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ISBN : 2070421724
Éditeur : Gallimard (11/09/2002)

Note moyenne : 3.33/5 (sur 66 notes)
Résumé :
Voilà un premier roman qui ne fait pas dans l'économie : dans ces pages, vous ne trouverez pas d'histoires au rabais mais plutôt une foultitude de rebondissements à donner le tournis à un cosmonaute. Des personnages étranges et cocasses, des sentiments, les pires comme les meilleurs et un humour qui sent la mort… À moins que ce ne soit la mort qui s'installe ici avec beaucoup d'humour. Mort d'un parfait bilingue est un p... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
Lune
  02 juin 2008
Terminant ce livre, je me suis questionnée : mais que m'a-t-il apporté? Pas grand chose que je ne sache, je ne ressente, je ne soupçonne. Il se lit cependant très facilement, l'écriture rythmée nous y pousse. L'absurde nous fait sourire voire rire. Les comparaisons, les images interpellent parce qu'elles sont inhabituelles, personnelles, neuves, originales. Voilà bien des qualités, mais l'histoire! Une fois de plus, la nouvelle génération interpelle avec ses récits désabusés ou violents. En cela, n'est-elle pas le reflet de notre société dans laquelle le beau trouve de plus en plus rarement sa place? Bien sûr, tout dans ce roman est exacerbé : la presse, l'audit, l'irrespect jusqu'à l'inhumanité, la pub, la guerre en direct... cela rappelle quelque chose, quelle interpellation! Ce monde en dérive est monnaie courante chez les jeunes romanciers, Thomas Gunzig n'y échappe pas sur le fond. Quant à la forme, il a sa propre marque.
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Zazette97
  04 juin 2011
"Mort d'un parfait bilingue" est le premier roman de l'écrivain belge Thomas Gunzig, publié en 2001. Thomas Gunzig est notamment l'auteur des romans jeunesse "Nom de Code Super- Pouvoirs" et "De la terrible et magnifique histoire des créatures les plus moches de l'univers" (dont j'avais parlé ici ) mais également du recueil de nouvelles "Carbowaterstoemp et autres spécialités"(réédité récemment par le Diable Vauvert sous le titre "Assortiment pour une vie meilleure") que j'évoquerai certainement un jour prochain.
" Les aventures d'un jeune homme, amoureux par nature, cruel par instinct de survie et ironique par nécessité, au pays de la sale guerre." Voici ce que nous annonce à juste titre le quatrième de couverture.
Mars 1978. le récit s'ouvre sur le portrait de Chester, le narrateur, et sur l'aveu d'un meurtre commis alors qu'il était affamé et désargenté. La victime? Pierre"Petit Pois" Roberts, beau-frère de son meilleur ami slovène Moktar assassiné à la demande de ce dernier. Loin d'être fier de son crime, Chester se console comme il peut dans les bras de Mini-Trip, serveuse au "Bateau qui se plante" et épouse du chanteur populaire Jim-Jim Slater. Mais leur liaison tourne mal et le mari adultère force Chester à payer sa dette en tuant sa concurrente d'audience, Caroline Lemonseed.
La tâche s'avère ardue, obligeant Chester à intégrer les "Pluies de l'automne", une unité militaire chargée de la défense de la chanteuse durant le concert qu'elle donnera en faveur des troupes présentes sur le front.
Mais Chester sait-il exactement dans quel genre de guerre il met les pieds?
Autant vous le dire tout de suite, voilà un roman qui ne dévoile pas la meilleure part des hommes (ni des femmes d'ailleurs). Tour à tour criminels, imposteurs, violeurs et j'en passe, tous les personnages de ce roman ont commis des actes répréhensibles et sont happés par un monde où l'immoralité fait la loi, où la sale guerre est partout, sur le champ de bataille comme sur les écrans de télévision.
La narration se partage entre le présent du narrateur, paralysé et catatonique, et le récit des événements passés qui nous apparaissent tel qu'ils lui reviennent petit à petit en mémoire.
Entre ses amours, tantôt râtées tantôt inavouées, son ami Moktar qui s'est amouraché d'une vieille femme et tente de sauver sa soeur de la drogue et de la prostitution, et la mission pour laquelle il s'est engagé à contrecoeur, Chester découvre une guerre sponsorisée dans laquelle des hommes paumés improvisés soldats sont instrumentalisés et formés au jeu d'acteur à défaut de savoir livrer bataille. Une guerre où les pertes se mesurent avant tout en chiffres d'audience.
Ce qui est particulièrement intéressant dans ce roman, c'est l'angle adopté par l'auteur pour dénoncer de manière incisive les atrocités et les absurdités de la guerre exploitée par les médias.
