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ISBN : 270732891X
Éditeur : Editions de Minuit (03/09/2015)

Note moyenne : 2.83/5 (sur 32 notes)
Résumé :
Un incident survenu le jour de la rentrée des classes conduit Paul à quitter son poste de professeur, Aude – qu'il aime beaucoup –, et leurs deux enfants. C'est l'occasion pour lui de changer d'air, de revoir Rodolphe, de rencontrer Simon, aussi. D'acheter un poisson rouge, pour son nouvel appartement. C'est essayer de tout recommencer.
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Critiques, Analyses et Avis (13) Voir plus Ajouter une critique
pyrouette
  12 octobre 2015
Un grand merci aux Éditions de Minuit et à Masse Critique de Babelio.
Ce qui est arrivé à Paul ce jour là, peut arriver à n'importe qui. Un accident, un fait divers, une scène qui nous cloue sur place et qui trotte ensuite dans notre cerveau. Plus rien ne sera pareil. Paul est Professeur, il ne fera pas sa rentrée des classes et quittera femme et enfants. Il part de Lorient roule un peu au hasard avec sa voiture remplie de cartons mais finit par se diriger vers Nantes où un ami habite. Il trouvera rapidement un appartement, s'achètera un poisson rouge et devra vivre avec son mal être révélé par ce fait divers un matin. Il essaye de tout recommencer, au moins il essaye. Soutenu par la mère de ses enfants et son ami, il frôlera le pire avant le retour à l'ordre des choses où plus paisible il reprendra le cours de sa vie. C'est une histoire dérangeante avec ce mal être et le doute que l'Auteure arrive à distiller à ses lecteurs. le style est brillant, les mots percutent, rien de trop dans ce récit. Juste une question Marion si vous passez par là : “surtout pas Saint-Nazaire” : pourquoi ? J'ai cherché la réponse dans l'article de Presse Océan en vain et j'avoue que j'aimerais vraiment connaître les raisons de Paul (ou les vôtres).
Lien : http://pyrouette.canalblog.c..
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motspourmots
  07 septembre 2015
Même éditeur, même couverture, même parfum d'évasion... Pour aborder ce Changer d'air, il a fallu que je m'efforce de ne pas penser au Je m'en vais de Jean Echenoz. Si les deux romans sont similaires dans leur point de départ - un changement brusque de trajectoire -, la comparaison s'arrête là. Chez Echenoz, il était question d'une fugue qui prenait la forme d'une parodie de roman d'aventures tandis que nous sommes ici dans quelque chose de plus intimiste, un questionnement sur la façon dont on se sent plus ou moins acteur et maître de sa vie.
Dès les premières pages, le narrateur donne le ton : "J'avais tout de suite demandé son avis à Aude, pour éviter de trop réfléchir au mien". Ce poste de professeur dans un lycée de Lorient, ce n'est pas lui qui a pris la décision de l'accepter ; l'opportunité de quitter Paris, de s'installer au calme sur une presqu'île bretonne avec leurs deux enfants, ils l'ont saisie ensemble mais c'est Aude qui a tranché. Tout comme elle assume l'ensemble des décisions liées à leur famille, faute de trouver en lui une volonté suffisante. Alors le déclic qui se produit ce matin-là, le matin de la rentrée scolaire pourrait être lié à cette faiblesse dont il a toujours fait preuve. En assistant à un événement totalement fortuit alors qu'il attend le ferry pour effectuer sa courte traversée jusqu'à Lorient, il a soudain conscience d'être malheureux, sans trop savoir pourquoi, malgré la présence à ses côtés d'une femme qu'il aime. Il décide donc de ne pas faire sa rentrée, il quitte son domicile et s'installe à Nantes, d'abord chez un ami puis à l'hôtel et enfin dans un petit appartement en compagnie d'un poisson rouge.
Un parcours assez étonnant où le narrateur semble faire du sur-place, tout en avançant pas à pas sur les chemins de l'apprentissage d'une certaine indépendance. Paumé, il se raccroche à des rituels à la limite de l'absurde, tente de reconstituer un semblant de vie sociale, s'attache à un poisson, sans que l'on comprenne bien le sens de tout ça. L'auteure parvient ainsi à rendre la confusion qui règne dans son esprit, sans pour autant susciter l'empathie.
