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Nicolas Guichard (Traducteur)
EAN : 9782743619985
286 pages
Payot et Rivages (02/09/2009)
4.1/5   31 notes
Résumé :
Du country blues du Deep South à la naissance du rock du côté de Memphis, des champs de coton aux studios Chess de Chicago, Peter Guralnick a rencontré, parfois peu de temps avant leur disparition, ces illustres pionniers (Muddy Waters, Howlin' Wolf, Jerry Lee Lewis) et ces perdants magnifiques (Skip James, Robert Pete Williams, Charlie Rich) qui ont écrit quelques-unes des plus belles pages de la musique populaire américaine.
Publié pour la première fois aux... >Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
koalas
  29 avril 2014
Peter Guralnick a fait le bon choix, il n'a pas voulu écrire une énième histoire du blues.
Il a choisi de donner la parole aux pionniers du blues et du rock'n'roll et de raconter l'age d'or des labels Chess et Sun records.
Des légendes tels que Muddy Waters, Howlin'Wolf, Skip James , Robert Pete Williams, Charlie Rich et Jerry Lee Lewis, racontent leur destin incroyable.
Dans les interviews, les bluesman parlent du vieux sud, du racisme, de leurs rencontres musicales, de leur amitié et rivalité .
On apprend que le blues parle des femmes, de l'alcool mais rarement des conditions sociales et de la politique. le blues est avant tout une émotion, Howlin' Wolf avec sa voix expressive suggérait la menace, Elmore James était au bord de l'hystérie.
La partie dédiée aux prestigieux labels est passionnante. On est loin de l'univers des grandes maisons de disques.
A la recherche des talents originaires du sud, les frères Chess allaient dénicher les luesmen des années 50 dans les tavernes où les blancs n'osaient pas s'aventurer. le label Chess signe des grands noms du blues comme Howlin' Wolf, Muddy Waters, LIttle Walter et Sonny Boy Williamson, Willie Dixon.
Quant au label Sun Records à Menphis, le label jaune vif avec ses onze rayons de soleil, il signe des artistes rock'n'roll et country comme Jerry Lee Lewis, Carl Perkins, johnny Cash et bien sûr Elvis Presley. Mais également des loosers magnifiques comme Charlie Rich qui avait le talent pour rivaliser avec Elvis (un chapitre lui est dédié). le son Sun, c'est celui de l'ingénieur du son, Sam Philipps.
Peter Guralnick a l'étoffe d'un grand critique musical comme Lester Bangs, Greil Marcus ou Nick Tosches.
Le livre est bien documenté, les anecdotes nombreuses et le style est bluesy like a rolling stone.
Pépite sur la galette, le site de l'éditeur fournit des extraits de blues.
ps : le blues n'est qu'un un sale frisson convulsif (parole traduite d'une chanson du bluesman Son House).
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Foxfire
  05 décembre 2014
Peter Guralnick livre avec "Feel like going home" un document passionnant sur tout un pan de la musique populaire américaine.
Bien qu'étant un historien musical de renom, Guralnick évite de produire une histoire du blues, maintes fois racontée. Il choisit de nous faire vivre la musique en proposant des portraits et en nous emmenant à la rencontre de grandes figures du blues et du rock'n'roll.
Les chapitres consacrés aux légendaires labels Chess et Sun sont très intéressants et mettent en lumière que le milieu de l'industrie du disque a bien changé. Mais je confesse une préférence pour les chapitres-portraits de ces hommes qui ont souvent eu des existences dures et qui ont rarement été reconnus à leur juste valeur.
On rencontre donc des artistes aux personnalités différentes mais toujours fortes et émouvantes. Même ceux qui sont sûrs de leur talent, comme Skip James, cachent des failles, des fêlures.
On est ému par les destins brisés de certains (Robert Pete Williams). On est amusé par la personnalité fantasque d'autres, comme Jerry Lee Lewis, gamin turbulent et arrogant.
Tous sont attachants et aller à la rencontre de ces hommes qui ne vivaient que par et pour la musique offre de très belles émotions, à l'image de ce passage bouleversant où l'auteur évoque un Walter Horton jouant avec toute son âme pour une salle vide.
Le livre a beau être écrit dans un style de journalisme à la première personne, Peter Guralnick a l'humilité de ne pas se mettre en scène. Il s'efface complètement derrière son sujet, de sorte que le lecteur a l'impression que c'est directement à lui que s'adressent les artistes, directement à lui qu'ils livrent confidences et anecdotes.
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kanterror
  01 novembre 2010
Enfin traduit, ce livre de 1971 est un incontournable de la critique musicale. Guralnick, grand admirateur de la musique américaine des racines, celle du blues, du folk, de la country, celle qui se mêle forcément à l'histoire des Etats-Unis, de ces flux migratoires et de son histoire pas toujours glorieuse, va aller à la rencontre des musiciens avant qui ne passent l'arme à gauche, comme l'aurait fait des années plus tôt Alan Lomax. Ce travail de collectage dresse un portrait intime et ô combien riche sur ce qui se passe réellement dans la tête d'une légende du blues, qui pour la plupart n'obtiendront ce status qu'après leur mort. Un excellent complément aux oeuvres de la collection Martin Scorsese présente le blues. Un document exceptionnel qui se lit presque comme un roman.
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gigi55
  07 mai 2013
Une série de portrait très directs et efficaces de quelques légendes du Blues : Muddy Waters, Johnny Shines, Skip Jame, Robert Pete Williams, Howlin Wolf, Jerry Lee lewis.
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DrHuitre
  02 avril 2020
Un livre passionnant, recueil de témoignages précieux.
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
AmbagesAmbages   30 novembre 2015
Le blues m'a captivé immédiatement par la spontanéité de son impact. Jusque-là, je n'avais jamais rencontré une façon aussi fulgurante d'exprimer des sentiments. « Le blues est un sale frisson convulsif². »

². « The blues is a low-down shaking chill. » : paroles d'une chanson de Son House reprenant et adaptant le « Walking Blues », de Robert Johnson.
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koalaskoalas   08 avril 2014
Au fond, la musique seule compte. Si ce livre vous pousse à en écouter, s'il vous persuade de rendre cet hommage minimum à l’œuvre de chaque artiste, alors il aura servi un dessein authentique. Sinon, il ne s'agira que de rhétorique stérile, et tout le monde sait que nous n'en manquons pas.
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AmbagesAmbages   04 décembre 2015
S'il est devenu assez sophistiqué, écoutez Charles Mingus, Coltrane ou Miles David et vous entendrez le blues muet des field hollers* du temps de l'esclavage.

* Le holler est un appel modulé, entre le cri et le chant, lancé par un travailleur aux champs à l'intention de ses congénères
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