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ISBN : 2070321738
Éditeur : Gallimard (10/11/1977)

Note moyenne : 4.46/5 (sur 27 notes)
Résumé :

"Le chant de Carnac, dont la publication en 1961 a marqué une résurgence dans l'ouvre de Guillevic, ne demeure pas comme un menhir isolé : d'autres poèmes l'ont accompagné, certains enfin, par la voie tracée à travers le langage, lui succèdent.

De cet ensemble harmonique Guillevic a composé Sphère qui est la terre, le monde (celui de la lumière, de la nuit en dehors, comme celui de notre lumière, de notre nuit intérieure), qui est aussi l'uni... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
sabine59
  24 février 2019

Homme de la terre et de la mer, de la pierre, Guillevic offre dans ce recueil, publié alors qu'il a une cinquantaine d'années, des textes bruts, clairs et courts, à son image.
La concision des textes, le désir d'aller à l'essentiel, au coeur des choses avec peu de mots ne confine pas nécessairement à la simplicité, certains poèmes peuvent même sembler hermétiques. Mais ce qui est sûr, c'est que ce poète nous reconnecte à la nature, à l'humilité que l'on doit avoir face à elle, aux merveilles intactes qu'elle présente:
" Autour du tilleul,
Près de la pervenche,
Dans l'air qui s'émeut
D'être à leurs côtés,
Il doit y avoir un chemin
Pour aller vers eux,
Les accompagner."
Oui, l'être humain s'imprègne du paysage, vit en lui, à travers sa poésie. Et cela fait un bien fou de lire ces vers lumineux, tournés vers le minéral, le végétal. Ces vers d'une fulgurante beauté :
" Pas d'aile, pas d'oiseau, pas de vent, mais la nuit,
Rien que le battement d'une absence de bruit."
Je trouve que Guillevic fait entendre une voix unique, reconnaissable entre toutes, une approche et une compréhension remarquables de notre environnement naturel.
" L'azur est loin
Qui m'envahit"
Superbe image...


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Citations et extraits (53) Voir plus Ajouter une citation
MalauraMalaura   27 novembre 2012
Ce n'est pas vrai que tout amour décline,
Ce n'est pas vrai qu'il nous donne au malheur,
Ce n'est pas vrai qu'il nous mène au regret,
Quand nous voyons à deux la rue vers l'avenir.
Ce n'est pas vrai que tout amour dérive,
Quand les forces qui montent ont besoin de nos forces.
Ce n'est pas vrai que tout amour pourrit,
Quand nous mettons à deux notre force à l'attaque.
Ce n'est pas vrai que tout amour s'effrite,
Quand le plus grand combat va donner la victoire.
Ce n'est pas vrai du tout,
Ce qu'on dit de l'amour,
Quand la même colère a pris les deux qui s'aiment,
Quand ils font de leurs jours avec les jours de tous
Un amour et sa joie.
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MalauraMalaura   24 novembre 2012
Je t’ai cherchée
Dans tous les regards,
Et dans l’absence des regards,
Dans toutes les robes, dans le vent,
Dans toutes les eaux qui se sont gardées,
Dans le frôlement des mains,
Dans les couleurs des couchants,
Dans les mêmes violettes,
Dans les ombres sous les hêtres,
Dans mes moments qui ne servaient à rien,
Dans le temps possédé,
Dans l’horreur d’être là,
Dans l’espoir toujours
Que rien n’est sans toi,
Dans la terre qui monte
Pour le baiser définitif,
Dans un tremblement
Où ce n’est pas vrai que tu n’y es pas.
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coco4649coco4649   10 janvier 2016
VARIATIONS SUR UN JOUR D'ÉTÉ
JE T'ÉCRIS


Qu’importe après cela
Qu’il reste encore du noir
Dans la grande lumière,
Au fond de la lumière,

Puisque tu seras là
Pour tâtonner ensemble

Et que je t’écrirai
Avec mes lèvres sur ton corps.


En attendant j’écris
Sur le mur qui doit être au fond du noir :

« Je bénis tes genoux,
« Je pense au jour
« Où sous mes mains ils trembleront
« Comme font les feuillages
« Avec moins de raison. »


Et nous irions
Vers la lumière guérissable.

p.110
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coco4649coco4649   15 décembre 2014
Tenir


Tout ce qu'on a tenu
Dans ses mains réunies :

Le caillou, l'herbe sèche,
L'insecte qui vivra,

Pour leur parler un peu,
Pour donner amitié

À soi-même, à cela
Qu'on avait dans les paumes,

Que l'on voulait garder
Pour s'en aller ensemble

Au long de ce moment
Qui n'en finissait pas.

Tout ce qu'on a tenu
Dans ses mains rassemblées

Pour ajouter un poids
De confiance et d'appel,

Pour jurer sous le ciel
Que se perdre est facile.

Tout ce qu'on a tenu :
L'eau fraîche dans les mains,

Le sable, des pétales,
La feuille, une autre main,

Ce qui pesait longtemps,
Qui ne pouvait peser,

Le rayon de lumière,
La puissance du vent,

On aura tout tenu
Dans les mains rapprochées.

p.67-68
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Erik35Erik35   17 décembre 2017
Et m'endormir après
Vous avoir vus longtemps
Qui jouez entre vous,
Ciel, toit, rameaux, gouttière
Et la bergeronnette,

M'endormir en restant
A jouer avec vous,
Aussi léger que vous,
Aussi content que vous,
Comme j'aime à dormir.
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Vidéo de Eugène Guillevic
Art poétique (Apparemment...), Eugène Guillevic Lu par Danièle Lebrun
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