Alors de quoi s'agit-il exactement ? Un burn out ? Une parenthèse nécessaire ? Une crise de la quarantaine ? Ou bien tout simplement le besoin d'être sûr que la vie dont il a laissé les autres décider pour lui est bien celle qu'il a envie de vivre ? Un peu de tout ça certainement.
J'ai apprécié l'écriture précise au service d'un fil narratif tendu, qui est un peu la marque de fabrique de cette maison d'édition. Mais je ne me suis jamais sentie proche du héros dont les motivations restent assez floues et les états d'âmes semblent assez vains compte tenu du peu d'indications sur son passé, son histoire ou sa psychologie, hormis sa faiblesse - mais n'est-ce pas le cas de beaucoup ?
Ce qui explique certainement l'impression mitigée qui me reste après cette lecture. Pas inintéressante mais pas totalement convaincante. Comme s'il manquait quelque chose pour mettre le lecteur de son côté et emporter le morceau. Un sentiment d'inachevé... Néanmoins, la qualité de l'écriture m'incite à lui souhaiter de trouver son public, des lecteurs dont il saura faire vibrer cette petite fibre qui chez moi a résisté.
Lien : http://www.motspourmots.fr/2..
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mag290781
  26 octobre 2015
Tout d'abord merci à Babelio et aux Editions de Minuit de m'avoir attribuée la lecture en avant première du roman Changer d'air de Marion Guillot.
Nouveauté de cette rentrée littéraire, première oeuvre publiée de cette jeune femme française. Parue aux Editions de Minuit reconnaissable à ses couvertures sobres et minimalistes: livre blanc, rectangle bleu avec titre, auteur, et logo de la maison d'édition. aucune illustration pour attirer l'oeil seul le texte compte.
Ouvrage court 173 pages divisé en 8 chapitres. voilà pour la forme.
Roman écrit à la première personne. Nous faisons la connaissance de Paul Dubois un homme tout à fait ordinaire jusqu'à son nom de famille.
45 ans,marié, 2 enfants, professeur de lettres muté depuis deux ans à Lorient situation stable donc.
Mais un incident va chambouler ce personnage le jour de la rentrée des classes: un fait divers auquel il assiste seul: une jeune femme trébuche et tombe à l'eau. Cette scène ne lui provoque aucune réaction, aucun émoi:
il ne rigole pas, ne cherche pas à venir en aide à la jeune femme. Rien.
Il se sent juste seul devant cette scène et ressent le besoin irrationnel de fuir.
De la il plaque tout: il prend un congé sabbatique, quitte sa femme, prend quelques cartons et part avec sa voiture à Nantes où vit l'un de ses amis Rodolphe.
Bon maintenant que faire ? Paul devrait être soulagé mais non l'un des problèmes c'est qu'il n'a jamais vraiment pris de décision dans sa vie:
Son métier de professeur de lettres ? il l'a choisi sans réelle conviction pas de vocation: il ne voulait pas que sa femme écrivain soit la seule à subvenir à leurs besoins c'est tout.Lui il avait juste comme défi de lire l'intégralité de l'oeuvre de Platon !!!
Idem pour sa mutation de Paris à Lorient il a laissé Aude prendre la décision pour eux etc... le voilà donc paumé à présent.
Ce que l'on comprend nous et lui pas c'est qu'il est en train de perdre pied.
Il voulait être seul mais ne sait plus trop pourquoi et n'a aucun objectif.
Au fil des pages, ses propos deviennent incohérents, Il fait des phrases interminables. s'accroche à des petits rituels insignifiants, fait des cauchemars
Il trouve un appartement certes mais y végète en compagnie d'Henri un poisson rouge.
le passage de la mort de cet animal, on ne sait pas trop s'il faut trouver cela triste, grave ou ridicule ! Je vous laisse découvrir la suite
Pour le style: on a du mal au début avec toutes ces phrases à rallonges et ces descriptions indigestes c'est lourd ( celle du rituel du café par exemple ) mais on s'y habitue car on comprend qu'elle reflète l'état d'esprit de Paul.
Un livre à lire oui à relire peut être pas pour ma part. Bonne lecture



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SophieLesBasBleus
  13 janvier 2016
Un matin de rentrée des classes, Paul, le narrateur, décide de ne pas se rendre au lycée où il enseigne. Il quitte Aude, sa femme, et ses deux petits garçons et il part pour une autre ville. Il s'installe seul dans un appartement et raconte par le menu ses infimes décisions, tous les minuscules détails de sa vie brutalement vacante.
