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ISBN : 2330032757
Éditeur : Actes Sud (14/05/2014)

Note moyenne : 3.87/5 (sur 26 notes)
Résumé :
Lorsque leur père et leur oncle se font engloutir par la mer du Nord, les trois jeunes frères Lauritz, Oscar et Sverre sont contraints de quitter l'île de leur enfance, pour rejoindre la ville de Bergen et devenir apprentis dans une corderie. Par un heureux concours de circonstances, ils sont repérés par le fils du propriétaire pour leur habileté artisanale hors du commun. Leurs études en génie civil seront alors prises en charge. C'est ainsi qu'en 1901, les trois f... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
sandrine57
  20 juin 2013
Lorsque leur père disparaît en mer à bord de son bateau de pêche, les trois frères Lauritzen sont contraints de quitter leur mère et leur petite île de Osterøya pour gagner Bergen et s'engager dans une corderie. Ils sont encore très jeunes mais déjà débrouillards et prennent sur leur temps libre pour construire la réplique d'un bateau viking.. Ce n'est pas du tout au goût du contremaître qui, furieux, les renvoie sur leur île. Leur honte est bientôt balayée par le fils du propriétaire, enchanté par la maquette. Il se propose, avec les messieurs de l'organisme charitable La Bonne intention, de financer leur scolarité d'abord, et de les envoyer ensuite à Dresde pour y faire des études d'ingénieur. Il est persuadé que ces garçons, une fois diplômés, seront ceux dont la Norvège a tant besoin pour s'atteler à un chantier réputé impossible : la ligne de chemin de fer reliant Bergen à Kristiana, la capitale.
En 1901, fraîchement diplômés, Lauritz, Oscar et Sverre s'apprêtent à retourner au pays, pour s'acquitter de leur dette morale envers la Bonne Intention. Mais ils ont chacun des projets différents. Lauritz se doit de trouver un emploi mieux rémunéré afin de satisfaire aux exigences du baron von Freital dont il veut épouser la fille Ingeborg. Oscar, fou amoureux,décide de partir à Berlin avec l'élue de son coeur, juste avant de se rendre compte qu'il a été victime d'une escroquerie. Sverre, quant à lui, fuit vers Londres avec l'homme qu'il aime.
N'écoutant que son sens de l'honneur, Lauritz sera finalement le seul à revenir en Norvège, remettant ses projets de mariage à plus tard. Et Oscar ira exercer son art en Afrique de l'Est allemande, trop honteux pour parler à ses frères de sa déconvenue sentimentale.

Derrière un titre pas très glamour, se cache une pépite de la littérature scandinave, une passionnante saga qui raconte le destin de trois frères, fils pauvres d'un pêcheur mort en mer, sauvés d'une existence misérable par leurs talents manuels et un groupe de riches mécènes.
Lauritz, l'aîné, va s'escrimer durant quelques années à réaliser le projet fou de construire la ligne Bergen-Kristiana. Sur le haut plateau du Hardangervidda, dans une nature hostile, il va relever les défis techniques les plus fous pour percer la glace, forer la roche et construire des ponts entre le ciel et la terre pendant qu'en Allemagne, la jeune baronne Ingeborg von Freital, féministe, démocrate, volontaire, entreprend des études d'infirmière, au grand dam de son père qui ne songe qu'à la marier à un homme de son rang et de sa classe.
Oscar, aura lui aussi des défis à relever. Loin des tempêtes de neige, ce sont le soleil implacable de l'Afrique, les lions tueurs d'hommes, les attaques de cannibales et la malaria qui seront son lot. Ses ponts à lui s'élèveront sur la ligne reliant Dar es-Salaam au lac Tanganyika. Chasseur d'éléphants, vendeur d'ivoire et d'acajou, il va faire fortune dans cette Afrique chère à son coeur.
De Sverre, il ne sera plus question. le très pieux Lauritz ne peut pas accepter ses intolérables penchants sexuels et ne cherchera jamais à le revoir.
On va donc suivre, Lauritz et Oscar, de l'obtention de leur diplôme en 1901 jusquà la fin de la première guerre mondiale en 1919. Les drames, les échecs, les joies, les réussites se mêlent à l'histoire du XXè siècle qui débute dans le plus bel optimisme : avancées techniques, progrès médicaux, démocratie, entente entre les peuples.
Passionnant et instructif, Les ingénieurs du bout du monde est un roman d'aventures, d'amour, de famille, d'histoire, de sciences, etc. Un coup de coeur à lire absolument!
