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ISBN : 2843624762
Éditeur : Terre de brume (19/04/2012)

Note moyenne : 3.08/5 (sur 13 notes)
Résumé :

Les Monts-Noirs du Morvan, an de grâce 1131…
Ida, jeune moniale au couvent de Sainte-Radegonde, donne naissance à un œuf alors qu’elle vient de fuir le massacre d’un village.

De cet œuf, Flore voit le jour, conçue dans le péché lors d’un mystérieux sabbat commandité par une baronne déchue. Immédiatement abandonnée par sa génitrice ainsi souillée, elle est recueillie par le vieux Siméon, un ermite mystérieux qui lui enseigne tout son sav... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
melusine1701
  08 décembre 2013
Pour échapper au massacre d'un village, une jeune moniale enceinte s'enfuit dans la forêt. Elle porte dans ses entrailles le fruit d'un viol perpétré lors d'un sabbat satanique, et d'ailleurs, lorsqu'elle accouche, c'est d'un oeuf. Horrifiée, elle fuit, laissant là cet oeuf dont naît bientôt une petite fille. Un vieil ermite, Siméon, qui vit non loin de là, décide de prendre sous son aile la petite Flore. Elle grandit, en osmose avec la forêt qui est son temple autant que son amie. Bientôt, c'est une jolie jeune fille de quatorze ans qui arpente les Monts-Noirs du Morvan. Lors d'une de ses promenades, elle est alors témoin d'une scène épouvantable: une monstrueuse créature, une femme à la tête et aux serres de rapace, se livre à des crimes sanglants dans les Monts-Noirs. Siméon lui révèle alors à demi-mot l'histoire de ses origines et ses liens éventuels avec la maléfique baronne qui tient sous sa coupe le couvent de Sainte-Radegonde. Flore décide d'en savoir plus, mais bientôt, c'est sur ses seules épaules frêles que va reposer la lourde tâche de mettre fin au règne sanglant de la Baronne des Monts-Noirs. Pour cela, elle part au bout du monde, jusqu'en Terre Sainte, et pour y parvenir, rien de mieux que de se joindre à la deuxième croisade et à ses séduisants chevaliers.
Comme à chaque fois que l'on entre dans un roman de Céline Guillaume, on pénètre dans un monde où les mots teintent d'une magie étonnante le moindre paysage. Onirique et hors du temps, la prose ciselée transforme les Monts-Noirs du Morvan en univers vivant et magique: “Les chênes se remplumaient de feuilles émeraudes, les bouleaux aux troncs blancs immaculés étaient nimbés d'or qu'ils renvoyaient au ciel encore gris et les charmes s'enveloppaient de leurs ramées fripées bruissantes sous le vent d'Ouest déjà frisquet.” Ces mots savent rendre au Morvan tout son mystère, toute sa magie, et en faire une terre pétrie de fantastique où n'importe quel miracle peut se produire.
Justement, l'héroïne elle-même est une étrange créature, née du Mal pour le combattre, qui tire de cette nature même sa force. Flore est une jeune fille insouciante qui prend peu à peu conscience des horreurs qui l'entourent et qui assume avec détermination une difficile mission, mais j'ai trouvé dommage que ses origines et ce qu'elles impliquent ne soient pas plus largement exploitées. Sa relation avec Siméon, son mentor et substitut de père, m'a beaucoup touchée. Mais j'ai surtout beaucoup aimé le chevalier Albéric de Savigny, qui regarde à peine au départ cette insignifiante jeune fille qui souhaite absolument laver le linge des chevaliers en échange de leur escorte, et qui peu à peu se laisse gagner par cette personnalité forte. Mais pour autant, il ne devient pas le gentil héros chevalier servant mais reste bien un guerrier, prêt à tuer, parfois une brute, sans que Flore parvienne à se l'expliquer. J'ai adoré le cheminement des croisés, la découverte de la Terre Sainte et la vie quotidienne de ces hommes pendant leur périple, période de l'histoire que je connais peu et que j'aime à découvrir par ces petites touches.
Quant à la baronne, elle fait réellement froid dans le dos: déversant sa colère et sa cruauté sur les innocentes moniales, s'entourant d'une progéniture aussi difforme que néfaste, elle se livre aux viols et aux tortures avec délectation. Je suis épatée par la manière dont la langue soignée et aérienne de Céline Guillaume parvient à se poser sur des scènes aussi horribles. J'ai tout particulièrement aimé sa traque de Flore à l'autre bout du monde et les sortilèges dont elle use pour la détruire coûte que coûte et qui nous plongent, pour certaines scènes, dans un véritable roman d'horreur.
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Demoiselle-Coquelicote
  24 janvier 2014
Mes souvenirs sur le ballet des âmes m'ont laissé une impression encore plus mauvaise que celle que j'avais eue en refermant le livre. J'attendais beaucoup de la Baronne, qui devait faire monter l'auteure dans mon estime. C'est raté. Je vous préviens que je vais être très dure, vous allez peut-être même me trouver méchante, mais au moins je serai honnête.
Je vais dire d'entrée ce qui m'a déplu, pire, ce qui a failli me provoquer de multiples crises cardiaques en fait : le massacre de la langue française. C'est une si belle langue, elle ne mérite pas d'être ainsi malmenée ! Les fautes étaient tellement énormes que j'avais l'impression qu'elles me brûlaient les yeux. La conjugaison, la grammaire, le vocabulaire, la syntaxe, tout y passe. Par exemple, fusse pour fût. Quand on ne sait pas conjuguer le subjonctif imparfait, on ne l'emploie pas. J'ai cru mourir aussi avec si pour s'y, et s'en pour sans. Ce ne sont que quelques exemples, à peine révélateurs… Il y avait des fautes à chaque page ou presque, et en si grand nombre sur une seule et même page ! Passons sur l'amateurisme de la maison d'édition qui a osé éditer le roman tel quel. J'ai du mal à considérer une personne qui écrit si mal français comme un auteur. Je me demande sérieusement sir le manuscrit a été relu par son auteure. Pour moi, quand on finit d'écrire un chapitre, on se relit. Avant de proposer à la lecture et a fortiori à l'édition, on fait une relecture complète et approfondie. Et si vraiment on a de grosses difficultés pour écrire correctement et qu'on n'a pas réussi à s'améliorer, on fait corriger par une personne de son entourage ou même on emploie un correcteur. Certaines phrases n'avaient tout simplement pas de sens. J'ai également noté plusieurs anachronismes, ce qui ne fait pas bon effet dans un roman censé se passer au XIIème siècle. Ceux qui me connaissent un peu savent que je suis maniaque avec le français, et là c'est vraiment le pire livre édité que j'ai lu, de ce point de vue.

