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EAN : 9782846269612
Éditeur : Au Diable Vauvert (31/08/2017)

Note moyenne : 3.25/5 (sur 106 notes)
Résumé :
Bébé rescapé d’un accident d’avion, Charles grandit dans la jungle africaine.
Retrouvé par hasard le jour de ses seize ans et ramené à sa famille, il va découvrir les misères de la civilisation dans une petite ville du nord de l’Europe. La rage au ventre, il mettra tout en oeuvre pour retourner d’où il vient et où l’attend l’amour de sa vie.
Un magnifique roman d’amour, classique et drôle, lyrique et cruel, sombre et optimiste.
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Critiques, Analyses et Avis (41) Voir plus Ajouter une critique
Annette55
  17 mars 2018
Voici un drôle de livre écrit par un auteur belge né à Bruxelles, oú il vit , chroniqueur à la radio, déniché par Marylin, mon amie fidèle de la médiathèque.
L'auteur imagine l'histoire d'un bébé rescapé d'un accident d'avion: Charles ,(qui grandit dans la jungle africaine),: le drame du vol Paris - le Cap, oú 320 passagers et membres d'équipage avaient disparu , ce jour là , dans une zone entre le Congo et la République Centrafricaine .
La France et la Belgique dépêchèrent des secours et des experts .
Retrouvé par hasard dans la jungle le jour de ses seize ans, ramené à sa famille dans une petite ville belge , il fait connaissance avec son oncle Alain Vanhout, le bourgmestre, Murielle , son épouse, ses cousins : Frédéric, mal dans sa peau, et Aurore, deux adolescents .......
Charles :" enfant sauvage "éduqué en pleine brousse , refuge d'une bande armée, à la fois victime et rebelle , mûr et cultivé, grâce à son père adoptif, grand amateur de littérature , qui l'a initié à la poésie et à la philosophie ..........
Celui-ci , en réintégrant l'Europe prend connaissance de l'univers scolaire , de la vie familiale et sociale en Belgique .
Rien ne lui convient , il critique violemment le milieu enseignant , et, pourtant il s'agit de professeurs désintéressés et dévoués ......
Tous les personnages à part cul- nu , Aurore et Septembre , la femme qu'il aime, sont dépeints de maniére caricaturale !
Ses camarades : "les loosers, "les cools "et "les populaires " sont ridiculisés ,
Il déplore la tyrannie et l'absurdité des réseaux sociaux .
Il évoque avec férocité la futilité des jeunes d'aujourd'hui et leur côté moutonnier ........
Le vocabulaire est riche , brillant , ponctué de métaphores, les dialogues sont crus et contemporains .
Nombre de citations de poèmes classiques viennent enrichir le texte avec grâce , " de Charles-Baudelaire, Gerard-de-Nerval, Paul-Verlaine en excluant Arthur-Rimbaud, "prétentieux , menteur, malhonnête , déserteur ......"
L'auteur utilise un style direct, sans fioritures, il est doué pour les images poétiques et pose un regard cruel et décalé , féroce sur notre société contemporaine .
C'est une critique impitoyable , ironique , sous forme de fable parfois absurde et burlesque de la civilisation dans une petite ville du Nord de l'Europe , teintée d'humour, une oeuvre drôle , à la fois sombre et optimiste puisque à la fin l'amour attend notre héros ! N'en disons pas plus .......
Un livre qui fait réfléchir , revenons au titre , et si " La-vie-sauvage" n'était pas celle que l'on croit ?
Je ne connais pas l'auteur, édité au "Diable Vauvert ,"peut- être mes amies belges le connaissent -elles ?
Ce n'est que mon avis , bien sûr !
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jeunejane
  08 juillet 2020
Charles est un bébé lorsqu'une bande de rebelles le retrouve , seul rescapé sur les lieux d'un crash aérien.
