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EAN : 9791028102371
Éditeur : Bragelonne (15/03/2017)
3.99/5   265 notes
Résumé :
Mör : adj. fém. En suédois, signifie « tendre ». S'emploie pour parler de la viande.

Falkenberg, 16 juillet 2015. Sur les rives d’un lac, on retrouve le cadavre affreusement dépecé d’une femme. Ses seins, ses fesses, ses cuisses et ses hanches ont été amputés de plusieurs kilos de chair.
Londres, le lendemain matin. La profileuse Emily Roy est appelée sur les lieux d’une disparition inquiétante : l’actrice Julianne Bell a été enlevée à l’aube,... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (114) Voir plus Ajouter une critique
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Jeanfrancoislemoine
  06 décembre 2020
Après Block46 qui m'avait vraiment " bluffé" , je n'ai pas pu différer longtemps la lecture de ce second roman de Johana Gustawsson , une histoire indépendante de celle du premier volume mais ...pas complètement puisque , outre Emily la profileuse et Alexis , l'auteure de polars , personnages récurrents retrouvés avec grand plaisir , il sera tout de même fait allusion à quelques événements passés, et l'arrivée d'un éventuel " copy cat " puisque le coupable qui officiait 10 ans plus tôt, se trouve ....en prison .Alors , mon conseil est tout bête. Si vous voulez lire cet opus , " faites - vous d'abord les dents " ( !!!) sur Block46 .De deux choses l'une , soit vous adorez et la lecture du second deviendra une évidence, soit la brutalité vous rebutera et vous renoncerez à l'un ... et à l'autre car la Johana, c'est pas vraiment une " tendre " contrairement à ce qui se dit . Donc , voilà, âmes sensibles ....réfléchissez. Ceci dit , s'il y avait un championnat des auteurs de polar , nul doute que Johana Gustawsson jouerait " en première division " et viserait sans doute les toutes premières places .Vraiment , elle nous livre un second " page turner " sacrément travaillé , haletant , bien écrit et , une fois encore , elle insére , en parallèle un récit du passé pour expliquer le présent. Pas facile et , pourtant , ça fonctionne à plein et l'aiguillage qui relie les événements est parfaitement graissé . Lorsque le talent s'invite et inonde ainsi un texte , le résultat ne peut être que génial, et , pour moi , il l'est .Certes le nombre de protagonistes étant important , il faut se montrer attentif , mais n'est - ce pas là l'un des critères demandés au lecteur pour bien s'immerger dans l'intrigue ? Là encore , le fait d'avoir lu Block46 permet de " prendre quelques coups " d'avance " . L'action se partage entre la Suède et l'Angleterre , pays dont on sent que l'auteure est éprise et possède bonne connaissance . Alors , me direz vous , gore ? Ma réponse sera plus nuancée. Gore, non . Quelques scènes un peu " hot " , oui , certes , mais pas que .Une grande part réservée à l'enquête, un retour dans le Londres du XIX ème siècle intéressant sur la vie des " petites gens" et , aussi , des traits d'humour subtils . Alors , non , pas gore , il y a pire ( je sais bien , ce n'est pas une raison ) Personnellement , je n'aime pas me " vautrer " dans des scènes atroces , me " délecter " de tonnes d'hémoglobine et je vous l'assure , il y a bien autre chose à apprécier dans ce roman. Pour moi , désormais , Johana Gustawsson est " dans le fichier " .Avec un tel talent , nul doute que je ne serai pas son seul admirateur ..
Excusez - moi , mon épouse ....... " Mon entrecôte ? Saignante , ma chérie , comme d'hab..." Elle est si " tendre " . Qui ? Mon épouse ou mon entrecôte ? Oh , franchement , vous en avez de ces questions . Quoi que , maintenant que j'y pense...Ah , j'ai oublié un détail, " Mör " , ça veut dire......Mince , plus d'encre ....Allez , bon dimanche .
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Verdorie
  04 juillet 2017
"Mör" signifie "tendre" en suédois... rapport à la viande... et quand on lit combien de victimes, toutes affublées d'un certain "défaut" aux yeux du tueur, vont y laisser leur peau (et un peu plus que ça d'ailleurs), autant dire que ce polar n'est pas pour les coeurs tendres !
