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ISBN : 0330545752
Éditeur : Tor Books (04/07/2013)

Note moyenne : 4/5 (sur 4 notes)
Résumé :
Young Corban watches enviously as boys become warriors, learning the art of war. He yearns to wield his sword and spear to protect his king s realm. But that day will come all too soon. Only when he loses those he loves will he learn the true price of courage.

The Banished Lands has a violent past where armies of men and giants clashed in battle, the earth running dark with their heartsblood. Although the giant-clans were broken in ages past, their ru... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
lianne
  11 mai 2018
de la fantasy très classique, à l'ancienne, mais solide malgré quelques défauts de jeunesse que l'auteur réglera surement dans les tomes suivants.
C'est sur que niveau originalité on repassera, les thèmes sont déjà vu et revu (le bien contre le mal), le monde n'a rien d'original non plus. En fait si on ne se base que sur des faits concrets, on pourrait se dire que ça ne vaut pas le coup de lire un n-ième livre la dessus. Mais en fait c'est bien la qu'on voit toute la différence entre stéréotype et cliché, car si rien n'est nouveau, le tout forme un ensemble unique qui arrive tout de même à se démarquer et qui donne une histoire intéressante à suivre.
Je ne m'arrêterais pas plus sur les influences, Apophis en a longuement parlé et il le fait mieux que moi.

Je ne vais pas vous faire un résumé du livre à proprement parlé mais plus vous donner le contexte de l'intrigue ce qui est bien plus intéressant finalement.
A l'origine il y avait deux dieux : Asroth et Elyon. Elyon a créé les géants et les humains qui le vénéraient, et tout vivaient en paix. Mais Asroth est devenu jaloux, il n'était plus le centre de l'attention de son frère adoré et donc il a commencé à corrompre les pensées des deux peuples, leur donnant des ambitions, le pouvoir et surtout l'accès à la magie via des artefacts. Petit à petit la discorde a fini par s'installer et la guerre c'est déclenchée.
Elyon ce met en colère, il a commencé à massacrer ses peuples adorés dans un geste de fureur. Asroth, ravi, ne peut pas s'empêcher d'éclater de joie à cette vue. Mais Elyon l'a entendu et il a compris ... Il se rend compte qu'il est en train de détruire ses créations et que tout est à cause de son frère. Il arrête son geste avant la fin du massacre et décide de se retirer, sous le choc, laissant le peu de survivants se débrouiller seuls sur terre.
Les années passent et Asroth n'a pas dévié de son but initial : détruire totalement les créations de son frère, il est donc toujours la à apporter le chaos de partout, mais maintenant les humains et les géants n'ont plus l'aide Elyon pour les sauver ...
*****

On va commencer par les points plus mitigés, histoire de passer ensuite à ce qui m'a plus plu.
Tout d'abord nous suivons en fait plusieurs personnages dans le même continent qui se croisent à de nombreuses reprises.
Et parmi les trois points de vue les plus importants, j'ai trouvé qu'ils étaient tout les trois sur le même principe : ce sont tous les trois des jeunes hommes à divers moments de leur formation de guerrier, et tous les trois sont dans des situations ou ils sont malmenés injustement par des personnes de leur entourage.
Certes ce n'est pas toujours exactement la même situation mais dans tous les cas on fini par se sentir de leur coté parce que c'est injuste.
Et tous les trois arrivent à un moment a avoir la discussion avec quelqu'un, de type mentor, qui leur dit qu'il ne faut pas écouter la personne qui les malmène et qu'ils peuvent très bien s'en sortir et qu'il se trompent en pensant être nuls. Et à partir de la chacun des personnages sors de sa coquille pour s'épanouir dans la vie.
Du coup j'ai trouvé ça un peu redondant. J'avais l'impression de suivre un copier coller du même personnage dans 3 situations légèrement différentes. Surtout qu'en fait niveau personnalité il n'y a rien qui les démarque vraiment dans ce premier tome. Tous les trois sont du bon coté, gentil, un peu perdu (au début) et commencent à peine à s'affirmer.
Le second point est le manque flagrant de point de vue féminin. En fait, ce n'est même pas trop que ça manque fondamentalement, je veux dire par la que dans la fantasy classique c'était déjà le cas et que ça ne m'a pas vraiment manqué en soi (je ne suis pas du genre à avoir besoin que le personnage soit une femme pour m'identifier). Mais en fait le problème ici c'est qu'il y en a un mais que dans les deux bons premiers tiers du romans il ne sert à rien.
La ou les scènes ou on suis les hommes servent toujours à quelque chose, nous apportent une information, font évoluer le personnage ou la situation, et malgré la lenteur du récit sont justifiées en fait, ce n'est pas du tout le cas les rares fois ou on suis la seule fille qui existe en personnage principal. du coup j'avais l'impression que l'auteur a rajouté ce personnage après coup parce qu'il est important dans la fin mais qu'il n'avait rien à lui faire faire au début (ou qu'il c'est rendu compte qu'il devait en mettre un sur la fin et l'a fait intervenir et a rajouté des scènes avant histoire de ne pas le faire juste débarquer à la fin comme un cheveu sur la soupe).
Du coup sur la grosse première partie du livre on le suis vraiment très peu comparé aux autres et à chaque fois la scène ne sert à rien.
*****

