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EAN : 9782702180679
352 pages
Calmann-Lévy (07/04/2021)
4.17/5   9 notes
Résumé :
"Partout, le temps s’est accéléré : des soleils trop forts ont crevé le ciel, les vents incessants ont décapé les corps et les eaux mauvaises tordu les ventres."

Dans une France au bord de la guerre civile, où les ressources se font rares, Étienne décide de tout quitter pour se réfugier avec sa fille Manon dans la ferme familiale, au milieu des forêts d’épineux.
Il y retrouve de vieux amis mais son rêve d’autarcie s’écroule rapidement : la vie ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
HordeduContrevent
  02 juillet 2021
Un thriller rural post-apocalyptique montagnard, voilà comment j'étiquèterais ce livre. Dans lequel souffle un vent féministe. Un vent fantastique et surréaliste. Dans lequel le suspense est en suspens au fil des pages, en apesanteur, telle la brume glaciale qui baigne ces montagnes, rendant l'ambiance pesante. Poisseuse oppression. Quelque chose se trame, nous sommes déjà dans un après dans lequel tenter de survivre.
Je n'ai pas lu le livre précédent de Johann Guillaud-Bachet, « La soif des bêtes » mais d'après les critiques (excellentes critiques) et le résumé du livre, l'ambiance semble assez proche : nous sommes bien également dans un roman noir rural, qui plus est, montagnard…et dans lequel nous retrouvons des corps déchiquetés…autant vous dire que ce n'est pas mon style de lecture habituel !
L'après quoi ? Ce n'est pas directement nommé, mais on le pressent confusément : « Partout, le temps s'est accéléré : des soleils trop forts ont crevé le ciel, les vents incessants ont décapé les corps et les eaux mauvaises tordu les ventres. La peau s'est craquelée, les cheveux ont blanchi. Tous s'usent plus vite désormais ».
Les villes sont en proie aux incendies et aux tempêtes, le littoral est submergé par la montée des eaux. Les conditions de vie sont devenues précaires et dangereuses, tout venant à manquer, l'essence, les vivres, les réseaux de télécommunication. La violence est de mise, le temps semble être revenu en arrière : distances agrandies, ignorance, superstitions, médecine de plantes et de formules magiques, sorcellerie. le retour du Moyen-Âge. Un futur terrible et, pour punition, un retour en arrière. Avancer pour mieux reculer dans l'horreur, dans une période sombre, où le principal est de sauver sa peau. La montagne, qui est déjà en soi un monde inquiétant d'histoires et de légendes, vient ici accentuer cet effet post-apocalyptique.
C'est dans ce contexte qu'Etienne et sa fille Manon retournent habiter dans la maison familiale en pleine montagne afin de pouvoir vivre en autosuffisance et fuir la vie citadine qui est devenue impossible. Afin aussi de fuir là où est morte Marie, la maman de Manon, la femme d'Etienne. La vie en pleine campagne semble en effet plus douce, plus apte à pouvoir fournir nourriture, bois de chauffage, eau, en s'organisant et en travaillant dur. Se réinventer une nouvelle vie en autarcie. Oser développer des rêves bucoliques. Des mois, « des années à prédire l'effondrement, à abreuver leur quotidien de discours survivalistes et de rêves d'autarcie. Des nuits entières à absorber les noms des plantes, les secrets des animaux de montagne, les techniques pour labourer le sol, couper les arbres et faire sécher les troncs, acheminer l'eau, élever des bêtes… ».
Mais même dans cet endroit isolé, le danger guette et rôde, comme tapi dans les montagnes, dans ses crevasses, ses grottes, ses cours d'eau, un danger amplifié par les conditions climatiques devenues hostiles aux hommes et accentuées en montagne. Des disparitions de jeunes femmes inquiétantes, des hommes retrouvés mutilés, une montagne dans laquelle déambuler est devenue impossible, des gens louches et menaçants, des vols inquiétants, des cornes de brume remplaçant le téléphone lorsque le pire est là, des rumeurs et des médisances…les ingrédients sont bel et bien là pour exprimer toute la sauvagerie de la société humaine dans cet après dont nous appréhendons nous même aujourd'hui l'arrivée. Ou comment la survie nous rend sauvages et mauvais. Comment la nature, maltraitée par l'homme, nous le rend bien en nous faisant payer…
Heureusement les amis sont là, Matthieu, Caro, la belle et sauvage Sériane, personnages attachants pour accueillir, malgré tout, le papa et sa fille. Pour apporter des touches d'humanité, de tendresse, d'amour, une sorte de cocon permettant d'oublier, un peu. Par moment, la légèreté semble même de nouveau possible « Elles sont installées sur le banc devant la maison. le soleil coule sur les pierres, chauffe leurs pieds nus. Une infusion de menthe et de sarriette fraîches fume doucement à leurs côtés. ». Mais même dans les moments d'amour et de communion, le malaise est toujours présent : « Leurs visages se rapprochent et ils s'embrassent. Les trous noirs des galeries les scrutent de là-haut, comme des yeux percés dans la roche ».