Il va vivre son enfance avec ce groupe au milieu de sauvageries entre tribus. le chef qui s'occupe de lui a dans sa sacoche des livres de Baudelaire et d'Apollinaire. Charles va s'instruire et approfondir ses réflexions grâce à ses lectures. Il fait la connaissance d'une toute jeune fille du même âge que lui. C'est la seule survivante de son village. Elle suit le groupe. Charles et Septembre vont tomber tout doucement amoureux.
Pendant ce temps, alors que Charles a 16 ans, un informaticien spécialiste de Google le repère sur les photos.
Il est ramené chez son oncle qui a deux enfants et ne pense qu'à une chose, retrouver Septembre.
Il compare les sauvageries du monde du centre de l'Afrique et les sauvageries dans un autre genre du monde occidental avec Internet, le darknet fréquenté par son cousin.
Charles utilise les gens autour de lui pour se rendre invivable et ce, de façon cruelle et calculée.
A certains moments, le livre se montre très riche en réflexions, en passages très bien choisis de Baudelaire, d'Apollinaire et à d'autres moments, ses propos sont barbares, sans grand intérêt pour moi.
Je l'ai classé dans les romans Jeunesse car les réflexions de l'auteur font penser que c'est un adolescent qui a écrit.
J'ai donc moyennement apprécié le livre alors que j'avais beaucoup apprécié son dernier roman "Feel good".
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blandine5674
  06 octobre 2017
L'auteur a 47 ans ? J'ai pourtant eu l'impression de lire une prose écrite par un ado, même si le héros principal en est un. Application de phantasmes de jeunesse ? Charles, récupéré en Afrique où il vit depuis qu'il est bébé, réintègre l'Europe. le sujet semblait intéressant. Seulement on part sur la manipulation par internet et sur ce jeune de 17 ans qui aura des rapports sexuels avec sa psy, sa tante, sa prof parce qu'il les hait comme le reste du monde. Roman bourré d'invraisemblances.
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lafilledepassage
  28 septembre 2017
Roman sans génie. Banal. Et poussif. Les clichés s'enchainent, le ton est morne, l'originalité aux abonnés absents. Longs passages sur la futilité des jeunes d'aujourd'hui et leurs heures perdues sur Snapchat et autres réseaux sociaux, dénués de fondement et dignes de n'importe quel vieux con. Et truffé d'invraisemblances : qui croirait que Charles, éduqué en pleine brousse africaine, y découvre toute la littérature classique mais aussi se fasse une idée de la psychanalyse et de son histoire …
Thomas Gunzig règle ses comptes avec les profs de français, les psys de centre scolaire, les petits bourgeois des villes moyennes de province, les adolescents apathiques et les femmes de quarante ans et plus … Mais vous Monsieur Gunzig, quelle parade avez-vous trouvée pour échapper à l'horizon bouché, à l'univers fermé de votre petite vie minable et si tristement normale ?
C'est déplorable d'en être arrivé là.
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svecs
  18 octobre 2017
Je remercie d'abord l'opération Masse Critique de Babelio pour m'avoir permis de découvrir ce roman de Thomas Gunzig.
Gunzig, qui se définit lui-même comme un pessimiste qui aime la vie, fait partie de ces touche-à-tout qu'on croise régulièrement dans le monde culturel belge.
Tout d'abord romancier (Mort d'un parfait bilingue, Manuel de survie à l'usage des incapables), il a également signé plusieurs pièces de théâtre (L'héroïsme aux temps de la grippe aviaire, Contes Héroïco-Urbains) et s'est imposé comme l'une des signatures de la Matinale de la Première avec sa chronique Café Serré. Il est aussi un collaborateur de Jaco van Dormael avec qui il a coécrit son dernier film, le tout nouveau testament, ainsi que son spectacle Kiss & Cry.
Son humour volontiers caustique conjugué à un certain esprit poétique ait souvent mouche.
