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ISBN : 2809726000
Éditeur : Editions Philippe Picquier (24/08/2017)

Note moyenne : 2.92/5 (sur 37 notes)
Résumé :
Reprendre goût à la vie à l’heure où on ne s’y attend plus ! Ce matin-là, Kento décide de prendre les choses en main. On peut le comprendre. A vingt-huit ans, il habite encore chez sa mère, souffre de rhume des foins et n’est pas très vaillant au lit avec sa petite amie. Il traîne toute la journée dans l’appartement, guère plus actif que son grand-père qui partage leur vie et ne cesse de se plaindre.

Ce jour-là, Kento décide donc d’assister son grand-... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (19) Voir plus Ajouter une critique
sandrine57
  02 octobre 2017
Depuis qu'il a quitté un emploi qui ne lui convenait plus, Kento mène une vie de farniente, sans horaires fixes, entrecoupée parfois d'un entretien d'embauche infructueux ou d'un rendez-vous dans un love hotel avec sa petite amie. A 28 ans, il vit toujours chez sa mère, avec son grand-père en fin de vie. Une cohabitation rendue insupportable par les plaintes continuelles du vieil homme perclus de douleur et qui n'aspire qu'à la mort. Lassé de l'entendre dire qu'il serait plus heureux mort, Kento décide d'aider son grand-père à mourir, mais de la manière la plus douce qui soit. Curieusement, à mesure que les forces du vieillard s'amenuisent, celles de son petit-fils sont décuplés par l'entraînement féroce qu'il s'inflige afin de ne pas se laisser aller comme toutes les personnes âgées qu'il voit autour de lui s'étioler et se lamenter.
Sous des allures banales, ce roman aborde des sujets graves comme les relations intergénérationnelles, le vieillissement de la population et le droit à une mort digne et choisie. Caustique, cynique, drôle parfois, le ton oscille entre dérision et gravité sans verser dans le larmoyant ou le macabre. On est bien loin du respect dû aux anciens. le grand-père est un poids pour Kento et sa mère et ils ne s'en cachent pas. Pourtant, derrière sa façade bourrue, le petit-fils tente d'établir un dialogue, de connaître les désirs de son aïeul et de s'y conformer, un peu par égoïsme (retrouver sa solitude et sa tranquillité), un peu par altruisme (empathie envers une personne qui survit dans l'ennui). Car c'est aussi une réflexion sur l'espérance de vie qui ne cesse de s'allonger, mais pour offrir quoi ? Une fin de vie sans intérêt, sans but, sans utilité, faite parfois de souffrances physiques...
Pas follement joyeux, plutôt tristement réaliste.
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kuroineko
  28 janvier 2018
Au vu du titre et de cet homme alangui sur sa pelouse en couverture, je me suis emparé de ce roman à la médiathèque. Je n'ai même pas pris le temps ni la peine de lire la quatrième, ce qui au final fut judicieux.
Hada Keisuke, nouveau venu sur la scène des traductions japonaises en France, traite dans son livre d'un sujet qui ne peut qu'interpeller: le vieillissement de la population et la dépendance qui en découle. Vraie dans les sociétés occidentales, cette réalité prend un sens tout particulier dans un Japon au taux de natalité catastrophique depuis de nombreuses années.
Kento, vingt-huit ans, au chômage, est revenu vivre chez sa mère qui héberge également son père, octogénaire qui répète à l'envie prier pour partir vite.
L'auteur se base sur les rapports de ce trio familial pour construire sa réflexion sur les problèmes liés aux seniors et à leur espérance de vie toujours plus repoussée. Qu'en est-il lorsque cette existence se déroule entre douleurs diverses, contemplation des murs ou du plafond et sentiment d'être un fardeau pour ses proches? Est-ce si souhaitable? Quen est-il de la dignité? La question de la fin de vie et de l'euthanasie médical continue de faire débat en France et dans les pays confrontés au vieillissement de sa population.
Sous des dehors de simplicité, Hada Keisuke met en scène des thèmes de société difficiles, incitant à en prendre pleinement conscience. C'est vrai pour la sénilité et tout autant pour la précarité de l'emploi au Japon. Kento multiplie en vain les entretiens, issu d'une université de troisième ordre qui n'ouvre pas les portes des entreprises qui recrutent. Lui, comme ses amis, même mariés parfois, se voient contraints de vivre chez leurs parents du fait du chômage ou des trop faibles salaires. Une situation récurrente depuis l'explosion de la bulle spéculative des années 1990.
Enfin, le roman offre un beau portrait de relation grand-père / petit-fils, à la fois bienveillant et caustique, mêlé de compassion et d'irritation. Les liens et l'entraide se tissent en apprenant à se reconnaître.
Un auteur dont il me tarde de poursuivre la découverte en tout cas.