Parlons d'aspects différents du livre. le format ne m'a pas plu, je ne le trouve pas agréable en mains, et la couverture me paraît très moche, mais ça hein, c'est les goûts et les couleurs. Par contre, la dédicace de Céline Guillaume faite pour Dawn est très belle. Sur l'histoire, je l'ai trouvé d'un ennui… Il ne se passe quasiment rien, et quand quelque chose arrive, c'était tellement prévisible que c'en était risible. L'héroïne ne m'a pas plu du tout, du début à la fin. Tous les personnages m'ont déplu en fait, à part peut-être la baronne qui était la seule à être vaguement intéressante, au moins elle fout les jetons, quoique l'explication à sa méchanceté est un peu facile. J'ai aussi remarqué des incohérences à plusieurs moments.

J'ai aussi eu beaucoup de mal avec la narration. La majorité du temps, nous sommes à la première personne, c'est Flore qui parle. Et pourtant, des phrases sont celles d'un narrateur omniscient. Il y a vraiment confusion des points de vue qui rend le texte très fouillis. Il y a plein de jolis mots, de tournures de phrases poétiques qui ont fini par me faire penser à de la poudre jetée aux yeux pour masquer la platitude de l'histoire. Je n'ai pas ressenti l'ambiance du Moyen-Âge, très bien rendue dans d'autres romans que j'ai pu lire. Mais je peux reconnaître que le côté sombre est intéressant, notamment par rapport au Ballet des âmes.