Moi qui aime les thrillers sanglants, j'ai été servi mais j'ai tout autant (et surtout) apprécié les protagonistes féminins. Pour une fois que les femmes ont leur (dernier) mot à dire... on ne boude pas son plaisir, en enchaînant les courts chapitres au rythme trépidant... jusqu'au final insoupçonné.
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gruz
  17 mars 2017
En 2016 surgissait un diamant brut dans le monde du roman noir : Johana Gustawsson, avec son étonnant thriller Block 46. On l'avait traitée d'inconsciente à vouloir mélanger la thématique du tueur en série et celle des camps de concentration. Mais quelle belle et respectueuse réussite ce fût.
La marche du deuxième roman est souvent annoncée comme compliquée, surtout quand on décide de mettre en scène des personnages récurrents. Cette fois-ci, elle se lance dans un autre grand écart, faire le lien entre le Londres de Jack l'éventreur et un récit contemporain. Décidément, soit l'auteure française est totalement inconsciente, soit c'est une gymnaste de haute volée !
Ceux qui ont connu les personnages du premier roman seront enchantés de les retrouver ici. Les autres peuvent y aller sans hésiter, ce roman se lisant individuellement sans difficulté.
Pas la peine de tourner autour du pot. En tant que lecteur assidu de thrillers de très longue date (pas aussi loin que le Londres du XIXème siècle, mais pas loin), j'ai de quoi jouer au blasé. Et pourtant : Mör est un thriller absolument enthousiasmant de la première à la dernière ligne ! Une réussite magistrale. Je pèse mes mots.
La barre était haute pour l'athlète Gustawsson après Block 46, elle vient de la franchir avec une aisance et une grâce qui me laisse coi. Tout y est sublimé et on sent que l'obstacle du deuxième bébé l'a davantage stimulée que freinée.
C'est quoi un bon thriller, au juste ? Une histoire prenante, surprenante. Des personnages forts. Un rythme soutenu. Un style enlevé. Mör c'est tout ça, et plus encore.
L'auteure a clairement pris confiance en elle, je l'ai senti dès les premières pages. J'ai trouvé la caractérisation des personnages plus marquée, l'histoire admirablement construite et le style totalement maîtrisé (avec des pointes d'humour aussi étonnantes qu'irrésistibles comme cette scène où elle parle de l'accent du français qui parle en anglais !).
Je n'ai pas lu Mör, je l'ai dévoré. J'y ai planté mes crocs pour ne plus le lâcher, le mors aux dents. Une expérience de lecture aussi monstrueuse que jouissive.
Le récit est dur, éprouvant, sombre. Un vrai thriller qui marque.
Mais il est lumineux aussi, souvent même, par la bénédiction d'une plume qui donne littéralement vie aux protagonistes (y compris les nouveaux, tout aussi formidables que les « anciens »).
Il serait criminel d'en dire davantage, sauf à vous dire que le voyage vous emmènera à nouveau en Suède et en Angleterre. Parce que lire les romans de Gustawsson, c'est également se dépayser. Elle parle de ce qu'elle connaît, ça en rajoute dans l'authenticité. Tout comme son remarquable travail de recherches historiques, qui fait que les scènes sonnent juste.
Avec son premier roman, elle avait créé la surprise. Avec Mör, j'ose dire que Johana Gustawsson entre directement dans le cercle fermé des incontournables du genre. Sa série en cours possède à la fois la froideur des meilleurs romans scandinaves, un flegme parfois tout britannique et l'immense chaleur des gens du sud. Un mélange assez inédit qui fait d'elle une écrivaine vraiment singulière dans le paysage du thriller international.
Lien : https://gruznamur.wordpress...
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Phoenicia
  07 avril 2021
Je tiens à remercier @Neneve pour m'avoir pioché ce titre dans le cadre de Pioche dans ma PAL Avril.
2e tome qui suit les traces du premier. On retrouve beaucoup de choses du 1er tome : un rythme effréné, plusieurs temporalité qui mettent en avant l'ascension d'un tueur en série, des allers-retours entre la Suède et Londres et des passages glauques au possible.
