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Florie Briand (Autre)
EAN : 9782278120871
160 pages
Didier Jeunesse (06/07/2022)
3.86/5   14 notes
Résumé :
Crotte de nouille ! Julia vient de se faire voler ce qu'elle a de plus précieux : la photo de son papa. En plus, les deux chapardeurs sont des oiseaux exotiques qui n'ont rien à faire sur son île ! Mais la jeune fille n'est pas au bout de ses surprises. Primo, elle se rend vite compte qu'elle peut comprendre leur langage ! Secundo, les deux cornichons à plumes lui font du chantage ; sa photo contre un service... peu ordinaire. Pour remplir sa part du marché, Julia v... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
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Julia est une petite fille espiègle et débrouillarde. Elle vit sur une île avec sa mère et sa grand-mère, mais elle ne connait pas son papa et elle espère, qu'un jour, elle le verra arriver du débarcadère. En attendant, elle vit sa vie de gamine délurée jusqu'au jour où, crotte de mouche ! deux cornichons à plumes volent la seule photo qu'elle possède de son père. Et, puisqu'elle comprend le langage de ces deux volatiles exotiques, ils vont s'entendre comme larron en foire et passer un marché insolite.
Dans ce roman jeunesse, la réalité d'une famille mono parentale et des conflits entre parents et enfants se mêle à l'imaginaire avec ces oiseaux d'une île inconnue que la fillette est seule à comprendre. D'autres éléments du registre du merveilleux parsèment l'histoire et Julia, comme les héroïnes d es contes, devra surmonter quelques épreuves avant de voir ses rêves se réaliser.
L'histoire est aussi pleine de bienveillance car on finit par se réconcilier. La petite touche d'humour est très plaisante avec ces gros mots drolatiques de Julia. Et, crotte de nouille, on en redemande !

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Grâce à Didier Jeunesse, via net galley, j'ai lu en avant première : Julia et les oiseaux perdus de Karine Guiton.
Crotte de nouille ! Julia vient de se faire voler ce qu'elle a de plus précieux : la photo de son papa. En plus, les deux chapardeurs sont des oiseaux exotiques qui n'ont rien à faire sur son île !
Mais la jeune fille n'est pas au bout de ses surprises.
Primo, elle se rend vite compte qu'elle peut comprendre leur langage ! Secundo, les deux cornichons à plumes lui font du chantage ; sa photo contre un service.. peu ordinaire.
Pour remplir sa part du marché, Julia va s'embarquer dans une drôle d'enquête qui la mènera bien plus loin que ce qu'elle avait imaginé.
Julia et les oiseaux perdus est un roman d'aventure jeunesse captivant qui emmènera les enfants sur une île.
Julia y vit, un peu en solitaire certes, mais elle n'est pas malheureuse. Seul bémol : elle ne connaît pas son papa. Elle possède une photo de groupe où il est présent sans savoir qui il est réellement. Tout un secret entoure sa naissance, c'est agaçant pour la jeune fille qui aimerait enfin avoir des détails sur ce papa qui l'intrigue tant.
Elle vit sur l'île en compagnie de sa grand-mère et sa maman, qui tiennent une épicerie où l'enfant les aide régulièrement.
Quand deux oiseaux mystérieux vole le précieux cliché, c'est le début d'aventures hautes en couleur pour Julie.
Elle va se trouver un allié inattendu en son ennemi juré. Ensemble, ils vont aider les deux oiseaux dans une quête surprenante.
J'ai été touché par ce roman jeunesse qui est presque un conte, en tout cas il en possède quelques codes.
L'écriture de Karine Guiton est poétique, et m'a totalement transportée dans l'univers de cette petite fille et son île.
Julia et les oiseaux perdus est un bien joli roman jeunesse qui m'a charmé et que je note tout naturellement cinq étoiles.
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L'édition
D'abord, j'ai beaucoup apprécié la belle édition des éditions Didier Jeunesse. Les dessins par Florie Briand sont attrayants. La couverture, avec ses deux oiseaux, la fille souriante, le platane, les jolies couleurs. Les jeunes lecteurices reçoivent en plus une image des personnages principaux, et ils peuvent en faire un marque-pages. Il y a également un joli dessin au-dessus de chaque chapitre qui en dit un peu plus sur le contenu. Finalement, les caractères sont grands et clairs, le papier d'un grammage correct a la couleur un peu vieillotte qu'on aime des vrais livres, un blanc-beige qui adoucit le blanc.
Une belle édition.