Le tout fait que j'ai eu plus de mal que je ne saurais dire pour achever ce livre, que je déconseille complètement.
Lien : http://sans-grand-interet.co..
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loganloup8
  15 octobre 2013
Dans un style très imagé, fleuri, parfois emphatique mais toujours passionné, Céline Guillaume nous narre ici les aventures de cette jeune fille sans expérience de la vie, mais à la détermination sans faille. Elle nous fait voyager dans ces terres du Morvan, puis en terre sainte au temps des croisades. L'histoire est envoûtante, haletante, pleine d'héroïsme, de tendresse et de déchirement.
Toutefois, je regrette un peu que chaque difficulté que rencontre Flore soit levé si facilement. J'attendais plus d'âpres combats pour convaincre un chevalier de l'emmener en terre sainte, plus de recherches et d'échecs dans la quête des lacrimosa, et je suis restée un peu sur ma faim sous cet amandier, malgré un cadre magnifiquement dépeint. de même cette splendide tempête fut rapidement franchie, alors que la lutte contre les éléments aurait pu être épique. La scène finale par contre ne manquait pas de détails, de violence, de souffrance et de tendresse, et m'a donc transportée.
Je n'avais pas eu ce sentiment de manque avec le premier de ses romans, très abouti et j'ai donc été moins enthousiasmée par celui-ci, même s'il reste une lecture très agréable et de qualité. Merci beaucoup Céline pour ces moments passés en compagnie de Flore.
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Xian_Moriarty
  09 octobre 2013
Bien que l'auteure soit une personne charmante, j'avoue que je n'ai pas vraiment accroché à ce roman fantastique.
Je vais commencer par les bons points. Un roman fantastico-historique médiéval qui ne se passe pas en Bretagne, mais dans le Morvan, c'était vraiment une bonne idée !
Ensuite, on sent que l'auteure maitrise bien la période historique où évoluent ses personnages.
La fin n'est pas vraiment une happy-end !
La créature maléfique mise en avant est aussi originale et renvoie bien à l'époque où se déroule l'action.
Le style d'écriture de l'auteure est poétique, fantastique et lumineux. J'avoue que c'est bien la première fois que je lisais un roman écrit dans ce style. Ce n'est pas trop mon genre, mais ce n'est pas désagréable. Les chapitres sont courts et ça, c'est super bien (j'ai horreur de devoir m'arrêter au milieu d'un chapitre).
Hélas, il y a beaucoup de choses qui ne m'ont pas emballé.
Pour commencer, j'ai trouvé que l'univers est trop « lumineux » pour cette histoire assez sombre avec de terribles histoires de famille et des meurtres sanguinaires. Même quand on est avec la baronne, personnage maléfique, tout apparait un peu trop « clair ».
J'ai aussi trouvé qu'au final, l'histoire est assez linéaire. Il ne se passe pas grand-chose, sans gros rebondissement ni retournement de situation. C'est dommage, car l'héroïne effectue un long voyage vers la Terre Sainte pendant une croisade.
Mais outre cela, il y a un énorme! deus ex machina (c'est le cas de le dire) dans la quête de Flore pour trouver « l'objet » qui permettra de vaincre la méchante baronne. C'est vraiment l'élément que je n'ai pas aimé !
Pour finir, j'ai eu un peu de mal avec Flore. Bon, elle est un peu niaise et amoureuse (c'est mon premier amour et c'est l'homme de ma vie, blablabla), mais ce n'est pas ça le plus gros souci. Son gros problème : c'est qu'elle n'a jamais une seule mauvaise pensée de tout le roman malgré les horreurs qu'elle voit !!! On dirait un peu Sarah dans l'anime de Princesse Sarah ! Si, elle a presque une mauvaise pensée quand son amoureux pose ses yeux sur des prostituées…
Pour rester sur les personnages, j'avoue que le personnage de la baronne m'a beaucoup plus (oui, je reviens rapidement sur les bonnes choses) : elle est torturée et souffre. On la voit presque sombrer de plus en plus dans son monde violent, parodie du rêve qu'elle aurait voulu vivre.
Puis, ce qui est assez dommage, c'est qu'elle a un côté passif qui est étrange quand on voit qu'elle est capable, très jeune, de partir vers l'inconnu pour tenir sa promesse.