Notre duo d'enquêtrices, Alexis et Emily, ainsi que leurs collègues, sont sur le coup d'une disparition d'une actrice qui n'est pas sans rappeler un tueur en série. Sauf que ce dernier est en HP et n'est rien de moins que celui qui a assassiné l'ex-fiancé d'Alexis. Erreur judiciaire? le véritable tueur en série est-il toujours en liberté? D'autant que d'autres cadavres avec la même signature apparaissent...
Ce tome 2 s'est avéré un véritable page turner, comme pour le premier. Très sensible, certains passages m'ont vraiment donné la nausée : cannibalisme, inceste, pédophilie... L'auteure a une narration très vivace. Autant le savoir pour se préparer.
Comme dans le premier, les origines du tueur en série se mêle avec L Histoire. Cette fois-ci, celle de Jack l'Eventreur bien que je sois quelque peu déçue. Je trouve que le fil est très très ténu. Il n'était pas forcément nécessaire de remonter aussi loin. Ou alors, ce n'est pas assez mis en avant à mon goût.
Pour ce qui est des personnages, il y en a une multitude. Emily et Alexis sont loin d'être les seules à mener l'enquête. Dans tout ce cocktail d'enquêteurs, la part belle est donnée aux femmes. Peut-être un peu trop, ça semble assez déséquilibré, surtout que parmi les quelques éléments masculins, la plupart sont en retrait voire même très lourds.
L'intrigue elle-même est intéressante et nous happe, même si là encore je trouve la fin un peu capillotractée. AU moins nous surprend-elle, on ne peut le nier.
En résumé quelques bémols, surtout du "too much", mais en définitive surtout une lecture divertissante, et c'est ce qui compte.
CL Avril : plumes féminines à l'honneur
Pioche dans ma PAL Avril 2021
Challenge Multi-défis 2021
Challenge Plumes féminines 2021
Challenge Féminin
Challenge cluedo littéraire V
Challenge Mauvais Genres 2021
Challenge Séries 2021
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Witchblade
  23 février 2021
Nouvelle LC en compagnie de Tinaju. La dernière lecture avec Amelia Peabody avait été plutôt mitigée, j'avais besoin de changement. le premier tome de cette série a été lu pendant le premier confinement, ça avait été un coup de coeur. J'ai ce tome dans ma pal ebook depuis une OP de Bragelonne (2017).
Ce nouveau tome alterne entre deux nouvelles périodes : l'une à Whitechapel en 1888 (époque où a sévit Jack the Ripper) et la seconde en Suède en 2015. Malgré le caractère gore de certaines scènes, un certain humour transparaît dans les dialogues. Nous retrouvons nos deux enquêtrices entre l'Angleterre et la Suède sur les traces d'un nouveau tueur en série aux habitudes plus que curieuses. Cette enquête prend les accents du passé car Alexis pensait qu'un chapitre de sa vie était clos depuis 10 ans. Entre passé et présent, nous alternons pour retrouver ce meurtrier hors norme. du fait du boulot et de la fatigue, j'ai eu du mal à me plonger complètement dans l'histoire et à retenir qui était qui. J'ai eu l'impression aussi que l'histoire était plus capillotractée que la précédente, la lecture du tome 1 avait été plus fluide malgré quelques passages gores. Finalement, l'histoire a été plus difficile à lâcher à 20 % de la fin. Par contre, le démêlage est un vrai sac de noeuds, j'ai dû relire plusieurs fois certains passages pour être sûre de ne rien oublier. Je pense que pour le tome 3, je me noterai les noms sur une feuille pour ne pas les confondre entre eux, j'ai eu un peu de mal avec les noms suédois. J'ai quand même l'impression que ce tome est encore plus tordu que le précédent. Ce coup-ci, je n'ai rien vu venir avant la fin et les explications.
Comme vous l'aurez compris, ce second tome est proche d'un coup de coeur à cause du début un peu longuet, mais ça reste malgré tout une excellente lecture. C'est encore un coup de maître car avec les alternances de périodes et de lieux, on ne suit que les enquêteurs du point de vue d'un narrateur extérieur, on n'a pas accès à leurs pensées. du coup, c'est difficile de détecter autre chose que ses propres déductions. Je vais maintenant passer à quelque chose de plus gai.