Le livre est fluide, les pages se tournent rapidement afin de comprendre ce qui se passe, pourquoi des gens déchiquetés, par qui, par quoi, pourquoi ? La recette est efficace même sur moi qui suis sortie de ma zone de confort avec ce livre, n'étant pas une adepte de thriller, de romans noirs. Que demander de plus à un tel livre, il réussit avec brio son petit effet ? Cependant un bémol pour moi porte sur l'écriture. Certes les chapitres très courts et la présence de très nombreux dialogues donnent un vrai rythme à ce livre, ça fonctionne à merveille, je n'ai pas réussi à le lâcher. Mais le style de l'auteur, la description des paysages notamment, ne m'a pas déplu il est vrai, sans pour autant me plaire particulièrement. Sans doute suis-je difficile en la matière, j'aime trouver et sentir la pâte propre à un auteur, sa façon à lui de raconter les choses, or ici le style est bon sans être particulier ou exceptionnel. Son écriture est efficace, l'auteur sait raconter les montagnes, qu'il connait de toute évidence, il sait raconter le danger mais il manquerait un petit quelque chose, un supplément d'âme, une façon plus ciselée et plus personnelle de décrire ces paysages hallucinants et si dangereux, de faire sentir "Les vents sauvages". Il me manque une once de poésie mais c'est un ressenti très personnel. Et vu les critiques dithyrambiques de son livre précédent « La soif des bêtes », je suis certaine de poursuivre ma découverte de l'univers de Johann Guillaud-Bachet qui a, de plus, reçu le prix Du Mont blanc et le prix des écrins en 2020. Un jeune auteur très prometteur !
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musemania
  04 août 2021
Tout lecteur connaît cette sensation particulière ressentie pour certains auteurs, pour lesquels l'attente entre deux romans nous semble horriblement longue… Lorsque paraît un nouveau roman, on se retrouve partagé entre deux sentiments antinomiques : à la fois, impatient de le lire mais aussi tiraillé de vouloir le garder le plus longtemps possible afin de ne pas se retrouver démuni sans livre, une fois les dernières pages parcourues. C'est ce que j'éprouve totalement avec l'auteur Johan Guillaud-Bachet !
J'ai découvert la plume de cet auteur dès son premier roman, « Noyé vif » et littéralement succombé avec son second, « La soif des bêtes ». Ce troisième, « Les vents sauvages » ne m'a, une nouvelle fois, pas laissée indifférente du tout et conquise dès les premières pages.
Alors que la France telle que nous la connaissions n'est plus qu'un vague souvenir, Etienne décide de quitter la métropole pour aller s'installer avec sa fille dans les montagnes natales. Alors qu'il s'imaginait pouvoir y vivre tranquillement et en sécurité, la vie y est rude et une menace mystérieuse plane sur les habitants.
En adoptant un genre tout à fait singulier du thriller post-apocalyptique campagnard, c'est toute une réflexion sur l'humanité que l'auteur nous pousse à faire. Sans révéler trop sur ce que le monde a pu connaître, on devine que le monde est tombé dans le chaos sans origine clairement définie. Encore une fois, j'ai aimé cette atmosphère confinée dans le milieu rural où les mentalités s'exacerbent pour ne laisser transparaître finalement que le côté sombre de l'âme humaine. Un brin de fantastique complète cette lecture coup de coeur.
Dotée d'une écriture très fluide et très agréable à lire, l'histoire se dévore rapidement même si on souhaite encore la poursuivre, tant le réalisme nous étreint. L'auteur nous conte ces montagnes comme si nous nous y trouvions en sa compagnie. Par les descriptions du milieu naturel, on y perçoit aisément la rudesse de cette vie éloignée des métropoles. Les chapitres courts offrent un rythme soutenu tout au long du récit, sans temps morts, ni superflus inutiles.
Pour moi, Johan Guillaud-Bachet est l'un des auteurs les plus prometteurs de sa génération. Il est définitivement un des noms à retenir de la littérature française contemporaine.
Lien : https://www.musemaniasbooks...
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Valmyvoyou_lit
  25 août 2021
Une voiture fonce dans la nuit et dans le brouillard. le conducteur ne peut pas ralentir, sinon il ne pourra pas redémarrer. La neige, les nids-de-poule et les congères rendent la route très dangereuse. le véhicule dérape, s'approche du fossé, Étienne sait qu'il ne faut pas freiner, même lorsqu'il a l'impression de voir un cadavre au bord de la route. le village apparaît enfin, ainsi que la maison de son ami Matthieu.