Le contenu
Julia ne connait pas son père et voudrait tellement le trouver, le connaitre… C'est le thème auquel sont confrontés beaucoup d'enfants dans la société. Mais en plus, il y a confusion pour ces enfants qui n'acceptent pas facilement / ne comprennent pas que maman n'essaie pas / ne désire plus revoir ce monsieur qui est leur père !
Julia est élevée par sa maman et sa mamie. L'ambiance est très chaleureuse, mais pourtant, Julia doit aussi se tenir à certaines règles. Sa maman est gentille mais elle l'élève aussi, Julia doit obéir, sa mamie est toute douce.
Et puis, en classe Julia est assise à côté de Martin à qui elle n'adresse pas la parole (et vice-versa). Les mères des deux enfants ont un grand désaccord. En plus, Julia et Camille sont de très bonnes amies. Ce sont les thèmes des préjugés et de l'amitié qui sont abordés. le personnage de Martin sera tout aussi attachant que celui de Julia. Camille apportera du dynamisme avec ses recherches sur internet. A eux trois, ils vont résoudre cette aventure.


J'ai beaucoup apprécié que ce n'est pas parce que Shazie et Azhio sont deux beaux oiseaux bleus, que le livre en deviendrait sentimental ou romanesque. Pas du tout ! Les oiseaux se chamaillent constamment, Azhio peut être particulièrement arrogant envers Julia aussi. Et Julia sait bien quoi répondre, elle est une fille forte, pas à court de mots ni, surtout, de jurons amusants qui font rire jusqu'à la fin.


Le style
Les livres pour jeunes ont cette particularité agréable que les évènements s'enchainent de façon linéaire. Ce qui se passe est simple et clair. le vocabulaire n'est non plus pas trop difficile. Mais Karine Guiton connait l'art d'utiliser quand même de beaux mots, de faire de jolies phrases. Langage simple ne veut pas dire plat chez elle. Et ainsi… scénario simple, écriture jolie... on peut s'amuser. En avant pour l'aventure !
Dès le départ on rentre à fond dans l'histoire et elle tient en haleine jusqu'au bout. On ne peut plus lâcher le livre tellement il est amusant et passionnant. le rythme rapide, des rebondissements à chaque page qu'on tourne… et puis les personnages sont si attachants qu'on veut savoir comment se terminera cette histoire pleine de suspense et de questions. (Elle se terminera bien 😊).


Les points que je n'ai pas appréciés pourtant
- Ne pas vouloir vivre longtemps, parce que tous vos amis seraient morts, même vos enfants, et que vous seriez seule ? Foutaises ! La joie de vivre se trouve ailleurs. On peut toujours se faire de nouveaux amis. Ou bien encore... aimer la solitude.
- Shazie et Azhio sont de beaux oiseaux. Ils peuvent faire quelque chose pour Julia, donc son amour pour ces oiseaux, le fait qu'elle veuille les sauver pour qu'ils ne doivent pas vivre dans un zoo (ou pire, terminer dans une casserole) n'est pas dénué d'intérêt personnel.
J'ai regretté que Julia n'aille pas un peu plus loin dans son amour pour les animaux. Ainsi, elle va souvent à la pêche avec sa mamie. D'un côté, elle veut sauver des oiseaux du zoo ou de la casserole, le moment d'après elle mange un grand poisson qu'elle a pêché elle-même (ou que mamie a pêché) et elle en est toute fière. Et les têtes de cerfs dans le couloir du maire ne lui font pas penser à la chasse ou la souffrance des animaux, elle en a juste peur, ou bien, selon le moment, elle trouve qu'ils semblent sourire…
Ce n'est que quand il y a un intérêt personnel que Julia aime les animaux. Cette façon d'aimer n'est que trop humaine, dans le mauvais sens. C'est une occasion manquée de faire comprendre la souffrance des animaux aux enfants, et de faire comprendre l'amour dénué d'intérêt personnel. Car même avec Martin, ils s'entraident malgré leurs préjugés l'un envers l'autre, mais ils ont chacun un intérêt personnel, c'est du troc. de là nait une amitié, c'est vrai, mais personne n'a aimé ainsi, sans raison, se foutant pas mal de ce que disent les gens, des normes.