Pour ce qui est des points plus positifs, j'avoue que j'ai vraiment bien apprécié le rythme. C'est certes lent, il faut se le dire, mais j'aime bien ce genre d'intrigue ou on prend le temps de faire les choses, et ou on a le temps de vraiment faire évoluer les personnages avant que l'action prenne le dessus.
C'est ce qui, pour moi, fait le charme de la fantasy à l'ancienne et pourquoi je continue à en lire dés que je peux.
C'est vrai que ce tome ci du coup fait vraiment introduction car chaque personnage prend ses marques dans ce qui sera sa position dans l'intrigue principale, avec un coté roman initiatique très présent, mais ça nous permet de vraiment nous familiariser et nous faire apprécier l'univers.
Un autre point que j'ai bien apprécié est en fait le thème principal du livre : savoir qui a été manipulé à l'insu de son plein gré, qui est dans la machination volontairement, en gros essayer de positionner les différents personnages sur l'échiquier. J'avoue que ce coté la m'a bien rappelé la Roue du Temps (ou c'était également un des thèmes les plus importants) qui reste une de mes séries phares dans le genre. Et ce coté où on cherche à savoir où se trament les trahisons et les intrigues en arrière plan me plait beaucoup et donne du piment à l'intrigue.
Et finalement je termine sur un point plus rigolo, j'avoue que tous l'univers m'a vraiment fait penser à Skyrim. C'est vrai que visuellement parlant c'était ma référence que je m'imaginais à quoi ressemblait le paysage ou autre.
*****

