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Critique de Alfaric


Alfaric
  23 janvier 2014
Que Papa Legba le Connecté nous protègent tous ! Sven Tverskoeg est de retour !!! Si vous n'aimez pas les trucs bourrins, et bien passez votre chemin...

Le 2e tome est moins prenant que le 1er car le trek sur Hékati est moins épique que la Bataille d'Illesville. Pourtant il n'est ni moins bien écrit (gageons que si l'auteur a travaillé son non-style, Suzy Borello qui a bénéficié du travail de Grégory Bouet y est aussi pour quelque chose) ni moins bien construit. Les ficelles sont toujours là pour permettre à Sven de sévir et de s'en sortir.
Je suis resté quand même sur l'impression que David Gunn en gardait sous le coude, tant l'interlude qui lorgne sur les terres du manga "Gunnm" tranchait avec tout le reste de par sa qualité.

Commençons donc cette fois-ci par les défauts, ceux-ci étant assez enquiquinants.
Les enjeux de l'intrigue sont encore plus nébuleux que dans le tome 1.
Lacune ou parti-pris ? on peut douter car Sven le narrateur en a rien à carrer des luttes d'influences entre puissances et entre puissants, et le fait bien sentir. Tout le monde le prend pour un bourrin psychopathe et l'envoie en mission suicide. Sauf que Sven veut remplir sa mission et rester en vie. Ce n'est pas de tout repos.
Reste qu'il y a quand même des trucs limite incohérents :
La mission secrète de Sven pour l'U/libre est tellement secrète que personne ne sait de quoi il retourne… comment s'étonner que ça part en cacahuètes dès le départ et qu'on passe pas mal de temps à tourner en rond ?
Et puis c'est bizarre cet accord de paix que personne ne veut voir signé.
Et puis c'est bizarre cette façon de Vijay de laisser son escouade s'échiner en vain. Et le fait le plus marquant du roman est traité par-dessus la jambe. Les Aux' se font entuber 2 fois. Par la même personne. Et de la même manière. L'escapade finale avec ses allers-retours, c'est un beau bordel quand même !

Les aspects scientifiques sont aussi flous que dans le tome 1 voire plus :
Vu la puissance de feu des mercenaires, des octoviens et des Exaltés, on se demande pourquoi ils tremblent devant la puissance de l'U/libre… mais bon d'un autre côté on ne s'attaque pas à quelqu'un qui possède l'arme atomique puissance mille.
Les clones, les implants cérébraux, les symbiotes, les processus de résurrection, les infosphères, les intelligences collectives, les technologies divines des cyborgs vaudous…
Lacune ou parti-pris ? on peut douter car Sven le narrateur en a rien à carrer des explications scientifiques que ne concernent pas les armes et les moyens de tuer.

Pour le reste c'est assez jouissif de se retrouver à mi-chemin de "Demolition Man" (d'ailleurs Sven a un problème de coquillages dans les WC de l'U/libre) et des "Morfalous". Les répliques fusent, les répliques tuent. C'est parfois du Audiard grand cru. Grâce à un humour typiquement militaire, dès qu'un dialogue commence par « oui mon sergent/lieutenant/colonnel/général », cela part systématiquement en vrille. Durant la négociation « jacques à dit » finale, j'étais mort de rire à chaque phrase.
Et le meilleur personnage du roman est… le flingue de Sven !!!
L'arme intelligente accro à l'action et la baston est la version arme à feu de Stormbringer.
Il y a du sexe. C'est cru. Mais s'est moins prégnant que chez Richard Morgan. Il y a de la violence. C'est cru. Mais s'est moins prégnant que chez Richard Morgan.
Le passage avec les clones mercenaires est trop peu exploité.
C'est con car on avait presque la version SF des Claymores de Nohihiro Nagi.

Et il y a un non sens burlesque à cette quête qui part en cacahuètes dès le départ. Les plans de Sven sont aussi barrés que ceux de John Crichton… C'est bon de trouver l'esprit "Farscape" !!! Ajoutons que l'introduction et la conclusion c'est les "Tontons Flingueurs" dans l'Espace !
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