Mais que cela n'enlève pas le plaisir de lire cette aventure car elle est vraiment très amusante.
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Julia vit sur une île et ne s'en porte pas plus mal. Contrairement à d'autres enfants ou adolescents, cet isolement ne lui pose pas de problème. Elle vit ici avec sa mère et sa grand-mère Léonie, qui tiennent la seule épicerie de l'île, c'est à dire le seul moyen de se procurer de quoi se nourrir, sauf à être comme madame Alice Lhirau qui se fait livrer expressément ses provisions du continent. Cinq ans plus tôt, elle a accusé Estelle, la mère de Julia de vol, et même si rien n'a pu être prouvé, elle n'a cessé de le répéter à qui voulait bien l'entendre. Les enfants, à l'école, ne manquent pas de se moquer de Julia pour cela, mais aussi parce qu'elle préfère nettement lire plutôt que de se mêler à eux. Harcèlement ? Je ne dirai pas cela, je parlerai plutôt de bêtises ordinaires d'enfants qui se croient tout permis. Martin Lhirau, le fils d'Alice, reste curieusement neutre, voir même… Il faut dire qu'il a ses propres soucis avec sa mère, qui m'a fait penser irrésistiblement à une ogresse de contes de fées.
Il est d'autres éléments qui rappellent le conte dans ce récit. Je pense notamment à ses deux mystérieux oiseaux qui arrivent sur l'île. Personne ne sait à quelle espèce ils appartiennent, et si certains se plaignent de leur présence (ah ! les déjections, c'est quelque chose !) d'autres collectionneurs en tout genre voient très bien le profit qu'ils pourraient en tirer en les confiant à un zoo.
L'on pourrait dire que ses oiseaux n'ont rien demandé à personne. Et bien si ! Ils sont demandé quelque chose à Julia, un service assez spécial, qu'elle tâchera de leur rendre. Il n'est pas toujours facile de s'entendre avec un couple d'oiseaux qui ont chapardé un objet auquel elle tenait, il est encore moins facile de s'entendre avec eux quand l'un des deux a un caractère un peu particulier. Sa mission se corsera un peu plus quand des embûches se placeront sur sa route. Heureusement, elle pourra compter sur une aide inattendue. D'ailleurs, les faits inattendus seront nombreux dans cette intrigue, qui ira de rebondissement en rebondissement, de quoi tenir en haleine jeune et moins jeune lecteur. Ce livre nous parlera aussi des secrets de famille, et de quêtes un peu folles que certains sont prêts à mener, sans nécessairement penser aux conséquences.
Un joli moment de lecture.
Lien : https://deslivresetsharon.wo..
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Il y a des livres jeunesse qu'on peut lire à tout âge avec plaisir et ceux qui ont clairement un âge limite de consommation (celui du personnage principal, en général). Cela m'a semblé être le cas de Julia et les oiseaux perdus. En tant qu'adulte, je n'ai pas vraiment accroché et je me suis même posé la question de son intérêt pour de plus jeunes lecteurs.

Mais commençons par un bref résumé : Julia vit sur une île avec sa mère. Un jour, apparaissent deux étranges oiseaux multicolores, assez mal embouchés, d'ailleurs. Julia ne leur accorde que peu d'intérêt jusqu'à ce que l'un d'eux lui vole la seule photo qu'elle ait de son père. Pour la récupérer, elle doit leur trouver un fruit rare seul capable de leur donner assez de forces pour retourner dans leur pays. Mais les habitants de l'île, excédés par les dégâts qu'ils causent, veulent se débarrasser au plus vite de ces volatiles indélicats.

