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ISBN : 224618522X
Éditeur : Grasset (28/05/1991)

Note moyenne : 3.42/5 (sur 12 notes)
Résumé :
Par son oeuvre, Guilloux veut montrer la vie quotidienne des pauvres et des offensés; il évoque leurs luttes et leurs espoirs, et le mal que les hommes se font les uns aux autres. Pour dire cette vérité l'auteur s'exprime avec une infinie pudeur; par allusion, en chuchotant il dénonce le scandale de la misère et insuffle au lecteur l'espoir de l'avenir.

Source : Le Livre de Poche, LGF
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
VACHARDTUAPIED
  15 avril 2013
Angélina dresse un réquisitoire sévère contre l'école, représentée par un instituteur ancien sergent qui forme les garçons à l'exercice militaire, développe le réflexe nationaliste, la croyance à l'héroïsme guerrier, l'esprit de revanche contre l'Allemagne, enseigne une interprétation bourgeoise fallacieuse de l'Histoire de France. Son activité s'apparente au bourrage de crâne et ses méthodes sont brutales. L'institutrice d'Angélina, incapable de jugement personnel et sans bienveillance, n'améliore pas le tableau du monde scolaire.
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
TREMAOUEZANTREMAOUEZAN   05 novembre 2016
Il n'était pas ignorant, le père Esprit, il avait des connaissances bien au-dessus de son état et qui ne lui venaient pas que de l'école. Il était grand liseur. L'été, s'il avait abattu sa journée assez tôt pour gagner une heure de jour, il avalait sa soupe à la galope et, empoignant un livre, il allait s'asseoir devant sa porte. Il possédait tout un lot de bouquins qui lui venaient de son père ou qu'il avait achetés de rencontre à des foires, étant jeune homme. Et les dimanches, l'hiver, quand il faisait trop mauvais pour sortir, il s'installait au coin de son feu.
"Et qu'est-ce qu'il vous a conté, votre maître piston ?
- Il nous a dit qu'autrefois on vendait l'homme avec la terre.
- Oui-da. Mais encore ?
- Mais que la Révolution est venue et qu'à présent nous sommes tous égaux..."
Tous égaux ! Il ne répondait pas, le petit bonhomme Esprit. Pourquoi se mettre en colère ? Tous égaux ! C'était ça qu'on était chargé d'enseigner à des enfants !
Quoi ! Est-ce que l'inégalité ne régnait pas partout en maîtresse ? Et cette révolution, qui servait-elle ? Pas les pauvres. "Le peuple est toujours la dupe des révolutions", se disait-il. Toujours il survenait quelqu'un qui lui ôtait des mains ses conquêtes. Et sans parler de la Grande Révolution, qu'avait-on vu en 1848 ? Avait-il pas fallu, quand on avait planté un arbre de la liberté sur la place de la Préfecture, que le maire priât le clergé de bénir l'arbre ? Et la fête s'était achevée par un bal champêtre ! "N'est-ce pas se moquer ?" Mais patience ! Une autre Commune viendra, qui emportera à jamais tous les traîtres.
Parfois, répondant à quelques questions des gamins qui voulaient toujours savoir le pourquoi de tout, le père Esprit se laissait aller à parler de ces choses, de cette révolution qui viendrait.
"Mais après ? Qu'est-ce qu'il y aura après ?" demandait Charles.
Le père répondait :
""Après ? Mais ce sera le progrès, mon petit gars. Il n'y aura plus ni riches, ni pauvres, il n'y aura plus que des hommes, mon petit gars, et alors oui, ton Jean du Piston aura raison de parler d'égalité."
Alors, les hommes n'étaient donc pas tous égaux ? Comment que ça se faisait ? Et eux les gosses, ils n'étaient pas les égaux de leurs camarades, ils n'étaient pas, par exemple, les égaux d'Albert ?
"Nous ne sommes pas les égaux d'Albert ?"
Ah ! Albert !
"Voilà Albert qui revient, dit en riant le père Esprit... Revient toujours celui-là..."
Manière de ne pas répondre.
Les égaux d'Albert, ses petits gars ? Albert mangeait tous les jours à sa faim...
(VIII - pp. 45 à 47)
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TREMAOUEZANTREMAOUEZAN   06 novembre 2016
"Qu'est-ce qu'elle a donc ?"
C'était Anne-Marie encore.
Il sourit, le vieux médecin.
"Bah ! fit-il, c'est rien de méchant. Bah ! bah ! une petite affaire..."
Il parlait comme du fond de sa pensée et son œil rêveur allait d'un objet à l'autre, mais comme s'il n'eût rien vu.
"Faudrait...", commença-t-il.
La suite ne vint pas.
Il aurait fallu tant de choses pour soigner le monde ! Et d'abord, qu'ils vivent autrement les gens, pas à l'étroit comme ici; et encore ici c'était propre... Mais il en voyait des taudis, il en connaissait des misères ! Et rien, on ne faisait rien jamais et ils mouraient par milliers. Souvent, il avait honte de dire à ses malades comment on aurait pu les guérir, tout comme s'il eût été complice. On ne pouvait pas les guérir puisqu'ils n'avaient pas d'argent...
(XXIV - pp. 106-107)
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Vidéo de Louis Guilloux
extrait de COCO PERDU de Louis Guilloux
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