Au final je dirais que si ce n'est pas un coup de coeur, j'ai tout de même bien apprécié ma lecture. J'espère que l'auteur réglera les quelques points qui m'ont moins plu dans les tomes suivants parce que ça peut vraiment donner une bonne intrigue. Pour l'instant on en est encore à parler de potentiel car ce n'est que le tout début, j'espère vraiment que ça se concrétisera en tout cas.
16/20
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Igguk
  12 novembre 2017
Une prophétie apocalyptique, un univers médiéval, les ténèbres contre la lumière, des élus, des guerriers qui guerroient, des rois qui règnent et des dieux qui… font des trucs de dieux… Non, à première vue Malice, le premier tome de la saga The Faithful and the Fallen (en VO donc) de John Gwynne, ne fait pas dans la grande originalité.
Résumer ce roman va être un peu compliqué parce que l'histoire est très riche. La base du truc c'est le haut-roi Aquilus qui va convoquer tous les souverains voisins pour leur livrer ses craintes concernant le retour du dieu déchu Asroth qui veut détruire la création. Il y a une prophétie apocalyptique à ce sujet, dont les signes avant-coureurs se vérifient petit à petit : les pierres sacrées saignent, les géants attaquent, les bestioles bizarres sortent des bois. La prophétie annonce l'arrivée de deux champions qui s'affronteront dans une grande bataille entre le bien et le mal. Certains rois soutiendront Aquilus, d'autres hésiteront, et d'autres reprendront une coupe de vin en rigolant dans leur barbe. En attendant, d'étranges évènements se produisent, certains placent leurs pions avec soin, d'autres se battent par idéologie, et tous attendent la nouvelle guerre des dieux.
On a une narration à points de vue multiples, on suit plusieurs personnages éparpillés sur un continent qui vont reconstituer ce puzzle géant. Vous ferez la connaissance de Corben, un adolescent qui va enfin entrer dans le cercle d'entrainement des guerriers à la cour du roi Brenin. Il va suivre sa formation, un peu perturbée pas le monde des adultes qui va lui tomber sur le coin de la figure, sans compter sur les petits salauds locaux qui aiment bien le malmener. Il sera épaulé par ses amis, sa famille, et une grosse bestiole poilue. Veradis, lui, est déjà un combattant accompli, il accompagne son frère pour livrer un pirate Vin Thalun au haut-roi, et va se retrouver enrôlé dans la troupe de guerriers du prince Nathair où il pourra enfin faire ses preuves et combattre le cataclysme qui approche. Kastell est neveu du roi Romar, lui essaye plutôt de fuir la cour parce que ses conflits constants avec son cousin lui pourrissent un peu la vie, heureusement qu'il est accompagné par son indéfectible protecteur Maquin. Ces trois-là sont les principaux points de vue qu'on aura, mais il arrivera souvent que certains chapitres nous fassent découvrir d'autres personnages.
Tout ce petit monde, leur entourage et bien d'autres héros encore vont se croiser et offrir différentes perspectives sur l'évènement central de l'histoire. le danger de ce genre de narration à multiples points de vues, c'est qu'on risque de pas forcément aimer tout le monde, donc on se retrouve un peu ennuyé quand on passe sur le narrateur « un peu chiant ». Sauf que John Gwynne est arrivé à me faire accrocher à tout le monde, donc quelque soit le chapitre j'étais toujours content de retrouver tel ou tel protagoniste. Malgré son univers médiéval pas forcément très original, cette sensation de « déjà-lu » avec des thématiques classiques, voire éculées, Malice réussit à imposer un casting brillant qui nous fait accrocher à l'ensemble. Il arrive à nous immerger dans un background relativement complexe avec subtilité même si au début il y a beaucoup de noms à intégrer, notamment tout plein de rois. le format numérique aide pas forcément quand on doit faire des aller-retours sur la carte minuscule, mais on a l'habitude.
Tous les personnages que nous suivons vont s'affirmer et grandir au long de leurs aventures qui couvrent plusieurs années. Nous avons tout ce qui fait une histoire passionnante : de l'action, des complots, de l'amitié, de l'héroïsme, des trahisons, etc… Pourtant cette volonté de nous immerger petit à petit dans son univers rend le début un peu poussif. On s'intéresse beaucoup à tout le monde, mais chacun dans son coin, l'intrigue générale met beaucoup de temps à s'installer, chacun mène sa petite vie et affronte ses propres épreuves. C'est une histoire qui avance tranquillement, ses 650 pages bien tassées en VO vont demander de la patience mais comme tout fonctionne bien, la lecture reste un vrai plaisir (oui, j'explique le manque de mises à jour de ce blog comme je peux, hein).
L'univers a une petite saveur arthurienne, on y croise des rois, des géants, des super-loups, des serpents chevauchés par des géants, de la magie élémentaire mystérieuse, des artefacts oubliés. Ça prend des proportions mythologiques quand d'autres peuples se joignent à la fête pour se diriger petit à petit vers ce clash du bien contre le mal avec Dieux, Déchus, monstres, etc…. Par-dessus tout ça on a un côté politique bien velu avec tous ces rois qui vont suivre Aquilus ou pas, et encore d'autres peuples qui vont faire leur apparition comme les pirates Vin Thalun. Et encore, il y a aussi des intrigues internes aux différents royaumes, que ce soit les ambitions du prince Nathair, les chamailleries de Kastell et son cousin qui vont beaucoup trop loin, la soif de vengeance d'Evnis… C'est massif j'vous dis, y'a beaucoup à digérer !
Petit à petit je me suis attaché à cet univers, sa mythologie, sa politique et surtout ses héros. John Gwynne livre un pavé remarquable qui arrive à utiliser des thèmes et des schémas archi-classiques en leur donnant vie avec talent. La tension augmente petit à petit, subtilement, jusqu'à une seconde moitié qui tient toutes ses promesses avec des retournements de situations, des scènes mémorables et de de belles émotions. On en arrive à beaucoup apprécier cette saveur de High Fantasy old-school, cette revisite des grandes thématiques historiques du genre auxquelles on donne un petit coup de modernité dans la forme.
A la fermeture de ce tome j'ai acheté directement les trois autres (Valor, Ruin, Wrath), parce que je veux savoir où va cette saga, je veux suivre ces héros jusqu'au bout. Malice est un livre dense qui se révèle au lecteur tout doucement, et finit par le happer dans une aventure passionnante et complexe, et qui n'oublie surtout pas d'offrir des personnages exceptionnels auxquels on s'attache profondément.
Lien : http://ours-inculte.fr/malice/
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Apophis
  11 mai 2018
Tome introductif d'une tétralogie de beaux pavés, Malice réalise une sorte d'impossible mélange entre éléments de structure ou de style propres à Tolkien, G.R.R. Martin ou (surtout) Gemmell (dont John Gwynne est à mon avis un sérieux prétendant au titre d'héritier), entre épique et intime. High Fantasy à fort aspect politique, écrite dans un style, un univers, une narration et une atmosphère évoquant fortement la première moitié du cycle Rigante de David Gemmell, cette histoire brille particulièrement sur deux plans, à savoir une immersion extraordinaire et des personnages inoubliables. On appréciera la place laissée à une civilisation de géants (ce qui ne court pas les rues en Fantasy) dans ce monde, ainsi qu'un certain twist aux codes de la High Fantasy lorsque deux des personnages croient servir le bien alors que le lecteur, lui, a des doutes. Quoi qu'il en soit, Malice est un premier roman absolument impressionnant, ouvrant un cycle dont chaque tome est réputé meilleur que le précédent (si,si). C'est donc avec un grand plaisir que je lirai la suite.
Ceci n'est qu'un très vague résumé : vous trouverez ma critique complète sur mon blog.
Lien : https://lecultedapophis.com/..
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