Il y a un certain suspens à certains moments de l'histoire mais, dans l'ensemble, le rythme n'est pas très accrocheur. Dans son ensemble, on se demande un peu quel est l'intérêt de cette histoire. Ce n'est pas vraiment drôle ; cela ne fait pas vraiment réfléchir ; ce n'est pas une fable écologique. L'île est imaginaire mais la vie décrite est réaliste, si l'on exclut l'apparition d'oiseaux qui parlent et exaucent les voeux...
L'autre élément qui peut rendre un roman attachant, ce sont les personnages. Je n'ai pas trouvé que ce soit le cas ici. Julia n'est pas une petite fille très sympathique et sa manie de ponctuer ses phrases de "crotte de (toutes sortes d'animaux)" ou d'insulter un peu tout le monde est assez agaçante. Cela peut peut-être amuser les jeunes lecteurs de moins de dix ans mais, clairement, ça perd de son charme lorsqu'on est plus âgé.
Le style d'écriture n'est pas non plus très remarquable. C'est une espèce de style indirect libre permanent comme en utilise certains auteurs jeunesse, intégrant parfois des mots que personne n'utilise comme "son aïeule" ou "la vieillarde" pour désigner la grand-mère de Julia.

Le style d'écriture et la psychologie des personnages n'étant pas le point fort de ce roman, cette histoire aurait peut-être été un peu plus agréable à lire sous forme d'album, de bande dessinée ou, au moins, avec de véritables illustrations. La couverture est plutôt jolie et donne envie d'en voir plus.

En résumé : un roman qui, passé la couverture, n'a pas un grand intérêt.
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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
Julia, allongée dans son lit, fait semblant de dormir. Elle écoute le bruit étouffé de la télé dans le salon. puis sa mère se lever, remuer quelques objets, se laver et enfin venir à son tour se coucher.
Plus un bruit. Julia lutte contre le sommeil. (...)
Un hululement la réveille. Une chouette ? Shazie ? Azhio ? un coup d'oeil vers le radio-réveil : zut, minuit une !
Vite, pas une minute à perdre. Elle va être en retard ! Elle se débarrasse de son pyjama, enfile ses vêtements, descend l'ecalier à pas de chat en évitant avec soin la troisième marche qui grince chaque fois qu'on pose le pied dessus Dans la cuisine, le vieux réfrigérateur ronfle comme un chien endormi. Un verrou, deux verrous. Hop, la porte d'entrée est ouverte. Dehors, la lune éclaire la façade lugubre de la mairie et le rideau de fer de l'épicerie. La sirène de la fontaine la fixe de ses yeux moussus. Julia frissonne. Une ombre au pied du platane. Elle file la rejoindre sans un bruit.
- Tu es en retard, chuchote Martin.
- Oh, ça va, juste cinq minutes !
Le garçon regarde sa montre.
- Huit, exactement.
Impatiente, Julia sautille sur place :
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- Et mon père ? Tu crois qu'il est en Afrique en ce moment ? Ou alors... dans l'océan Indien sur un énorme paquebot ?
Léonie, surprise par la question, murmure après un silence gêné :
- Tu sais bien que je ne peux pas te répondre, Julietta. Je ne sais même pas à quoi il ressemble.
- Maman me répond à peine quand je pose des questions sur lui. Je suis sûre qu'elle ne me dit pas tout ! C'est franchement énervant et même carrément injuste ! J'ai le droit de savoir !
Julia fixe les reflets lumineux du soleil sur la surface de l'eau d'un air renfrogné. Elle hésite un instant à lui parler de la photo dérobée par les oiseaux.
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Tu sais, il y aura toujours des gens pour te dire comment tu dois te comporter. Surtout lorsqu'on est une femme. Ne les écoute pas. Tu as le droit de chérir la solitude, de rêver. Tu as le droit d'être différente. Et moi, je t'aime comme tu es, ma Julia.
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Elle espionne discrètement le profil de Martin qui se cure consciencieusement le nez tandis que Mme Escudier récite la conjugaison du verbe "proliférer" au futur de l'indicatif. Depuis lundi, le jour où il a évoqué le kioraby, le jeune garçon ne lui a plus adressé la parole et ne l'a pas regardée une seule fois. Comme si leur conversation n'avait jamais eu lieu.
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(en conversation avec l'oiseau arrogant Azhio)

- Jeune fille, permettez-moi de vous poser à nouveau la question: comment une tête de linotte comme vous a-t-elle pu prouver ce kioraby si rare ?
- Vous voulez vraiment le savoir, cornichon à plumes ?
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Avec Éric Senabre, auteur entre autres de Sublutetia, de Megumi et le fantôme et romancier qui a inauguré le catalogue, et Karine Guiton, autrice de la Sorcière des marais et du Chameau de la bibliothèque.
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