Après la mort de son épouse, Étienne a quitté son appartement, pour se réfugier, avec sa fille Manon, dans la maison de ses grands-parents, décédés depuis plusieurs années. Des nuits glaciales à dormir dans la voiture, des bagarres pour pouvoir continuer le voyage, la peur d'être arrêtés, la fillette de dix ans est traumatisée par ce qu'elle a vécu. La France est au bord de la guerre civile, les libertés sont réduites, des autorisations sont obligatoires pour voyager, les ressources sont rares, etc. le père et son enfant pensent trouver la paix, à la montagne.

Hélas, leur rêve s'effondre. le village n'est plus celui qu'Etienne a connu dans son enfance. Les télécommunications sont coupées, sa bastide a été pillée, son bois a été volé, les pouvoirs publics ont déserté. Une mystérieuse Fonderie gère la population, impose les règles et fournit les denrées, en édictant les conditions. Son fonctionnement opaque et autarcique est inquiétant. « Parfois tu as l'impression d'être revenu au Moyen Âge, et d'autres fois tu te crois dans une communauté amish » (p. 46). Les espoirs de survivalisme d'Etienne s'écroulent et les conditions de son installation sont beaucoup plus difficiles que ce qu'il escomptait. de plus, il apprend que la peur est omniprésente. Plus personne ne s'aventure en montagne, la nature a repris ses droits, le climat s'affole, les tempêtes sont quasi quotidiennes. A chaque fonte des neiges, la montagne laisse apparaître des corps d'hommes déchiquetés et plusieurs jeunes filles ont disparu. La violence et la terreur dominent. Un groupe est chargé de la sécurité et ses membres ont beaucoup de pouvoir. Ils veulent tout maîtriser, ils exercent des pressions et leurs questions sont inquisitrices. Les répressions sont nombreuses et l'atmosphère est opprimante, un voile noir semble recouvrir les maisons et leurs habitants.

Pour certaines personnes, Sériane, la voisine d'Etienne, est responsable des malheurs du village. Guérisseuse, elle est accusée de sorcellerie. Elle connaît les plantes et c'est elle qui fabrique les médicaments. Touchée par un terrible drame, elle est une des rares à oser aller dans la montagne. Certains montrent ouvertement leur animosité et des évènements attisent la haine à son encontre. Les peurs anciennes se révèlent, chacun entretient les angoisses des autres, et le village est au bord de l'implosion. La meute se regroupe, la chasse débute et la mise à mort est attendue. le climat se révolte, les Vents sauvages se déchaînent, les murs des cavernes se resserrent, la nature est hostile envers les uns et protectrice et solidaire envers les autres. Pour Étienne et Matthieu, une course contre la mort débute, lorsque leurs filles et leurs amoureuses s'éloignent dans la neige.

Les Vents sauvages commence comme un roman social d'anticipation et, cependant, réaliste. Il dépeint la France, en plein chaos : émeutes, couvre-feu, restrictions, voyages autorisés que sous certaines conditions, ressources qui manquent… certains éléments rappellent des évènements présents, mais la crise est plus profonde que celle que nous connaissons, pourtant, nous sentons que la frontière est mince. Cependant, dans le village entouré des chaînes montagneuses des Trois Pics, les conditions sont plus rudes que ce que pouvait imaginer Étienne. Les secours sont appelés à l'aide d'une corne de brume, ils arrivent souvent trop tard, ils n'ont pas de moyens. Quelques hommes ont pris le pouvoir, mais ils n'admettent pas faire régner la dictature. le climat s'exprime à sa manière. Il se venge de ce que l'Homme lui fait subir. Pourtant, dans ce monde apocalyptique, des sentiments naissent, des amitiés perdurent, des souvenirs s'entretiennent, et des éclaircies percent, grâce à des personnages attachants. La finesse des portraits psychologiques et des liens entre les protagonistes lèvent, parfois, le voile de noirceur. Mais celui-ci revient lorsque le roman vire au thriller. Malgré les faits angoissants, la nature continue à vouloir faire remarquer sa beauté et sa force. Même quand elle est en colère, nous sommes subjugués par sa beauté, que la plume bouleversante de poésie magnifie. Puis apparaissent des éléments de surnaturel et j'ai pensé que Johann Guillaume-Bachet était un des rares écrivains capables de me subjuguer avec des éléments auxquels je ne crois pas. J'ai beaucoup repensé à la fin qui peut s'interpréter de deux manières. Respectueusement, l'auteur nous offre deux possibilités de compréhension. A nous de nous diriger vers celle qui correspond à nos croyances. Il ne le dit pas explicitement, c'est très subtil.

J'ai adoré ce roman que je n'ai pu lâcher tant il m'a captivée, émue et tenue en haleine.