Sur ce, bonnes lectures à vous :-)
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Citations et extraits (41) Voir plus Ajouter une citation
VerdorieVerdorie   02 juillet 2017
Une relation secrète a toujours l’arrogance de prétendre échapper à la réalité. C’était la première fois qu’un tiers lui parlait de sa liaison avec [...]. La première fois qu’on jetait une lumière crue sur les faits ; que l’on mettait des mots sur ses actes. Le secret devenait mensonge. L’amour, sexe. Le fantasme, infidélité.
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VerdorieVerdorie   29 juin 2017
Le miroir sur pied lui renvoie un reflet décevant, pour ne pas dire tragique. Pattes d’oie, ride du lion… tout le règne animal s’en donne à cœur joie sur son visage. Et ses seins… En dix ans, ils sont passés d’une rotondité arrogante à un ovale triste. L’âge étale… Comme si on avait choisi d’étirer le corps à défaut d’étirer le temps.
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SaiwhisperSaiwhisper   04 juillet 2019
La tête de la morte était tournée vers la fenêtre, comme si la misérable voulait qu'on la regarde une dernière fois. Freda était incapable de dire s'il s'agissait bien de Mary Kelly allongée là, sur ce lit imbibé de sang, tant son visage avait été broyé. Il ne lui restait que des lambeaux de front et de menton, et quelques dents qui saillaient entre les entailles. Une mare de sang avait coulé sous le sommier et s'étendait sur le côté, tel un tapis. A côté de la fenêtre, sur la table de nuit qui jouxtait le lit, le tueur avait abandonné un amas de chair sanguinolente, comme d'autres y auraient laissé leur bible.
- Dieu tout-puissant ! répéta Freda, sans parvenir à détacher son regard du lit.
La femme reposait sur le dos, les jambes écartées et repliées à la façon d'un nouveau-né. Ses cuisses semblaient avoir été rongées jusqu'à l'os, son sexe n'était plus qu'une infâme bouillie, comme si un chien enragé s'était mis à le dévorer. Son bras gauche, près de la fenêtre, lacéré d'entailles profondes, avait été rabattu sur son corps. Sa main trempait dans sa panse béante, juste au-dessous de sa poitrine, où deux renfoncements rouge sombre remplaçaient les seins.
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llenallena   27 août 2017
Les douleurs du passé étaient un peu comme des sables mouvants: lorsqu'on mettait les pieds dedans, il fallait accepter la situation, s'apaiser et cesser de s'agiter, au risque de s'enliser davantage. Une certaine sérénité était de mise pour accueillir les bras grands ouverts la fameuse résilience, cette mère salvatrice qui nous enseigne à "accepter" pour mieux "rebondir".
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AelaAela   22 décembre 2017
- Ces plumes noires m'ont fait penser, dans la mythologie nordique, aux messagers du dieu Odin, les deux corbeaux Hugin et Munin. Hugin, qui signifie "pensée" et Munin "mémoire". Chaque jour, à l'aube, ils partent survoler et épier les neuf mondes sur lesquels règne Odin. Ils reviennent le lendemain matin, se posent sur les épaules d'Odin et lui rapportent, au creux de l'oreille, ce qu'ils ont pu apprendre.
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Video de Johana Gustawsson (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Johana Gustawsson
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Sortie en AVRIL 2016 !
--------------------------------------------------------- ? de quoi ça parle : ?
Falkenberg, Suède. le commissaire Bergström découvre le cadavre terriblement mutilé d'une femme. Londres. Profileuse de renom, la ténébreuse Emily Roy enquête sur une série de meurtres d'enfants dont les corps présentent les mêmes blessures que la victime suédoise : trachée sectionnée, yeux énucléés et un mystérieux Y gravé sur le bras. Étrange serial killer, qui change de lieu de chasse et de type de proie... En Suède, Emily retrouve une vieille connaissance : Alexis Castells, une écrivaine pleine de charme spécialisée dans les tueurs en série. Ensemble, ces deux personnalités discordantes se lancent dans une traque qui va les conduire jusqu'aux atrocités du camp de Buchenwald, en 1944.
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