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Stéphane Blanquet (Illustrateur)
EAN : 9782846261456
247 pages
Au Diable Vauvert (30/08/2007)
3.39/5   69 notes
Résumé :
Cinq étudiants partent en week-end dans un chalet perdu au bord d'un lac pour se détendre après leurs examens.
À la nuit tombée, ils aperçoivent une ombre qui les observe en lisière de la forêt. Le cauchemar va commencer... Dans la plus parfaite tradition des slashers, Thomas Gunzig rend un hommage plein d'humour à une sous-culture pour lui fondatrice, dans un roman codé où tout est référence, du plus surréaliste au plus gore.
Critiques, Analyses et Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
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Patrice, Marc, Ivana, JC et Kathy sont étudiants et plus ou moins amis. Ils décident de passer un week-end dans un chalet perdu au fond des bois, près d'un lac. Vous avez lu le titre, faut-il vraiment en dire plus ? Oui, ça va saigner, ça va couper, ça va souffrir et ça va crier.

Il y a quelque chose de jouissif dans ce genre de lecture qui répond parfaitement aux codes du genre dans lequel elle s'inscrit. L'atmosphère alcoolisée et sexuelle du début devient glauque et angoissante à souhait à mesure que les mystères sont dévoilés. Qu'est-il arrivé à la sœur d'un des protagonistes ? Qu'est-ce qui se cache dans la cave ? Quel secret légendaire est bien dissimulé par les habitants de la région ? Les personnages sont archétypaux au possible : le beau gosse odieux, la blonde écervelée qui ne supporte pas la solitude, l'intello déterminée à réussir, le mec cool et le pauvre gars complexé. « Je vais pas te retenir, mais je vais te dire que t'es un con. Tu n'es pas invulnérable... / JC se redressa, il tenait fermement un couteau à viande de belle taille dans la main droite. Ce gros qui m'a attaqué non plus. » (p. 65) OK, il y a des incohérences et des questions qui ne trouvent pas de réponse. Mais ce qu’on demande à ce genre de texte, ce n’est pas une démonstration : c’est du frisson !

10 000 litres d'horreur pure est un slasher et un survival qui font honneur au genre. Les illustrations sont cauchemardesques et parfaitement réussies pour installer le malaise. Et elles aident à visualiser les saloperies de monstres cachées dans les sous-sols. « Devant lui, dans le frigo ouvert, éclairé par la petite ampoule de quinze watts, il y avait la plus horrible chose qu’il ait vue de toute sa vie. C’était un paquet de chair à vif, de pattes, de doigts, de pieds. Il y avait des yeux, à différents endroits, des bouches, des dents, des nez, des extrémités pointues et d’autres griffues comme des champignons sur une carcasse d’animal mort. » (p. 119) Précision : je ne supporte pas les films de ce genre, mais les livres, allez savoir pourquoi, ça passe très bien... Allez, vous reprendrez bien une louche de gore ?

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L'histoire de ce roman ressemble à celle de n'importe quel film d'horreur. Un groupe d'amis part en camping, dans une région isolé et se retrouve confronté à l'horreur absolue.

Tout d'abord, en critique globale, je dirais que ce livre est génial dans son "nanardisme". Je m'explique. Dans ce livre, vous allez retrouvez TOUT les clichés d'un films d'horreur classique : le beau gosse, la blonde nunuche, le gars mal dans sa peau, les deux "figurants", la cabane isolé au fond des bois, l'épicier louche et, oh surprise, la maison abandonnée qui ne l'est pas tant que ça. Ils y sont TOUS! C'est une force de ce livre, TOUT est tourné en dérision, autant les réaction de la blondasse, que les cours de chimie à tout va dans une situation qui ne s'y prête absolument pas!

De manière plus générale, le livre se lit très vite (je l'ai finit en moins de 24h) car il est très fluide, et justement se vit comme on regarderait un film. le côté fantastiques est relativement bien travaillé et l'angoisse est palpable.

En revanche, la fin en elle-même est une fin que je qualifierais de "fin à double tranchant". Elle laisse quelques question en suspens mais j'ai pour ma part adoré justement cette fin pleine de doute et de non-dit. C'en est presque inattendu.

"10 000 Litres d'horreur pure" reste tout de même mon petit coup de coeur horrifique de ces derniers temps, autant pour sa construction et ses clichés classiques que pour sa dose d'originalité et son ambiance, et rentre donc dans la catégorie de livre que je conseille sans souci. A réserver cependant aux fans du genre même si, je pense, tout le monde peut apprécier ce petit O.V.N.I de la littérature horrifique.