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Waterlyly
  31 mai 2021
Dans une France qui se déchire, Étienne décide de partir avec sa fille Manon dans la ferme familiale, au milieu d'un village perdu. Les habitants vont se montrer bien soupçonneux face à ces nouveaux arrivants. Pourtant, tous ne leur réservent pas un accueil hostile. Étienne et Manon trouveront du réconfort auprès de Mathieu, Caro et leurs enfants, ainsi que de Seriane, la voisine d'Étienne. Certains événements étranges vont subvenir. Que se passe-t-il dans cet endroit ?
Quel roman bluffant et déroutant. Je dois dire que Johann n'a pas son pareil pour créer des atmosphères particulières qui servent à chaque fois l'intrigue. La nature tiendra ici un rôle primordial, presque comme un personnage à part entière. Cela favorise à créer un climat de tension perpétuel tout au fil de l'histoire.
Dès les première pages, je me suis laissée embarquer dans une intrigue particulière. S'il est vrai qu'au début, j'aurais aimé que Johann nous en dise un peu plus sur le contexte, je dois reconnaître que par la suite, cela ne m'a plus du tout posé problème. le récit est rondement menée.
J'y ai retrouvé une thématique récurrente à l'auteur, à savoir la nature, somptueuse, mais aussi parfois sauvage. Tout au fil des pages, l'ambiance devient de plus en plus pesante. Les descriptions sont d'un réalisme surprenant.
Les mystères s'épaississent au fil des pages. J'ai été très intriguée et l'auteur a su maintenir un suspense jusqu'au dénouement, maniant habilement effets de surprise et révélations. Les personnages sont bien construits.
La plume de l'auteur est raffinée et élégante. D'une grande qualité stylistique, les descriptions des paysages sont réalistes et surprenantes. Les chapitres sont plutôt courts, ce qui rythme beaucoup l'histoire. Énormément de dialogues viennent ponctuer le tout. Je ressors conquise par la manière d'écrire de Johann.
Un roman bluffant, servi par une intrigue qui tient en haleine jusqu'au dénouement. À découvrir sans hésiter.

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Aufildeslivres
  11 mai 2021
Le résumé m'a alléchée et j'ai attaqué dare-dare ce livre n'imaginant pas un instant qu'il allait m'entrainer hors de ma zone de confort. Carrément ! Parce qu'en dehors de ma zone de confort, j'y suis allée sans aucun doute ! du suspens, des faits surprenants entre thriller et imaginaire teinté de sorcellerie, et … des dialogues – des kilomètres de dialogues : autant dire que la recette avait tout pour me laisser au bord du texte! Pourtant, j'ai lu décidée à connaitre le fin mot de l'histoire sur ces disparitions de jeunes filles et sur ces meurtres d'hommes sordides et violents.
Le texte est prenant comme un film qui se déroule. Les voix des personnages s'imposent tout autant que leurs physiques que l'on imagine à travers leurs nombreux échanges verbaux. Bien mené, il égrène les pistes et nous accueille dans une nature grandiose dont la force s'impose au détriment de l'homme vil et conquérant.
Une lecture insolite.
Lien : https://aufildeslivresbloget..
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
HordeduContreventHordeduContrevent   30 juin 2021
Caro a peur. De la montagne, de ses secrets. Elle redoute le retour au monde magique et à ses antiques superstitions. L’échelle du temps s’enroule : la foudre redevient le courroux du ciel, le soleil un dieu navigant, les herbes et les plantes l’apanage des sorciers et des rebouteux.
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HordeduContreventHordeduContrevent   29 juin 2021
Partout, le temps s’est accéléré : des soleils trop forts ont crevé le ciel, les vents incessants ont décapé les corps et les eaux mauvaises tordu les ventres. La peau s’est craquelée, les cheveux ont blanchi. Tous s’usent plus vite désormais.
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HordeduContreventHordeduContrevent   01 juillet 2021
Elles sont installées sur le banc devant la maison. Le soleil coule sur les pierres, chauffe leurs pieds nus. Une infusion de menthe et de sarriette fraîches fume doucement à leurs côtés.
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HordeduContreventHordeduContrevent   30 juin 2021
Les vieilles méthodes de grand-mère : les os qui coincent, le bois qui grince ou encore le vol des hirondelles, ne fonctionnent plus. Il n’y a plus de prédiction, plus d’oracle.
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HordeduContreventHordeduContrevent   30 juin 2021
Du tas d’affaires assemblées monte un léger arôme de lavande, de pin, de fonte et de literie poussiéreuse. L’odeur des grands-parents, des fantômes apaisants.
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Vidéo de Johann Guillaud-Bachet
Ana Gramme Johann Guillaud-Bachet a publié son second roman en janvier 2020 aux Éditions Calmann-Lévy : "La soif des bêtes" mêle suspense, humanité et animalité dans une station de montagne, où l’eau se fait rare et où le Mal insidieusement s’installe...
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