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traversay
  11 septembre 2017
Les amateurs de littérature japonaise ont un nouvel auteur à épingler dans leur collection : Keisuke Hada. Né en 1985, il a commencé à publier à l'âge de 17 ans et il est aujourd'hui l'auteur de pas moins de 10 romans. La vie du bon côté est sa première traduction en français et il est vraisemblable que d'autres livres de lui paraîtront prochainement. le cheminement du livre et sa tonalité ne surprendront pas ceux qui apprécient Murakami, Ogawa (Ito ou Yôko), Kawakami ou encore Hirano. le roman se focalise totalement sur la vie de Kento, 28 ans, sans emploi et vivant chez sa mère et son grand-père. Ce sont ses relations avec ce dernier qui constituent le coeur du livre. Un papy qui a conscience d'être un fardeau pour sa famille mais qui ne cesse de se plaindre et de souhaiter mourir à brève échéance. Ce qui donne une drôle d'idée à son petit-fils tout en stimulant sa propre existence qui avait tendance à prendre l'eau. le ton est doux-amer, l'humour plutôt noir et on ne sait pas trop sur quel pied danser avec les deux personnages principaux, les autres protagonistes étant réduits à l'état de quasi caricatures (la petite amie, la mère). le roman est un peu redondant mais sa fausse légèreté et sa fluidité autorisent une lecture agréable. D'autant qu'il y a tout de même de la profondeur derrière tout cela et une bonne illustration de ce que vit le Japon aujourd'hui entre ses séniors dont il ne sait que faire et une jeune génération frappé par la précarité et une certaine indolence.
Lien : http://cin-phile-m-----tait-..
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UnChercheurDOr
  23 mai 2019
Kento cherche un sens à sa vie, sans emploi, habitant chez sa mère, fréquentant une fille qu'il n'aime visiblement pas, il a le temps d'observer son grand-père et de l'écouter se plaindre de sa vie désormais inutile. Lui vient le projet d'accompagner le vieil homme vers la mort...
Je me suis grandement ennuyé avec ce roman et ce protagoniste aux pensées molles et dispersées. Il ne se passe pas grand-chose. Rien n'est vraiment résolu. Qu'adviendra-t-il du grand-père, du héros, on ne sait pas vraiment. L'intrigue est trop évanescente pour me donner à penser que Kento a vraiment changer en observant son grand-père. le sens qu'il donne à sa vie à la fin du roman ne donne que peu d'espoir. Peut-être est-ce une vision noire et fataliste de l'existence, peut-être suis-je totalement passé à côté de ce roman dont le principal intérêt est d'éclairer un peu la culture japonaise et le lien aux anciens...
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Adenolia
  20 septembre 2017
Un petit fils et son grand père sous un même toit. C'est un travail de fiction qui s'appuie sur un phénomène de société bien connu, le vieillissement de la population japonaise, avec tout ce que cela veut dire pour les jeunes et les relations intergénérationnelles.
Soins médicaux onéreux, centres de gardes pour vieux, longues listes d'attentes pour entrer en maison de retraite, prévenances parfois excessives aux effets pervers,… l'auteur aborde avec une certaine ironie la fin de vie, nos conflits internes nourris par le besoin et le désir de prendre soin des autres mais aussi de vivre pleinement sa vie à soi.
Une belle critique de la société contemporaine.
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Citations et extraits (15) Voir plus Ajouter une citation
kuroinekokuroineko   28 janvier 2018
Alors que le monde entier souffrait du vieillissement de la population et qu'on nageait en pleine société de l'information, impossible de trouver la moindre indication sur les moyens concrets de guider un vieillard vers une mort douce et digne.
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KawaneKawane   06 avril 2018
Il était certes actuellement au chômage, mais pas une seconde il n'entretenait de pensées sombres, il débordait d'envie de profiter de la vie.
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rkhettaouirkhettaoui   31 décembre 2017
Le grand-père était en route pour les toilettes ; le martèlement de la canne retentissait de l’autre côté de la porte. L’extrémité de sa canne était recouverte de caoutchouc, mais le bruit résonnait dans toute la maison. Pour éviter de trébucher et de se faire mal, il parcourait le couloir sombre à pas terriblement lents. Une fois déjà, il avait tenté de mettre fin à ses jours avec des médicaments, certainement la seule façon indolore de traverser le Styx quand on est douillet, mais il avait échoué. Pour autant, essayer de le faire interner dans l’hôpital où il avait été transporté d’urgence cette fois-là – il avait passé environ deux mois dans cet établissement où l’on shootait les patients aux médicaments pour les affaiblir – ne serait pas simple maintenant que la couverture sociale pour les personnes âgées avait été réduite, et même s’il y entrait, il serait immédiatement renvoyé dans ses pénates. Autrement dit, le grand-père ne pouvait s’en remettre à des pros pour mourir dans son lit, abruti de médicaments, au terme d’un lent affaiblissement physique et moral.
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rkhettaouirkhettaoui   31 décembre 2017
Dans le secteur des soins, un travail éprouvant et mal payé, les hommes comme Daisuke, qui avait plus de quatre ans d’expérience, étaient paraît-il une ressource précieuse. Dans la plupart des cas, ils étaient en couple avec une femme courageuse qui travaillait elle aussi ; bref, dans ce boulot, seuls les gars qui avaient la cote tenaient le coup, comme l’avait un jour dit Daisuke en blaguant à moitié. Il avait toujours attiré l’attention de tout un tas de filles, elles adoraient le materner.
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nounours36nounours36   22 septembre 2017
Ce qu’il avait sous les yeux, c’était un vieillard qui souhaitait sincèrement mourir plus de trois cent trente jours sur trois cent soixante-cinq. Comment faire pour atteindre le plus rapidement possible le but délicat qui était le sien : voilà ce qu’il devait lui apprendre. Il eut l’illusion d’être devenu un parent pour son grand-père retombé en enfance.
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