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Juste wow ! Un roman court, efficace et absolument captivant ! Thomas Gunzig nous plonge dans un slasher en one shot, reprenant tous les clichés des films d'horreurs: la blonde superficielle, son mec blindé aux as et prétentieux un max, leur pote le type intello à lunettes un peu gras et puceau, la fille intelligente et gentille qui n'a pas de privilège contrairement au reste de la bande et qui doit se battre dans la vie pour obtenir ce qu'elle veut, et son copain le gars sympa et attachant, au passé douloureux. En alliant l'univers de Lovecraft et celui de Massacre à la tronçonneuse, on obtient 10 000 litres d'horreur pure. du début à la fin j'ai été happée par l'écriture ô combien crue, mais également pleine de vivacité ! Une plume aiguisée qui nous plonge dans les ténèbres d'une nuit mortelle, impossible de lâcher ce bouquin, impossible d'en déduire la fin, impossible de ne pas trembler, absolument génial !

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C'est reparti pour les découvertes dues aux collègues. Cette fois, c'est Loesha qui me fait découvrir ce titre. Elle est fan de films d'horreur.

Moi, pas forcément, même si j'ai vu quelques classiques du genre, je pense, dont Massacre à la tronçonneuse, à Scream aussi. Alors, quand on sait que tout dans ce roman est fait de références, je n'ai pas forcément été à même de toutes les retrouver. Mais peu importe : je connais les codes du genre et j'ai donc pu apprécier ma lecture.

Après les examens, 5 jeunes décident de se détendre dans le chalet de l'un d'eux, au bord d'un lac isolé. Après une partie de jambes en l'air, deux jeunes sortent en pleine nuit dans la forêt : ils ont cru voir une ombre bouger. Les personnages sont volontairement caricaturaux : le sportif qui ne pense qu'à coucher et se droguer, la bimbo qui ne pense qu'à sortir avec un mec en vue, un puceau intello, le gentil couple... et bien sûr la menace qui plane d'un ou de plusieurs tueurs psychopathes. Tous les ingrédients du slasher donc.

Pourtant, nous le savons tous : 1) pas de sexe avant le mariage 2) ne pas sortir la nuit 3) ne pas se séparer 4) ne pas changer de plan en cours de route... On ne peut s'empêcher de sentir venir la catastrophe à chaque choix des personnages et de leur dire "Non !". Une ambiance lourde que l'auteur tourne vite en dérision : ce n'est absolument pas crédible (l'explication du lac notamment) et c'est ce qui en fait la saveur ! J'ai par exemple adoré le passage où Patrice récite ses cours de chimie alors qu'il baigne dans une mare de corps plus ou moins en décomposition.

Par contre, je n'ai pas apprécié les illustrations de Blanquet, qui m'ont rappelé le côté ero guro de la jeune fille aux camélias et m'ont mises mal à l'aise.


Lien : http://nourrituresentoutgenr..
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Roman inspiré des grands slasher des années 80-90.

On retrouve des personnages typiquement "cliché" :

La blonde superficielle

Le "bo Goss" friqué

La fille intelligente issue d'un milieu modeste

Le ga sympa que tous le monde aime.

Et oui pour finir cette bande de joyeux lurons, nous avons le geek intello un peu en sur poids, cachant un lourd secret dans son passé. Secret qui bien sûr resurgir naturellement puisque qu'il vont passer un week-end dans le chalet de la tante du geek, et comme par hasard c'est dans ce même chalet que plusieurs années auparavant sa soeur handicapée avait disparu.... Ils arrivent sur les lieux rien de bien spécial jusque là.. Puis dans la nuit sa devient complètement WHAT THE FUCK!! C'est le cas de le dire, on tombe sur 2 créature plus qu'étrange l'une vivant dans un frigo LUI et l'autre vivant dans une baignoire ELLE.

C'est un style assez particulier auquel j'adhère totalement.

L'histoire m'a en revenche fait penser à un autre roman que j'ai lu dernièrement et qui fait partie de mon top 3 "Dirty Sexy Valley" de Olivier bruneau.

Gore, drôle, décadent, d'inspiration slasher 80-90 voila un résumé en quelques mots.