Sous le couvert d'une apparente légèreté, Gunzig nous présente une vision sombre, dérangeante en ce qu'elle tend même à l'absurde et dont on ne sait trop quoi faire, tiraillé entre l'envie de sourire au style imagé de l'auteur et celle de céder aux larmes en regard de la situation dépeinte.
Un roman qui m'a fait penser au film "Truman Show" comme à "Embuscade à Fort Bragg" (roman de Tom Wolfe dont j'avais parlé ici) et que je ne suis certainement pas prête d'oublier !
Lien : http://contesdefaits.blogspo..
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livrecommelair
  08 décembre 2014
2ème lecture de Thomas Gunzig (La 1ère étant "Manuel de survie à l'usage des incapables" , que j'avais beaucoup aimé cela étant dit...
"Mort d'un parfait bilingue" est le premier roman de Gunzig,et bien qu'il soit intéressant et qu'on y retrouve déjà son style bien à lui,je l'ai trouvé moins abouti.
Néanmoins,c'était un bon moment lecture...Il vous plonge dans l'absurde et la démesure...C'est bourré de métaphores,d'expressions,...
Assez trash ,choquant et politiquement incorrect ! ;o)
Mais le titre???Je cherche encore le rapport/choucroute!
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frmwa
  09 octobre 2019
Très bon titre d'abord, particulièrement en Belgique, où bon nombre d'offres d'emploi exigent d'être "parfait bilingue". de quelles langues s'agit-il dans cette histoire, voilà qui est plus mystérieux. À quel genre a-t-on affaire, voilà qui pose également question, du moins jusqu'à la fin, où l'on penche plutôt pour "horreur", façon Stephen King, avec l'impression pour moi lecteur, d'avoir été mené par le bout du nez par un auteur rusé et talentueux, et parfaitement au fait des grands enjeux économiques des chaînes de médias et leurs rouages, de leur aptitude à recréer la réalité de façon à ce qu'elle satisfasse les sponsors, à scénariser l'actualité pour la rendre consommable par le plus grand nombre, le consommateur prenant le pas sur le citoyen.
Un peu glaçant tout de même, pas au point cependant de retourner contre l'auteur ce que Moktar balance dans les gencives à son (anti)-héros : Tu n'as pas de soeur, tu n'as pas de famille. Dans mon pays, on dit que les gens sans famille sont des gens morts. T'es un mort mon pauvre vieux. Tu me fais pitié. Tu ne sais pas ce que c'est l'amour, tu ne sais pas ce que c'est la vie, tu ne sais pas ce que c'est que donner, à mon avis t'es pire qu'un mort, t'es un mort nuisible.
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luis1952
  26 juin 2012
Le roman se passe à une époque qui pourrait être la nôtre. On est dans un pays en guerre, peut-être en ex-Yougoslavie ou quelque part par là.
Le personnage principal raconte sont histoire, ses souvenirs et pourquoi il est arrivé ici dans cette chambre d'hôpital.
On est en guerre, des massacres des foules, on ne dit pas vraiment qui se bat contre qui et pourquoi. Les militaires en action sont filmés et ceci est transmis vers les télévisions en même temps que des publicités.
Lecture facile mais plongée dans l'inconnu. Je le recommande.
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
Zazette97Zazette97   04 juin 2011
En plein été la ville ressemblait à une pomme au four. Le soleil vous arrivait dessus, toutes griffes dehors, s'attaquant à la peau du nez, des oreilles ou des avant-bras avec une voracité de termite africain. On était obligé de rester chez soi, assis à poil devant les machines à air conditionné, à siroter des baccardi-coca, à regarder la météo et des dessins animés japonais. Les gens qui se retrouvaient dehors faisaient des grimaces d'haltérophiles, dans les rangs des petits vieux c'était une hécatombe, leurs coeurs ridés s'ébouillantaient comme de vieux oursins, des ambulanciers trempés de sueur venaient les chercher et les embarquaient par trois ou quatre pour gagner du temps. p.16
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Zazette97Zazette97   04 juin 2011
Les épouvantés nous avaient regardés faire sans, manifestement, rien comprendre à notre manège jusqu'à ce qu'on les mette à contribution. La première prise dut mettre en scène deux soldats (Moktar et moi) apportant le miracle de la barre Snikers, son caramel, ses cacahuètes, son sucre raffiné aux victimes de la guerre. Il fallait que David, François, Emilie et Elodie nous sautent dessus en riant (pas facile à tourner, mauvaise volonté des petits comédiens), tandis que leurs parents versaient des larmes (facile) avec un regard plein de reconnaissance (pas facile).
La deuxième prise ressemblait à la première à la différence qu'elle devait figurer les parents apportant des céréales à leurs enfants malades. p.174
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Vidéo de Thomas Gunzig
Rencontre avec Thomas Gunzig qui nous parle de son dernier livre : "Feel good" paru aux éditions Au Diable Vauvert.
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