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EAN : 978B001827JIA
Éditeur : Editions Julliard (30/11/-1)
3.64/5   7 notes
Résumé :
Extrait : « Un long silence s’écoula. Ces silences qui nous font entendre la pensée des autres. On a alors peur de les troubler, ces silences, de la même manière qu’on craint de jeter une pierre dans ces eaux qu’on appelle dormantes. Chacun sait bien que les eaux ne dorment pas chacun sait bien que les silences ne sont pas muets. A certains moment de leur vie les homme parlent pour dire quelque chose ; et quand ils se taisent, ils parlent encore »
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
aouatef79
  04 janvier 2019
Malek Haddad est à la fois romancier et poète d' expression française .Il est préoccupé par l'absurdité de la guerre , à laquelle il se résigne avec l' espoir qu' elle finira par amener
une ère de justice et de fraternité .
Dans son roman ,"La Detnière impression" , il s' agit de Said
le principal protagoniste . Ce dernier est l' ingénieur qui a construit un pont que les partisans vont faire sauter ; son amie française Lucia vient d' être tuée à Constantine lors d'une fusillade , par une balle perdue . Said est allé visiter sa
tombe à Aix-en-Provence .
Un roman sobre illustratif de cette ère coloniale .
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dido600
  23 octobre 2018
Novembre 54. La guerre est là, bel et bien là, dans une ville vivant encore –en surface- dans une certaine indifférence. Constantine, la ville qui, du haut de ses ponts bâtis entre les rochers, contemple une (autre) légende naissante.
D'un côté, Said, l'ingénieur bardé de diplômes qui vient de terminer la construction d'un pont, permettant aux populations rurales déshéritées d'économiser du temps sur 60 km de chemins difficiles. Son frère, Bouzid est déjà engagé dans la lutte armée... et, il est décidé que les ponts construits (dont ceux par Said) doivent «sauter».
Il y a, aussi, Lucia, l'enseignante provençale arrivée depuis peu, amoureuse de Said... Mais, avant de rejoindre son nouveau poste en France, elle est victime d'une balle perdue lors d'un «accrochage» en ville. Elle voulait tellement que Said parte avec elle...
Il y a, enfin, Chérif, le beau-frère, petit fonctionnaire bien «assimilé» qui veut «rentrer» en France malgré le refus de son épouse.
Chronique d'une guerre qui n'est pas encore généralisée mais qui pose déjà, avec acuité, le problème des choix. Accepter que «ses» ponts sautent ? Accepter sans regret la mort (inattendue) de Lucia, la gentille «métropolitaine» si amoureuse, ne supportant pas l'«apartheid» colonialiste et si attentionnée ? Ne pas trop s'attacher aux images (extérieures) calmes et sécurisantes des villes et des populations de France ? Oublier ses diplômes ? Etre ou ne pas être... Faire ou ne pas faire... Telles sont les questions... Servir, enfin, à quelque chose... Etre avec les siens... telles sont les réponses... Dans la douleur ? non. Dans la réflexion et dans l'examen de la réalité vécue.
Avis : Peut-être le mieux écrit de tous les romans de Malek Haddad. Car le premier, celui du grand amour... pour l'écriture, la prose et la poésie.Celui en lequel tout est investi. Celui qui affronte et tente de répondre aux mille et une interrogations de l' «être» et le «faire» dans une société colonisée, opprimée. Donc, un livre superbement construit, mélangeant les genres, avec une écriture recherchée, certes, mais aux phrases bien faites et aux mots qui touchent. Des longueurs... mais quel style !
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Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
aouatef79aouatef79   11 janvier 2019
Mais vous, Said, vous n' êtes pas comme les autres .Avec vous on peut discuter On peut vous inviter .On peut parler de Réné Char ou de Beethoven .Vous n'êtes pas comme les autres .On ne fait pas cette grimace de dégoût ,on n 'a pas ce réflexe de peur .Avec vous ,on peut s' entendre .
Erreur ! Je suis comme les autres et mes bachots n'ajoutent rien ,n’enlèvent rien .Je suis comme les autres ,dans la rue des Cordeliers,place Saint-Michel ,dans les Vosges ou à Saint-Etienne .Je suis comme les autres ,je suis avec les
autres .
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aouatef79aouatef79   05 janvier 2019
Ah ! Ces visages tranquilles , ces visages vaguement sceptiques avec au coin des yeux une ironie gentille et résignée , ces visages bruns et éternellement juvéniles comme ces fruits prématurés tombés d' un arbre , un arbre qui décida de refleurir un jour de novembre .
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aouatef79aouatef79   04 janvier 2019
Said était gêné de rencontrer des Nord-Africains , parce qu'il était moins malheureux qu' eux ,moins vulnérable .
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dido600dido600   23 octobre 2018
«Le bonheur ne fait jamais crédit. On dirait parfois qu'il prend un malin plaisir à nous laisser nous endetter. Vous payerez à la caisse. Rien n'est plus traître que le self-servive. Tous les fauchés de joie le savent bien «( p 47
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HousnassyHousnassy   20 avril 2020
"On peut être vieux à n'importe quel âge. On est vieux à chaque fois que l'on tourne une page. Il faudrait changer comme les événements. Il faudrait tourner avec la page."
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