Un livre un peu décevant malgré de bonnes idées et un style particulier. Mais au final, le récit est plat avec une héroïne trop gentille et mièvre alors qu'elle fait preuve d'un certain courage. Et de deux ex-machina… Nan !
Dommage, vraiment, car je trouvais l'univers intéressant.

Lien : http://xian-moriarty.over-bl..
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Cristy
  29 mars 2014
L'auteur écrit avec de bien jolis mots, le problème c'est que ses jolis mots par moment en trop grand nombre alourdissent le texte. de plus l'action dans ce livre est trop molle, les difficulté que rencontre l'héroïne sont trop vite levé, un coup elle dans sa forêt des Monts-Noirs et le chapitre d'après elle sur un convoi qui part à la destination où elle doit se rendre, seule le chapitre finale est plus riche en détail au moment de l'action, le reste du livre est un perpétuelle rituel du difficulté -> solutions sans passé par des épreuves à passer. C'est vraiment dommage, car l'auteur a eu des bonnes idées je trouve, un beau cadre, des recherches ont été faite mais l'action est molle. Ce livre aurait été mieux avec moins de jolis mots et un vrai déroulement pour l'action.
Lien : http://leslecturesdecristy.s..
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
Xian_MoriartyXian_Moriarty   09 septembre 2013
Cependant, ses traits affichaient cette absence d'émotion qui n'était souvent que le masque de la souffrance.
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Xian_MoriartyXian_Moriarty   10 septembre 2013
Ils ne voyaient que mon apparence physique, les sens excités par leurs désirs de mâles.
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Videos de Céline Guillaume (7) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Céline Guillaume
Rencontre avec Philippe Lemonnier, écrivain et auteur de Íñigo, chemin faisant (Sur les pas d?Ignace de Loyola), organisée le 26 juin 2019 par la journaliste Françoise Objois à la librairie La Procure, 31 rue Basse à Lille, et orchestrée par Céline Guillaume, présidente du réseau des librairies La Procure.
https://www.laprocure.com/inigo-chemin-faisant-ignace-loyola-philippe-lemonnier/9782226326713.html
Iñigo de Loyola, le futur saint Ignace créateur de la Compagnie de Jésus, n?est encore qu?un gentilhomme de trente ans lorsqu?il se jette à corps perdu dans la bataille de Pampelune contre l?envahisseur français. Grièvement blessé, le héros décide alors de changer de vie, bouleverse toutes ses valeurs d?homme de guerre et se met en marche vers la Terre sainte, pense-t-il, en fait vers lui-même. de Loyola en pays basque à Manrèse en Catalogne, il entame un chemin de conversion en 1522, et ce parcours mythique est aujourd?hui ressuscité comme chemin de pèlerinage.
Philippe Lemonnier, grand marcheur, s?est mis dans les pas du premier jésuite et nous fait partager son expérience au jour le jour. Il nous fait découvrir un pays empreint d?histoire et de beauté, rythmant son récit par étapes vers la conversion d?un des plus grands personnages de la Renaissance catholique. Cette invitation au voyage, à la fois culturelle et spirituelle, nous propose un retour aux sources authentiques du pèlerinage. Íñigo, chemin faisant - Sur les pas d?Ignace de Loyola - aux Éditions Albin Michel.
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