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Aela
  16 juillet 2014
Une grande saga familiale, c'est ici le premier tome et le deuxième tome sortira en septembre sous le nom de « Les dandys de Manningham ».
Titre original de ce premier tome : « Brobyggarma ».
L'histoire va se dérouler sur deux continents : l'Europe et l'Afrique, l'occasion de découvrir l'Afrique de l'Est allemande des années 1900.
Trois orphelins vivent en Norvège, les trois frères Oscar, Lauritz et Sverre Lauritzen.
Leur père, pêcheur ; est décédé en mer.
Ils doivent travailler très jeunes et sont engagés dans une entreprise de corderie.
Leur talent incroyable : à l'âge de 10 ans, ils arrivent à reproduire au 1/7eme, le célèbre bateau viking de Gokstad, les fait remarquer par un des dirigeants de l'entreprise.
Ils vont avoir une bourse pour étudier à l'université de Dresde, et vont devenir ingénieurs en génie civil.
Dès lors, leurs destinées vont diverger : Lauritz va construire le tronçon de chemin de fer Oslo (Kristiania) -Bergen dans des conditions matérielles et climatiques très éprouvantes, Oscar va faire fortune en Tanzanie, pays sous domination allemande à l'époque et appelé alors Tanganyika et Sverre va s'installer en Angleterre avec son compagnon.
A la suite de cironstances dramatiques, deux des frères, Oscar et Lauritz, vont se retrouver..
Je n'en dis pas plus, c'est palpitant . Ce récit nous fait voyager dans l'Europe du début du XXème siècle, nous voyons les affrontements entre pays et les conflits sanglants qui ont eu lieu entre deux grandes puissances coloniales de l'époque, l'Allemagne et l'Angleterre.
Une documentation très approfondie sur les techniques de constructions, les sociétés coloniales de l'époque, renforcent l'intérêt de ce livre.
L'auteur, Jan Guillou, est suédois par sa mère et breton par son père.
Il écrit en suédois.
J'avais déjà lu son excellente trilogie « La trilogie d'Arn le Templier » porté à l'écran il y a quelques années.
Il est l'un des plus célèbres écrivains et journalistes suédois.
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letitbe
  11 octobre 2015
Difficile de faire moins accrocheur que le titre de ce roman.
On ne juge pas un livre à sa couverture, dit-on.
Ce livre est le premier tome d'une série intitulée "Le siècle des grandes aventures".
Tout commence en Norvège à la fin du XIXème siècle, deux pêcheurs meurent en mer. Orphelins, les trois fils de l'un d'eux sont envoyés en apprentissage à Bergen dans une entreprise de corderie. Sur le point d'être renvoyés, ils sont remarqués par le propriétaire de l'entreprise pour leurs dons de constructeurs de bateau. Ce directeur décide avec une société de bienfaisance de financer leur scolarité et leurs études d'ingénieur dans le meilleur centre de formation d'Europe celui de Dresde. En retour, une fois leur diplôme obtenu, les trois frères devront participer à la construction d'une voie ferroviaire dans leur pays.
Tout ne se passera pas exactement comme prévu et le lecteur suivra le parcours de deux des frères. L'un honorera sa promesse en allant travailler en Norvège et l'autre, déshonoré car floué par une prostituée, s'enfuira en Afrique. Le troisième frère, homosexuel, ira en Angleterre vivre avec son amant ( lire le second tome "Les dandys de Manningham").
Le parcours de ces deux frères oeuvrant dans des territoires distincts est l'objet d'une fresque romanesque couvrant le début du XXème siècle. Un siècle prometteur car riche en découvertes scientifiques et techniques. Un siècle d'aventures et d'épreuves pour ces deux frères qui vont être témoins et acteurs des événements de cette époque mouvementée.

Jan Guillou nous offre un roman au schéma bien rôdé. Chaque chapitre relate les épisodes marquants de la vie de chaque frère. Hormis quelques scènes de chasses et de tueries ,trop longues à mon goût, j'ai été séduite par cette épopée romanesque riche et instructive sur le plan historique. Difficile également d'être insensible au parcours exceptionnel de ces deux frères.
Une fresque captivante.
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lacazavent
  24 mai 2016
Premier volume d'une longue saga familiale ancrée dans l' histoire d' un XXème siècle débutant.
C'est l'histoire croisée de trois frères norvégien, Lauritz, Oscar et Sverre, ses fils de pécheurs ont perdus leur père en mer alors qu' ils étaient enfants pour soulager la mère ils sont confiés à un oncle de Bergen, placés en apprentissage dans une corderie bien vite ils se feront remarquer par le talent dont ils ont fait preuve en construisant, pour s'amuser, une réplique d' un bateau viking. Repérer par le fils du patron qui va les parrainer, auprès d'une société de bienfaisance, ils se voient tout trois offrir la chance d'étudier d'abord à Bergen puis à Dresde pour devenir ingénieur.