Dans ce roman, il imagine une fable cruelle et féroce. Son véhicule littéraire est Charles, un "enfant sauvage" qui découvre la civilisation. Charles est le seul survivant du crash d'un avion de ligne au dessus de l'Afrique. Il n'était alors qu'un bébé. Sa chance fut qu'un groupe de rebelles itinérants, pas vraiment engagé dans une cause ou une autre, si ce n'est celle de leur propre survie, fut témoin du crash. Ils étaient en train de récupérer tout ce qu'il y avait à récupérer lorsqu'ils découvrir ce bébé, miraculeusement indemne. Charles a donc grandi dans cette troupe nomade.
Il faudra un concours de circonstances qui inclut une google-car, 90.425 likes, 80.763 partages et un journaliste de troisième zone pour que Charles, devenu adolescent, soit identifié et rapatrié. Tout cela est expédié en quelques pages. la Vie Sauvage n'est pas une relecture belge des aventures de Tarzan. Charles est un révélateur qui permet à Gunzig de s'attaquer à son sujet de prédilection: une critique de l'absurdité de notre monde moderne.
Il imagine donc une ville de taille moyenne du Brabant, avec son bourgmestre, petit potentat de province confit de son importance (très) locale. Il lui adjoint une famille d'une désespérante normalité: une femme et 2 enfants. Son épouse, femme trophée strictement décorative, n'existe que dans son ombre mais se s'estime d'une importance démesurée par son seul statut de femme de... Quant à ses deux enfants, il s'y intéresse à peine. Aurore est une de ces adolescentes déjà broyée par un environnement familial étouffant et le poids de ne pas être à la hauteur des espérances de sa mère. Frédéric est un adolescent mal à l'aise, friand de vidéos immondes dénichées sur le dark web, branleur au sens littéral du terme et semble être un bon candidat pour un remake brabançon de Bowling for Columbine.
Enfin il y a l'école, toute en clichés.
Il y a les cools et les losers, la tyrannie des réseaux sociaux, les soirées semi-clandestines lorsque les parents sont absents...
Charles, tout auréolé de son histoire, est d'emblée adopté par les cools. Cette intégration découle toute autant de la bonne conscience, du parfum d'exotisme et de mystère que dégage Charles mais aussi du fait que Charles est mignon. Il se montre aussi étrangement mûr et cultivé. Il a en effet bénéficié de l'éducation stricte de son père adoptif, grand amateur de littérature, qu'il l'a initié à la poésie et à la philosophie.
Il ne faut pas chercher la vraisemblance à tout prix. Gunzig tisse une fable cynique et acide. Il introduit le ver dans le fruit et laisse transparaître la sauvagerie sous-jacente. Parce que la vie sauvage dont il est question dans le titre n'est pas nécessairement celle que l'on croit. Cela permet à Gunzig de composer quelques pages très drôle. Je pense par exemple à celles où Charles imagine la vie future et morne de Jessica, une de ses camarades de classe, où lorsqu'il dissèque la vie de sa tante, toute en superficialité. Il faut accepter au départ la facilité avec laquelle Charles s'intègre et sa maturité étonnante face à l'immaturité totale des autres personnages. Il faut accepter qu'il s'agit d'une satire acerbe et on peut dès lors se laisser porter. L'ironie mordante de Gunzig fait alors mouche. La sauvagerie feutrée des villas non-mitoyennes et des salles de classe apparaît clairement. Et ce pessimiste qui aime la vie qu'est Gunzig ose même une histoire d'amour et finit par exprimer ce qui ressemble à de l'optimisme et à une once d'espoir en ce qui concerne la jeunesse.
Lien : http://labdmemmerde.blogspot..
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critiques presse (1)
Actualitte   08 septembre 2017
Les aventures de notre jeune sauvage au cœur de la civilisation deviennent prétextes pour poser un regard acéré sur les travers de nos sociétés.
Lire la critique sur le site : Actualitte
Citations et extraits (30) Voir plus Ajouter une citation
Annette55Annette55   17 mars 2018
"Ta tête, ton geste, ton air
Sont beaux comme un beau paysage,
Le rire joue en ton visage
Comme un vent frais dans un ciel clair .