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Citations et extraits (23) Voir plus Ajouter une citation

Je me souviens que la première fois que j’ai flirté

d’une manière un peu sérieuse avec une fille, c’était

devant le film BigFoot et les Henderson, un navet

assez énervant pour ados réalisé par William Dear,

l’espèce de nouille qui récidiva quelques années plus

tard avec une insupportable histoire de super-héros :

The Rocketeer.

Ce flirt, c’était quelque part au milieu des années

80 et les jeunes de mon âge découvraient les premiers

lecteurs VHS, de gros rectangles assez proches

dans leur conception du lave-vaisselle, et les premiers

vidéoclubs qui apparaissaient comme de fabuleuses

oasis pour les dégénérés en devenir que nous étions.

Nous n’avons pas été très nombreux au début à

posséder un lecteur VHS. C’était cher, c’était nouveau,

il fallait avoir des parents sans aucun sens des réalités

pour mettre l’équivalent de mille euros dans une

5

technologie dont on ne percevait pas, alors, toute la

portée… Mais si les parents ne la percevaient pas,

pour les enfants d’une télévision qui ne comptait

qu’une poignée de chaînes ne programmant que de

l’eau minérale, c’était autre chose. Aux yeux de ces

enfants-là, les vidéos, c’était comme la découverte

du vrai monde pour quelqu’un qui serait resté

séquestré durant les quinze premières années de sa

vie. Parce que, évidemment, ce que nous cherchions,

ce n’était pas les comédies ou les romances ni toute

la morve officielle qui passait dans les cinémas ou

sur les chaînes où veillait la censure

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Ce qui est étonnant, c’est que la décomposition des matières organiques à l’air de se faire très lentement. Une telle quantité de corps, ça doit faire des années, sans doute des décennies qu’on les met ici. Normalement, tout ça devrait être transformé en vase. Sauf, peut-être les os et les dents. Mais il y a plein de morceaux qui ont l’air en bon état. Je savais que c’était possible dans un milieu anaérobie ou bien il faut qu’il fasse vraiment très froid… Remarque, tout dépend de la teneur en chlorure de sodium du mélange dans lequel on se trouve.

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Il détestait la campagne, voilà exactement le genre de conneries qui n’arriveraient jamais en ville, tout simplement parce qu’en ville, on savait à quoi s’en tenir, tout le monde était suspect. Mais en ville, la plupart des gens étaient innocents. Ici, par contre, si tout le monde à première vue, avait l’air innocent, tout le monde avait, après vérification, l’air de tremper dans des eaux salement croupies.

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Les habitudes des riches et des puissants n’avaient pas vraiment changé depuis le Moyen-Âge : les industriels, les financiers, les golden boys et autres moteurs du capitalisme préféraient rester entre eux plutôt que de s’unir avec de « vulgaires » mortels. De fil en aiguille, ce culte de « l’excellence », de « l’exception », ça donnait de sales cons à la JC. Un bel emballage de gamin bien nourri, de jolis pulls en fil d’Écosse, de jolies voitures… Mais un cerveau définitivement pourri… Un dégénéré, capable de dépenser en une soirée ce qu’elle mettait un mois à gagner en travaillant quatre soirs par semaine comme serveuse dans un restaurant pseudo-italien.

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Elle détestait la solitude. La solitude agissait sur elle comme un miroir dans lequel elle voyait son reflet. Et elle n’aimait pas ce reflet. Quand il n’y avait plus de copines avec qui « déconner » et quand il n’y avait plus de mecs pour la regarder, elle sentait toutes ses limites lui remonter de très profond. Elle sentait qu’elle ne serait jamais une bonne psy et, de toute façon, elle n’arrivait pas à s’intéresser à ses études. Pire… Elle ne s’intéressait à rien. Même le sexe commençait à l’ennuyer un peu. C’était comme si elle se détachait de la vie, petit à petit, sans savoir où ce détachement allait la conduire.

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Vidéo de Thomas Gunzig
A l'occasion de la sortie de son roman "Le Sang des bêtes", nous avons réalisé une interview de Thomas Gunzig, dont voici un court extrait.
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Jack Torrance, gardien d'un hôtel fermé l'hiver, sa femme et son fils Danny s'apprêtent à vivre de longs mois de solitude. Ce film réalisé en 1980 par Stanley Kubrick avec Jack NIcholson et Shelley Duvall est adapté d'un roman de Stephen King publié en 1977

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