Sincèrement, je n'ai guère éprouvé d'intérêt pour cette histoire ténue, ni pour ce personnage dont les motivations me sont restées étrangères et opaques. L'écriture m'a semblé rocailleuse, heurtée, dessinant un parcours d'obstacles injustifiés.
J'ai éprouvé le même ennui que le poisson rouge tournant sans fin dans son bocal ou que Paul dans son appartement.
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YANCOU
  01 mai 2016
Le protagoniste du premier roman de Marion Guillot est frappé d'un nom commun, Paul Dubois, et d'ennui ; il souffre sans souffrir, d'un vouloir sans volonté et d'une pensée sans raisonnement ; redoutant "les endroits sans fenêtre, les tunnels, les mouvements de foule" (page 41) ; il est incapable de se situer dans le monde parce qu'il a perdu le rapport même au monde. Changer d'air est le roman de la vision d'une chute puis d'un effacement, ou plutôt d'un égarement suite à cette vision. Paul Dubois est un peu le Belacqua de Beckett, ("sans identité, à l'abri "), ou même Charles Benesteau, l'anti-héros qui choisi de rompre avec sa vie, de quitter la comédie, comme on peut le lire dans le roman d'Emmanuel Bove, le Pressentiment. Mais Marion Guillot ne se contente pas d'accompagner Paul Dubois dans son errance, de lui faire quitter la scène d'une comédie pour une autre, elle lui fait quitter la comédie tout court et, elle nous invite nous aussi à nous perdre avec lui, à nous absenter en quelque sorte ; et cet état d'absence - qui fera peut-être fuir certains lecteurs et en attirera d'autres qui veulent Changer d'air (sortie du roman fin août) - c'est ce que Pessoa décrivait si bien dans le livre de l'intranquillité : "(...) un isolement de nous-mêmes logé tout au fond de nous, mais ce qui nous sépare est aussi stagnant que nous-mêmes, fossé d'eaux sales encerclant notre intime désaccord." - le néant est en fait une promesse d'ailleurs, et c'est déjà beaucoup.
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Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
pyrouettepyrouette   08 octobre 2015
De façon générale, j'étais incapable de prévoir, n'en éprouvais pas le besoin, me contentant, sans m'en plaindre jamais, de cette existence heureuse car ignorante d'elle-même, noyée dans ses détails et ses instantanéités.
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YANCOUYANCOU   01 mai 2016
"Le bateau arrivait. Toujours le même, bleu et blanc, avec sa cabine de pilotage à trois hublots et le logo de la compagnie de transports de la communauté de communes. On pouvait le voir contourner la bouée cardinale avant d'entrer dans le chenal. J'avais presque fini par le rater à rester là debout, seul sur ma terrasse avec mon journal et ma cigarette, seul à éprouver cet instant d'absurde puissance, à me repaître de la satisfaction d'avoir assisté à la scène sans compassion, fier de n'avoir pas porté secours à cette jeune femme qui, de toute évidence, n'en avait pas besoin, profondément heureux, pour la première fois, d'avoir su m'éprouver dans ce qu'ailleurs ou de l'extérieur j'aurais trouver cruel, terriblement heureux, oui, d'avoir eu raison d'être impitoyable, de m'être enfin senti sans me regretter, d'avoir rendu hommage, finalement, à cette étrangère dont je ne saurais rien, qui ne me demanderait rien, de connaître cette joie inoubliable, emprisonnée dans un corps de professeur qui s'apprêtait à une nouvelle rentrée et à retrouver ses classes."
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pyrouettepyrouette   13 octobre 2015
D’habitude, le malheur me donne une certaine contenance, une sorte de raison d’être ou d’être moi, justifie mon sens de l’humour. Je ris beaucoup, somme toute, parce que je suis très malheureux.
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pyrouettepyrouette   09 octobre 2015
Mais je ne supportais pas de voir joint à ma condition malheureuse un sentiment de faiblesse. Il fallait choisir. Je ne pouvais abriter ensemble l'un et l'autre.
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pyrouettepyrouette   14 octobre 2015
C’est à ça, peut-être, qu’on reconnaît les vrais amis. A leur capacité de changer d’avis, ou de sentir soudain, selon je ne sais quel revirement d’intuition ou de situation, quand tout semble pouvoir attendre ou ne rien comporter d’assez grave qui suppose que l’on vienne toutes affaires cessantes, qu’il faut pourtant venir, et le faire vite.
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