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EAN : 9782843048135
192 pages
Éditeur : Zulma (01/03/2018)

Note moyenne : 3.5/5 (sur 10 notes)
Résumé :
Gabriel Hantrovicz, célèbre à Paris dans les années soixante-dix pour sa peinture figurative, vit désormais à Londres où il peint des variations en bleu. Surgit dans son univers Christel Paal, une jeune berlinoise, presque une adolescente… Christel finit par lui faire comprendre son désir : devenir son modèle.

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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
DocteurVeggie
  26 février 2020
Ce livre traînait sur le présentoir de la bibliothèque de mon quartier. Les teintes de la couverture brillaient sous les reflets de la lumière du jour qui lui diffusait un air solennel.
Le Bleu du temps nous plonge dans une histoire poétique et enivrante qui se tord dans un monde d'abstraction et d'abnégation. Une vie rebelle concentrée sur les plongées d'un art propre à soi qui fait fit des conventions. C'est l'histoire d'un tête-à-tête entre l'artiste et son art, mais aussi d'une fille paumée et d'un artiste maudit. Une fracture entre des personnages reflets qui se baignent dans les pigments des nymphes et des liants bleutés. Deux êtres énigmatiques en quête de soi et d'absolu qui tout au long de l'histoire sont aussi vaporeux que le pigment qui se dépose sur une toile abandonnée. On s'y perd entre les marches et tout devient anamorphosé.
J'ai beaucoup apprécié la plume de l'auteur que je trouve particulièrement poétique. Les descriptions sont parfois longues, mais elles enveloppent le lecteur dans un décors bleu nuit et bohème. Les moments sont figés de manière abstraite dans le temps et l'environnement précaire et pauvre donnent l'envie de foutre le camp. Les personnages sont tout aussi sibyllins entre l'artiste focalisé sur son abstraction et la jeune fille paumée qui se projette elle-même dans les rets d'une reconstruction de soi pictural. L'auteur nous entraîne dans un galetas sordide où les écorchés de la vie se retrouvent et dont seul l'Art permet d'éclaircir une vie précaire. Toute l'histoire est un charivari mystérieux.
Je suis bleu de toi, canard, nuit, outremer, cobalt, cadmium hue, Klein, turquoise, cyan, métal, ciel etc.
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photomum01
  25 juin 2018
Peintre figuratif célèbre à Paris, Gabriel Hantrovicz s'est réfugié à Londres dans un quartier austère en cours de démolition, où il ne peint désormais que des abstractions aux variantes bleues.
Un soir, il trouve devant la porte de son atelier une jeune femme fragile, exsangue et énigmatique. Cette jeune berlinoise, Christel Paal, qui souffre d'épilepsie va bouleverser son univers... et malgré ses crises, ses humeurs changeantes, son indifférence, il va s'attacher à elle plus qu'il ne le voudrait.
Son désir à elle est de devenir à tout prix son modèle. Pourquoi s'adresse t'elle à lui qui ne peint plus que de l'abstrait ?...

Frôlant le genre policier, ce roman est plein de surprises. Il se déguste lentement tant la langue est riche et les émotions fortes. Parfois un peu perdu, le lecteur navigue entre rêve, réalité, vie, mort, pulsions et création...
C'est beau, fort, plein de promesses et de désillusions et encore une fois Hubert Haddad surprend dans sa façon de traiter le sujet...
Aucune envie d'en dire plus sinon vous conseiller de le lire.



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Lonelyheart
  06 janvier 2020
Magnifique roman..le Bleu du temps. Énigmatique projet d'une annihilation. La mort apparaît ouverte à tous les jeux de l'enfance. C'est beau. Épitaphe du désir comme éclair de jeune fille. C'est un chef d'oeuvre, une tête défoncée par un lys monstrueux. La peinture est comme l'huître perlière de sa propre agonie. Je n'ai jamais lu un roman aussi fort sur la peinture. Vierge renouvelée tenant son beau visage éclaté de menace spirituelle. C'est écrit avec les flammes de la combustion existentielle. La comparaison avec le Chef d'oeuvre inconnuDe Balzac s'arrête à la figure qui se désagrège présence/absence admirablement ouverte. Aucun roman sur l'art ne m'a bouleversée comme le Bleu du temps. C'est l'explosion d'une rose, le seul réceptacle possible et improbable de l'exigent désir d'une totalité fut t'elle fantasmatique. La conscience aveuglée de nos existences défaites. Langage vertical d'un arbre d'Azur. C'est un archétype de l'absolu. Sa rigueur dessine l'éclair. C'est un diamant d'Allende. Un champ magnétique taillé à même le phosphore du langage. Périlleuse transubstantiation.
Cette beauté qui ne sut jamais s'abandonner
Comme la mer face au ciel
La peinture
Cette solitude sans fin de la main
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catcap
  25 avril 2020
Que dire des livres d'Hubert Haddad si ce n'est que je suis surprise à chaque fois ... à chaque page tournée ... l'écriture y est belle , dense ... trop peut-être car demandant une constante attention ... mais c'est un plaisir de s'y perdre !
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abcdefghijklm
  22 juin 2019
Abandonné, je n'accroche ni à l'histoire, ni au style de l'auteur.
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Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
DunadanDunadan   11 décembre 2019
Encore endormie, elle revint à la molle agitation du jour comme un nageur en plongée remonte à la surface. Son regard ouvrit une trappe d'azur qui le fit tressaillir. Il lui parut une nouvelle fois que rien en elle n'induisait une quelconque unité. Elle répondait aux suggestions du dehors, avec retard et incompréhension, dans un décalage qui justifiait ses dérobades. A la minute, elle faisait appel à des énergies disparates, comme si la réalité n'était qu'une embarcation hétéroclite d'espace et de mémoire où l'on devait allumer ses fanaux.
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abcdefghijklmabcdefghijklm   22 juin 2019
Au perron d'une vaste chapelle au lourd portail de fer, sur une stèle couchée que la neige nappait, le reflet jaune et bleu du vitrail l'absorba longtemps. Ce grain tissé de la lumière, flocon de silence dans l'éclaircie, et ce feu prismatique à fleur d'un marbre translucide et poreux, composaient l’éphémère intangibilité de la sensation, le chef d’œuvre orphique. Les plus beaux tableaux sont dans l’œil du peintre, battements de cils à jamais perdus.
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DunadanDunadan   09 décembre 2019
Quelle poussière d'images traverse l'oeil à chaque seconde, mémoire tout entière visible !
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DocteurVeggieDocteurVeggie   25 février 2020
L'art ne pouvait être qu'une délivrance impersonnelle, un monde enfin sans le monde.

Page 43.
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EllaOEllaO   13 juin 2014
Gabriel croisa son regard avec cette impression de perdre pied, comme lors d’un sursaut d’endormissement. Quelque chose en elle d’inconciliable et de disloqué l’attirait sans qu’il pût s’en défendre ni vraiment le nommer. Les yeux de Christel recelaient une rupture, un divorce intime, une sorte de brouillage entre corps et lumière. Si proche, son visage trahissait les variations de l’âme comme palpite une ombre sous un soleil variable.
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Videos de Hubert Haddad (31) Voir plusAjouter une vidéo
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