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Critique de quoilire


quoilire
  19 mai 2015
En dehors de la série des Gouttes de Dieu, je suis guère amateur de bande dessinée mêlant l'oenologie. Beaucoup ont surfé sur la vague du succès de cette série et ne valent pas triplette, mais je me suis laissé convaincre par un ami comme quoi, cette BD bien française était un petit bijou en son genre et que les phylactères se dégustaient comme les bulles de Champagne.

Je dois le remercier car en aucun point il ne m'a menti. Cette bande dessinée est d'une grande finesse : finesse dans le dessin, même si on aurait aimé un peu plus de détails pour les paysages et lieux (on reconnaît le style de B. Guilloteau plus habitué et adapté à des BD humoristique), finesse dans le discours véhiculé, finesse dans l'humour qui jalonne l'histoire. Si les Gouttes de Dieu font la part belle à la passion à la dégustation, Un bourgogne oublié parle bien sur de ce plaisir, mais comme une finalité. Car la véritable passion qui est mise en avant est celle du viticulteur : celui qui va choisir le terrain, le préparer d'une certaine façon, qui va vinifier le produit de sa récolte et en construire toute la complexité aromatique de son vin; et enfin la transmission de cette passion et de ce savoir.

La lecture de cette bande dessinée, bien que longue (92 pages) sans jamais être ennuyeuse, est à la fois distrayante et instructive; dont le seul regret est l'absence d'une petite éprouvette qui nous permettrait de déguster ce vin.

Au final, on aime encore plus cette histoire une fois que nous apprenons qu'elle est directement inspirée de faits réels comme en témoignent les notes en fin d'album (tiens! un peu comme dans Poulbots de Patrick Prugne).

Il faut savoir que si cet album transpire la passion et la réalité d'un monde viticole qui défend des idéaux, c'est parce que le Manu de la BD existe dans la vie véritable sous le nom d'Emmanuel Guillot. si vous allez voir la revue de presse du Point (cf. un peu plus bas), on y apprend qu'Emmanuel Guillot, du domaine Guillot-Broux, est connu des amateurs: pionniers du bio, les Guillot, installés à Cruzille, ont surtout été les premiers à croire que dans leur Mâconnais il existait de grands terroirs comparables à ceux de la Côte d'Or et qu'en en prenant bien soin on pouvait y produire de très grands vins.
Lien : http://quoilire.wordpress.co..
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