Ainsi je voudrais, une nuit,
Quand l'heure des voluptés sonne,
Vers les trésors de ta personne,
Comme un lâche, ramper sans bruit,
Pour châtier ta chair joyeuse,
Pour meurtrir ton sein pardonné,
Et faire à ton flanc étonné
Une blessure large et creuse,
Et, vertigineuse douceur!
À travers ces lèvres nouvelles,
Plus éclatantes et plus belles,
T'infuser mon venin, ma soeur !"

Baudelaire .
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jeunejanejeunejane   08 juillet 2020
- T'es hyper fort en français. C'était marrant, finit-elle par dire.
Je compris que "marrant" était pour elle un mot fourre-tout qui pouvait lui servir pour traduire toute une série de sensations pour lesquelles il lui manquait des ensembles entiers du lexique francophone.
- J'aime bien lire.
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cecilitcecilit   26 juin 2020
Il lui avait suffi de passer sa main dans mes cheveux, de me regarder avec tendresse pour me faire comprendre et surtout sentir que toutes les tristesses du monde pouvaient bien venir nous ravager le coeur et nous labourer l'esprit, nous serions toujours l'un avec l'autre, pour nous rafistoler les blessures, éponger nos hémorragies, apaiser nos douleurs. La promesse de cette présence indéfectible n'était bien entendu pas la garantie d'une vie sans drames, mais elle était l'assurance qu'au moment de ces drames il y aurait toujours la voix de l'autre, le regard de l'autre, les bras de l'autre, la peau de l'autre et que tout ça, contre le malheur, ça ferait comme un toit, ce serait comme un lit, ce serait comme une île.
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paulotletpaulotlet   05 novembre 2017
Elle est nue, allongée sur le ventre, je regarde sa peau noire et, sur sa peau noire les longues cicatrices que lui ont laissées les tourments de son enfance. Et, sous sa peau noire, la pulsation souple de sa musculature et sous ses nattes noires, sous le cuir de son crâne à l'horizon de sa conscience, tous les nuages sombres chargés de la mauvaise pluie de ses souvenirs. Ma main va et vient sur son dos, sa peau est faite d'or et de soie. Je me penche vers elle, je pose mes lèvres à la naissance de sa nuque, je sens son odeur sucrée où se mêlent en un étrange bouillon celles de la mangue mûre, de la banane cuite, de la poussière de la piste, de l'humus de la forêt, des larmes de joie et des larmes du malheur et aussi, évidemment, l'odeur de la poudre à canon.
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lafilledepassagelafilledepassage   01 octobre 2017
Je venais d’un coin du monde où la brutalité semblait avoir, depuis longtemps, pris le pas sur la civilisation. Et là, au cœur de la civilisation, je découvrais qu’une brutalité insidieuse, une violence sourde, aussi puissante que sournoise, irriguait de ses eaux toxiques tout un réseau souterrain. Cette violence, je l’avais déjà devinée quelques heures plus tôt, perfide, rampant subrepticement dans les classes et entre les élèves. Je l’avais perçue, aussi secrète que puissante, aussi maléfique que bien réelle, courant comme une rivière invisible sur le carrelage de l’école, se glissant de proche en proche entre les chaises, entre les bancs, s’infiltrant dans les esprits des uns et des autres, fabriquant tantôt ses bourreaux et tantôt ses victimes.
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Videos de Thomas Gunzig (21) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Thomas Gunzig
Feel good de Thomas Gunzig avec la contribution de L'atelier des glyphes aux éditions Au Diable Vauvert https://www.lagriffenoire.com/1011969-divers-litterature-feel-good.html • • Chinez & découvrez nos livres coups d'coeur dans notre librairie en ligne lagriffenoire.com • Notre chaîne Youtube : Griffenoiretv • Notre Newsletter https://www.lagriffenoire.com/?fond=newsletter • Vos libraires passionnés, Gérard Collard & Jean-Edgar Casel • • • #lagriffenoire #bookish #bookgeek #bookhoarder #igbooks #bookstagram #instabook #booklover #novel #lire #livres #sudradio #conseillecture #editionsaudiablevauvert
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