est un spécialiste du néolithique. Les sentiers de la guerre, tout en étant un ouvrage sérieux et référencé se lis aisément et agréablement. le livre chemine vers une conclusion qui remet en cause le pacifisme longtemps fantasmé des premiers agriculteurs. Il approche sans doute de la réalité de ce qui fait l'humanité, dont la violence est une composante.
Et parfois, à une tournure de langage, s'entend l'accent du sud de Jean Guilaine, toujours intéressant à écouter.
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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
ViiincentViiincent   11 novembre 2020
Au début de l'Age du bronze, le métal ne sert qu'à la sphère de prestige, en nette séparation de la sphère domestique, où se maintiennent des objets en pierre taillée. Vers la fin de cette période, la production intensifiée de pièces en métal, rendant obsolète l'outillage lithique, marque un progressif enrichissement des sociétés. La contrepartie sera l'insécurité et le pillage ; l'émergence progressive de l'aristocratie s'explique alors par la nécessité de protéger biens en personnes, afin de conserver des relations économiques et sociales sereines, nécessaire à l'habitat agricole. Les aristocrates sont dès lors perçus comme les garants de l'ordre.
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lehibooklehibook   03 juin 2020
..on pourra avancer,souvent avec une rare précision ,la panoplie des artifices mis en oeuvre pour se débarrasser d'autrui.Ceux-ci n'ont fait que se perfectionner au cours du temps ,l'arme ayant eu ,au-delà de sa fonction,une valeur symbolique sans cesse glorifiée ,au point de servir de référence de masculinité ,de virilité.
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ViiincentViiincent   11 novembre 2020
Dans ces sociétés, tout est fait pour souligner la position sociale, la distinction, le paraître. Ce sont donc des comportements sans grande rentabilité économique mais à forte symbolique (chasse, guerre) qui permettent de dégager le statut de certains individus.
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ViiincentViiincent   11 novembre 2020
Nous n'avons pas, en tant qu'êtres humains, l'excuse de penser que cette violence est le fruit de notre évolution préhominienne. C'est notre cerveau, et lui seul, qui a fait de nous l'animal le plus dangereux de la planète.
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ViiincentViiincent   11 novembre 2020
C'est au moment où la chasse ne joue plus qu'un rôle mineur dans l'économie que son rôle social et symbolique ne cesse de croître.
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Video de Jean Guilaine (4) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jean Guilaine
RAN 2017 : entretien avec Jean Guilaine
Dans la catégorie : ArchéologieVoir plus
>Histoire du monde ancien>Histoire générale du monde ancien>Archéologie (64)
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