Un cadeau intéressé, la Norvège manquant alors d' « ingénieur diplômé » pour mener à bien ses projets de développement ferroviaire.
Des trois frères, seul Lauritz reviendra « solder sa dette » en construisant la voie ferrée qui traverse le haut plateau du Hardangervidda, d' Olso à Bergen entre blizzard, chutes de neige record, températures arctiques, chutes d' eau vertigineuse et longs tunnels les défis qui l'attendent sont nombreux.
Quand à Oscar suite à une déception amoureuse il s' est enfui en Afrique, dans les colonies Est allemande, et s' emploie à réussir l' exploit de construire une longue ligne de chemin de fer à travers l' « Afrique sauvage », pour lui non plus les difficultés ne manqueront pas, chaleur, maladie, attaques d'animaux sauvages, conflits avec les tribus dont le territoire est traversé par ce « long serpent noir venu de la mer »
Sverre, lui ne fait que traverser ce premier tome, réfugié à Londres on en entendra très peu parler de lui.

C' est une très bonne lecture, terriblement prenante et addictive dès que l'on a passé les cent premières pages. le récit qui oscille entre les deux frères évite de se lasser et rend la lecture très agréable et ce malgré certaines descriptions un peu longues et pas toujours réussies ainsi que quelques répétions qui feraient presque croire à une publication originale sous forme de feuilleton (dans l' épisode précédent : …).
De léger bémol pour une lecture dépaysante et captivante, commencé avec le siècle ce premier tome s'achève avec la Première Guerre Mondiale, une histoire que j'ai hâte de continuer avec Les Dandys de Manningham, la suite.
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pascalthiriet
  09 août 2013
On est au tout début du XXème siècle. le siècle des Expositions universelles, celle de Paris, celle de Chicago un siècle de fer et de vapeur. le siècle de Jules Verne et de Gustave Eiffel. le siècle des bateaux sans voiles et des voitures sans chevaux. En Norvege, trois petits garçons, trois frères s'efforcent d'aider leur mère à survivre à la disparition de leur père. Trois petits garçons, doués, très doués qui vont devenir trois ingénieurs brillants qui se lancent dans la construction de deux lignes de chemins de fer, l'une en Norvège l'autre en Afrique. Les climats sont aux antipodes la volonté est la même. Ces ponts et ces tunnels c'est toute l'histoire de ce siècle de Progrès qu'ils nous racontent. Des ponts contre les préjugés des tunnels contre l'ignorance. Alors « En Voiture ! » pour 700 pages d'un roman romanesque.
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
AelaAela   16 juillet 2014
Ingeborg se dit que c'était sans doute dû au fait que leur société était bien plus ouverte que la sienne. Les Norvégiens n'étaient pas maniérés et se tutoyaient volontiers, à ce qu'elle avait bien pu constater. Là-bas, on ne savait même pas ce que c'était qu'un baron. Ce peuple était peut-être même un exemple de cette nouvelle Europe qui serait bientôt démocratique.
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SatSat   23 mai 2016
Le XXe siècle sera celui des grands progrès techniques. Les gens qui vivront dans cent ans nous regarderont comme nous, aujourd'hui, les hommes de l'âge de pierre. L'économie restera peut-être semblable à elle-même, car il s'agira toujours d'argent qui rentrera dans les caisses et en sortira. Mais pas la technologie. Je n'hésite pas à dire que, au cours du siècle à venir, on verra des chemins de fer traverser des continents entiers et les relier les uns aux autres, on transportera par avion aussi bien les marchandises que les passagers, entre les différents pays et continents, il y aura bientôt des milliers d'automobiles à Bergen et donc un immense besoin de routes et de ponts. Il n'y a aucune limite, même en imagination, aux progrès que nous connaîtrons au cours du XXe siècle et, je peux vous garantir, messieurs, que nous n'en sommes qu'au début.
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MurielBailladeMurielBaillade   26 août 2014
Les ponts étaient ce qu'il y avait de plus agréable, selon Johan Svenske. D'une part, on les édifiât au cours de l'été; d'autre part, c'était un travail qui avançait plus vite, jour après jour, que les tunnels et les trémies. Mais cela ne s'arrêtait pas là. Il s'agissait aussi de beaux ouvrages, d'une certaine façon. Comme ce pont à voûtes qu'ils allaient entreprendre.
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